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Belgique

Conflit et répercussions en cascade : les violences persistent même après la déclaration de paix

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La première fois que je suis allée en République démocratique du Congo, en 2007, en tant que chercheur sur les questions de santé publique, j’avais pour objectif de démêler les causes complexes sous-tendant l’enrôlement de jeunes hommes par des groupes rebelles dans cette région d’Afrique centrale ravagée par la guerre. Mon constat a été aussi surprenant que désolant : un individu confronté dans son enfance à la violence guerrière risque plus qu’un autre d’être partie prenante à un conflit une fois adulte. Les jeunes hommes exposés à des violences extrêmes expliquent souvent ainsi leur décision de prendre les armes. Pire encore, ces mêmes jeunes gens auront du mal à réintégrer sans heurts leurs communautés une fois les hostilités terminées. Les violences vécues pendant les conflits se perpétuent au sein de leurs foyers et de leurs environnements familiers, même après la déclaration de paix.

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Les compétences numériques ouvrent un monde d'opportunités pour les jeunes

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Apporter aux jeunes les enseignements et les compétences dont ils auront besoin reste un grand défi mondial. D’abord, parce que plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents dans le monde sont encore privés d’école. Et, pire encore, parce que près de 60 % des élèves du primaire dans les pays en développement ne parviennent pas à atteindre le seuil minimal de compétences devant être acquises. Ce défi est aujourd’hui d’autant plus complexe que les nouvelles technologies modifient rapidement les compétences nécessaires pour être compétitif sur le marché de l’emploi et accéder aux débouchés disponibles. Cet enjeu est au cœur de la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale consacré aux mutations de la nature du travail. Dans les régions du monde qui, comme l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne, sont constituées en majorité d’une population jeune, cet enjeu impose d’accorder à l’enseignement des compétences numériques une place de premier plan.

IDA-18 : un démarrage en force porté par une demande à la hausse

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Voilà maintenant un an que nous mettons en œuvre IDA-18, le cycle de financement triennal correspondant à la 18e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Cette première année a marqué un démarrage en force pour l’IDA, puisque ses engagements ont atteint 24 milliards de dollars, soit deux fois plus que le montant moyen engagé sur la même période pour IDA-15 et IDA-14. Ce chiffre est supérieur de 40 % à celui enregistré en moyenne la première année d’IDA-16 et IDA-17.

Cette hausse s’explique en partie par les nouvelles modalités de ce nouveau cycle de financement, le G20 et la communauté internationale ayant appelé le Groupe de la Banque mondiale à innover par tous les moyens possibles pour contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Et, en dépit d’une conjoncture mondiale extrêmement difficile, nos bailleurs de fonds se sont engagés à apporter 27 milliards de dons pour permettre à l’IDA de fournir 75 milliards de dollars à ses pays clients sur le cycle 2018-2020. 

Investir dans la prévention : le Groupe de la Banque mondiale adopte une nouvelle approche des crises

Kristalina Georgieva's picture
© Riyaad Minty/Creative Commons
© Riyaad Minty/Creative Commons

Benjamin Franklin était convaincu qu’il « valait mieux prévenir que guérir ». ​C’est le message qu’il a fait passer aux habitants de Philadelphie, fréquemment ravagée par des incendies qui provoquaient d’importants dégâts matériels et faisaient de nombreuses victimes.

Ses paroles ont conservé toute leur pertinence face aux crises — catastrophes naturelles, pandémies, conflits violents, crises financières, etc. — qui frappent notre monde actuellement, pays riches et pays pauvres confondus, avec des conséquences durables, notamment pour les plus fragiles. Ces événements peuvent faire des millions de victimes et entraîner des pertes se chiffrant en milliers de milliards de dollars, sans parler du manque à gagner potentiel.

Ebola en RDC : la fin d’une épidémie mieux maîtrisée

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© WHO/S.Oka
© Organisation mondiale de la santé (OMS)/S.Oka

Aujourd’hui, 77 jours après la découverte du premier cas, les autorités de République démocratique du Congo (RDC) ont déclaré la fin officielle de la neuvième épidémie d’Ebola. Pour les familles des 28 victimes, qui ont succombé à une maladie à la fois évitable et guérissable, cette déclaration intervient trop tard. La tragédie qui les prive d’êtres chers n’aurait pas dû survenir.
 
Aujourd’hui, c’est aussi l’occasion de reconnaître les avancées spectaculaires obtenues pour enrayer l’habituel cycle de panique et de négligence en cas d’épidémie. Voici à peine deux mois et demi, la résurgence d’une pandémie paraissait imminente : de nouveaux foyers étaient signalés dans trois provinces reculées du pays, le virus Ebola se propageant rapidement vers le centre urbain de Mbandaka, une ville portuaire très active sur le fleuve Congo, et menaçant de s’étendre à tout le pays, voire à la région.

