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Belgique

Combien d’entreprises ont une femme à leur tête ? Et pourquoi est-il important qu’il y en ait plus ?

Masako Hiraga's picture

Bonne Journée internationale des femmes ! Cette année se prête plus que jamais aux célébrations : de l’actualité politique à la cérémonie des Oscars le week-end dernier, l’égalité des sexes et l’inclusion des femmes se sont imposées sur le devant de la scène.

Mais, au-delà des fictions cinématographiques et des affaires publiques, les enjeux de l’égalité entre hommes et femmes sont au cœur de notre vie quotidienne et de notre vie active. Quel est par exemple le pourcentage d’entreprises dirigées par une femme ? Les enquêtes de la Banque mondiale menées auprès des entreprises permettent de répondre à cette question. Et la réponse en dit long sur la situation.

Au niveau mondial, une entreprise sur cinq seulement est dirigée par une femme, sachant que ces dirigeantes sont en général à la tête de petites entreprises. Si les pourcentages varient d’un État à l’autre, la Thaïlande et le Cambodge sont les deux seuls pays du monde où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à diriger une entreprise.

Il est important que les femmes soient plus présentes à la tête des entreprises. Pourquoi ? D’abord parce que cela garantit une plus grande diversité d’opinions et d’idées. Et ensuite parce que cela favorise le recrutement de femmes dans les effectifs permanents​.

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

La blockchain bouleversera-t-elle la lutte contre les inégalités entre les sexes ?

Alicia Hammond's picture
Une commerçante au Pakistan. Banque mondiale


On parle beaucoup de la technologie blockchain ces temps-ci, en raison principalement de la montée en puissance (et des chutes récurrentes…) des monnaies numériques. Et si la technologie qui sous-tend les cryptomonnaies pouvait être exploitée au profit de l’égalité entre les sexes ? Cette interrogation suscite un intérêt certain chez les experts en développement et les innovateurs.

Le fonctionnement d’une « chaîne de blocs » est notoirement difficile à saisir. De nombreux experts en expliquent le principe en prenant pour exemple le service Google Docs : des utilisateurs divers peuvent accéder à un même document et de manière simultanée, et chacun d’entre eux peut suivre les modifications effectuées. Cette fonctionnalité offre des perspectives prometteuses pour la validation de documents et la réalisation de transactions financières en l’absence d’institutions solides.

Du 29 janvier au 1er février dernier, l’agence ONU Femmes et Innovation Norway ont invité sept entreprises à présenter leurs solutions technologiques dans le cadre d’une simulation en direct. L’enjeu ? Offrir aux réfugiés des services d’identification et des services financiers plus avancés.

Quelles données utilisent vraiment les décideurs, et pourquoi ?

Sharon Felzer's picture

La révolution des données a été moins sanglante que, par exemple, les révolutions des xviiie et xixe siècles. Mais a-t-elle entraîné des changements de même ampleur ? Les historiens en jugeront.

En 2017, AidData, un laboratoire de recherche et d’innovation du College of William & Mary, aux États-Unis, a entrepris de se pencher sur les données utilisées par les décideurs des pays à revenu faible ou intermédiaire : quelles sont ces données, quelle est leur provenance, pour quelles raisons sont-elles utilisées et lesquelles d’entre elles sont-elles considérées comme les plus utiles ?

Quant à nous, nous nous sommes demandés quels enseignements la Banque mondiale pourrait tirer de l’étude d’AidData, et si les constats de cette étude rejoignent ceux de notre propre programme de sondages d’opinion (a).

