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septembre 2018

Crise des réfugiés : le rôle que peut jouer le secteur privé

Jim Yong Kim's picture
© Groupe de la Banque mondiale
© Groupe de la Banque mondiale

On compte actuellement 68,5 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont plus de 25 millions ayant le statut de réfugiés. Près de 85 % d’entre elles ont trouvé refuge dans des pays en développement disposant de ressources limitées. Jordanie, Éthiopie, Ouganda, Turquie ou encore Bangladesh : ces pays d’accueil ont énormément de difficultés à répondre aux besoins des réfugiés tout en poursuivant leur croissance et leur développement.

Lors de mes déplacements en Jordanie en 2014 puis en 2016, j’ai été frappé par la générosité et l’hospitalité de ce petit pays à revenu intermédiaire qui a accueilli plus de 740 000 réfugiés fuyant la guerre en Syrie ou d’autres conflits — et ce chiffre ne recense que les personnes officiellement enregistrées auprès de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). En 2017, la Jordanie comptait 89 réfugiés pour 1 000 habitants, ce qui correspond à la deuxième plus forte densité de réfugiés au monde. Cette situation mettait à très rude épreuve l’économie jordanienne et l’offre de services, tandis que les réfugiés eux-mêmes étaient désabusés par l’impossibilité de subvenir à leurs besoins.  

Une enquête à la fois : constituer une base de données pour éclairer le dialogue sur les politiques publiques à Djibouti

Gabriel Lara Ibarra's picture
Street in the center of Djibouti - Shutterstock l  Truba7113

En 2015, Djibouti était considéré comme l'un des cinq pays privés de données dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). La dernière enquête sur les dépenses des ménages avait été réalisée en 2013 et aucun projet concret n'était en préparation pour en mener une nouvelle. De plus, la capacité statistique de Djibouti à mener des enquêtes et des recensements se situait au bas de la région et son score des capacités statistiques (46,7) était inférieur à celui de la région MENA (64,4) et des autres pays à faible revenu[1] (63,4). Ainsi, le système statistique de Djibouti risquait de ne pas être en mesure de fournir des informations opportunes et d’aider au dialogue sur les politiques.

Pacte avec l’Afrique : engager des réformes pour attirer davantage d’investisseurs privés sur le continent

Omowunmi Ladipo's picture



Le G20, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement s’engagent dans une collaboration sans précédent pour stimuler les investissements privés en Afrique.

Highlights

  • Le Pacte avec l’Afrique rassemble le G20, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement autour de la volonté d’augmenter les investissements privés en Afrique.
  • Sont concernés le Bénin, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Tunisie.
  • La première Revue du Pacte avec l’Afrique (a) constate des progrès significatifs au niveau de la mise en œuvre des réformes macroéconomiques tout en insistant sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires et de renforcer les cadres financiers.

Depuis un an, bon nombre de mes collègues spécialistes du développement international cherchent à en savoir plus sur le Pacte du G20 avec l’Afrique : de quoi s’agit-il exactement ? Qu’en retireront les pays africains ? En quoi ce pacte diffère-t-il des dispositifs existants ? Comment vient-il compléter ou étoffer les opérations en cours du Groupe de la Banque mondiale ?
Leur curiosité traduit la prise de conscience grandissante du rôle que le secteur privé doit jouer pour aider l’Afrique à atteindre ses objectifs de développement. Au-delà de ses grands sommets et autres communiqués, le G20 mène des actions essentielles, à travers différents volets (ou « tracks »), dont le volet financier qui rassemble les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20. C’est à l’occasion de la réunion de mars 2017 du volet financier que le Pacte a été lancé, sous la présidence de l’Allemagne. Ce texte se concentre sur les aspects macro-financiers indispensables pour améliorer le financement des infrastructures et stimuler les investissements privés dans les pays en développement.

Des femmes prennent l’initiative pour réaliser les Objectifs de développement durable

Mahmoud Mohieldin's picture
Lucy Odiwa, entrepreneure en Tanzanie. © Womenchoice Industries

Où que vos voyages vous mènent dans le monde, vous verrez des femmes en action dans tous les secteurs de l’économie et de la société, que ce soit dans l’agriculture, la santé, le commerce, l’industrie manufacturière ou l’innovation. Par leur présence dans tous les domaines de la vie, les femmes contribuent de manière significative à la mise en œuvre de l’« Agenda 2030 » et en particulier à l’atteinte de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD)​, le programme le plus ambitieux jamais adopté par la communauté internationale.
 