Partir ou rester ? L’incidence des allocations monétaires sur les migrations

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Alors que le monde comptera 875 millions de migrants à l’horizon 2050, on assiste à un intérêt grandissant pour les relations entre ce phénomène éminemment complexe et les politiques de développement. La question des allocations monétaires, pourtant particulièrement présente aujourd’hui dans le champ du développement, est étonnamment absente de ces discussions.
 
Dans un nouvel article cosigné avec Samik Adhikari et intitulé Should I Stay or Should I Go (a), nous dressons le bilan des études traitant de l’influence de l’aide sociale, et plus précisément des allocations monétaires, sur la mobilité internationale ou nationale.
 
Trois grands constats se détachent de cet exercice.

Comment les technologies numériques peuvent-elles transformer le système alimentaire de l’Afrique ?

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Photo: Arne Hoel/Banque mondiale


Il ne fait aucun doute que l’agriculture joue un rôle crucial dans la réalisation des grands objectifs de développement de l’Afrique. Ce secteur est en effet essentiel pour faire reculer la pauvreté, pour permettre la croissance économique et pour promouvoir un environnement durable. Le marché de l’alimentation continue de s’étendre en Afrique. On estime que sa valeur actuelle (300 milliards de dollars) sera multipliée par trois pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. La part de l’agriculture dans l’emploi total est de 60 % en Afrique subsaharienne, et celle du système alimentaire est encore plus élevée : d’après les projections, ce dernier créera entre 2010 et 2025 davantage d’emplois que le reste de l’économie en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie, et en Zambie.

Pourtant, le secteur agricole africain reste confronté à des défis majeurs. Sa productivité est inférieure à celle des autres régions, une personne sur quatre en Afrique subsaharienne souffre de sous-alimentation chronique, et la croissance démographique accentue les pressions qui s’exercent sur le système alimentaire. En outre, on s’attend à ce que l’insécurité alimentaire s’aggrave sous l’effet du changement climatique, qui mettra en péril les cultures et l’élevage. En l’absence de mesures d’adaptation, la production de maïs — l’une des cultures de base en Afrique — pourrait diminuer de 40 % d’ici 2050. À l’évidence, il faut trouver des approches nouvelles si l’on veut transformer l’agriculture et exploiter pleinement son potentiel. 

Une partie de la solution pourrait venir des technologies numériques. Mais comment celles-ci peuvent-elles contribuer à la transformation du système alimentaire africain ?

Planification familiale : investir dans la santé et l’autonomisation des femmes pour renforcer le capital humain

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Pour parvenir à développer son capital humain, un pays doit notamment s’attacher à investir dans la couverture santé universelle, c’est-à-dire à faire en sorte que chaque individu ait accès à des services de santé de qualité et abordables. Et, en particulier, il s’agit de garantir à chaque femme et chaque enfant qu’ils puissent bénéficier de soins de qualité à un coût accessible et quand ils en ont besoin. Ce qui signifie avoir accès à des services complets de santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né et de l’adolescent(e), et notamment aux services de planification familiale.

La planification familiale concourt au contrôle des naissances et consiste fondamentalement à permettre à une femme de décider quand avoir un enfant et combien. Les méthodes de planification familiale, qui comprennent les moyens de contraception moderne et de stérilisation volontaire (pour les femmes et pour les hommes) offrent aux femmes, et à leurs conjoints, une plus grande maîtrise de leur vie. Une femme ou une jeune fille en mesure d’accéder à des services de planification familiale aura plus de chances d’être en bonne santé, de poursuivre ses études secondaires, d’obtenir un emploi productif et d’explorer son potentiel personnel. 

L’information peut-elle contrebalancer les préjugés sur l’immigration ?

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Commençons par une petite question. Prenez un papier et un crayon : quelle est selon vous la proportion d’immigrés réguliers dans la population américaine ? Ou dans celle de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Suède ou de la France, comme vous préférez, sachant qu’un immigré régulier est défini comme une personne née à l’étranger et vivant légalement dans le pays d’accueil. 

Si vous ne pouvez pas attendre, vous pouvez aller directement chercher la réponse un peu plus bas. Mais cette question, et les raisons qui font que tant de personnes se trompent dans leur réponse, sont au cœur d’un nouvel article (a) passionnant signé Alberto Alesina, Armando Miano et Stefanie Stantcheva. Ils y mettent en évidence l’importance de l’information et s’interrogent sur le rôle que cette information peut jouer pour lutter contre les préjugés sur l’immigration.  


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