Une enquête auprès de 3 500 décideurs, dans 126 pays à revenu faible ou intermédiaire, pour comprendre comment les données sont utilisées

En 2017, quelque 3 500 décideurs ont répondu à l’enquête Listening To Leaders Survey (LTL) d’AidData qui visait à comprendre comment, quand, et pourquoi ils utilisent des informations issues de sources très diverses.
Ce vaste ensemble de données, présentées dans le rapport Decoding Data Use: How do Leaders Source data and Use It To Accelerate Development (a), peut servir aux différentes organisations à cibler des acteurs importants. Par exemple, quelles données sont le plus souvent utilisées par les organisations de la société civile (OSC) et les organisations non gouvernementales (ONG), et à quelles fins ? Par les responsables publics ? Par les partenaires de développement ? Par le secteur privé ? Existe-t-il des différences entre les régions ?
 
Voici quelques-uns des principaux constats : 

  • Les décideurs politiques utilisent davantage les informations de la Banque mondiale que celles d’autres organisations étrangères/internationales.
  • Pour que, dans les pays clients, les décideurs les plus influents aient connaissance des données et des connaissances produites par la Banque mondiale, il faut mettre en avant ces informations, car il est peu probable qu’ils tombent dessus au détour d’une recherche sur Internet.
  • Les décideurs les plus influents sont davantage susceptibles de juger utiles des informations qui les aident à mieux comprendre des questions complexes et, donc, à élaborer des stratégies pour y répondre.
  • Il faut veiller à ce que les informations produites tiennent compte du contexte local.
  • Il est essentiel de produire des informations axées sur des recommandations pour en garantir la valeur ajoutée.

Comparons maintenant les résultats d’AidData à ceux du programme de sondages d’opinion (a) de la Banque mondiale.

L’accès aux données, la première des priorités

Les résultats de l’enquête d’AidData montrent que, dans le monde entier, les décideurs consultent les données de la Banque mondiale.

Le big data et l’internet des objets au service de la lutte contre la pauvreté

Jim Yong Kim's picture


Un monde où nous n’aurons plus besoin de route, où les machines combleront tous nos besoins, où un médecin pourra remplacer un cœur humain avec une greffe imprimée en 3D… Cet avenir fantastique et fantasmé se rapproche de plus en plus vite.  

Alors que les smartphones se généralisent même dans les pays les plus pauvres, nous sommes aujourd’hui au seuil d’une nouvelle époque, d’une nouvelle ère où la technologie apportera des solutions à certains des plus grands défis du monde. 

La pauvreté en fera-t-elle partie ?  

Innover pour que l’agriculture climato-intelligente devienne la « nouvelle norme »

Martien van Nieuwkoop's picture
Farmers in India and beyond will benefit as climate-smart agriculture scales up around the world. © ICRISAT


L’agriculture climato-intelligente, qui n’était hier qu’un sujet de conférence, est aujourd’hui un champ d’action bien concret pour les agriculteurs, les spécialistes de la vulgarisation agricole, les entreprises agroalimentaires et tous les autres acteurs du secteur agricole. Cette approche axée sur la productivité et la résilience agricoles ainsi que sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ne cesse de gagner en popularité depuis quelques années, à mesure que l’on comprend son importance critique pour le système alimentaire.

La Banque mondiale vient d'approuver son plus gros projet à ce jour dans le domaine de l’agriculture climato-intelligente, preuve de sa capacité croissante à proposer des solutions climatiques à grande échelle. Ce projet de 420 millions de dollars bénéficiera à plus de 25 millions de petits exploitants qui cultivent 3,5 millions d’hectares de terres. Il fournira des services agrométéorologiques aux agriculteurs afin de faciliter la gestion à long terme des bassins hydrographiques et d’encourager les investissements dans le stockage de l’eau et la distribution d’eau à haut rendement. 

Accélérer le développement des énergies propres dans un contexte de changement climatique rapide

Abhishek Bhaskar's picture
© Climate Investment Funds (CIF)
© Climate Investment Funds (CIF)

S’agissant du changement climatique, on nous offre le luxe de choisir entre une approche pessimiste et une autre plus optimiste, et ce pour diverses raisons qui suscitent souvent beaucoup de débats. Quel que soit notre choix, il ne fait aucun doute qu’il est urgent et impératif d’agir.

Commençons par l’approche pessimiste.