Les femmes représentent 50 % de la population mondiale. Mais elles sont surreprésentées dans les groupes les plus pauvres et vulnérables, tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les décideurs et les moteurs du changement. La non-reconnaissance de la contribution des femmes, au travers notamment de leurs entreprises et de leurs activités économiques, limite fortement leur accès aux financements, aux nouveaux marchés et aux savoirs, qui sont autant de facteurs essentiels de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. 

Des interventions urbaines ciblées pour redonner à Kinshasa sa splendeur d’antan

Sameh Wahba's picture
​Photo aérienne : le quartier de la Gombe vue du Ciel. Photo: Dina Ranarifidy/Banque mondiale


Sur la route menant de l’aéroport de N’djili au centre-ville de Kinshasa, préparez-vous à vivre une expérience urbaine unique : si le chaos ambiant, les embouteillages et les rues surpeuplées ne sont pas sans rappeler d’autres villes africaines, à Kinshasa - Kin comme la surnomment affectueusement les habitants - tout est plus grand, plus rapide et plus bruyant...
 
La capitale de la République démocratique du Congo (RDC) est un festival pour les sens, où les extrêmes semblent coexister en parfaite harmonie : des citadins aisés cohabitent avec ceux luttant pour leur survie quotidienne, des gratte-ciels à l’architecture futuriste côtoient de larges bidonvilles... Bien que la pauvreté soit visiblement frappante, le désir de vivre, le dynamisme des cultures locales et la manifestation vivante des expressions artistiques et culturelles forgent le caractère des Kinois.

L’extrême pauvreté continue de progresser en Afrique subsaharienne

Divyanshi Wadhwa's picture

L’extrême pauvreté a connu un recul rapide à l’échelle mondiale. Selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le nombre d’habitants vivant dans l’extrême pauvreté (au-dessous du seuil de 1,90 dollar par jour) est passé de 1,9 milliard en 1990 à environ 700 millions en 2015.

Mais l’extrême pauvreté continue de progresser en Afrique subsaharienne, qui abritait en 2015 plus de la moitié de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour. Les projections indiquent que cette région concentrera en 2050 près de 90 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Pour en savoir plus et consulter les dernières estimations sur la pauvreté dans le monde, vous pouvez : lire le communiqué de presse, télécharger le résumé du premier chapitre (PDF) et consulter la base de données sur la pauvreté (a).
 

Burkina Faso : une gestion intégrée et participative des ressources naturelles pour libérer la croissance économique

Loic Braune's picture
Photo: CAD Productions

Situé en Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est un pays sahélien enclavé. Des forêts sèches peu denses, des zones boisées, des savanes arborées et arbustives et, au nord, une vaste zone désertique composent son territoire. L’économie, fortement dépendante de l’agriculture, est pénalisée par la diminution des terres arables et la détérioration grandissante des sols. Le changement climatique, la pression foncière et, plus généralement, la demande de ressources naturelles créent un cercle vicieux. La réduction du couvert forestier entraîne une détérioration des sols, ce qui entraîne une réduction des superficies cultivables et une pression accrue sur les ressources foncières et forestières restantes. 

L'entrepreneuriat social commence chez soi : comment un incubateur génère le changement social à Madagascar en soutenant les start-ups

Alexandre Laure's picture
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Suite à notre post de septembre 2017 sur le programme Afric’Innov de l'Agence française de développement, dont le comité de pilotage inclut entre autres le Groupe de la Banque mondiale, nous avons souhaité nous plonger dans l'un des incubateurs faisant partie du réseau Afric'innov. Au lieu de regarder les incubateurs africains francophones en Afrique de l'Ouest et Central, où ce programme d'accréditation et d'appui concentre principalement son attention, nous nous sommes rendus à Madagascar pour visiter INCUBONS- un pionnier de l'entrepreneuriat social et l'un des premiers incubateurs du pays et de l'océan Indien.

De nouvelles pistes pour créer davantage d’emplois pour les pauvres

Maria Laura Sanchez Puerta's picture
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Champ d'oignons au nord de la Côte d’Ivoire - Photo : Raphaela Karlen/Banque mondiale


En 2013, une personne sur dix dans le monde — soit environ 766 millions d’individus — vivait encore sous le seuil de pauvreté extrême. Pour la plupart (80 %), il s’agit de personnes vivant en milieu rurale avec un travail très peu productif (a). L’amélioration des perspectives d’emploi et de revenus pour ces travailleurs pauvres et vulnérables est au cœur du programme d’action du Groupe de la Banque mondiale et passera nécessairement par des initiatives globales d’insertion économique pour leur permettre d’accéder à des moyens de subsistance durables.


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