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octobre 2018

Vers une mutation des banques traditionnelles en Afrique de l’Ouest ?

Laurent Gonnet's picture



Nouvellement affecté à Dakar, c’est tout naturellement que je décide d’entreprendre des démarches pour disposer de l’eau, de l’électricité, de l’internet et d’un compte en banque. Pour ce dernier, je choisis une grande banque de la place, pour sa réputation et son large réseau d’agences et de guichets automatiques. Ce qui va suivre n’est nullement une fiction mais bien une réalité qui me semblait avoir disparu depuis des années. En voici le récit.

Les critères monétaires couvrent-ils tous les aspects de la pauvreté ?

Daniel Mahler's picture

La pauvreté est un concept complexe. Selon une opinion très répandue, la pauvreté ne peut pas être uniquement appréhendée à l’aune de sa dimension monétaire. De fait, pour lutter efficacement contre la pauvreté, il est indispensable de pouvoir la mesurer dans tous ses aspects. Dans l’édition 2018 du Rapport sur la pauvreté et la prospérité partagée qui vient de paraître, la Banque mondiale tente pour la première fois de proposer une mesure multidimensionnelle de la pauvreté à l’échelle mondiale. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives, dont notamment l’élaboration de l’indice de la pauvreté multidimensionnelle, fruit de la collaboration du Programme des Nations Unies pour le développement avec l’université d’Oxford.

Les travaux de la Banque mondiale s’inspirent de ces méthodes, mais diffèrent de la plupart d’entre elles sur un aspect important : parmi les multiples dimensions de pauvreté prises en compte, ils intègrent la pauvreté monétaire, caractérisée par un niveau de consommation inférieur à 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2011). De toute évidence, si la mesure de la pauvreté monétaire ne permet pas d’appréhender toutes les formes de privations, elle rend compte de la capacité d’un ménage à satisfaire ses besoins essentiels dans l’alimentation, le logement ou l’habillement en acquérant ces services et biens courants (ou en les autoproduisant). 

L’entrepreneuriat social en territoire fragile : entretien avec SankoréLabs, le seul incubateur d’entreprises au nord du Mali

Alexandre Laure's picture
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Photo de groupe devant SankoréLabs

Pour Fatouma Harber – militante des droits de l’homme, enseignante, blogueuse et directrice générale de SankoréLabs, « L’autonomisation des jeunes et des femmes est au cœur de notre organisation ». SankoréLabs est un incubateur d’entreprises qui offre également des formations et fournit des espaces de travail partagés aux jeunes entrepreneurs de Tombouctou, au nord du Mali. Cette organisation, qui tient son nom de la mosquée du XIVe siècle et de l’université historique de renommée mondiale de Tombouctou, accompagne les personnes désireuses de lancer leur entreprise et met à leur disposition un espace de travail. Cet incubateur permet ainsi de répondre à leurs besoins en matière de technologies de l’information, d’internet et de networking. Mais il promeut également la bonne gouvernance locale et renforce la participation citoyenne dans une région où ces aspects font souvent défaut.

Seule organisation de ce type dans la région, SankoréLabs est désormais connue pour son engagement dans le développement économique et social de proximité, et peut compter sur le soutien d’organisations internationales telles que l’UNESCO et Internet sans frontières. Avec d’autres incubateurs d’Afrique francophone, elle fait partie du réseau Afric’innov de l’Agence française de développement, dont le conseil d’administration notamment le Groupe de la Banque mondiale.

La planète se réchauffe : il est grand temps de repenser le soutien à l’agriculture

Martien van Nieuwkoop's picture
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Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale

Que ce soit avec les anciens almanachs ou grâce à des systèmes satellitaires de pointe, les agriculteurs ont toujours cherché à obtenir des prévisions météorologiques pour atténuer les risques climatiques et les aider à décider quand planter et récolter. Début octobre, lors de sa 48e session, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dévoilé des informations qui donnent à réfléchir : le Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR1.5) (a) conclut en effet que les conséquences du changement climatique sont déjà bien réelles et qu’elles seront encore plus graves qu’initialement prévu avec un réchauffement de 2 °C.

Tunisie : des filets de sécurité sociale solides pour un meilleur Capital Humain

Antonius Verheijen's picture
 School in Douar Hicher – Tunis, Tunisia.


La Tunisie, un des pays précurseurs du nouveau Projet du capital humain de la Banque mondiale, compte parmi les six pays ayant présenté leur vision pour le développement du capital humain lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui ont eu lieu le 10 et 11 Octobre à Bali, en Indonésie.

Près d’une personne sur deux dans le monde vit avec moins de 5,50 dollars par jour

Dean Mitchell Jolliffe's picture

Aujourd’hui, moins de 10 % de la population mondiale vit dans l’extrême pauvreté. S'appuyant sur les données collectées dans 15 pays à faible revenu sur les besoins élémentaires des habitants, la Banque mondiale considère que l’extrême pauvreté touche ceux qui subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Néanmoins, étant donné que les pays à revenu intermédiaire comptent davantage de pauvres que les pays à faible revenu, de nouveaux seuils de pauvreté, plus élevés, ont été adoptés. Ils s’établissent à 3,20 dollars et 5,50 dollars par jour, des montants plus représentatifs de la situation dans les pays à revenu intermédiaire. 

