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décembre 2018

L’indice du capital humain fait déjà bouger les lignes

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Des élèves de l'école primaire Zanaki à Dar es Salaam, Tanzanie. © Sarah Farhat/Banque mondiale


En octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé son tout premier indice du capital humain, un nouvel outil qui mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération d’un pays.

Cet indice cherche à répondre à la question suivante : « Quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ? ». À l’échelle mondiale, 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Deux mois se sont écoulés depuis, et voici en quelques lignes les premiers progrès accomplis.

Les enseignants et la confiance : clé de voûte du système éducatif finlandais

Jaime Saavedra's picture



Les enseignants des écoles publiques du Brésil, de l’Indonésie ou du Pérou ont des emplois stables, bénéficient d’une bonne protection juridique et font partie de syndicats d’enseignants qui les protègent sur le plan politique. En Finlande, les enseignants du public ont également des emplois stables et sont rarement licenciés. Ils sont représentés par un syndicat puissant et très influent parmi les autres acteurs participant au débat politique. Mais pourquoi donc les résultats d’apprentissage des élèves varient-ils tant entre ces pays ?

#TechWomenAfrica : les modèles féminins, chefs de file de la transformation numérique du continent africain

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Comment se projeter dans un métier sans modèle à suivre ? C’est tout l’enjeu de la sous-représentation des femmes dans les filières STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), que l’on impute de plus en plus à l’absence de « modèles féminins ». Mais l’émergence d’une nouvelle génération de femmes capables de donner l’exemple dans les filières technologiques laisse espérer que cette visibilité grandissante contribuera à battre en brèche des préjugés sexistes qui dissuadent souvent les jeunes femmes de s’engager dans des métiers d’avenir.

L’autonomisation des femmes, une priorité pour développer le capital humain

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Le mois dernier, j’ai participé à la Conférence internationale sur la planification familiale à Kigali, au Rwanda. Des responsables politiques du monde entier étaient réunis pour se pencher sur les conditions du « dividende démographique », ou comment faire en sorte qu’une main-d’œuvre jeune et productive stimule une croissance économique plus rapide que celle de la population et, par conséquent, une augmentation du PIB par habitant. Je me réjouis que tous les participants, ministres des finances et autres représentants des plus hauts responsables africains, aient manifesté une conviction unanime : l’autonomisation des femmes, qui passe pour beaucoup par l’accès aux services de santé procréative, est essentielle à une croissance inclusive et durable.

La lutte contre le changement climatique dans les pays les plus pauvres

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Paysage rural au Burundi. © Sarah Farhat/Banque mondiale

Comment aider les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? Le défi est de taille.

Conscient qu’il est urgent d’intensifier les interventions, le Groupe de la Banque mondiale vient d'annoncer des cibles nouvelles et ambitieuses pour l'action climatique que nous menons avec les pays en développement. Nous venons non seulement de réaliser avec deux ans d’avance l’objectif de financements alloués à l’action climatique que nous nous étions fixé pour 2020, mais nous prévoyons également de multiplier par deux le volume de financements pour le climat, afin de les porter à 200 milliards de dollars sur les cinq ans allant de 2021 à 2025.

Grâce à l’appui solide de ses bailleurs de fonds partenaires, l’IDA contribue à l’intégration des questions climatiques dans la réforme des politiques et la planification du développement, de sorte que les pays parviennent à réduire leurs émissions de carbone, à renforcer leur résilience et à s’adapter aux enjeux du changement climatique. Sur le terrain, les projets de l’IDA aident les populations à adopter des pratiques climato-intelligentes dans l’agriculture et l’occupation des sols.

Résoudre la pénurie d’eau à Beyrouth

Saroj Kumar Jha's picture
Patrick Abi Salloum / Banque mondiale

A maints égards, la ville de Beyrouth est la capitale de la résilience et de la générosité. Au fil des siècles, elle a été le berceau de civilisations et de cultures très diverses, et l’est toujours jusqu’à nos jours. Actuellement encore, elle doit s’armer de résilience face à une succession de crises. 

L’eau, élément fondamental à la vie, manque cruellement aux habitants de Beyrouth malgré toutes les ressources hydriques dont le Liban bénéficie. Les rues de la ville en témoignent : elles sont souvent congestionnées par des camions-citernes d’eau dont le ronronnement des moteurs se mêlent aux bruits de la ville. Cette insuffisance de distribution de l’eau au Liban touche 1.6 million de personnes à Beyrouth et dans la région du Mont-Liban. La crise affecte particulièrement les quartiers les plus pauvres où vivent environ 460 000 habitants disposant d’un revenu inférieur à quatre dollars par jour. Ils doivent se contenter de quelques heures d’eau potable distribuée par jour. Dans certains quartiers, l’eau potable n’est distribuée que trois heures par jour en été, quand le besoin est le plus critique. 

Les futurs moteurs de la croissance au Rwanda

Kristalina Georgieva's picture
Photo: Rogers Kayihura/Banque mondiale


Lors d’une conférence de presse à Kigali, j’ai répondu à la question suivante : la « Vision 2050 » du Rwanda est-elle réalisable ?
 
Nous venions de présenter un nouveau rapport réalisé conjointement par la Banque mondiale et le gouvernement rwandais et consacré aux « futurs moteurs de la croissance ». La question était pertinente, puisque cette étude se penche sur l’objectif que s’est fixé le Rwanda, à savoir devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035, puis un pays à revenu élevé d’ici 2050.

Accessibilité et inclusion : deux enjeux clés pour les personnes handicapées

Sofía Guerrero Gámez's picture
Milagros Ruiz, handicapée motrice résidant à Lima, est en mesure de se rendre au travail et de se déplacer de manière autonome, grâce à un système de transports en commun conçu pour être accessible à tous.
Dans le monde, environ deux millions de personnes (soit 15 % de la population) vivent avec une forme de handicap. Au-delà de leurs incapacités physiques, mentales ou sensorielles, les personnes avec un handicap sont confrontées à des obstacles à l'inclusion dans plusieurs aspects de la vie : elles ont généralement moins d'opportunités socioéconomiques, ont plus difficilement accès à l'éducation et sont plus exposées au risque de vivre dans la pauvreté. La stigmatisation et la discrimination peuvent représenter un frein majeur qui les empêchent de participer pleinement et de manière équitable au processus de décision.

Au Pérou, où la population sensible à l'accessibilité inadaptée s'élève à 33 %, le Plan national d'accessibilité pour 2018-2023 définit des mesures et actions à mettre en œuvre afin que les infrastructures urbaines s’adaptent aux besoins des personnes handicapées et leur permettent d’accéder aux moyens de transport, ainsi qu’aux outils et services d’information et de communication, au même titre que tout autre citoyen.

Leaders de demain, à vos plumes ! La Banque mondiale et le Financial Times organisent un concours de rédaction de blog

Arathi Sundaravadanan's picture
© World Bank

Vous êtes lycéen(ne) ? Ce concours est pour vous.
Vous êtes enseignants ? Invitez vos élèves à participer !

La Banque mondiale et le Financial Times invitent les lycéens à donner libre cours à leur créativité. Parce que les jeunes générations sont celles qui seront les plus affectées par les mutations du travail et l’évolution des compétences, nous souhaitons connaître votre point de vue et nous nous nourrir de vos idées et de vos solutions. Vous êtes les mieux placés pour nous dire de quoi les jeunes ont besoin pour mieux se préparer à l’avenir.