Les défis auxquels nous confronte le changement climatique n’ont jamais été plus immédiats et plus réels qu’aujourd’hui. D’après de récentes prévisions publiées par le Met Office (service national de météorologie du Royaume-Uni), « sur les cinq prochaines années (2018-2022), la température moyenne du globe risque d’être supérieure de 1 °C, voire de 1,5 °C, aux niveaux préindustriels. Il existe également une faible probabilité (d’environ 10 %) qu’au moins une année sur cette période dépasse de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels (1850–1900), même s’il n’est pas prévu que ce soit cette année. C’est la première fois que des valeurs aussi élevées ont été annoncées dans ces prévisions ».

Droits fonciers : mieux mesurer les inégalités hommes-femmes pour les combattre

M. Mercedes Stickler's picture
Une femme présente son titre foncier en Zambie. © Jeremy Green


La sécurisation des titres de propriété est, de l’avis général, un moyen de lutter contre la pauvreté et, quand il s’agit des droits des femmes, de réduire les inégalités entre les sexes. Mais nous manquons d’éléments pour mieux cerner la situation et les interactions en jeu : dans quelle mesure les droits fonciers des femmes sont-ils protégés ou au contraire inexistants, et quel est l’impact précis de cette sécurité ou insécurité sur leur autonomisation ?

Ce constat vaut même pour l’Afrique, qui a pourtant fait l’objet de la plupart des études sur la question, faute de recherches suffisamment solides et nombreuses.

Je me heurte souvent à ce problème dans mes travaux de recherche mais aussi dans mon travail sur le terrain : en l’absence de données factuelles, il est difficile d’aider les populations locales à concevoir des programmes d’enregistrement des terres qui intègrent les femmes. Mon objectif ici est de dresser un état rapide de nos connaissances — et de nos lacunes — sur la situation foncière des femmes en Afrique, en espérant que cela incitera d’autres professionnels du développement à remédier à cette insuffisance de données.

Une nouvelle publication qui démystifie les technologies d’identification numérique

Luda Bujoreanu's picture

Alors que plus de 1,1 milliard d’individus dans le monde ne possèdent pas de document officiel d’identité, on assiste aujourd’hui à la maturation rapide d’un grand nombre de technologies qui, du fait de leur coût de plus en plus abordable, pourraient permettre aux pays de sauter l’étape des « papiers » d’identité pour accéder directement à l’ère du numérique. Mais cette profusion de solutions technologiques n’est pas sans inconvénient : il devient difficile de rester au fait de l’évolution des diverses technologies disponibles. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale vient de publier un nouveau rapport offrant un panorama des tendances actuelles et émergentes en matière d’identité numérique.

Face au foisonnement d’informations disponibles, le nouveau rapport dresse un tableau synthétique des technologies d’identification numérique, bien établies ou émergentes, pour permettre au lecteur de mieux comprendre leurs modalités de fonctionnement et d’identifier les choix les plus appropriés à chaque stade du processus. Les auteurs présentent aussi les principales difficultés que chaque technologie est en mesure ou non de résoudre, et les tendances essentielles à connaître.

Les systèmes hors-réseau fournissent de l’électricité à des millions de personnes

Riccardo Puliti's picture
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Imaginez une île, au large du Bangladesh, si isolée qu’un raccordement au réseau d’électricité n’est pas envisageable, ni maintenant ni probablement dans un avenir proche. C’était le cas à Manpura il y a encore quelques années.

Aujourd’hui, Manpura se développe, grâce à l’énergie solaire. Les marchés fourmillent d’activité, les habitants disposent de l’électricité pour faire fonctionner leurs téléviseurs, leurs ventilateurs et même leurs réfrigérateurs, et les rues sont éclairées la nuit. Dans les zones rurales du Bangladesh, les systèmes solaires domestiques ont permis de fournir de l’électricité à plus de 20 millions de personnes.

L’électricité solaire hors-réseau a tout simplement changé la vie des populations .


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