L’analyse de ces seuils plus élevés montre que, si une grande part de la population des pays à revenu intermédiaire vit au-dessus du seuil de 1,90 dollar, beaucoup disposent de moins de 5,50 dollars par jour. Par exemple, en Indonésie et au Pakistan, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, 7 % et 5 % seulement des habitants subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Cependant, 26 et 33 % de la population respective de ces pays vit avec moins de 3,20 dollars par jour et, respectivement là encore, plus des deux tiers et des trois quarts des habitants sont en dessous du seuil de 5,50 dollars par jour. Même au Mexique et en Chine, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, plus de 25 % de la population vit avec moins de 5,50 dollars par jour

Un nouveau guide en ligne pour mieux comprendre les Indicateurs du développement dans le monde

World Bank Data Team's picture

Les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) sont le jeu de données internationales sur le développement dans le monde le plus utilisé. S’appuyant sur des sources officielles et des estimations nationales, régionales et mondiales, les WDI donnent accès à quelque 1 600 indicateurs pour 217 économies et proposent des séries chronologiques couvrant parfois plus de 50 ans. Cette base de données aide ses utilisateurs — analystes, décideurs, universitaires et touts personne intéressée par l’état du monde — à comprendre le développement sous tous ses aspects, hier comme aujourd’hui.

Depuis l’an dernier, le rapport annuel des Indicateurs du développement dans le monde est disponible en édition papier ou au format PDF. Cette année, les utilisateurs pourront naviguer sur le site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde : à travers cette nouvelle plateforme de présentation des données de la Banque mondiale, ils pourront découvrir ce qui se cache derrière les chiffres, les critères de couverture, les modalités de conservation ou encore les méthodologies employées. L’objectif est de proposer un guide pratique et accessible de consultation de la base de données et de permettre aux utilisateurs de découvrir les différents types d’indicateurs disponibles, de comprendre comment les données sont collectées et comment les visualiser en appui à l’analyse des tendances du développement.

Le nouveau site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde offre un certain nombre d’options, présentées ci-après.

1. L’exploration thématique des indicateurs

Les indicateurs utilisés dans les WDI sont organisés en six domaines thématiques : Pauvreté et inégalités ; Population ; Environnement ; Économie ; États et marchés ; et Liens internationaux. Chaque page thématique présente le type de données disponibles, une liste des indicateurs accessibles et des informations sur les méthodologies couramment employées ainsi que les écueils rencontrés.

Construire mieux avant la prochaine catastrophe pour sauver des vies et soutenir l’économie

Sameh Wahba's picture
Nos efforts pour « reconstruire en mieux » visent à réduire de 60 % les pertes annuelles dues à des catastrophes. Nous sommes fiers de constater que notre stratégie mondiale de gestion du risque de catastrophe contribue depuis des années à protéger et améliorer les conditions de vie et à apporter une tranquillité d’esprit aux personnes qui en ont le plus besoin, dans des pays aussi différents que la Dominique, l’Indonésie ou l’Inde.

Cependant, l’ampleur du défi mondial que constitue la résilience de l’habitat est si grande qu’il nous faut innover encore et encore. Et nous pouvons y parvenir, d’une part grâce à des codes de la construction appropriés, à des règlements urbanistiques et à la construction de nouveaux logements sûrs et, d’autre part et avant tout, en améliorant le parc de logements existant avant le prochain séisme ou le prochain ouragan.

L’histoire de Muneera, ou le combat contre la malnutrition au Yémen

Malak Shaher's picture
Muneera

« Nous n’avions plus d’espoir », raconte le père de Muneera. « Son état de santé empirait et elle n’avait plus de forces, nous pensions qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre. » Six mois avant son quatrième anniversaire, Muneera risquait de mourir à cause des effets de la malnutrition. Bien qu’elle vive près de Sanaa, la capitale, la famille de Muneera n’avait pas les moyens de lui prodiguer des soins médicaux. La malnutrition, qui touche des milliers d’enfants au Yémen, résulte de la dégradation des conditions de vie due à l’instabilité qui règne dans le pays.

Dans trois pays sur quatre, les plus pauvres sont un peu moins pauvres

Maria Ana Lugo's picture



Dans la plus grande partie du monde, le revenu des personnes pauvres progresse. C’est ce que la Banque mondiale appelle la prospérité partagée, qui correspond à l’augmentation moyenne annuelle du revenu ou de la consommation des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays. Donc, si la prospérité partagée d’un pays est positive, les pauvres s’enrichissent. 

Par ailleurs, la prime de prospérité partagée se définit par la différence entre la croissance annuelle du revenu des 40 % les plus pauvres et la croissance annuelle du revenu médian de chaque pays. Une prime positive indique qu’une plus grosse part de l’ensemble du revenu national bénéficie aux 40 % des plus pauvres de la population. 


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