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Belgique

Perspectives économiques de la région MENA en 5 graphiques : la reprise au rendez-vous en 2018

Lei Sandy Ye's picture
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Après le fort ralentissement observé en 2017, la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) devrait se redresser pour atteindre 3 % cette année. Les projections à moyen terme tablent sur une reprise progressive de l’activité économique dans la région, sous l’effet des réformes et de l’allégement des mesures d’ajustement budgétaire. Ces prévisions pourraient toutefois être revues à la baisse en raison d’un certain nombre de risques de détérioration : tensions géopolitiques et conflits, faiblesse des prix pétroliers et obstacles à l’avancée des réformes. Autant de risques qui ne sont qu’en partie compensés par la possibilité d’une croissance plus forte que prévu dans la zone euro.

Une chute de la croissance régionale en 2017, plombée par les pays pétroliers

La croissance dans la région MENA, qui avait atteint 5 % en 2016, est tombée à 1,8 % l’année dernière en raison du ralentissement observé dans l’ensemble des pays exportateurs de pétrole (qu’ils soient membres ou non du Conseil de coopération du Golfe). Un fléchissement qui s’explique notamment par la réduction de la production de pétrole et la persistance des tensions géopolitiques.

Graphique : Développement économique et composition de la richesse

Tariq Khokhar's picture

La composition de la richesse d’un pays évolue en fonction de son développement économique. Le capital naturel (énergie, minerais, terres, forêts…) constitue la principale composante de la richesse dans les pays à faible revenu. Plus une économie grandit, plus la valeur du capital naturel s’accroît, tandis que sa part dans la richesse totale diminue. En revanche, la part du capital humain, défini comme la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, augmente avec le développement économique. Le capital humain représente globalement les deux tiers de la richesse mondiale. Pour en savoir plus, consultez le rapport The Changing Wealth of Nations.

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

World Bank Data Team's picture

Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Les débuts prometteurs de la finance islamique au service du développement

Amadou Thierno Diallo's picture
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La semaine dernière, après deux ans d’élaboration, le Groupe de la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé le rapport phare intitulé Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships (a) lors d’une discussion en ligne (a) depuis Washington. Nous avons montré que, grâce à des partenariats, la finance islamique peut contribuer à mobiliser les ressources financières nécessaires pour satisfaire les besoins immenses en infrastructures essentielles.
 
De fait, les partenariats public-privé (PPP) qui font appel à la finance islamique se multiplient au Moyen-Orient, et montent en puissance dans différents pays d’Afrique et d’Asie. Nos deux institutions s’efforcent d’exploiter leurs propres avantages compétitifs, de mettre en œuvre des interventions efficaces et de produire des résultats mesurables, pour recourir davantage à la finance islamique et élargir ses champs d’application.

Le numérique au service de l’emploi des jeunes

Gabriela Aguerrevere's picture


Comment et quand utiliser la technologie pour concevoir et mettre en place des programmes d’emploi pour les jeunes ? Avant de décider d’inclure le numérique dans un projet, il faut se demander s’il est judicieux de consacrer du temps et de l’argent à ce développement. En effet, autant la technologie peut être source de changement et apporter des solutions, autant elle reste coûteuse et chronophage. En outre, avant de vouloir essayer de résoudre un problème, il faut être certain de le comprendre pleinement.

De fait, l’accès à l’information (et en particulier aux données utiles aux jeunes) est l’un des principaux domaines dans lesquels la technologie peut nous simplifier la vie. Le site Tounes Ta3mal l’a bien compris, qui est né de la volonté de mettre en relation les chercheurs d’emploi et les recruteurs.

Ces questions qui me taraudent

Jim Yong Kim's picture
Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.

2018, l’année de tous les enjeux pour le Pacte avec l’Afrique du G20

Jan Walliser's picture
Expansion of the Azito Thermal Power Plant, in Côte d'Ivoire, will improve access to electricity for Ivoirians and help sustain the country's economic growth. © Cedric Favero/IFC
L’extension de la centrale thermique d’Azito, en Côte d'Ivoire, permettra d’améliorer l’accès des habitants à l’électricité et de soutenir la croissance économique du pays. © Cedric Favero/IFC


Note de la rédaction : Le billet ci-dessous apporte un éclairage sur le chapitre 6 du rapport Foresight Africa 2018 (a). Cette nouvelle publication met en lumière six axes d’action prioritaires pour l’Afrique qui sont autant d’opportunités pour le continent de surmonter ses difficultés et de stimuler une croissance sans exclus. Le chapitre 6 porte sur la modification de la nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Il est disponible ici (a).

En 2017, sous la présidence de l’Allemagne, le G20 a lancé un nouveau projet destiné à soutenir le développement des pays africains : le « Pacte avec l’Afrique » . Cette initiative réunit, autour des pays africains qui le souhaitent, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement et d’autres partenaires multilatéraux et bilatéraux. Elle a pour objet de développer et appuyer des politiques et des actions indispensables pour attirer des investissements privés. Les dix pays qui ont pris part à cette initiative ont exposé leurs aspirations et leurs programmes de réforme dans un document adopté par les ministres des Finances du G20 en mars 2017. 

Les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne en cinq graphiques : une reprise fragile

Gerard Kambou's picture
L’Afrique subsaharienne va bénéficier de la reprise de l’économie mondiale. Les projections montrent une hausse de l’activité économique dans l’ensemble de la région, à la faveur du raffermissement des cours des produits de base et du renforcement progressif de la demande intérieure. Cependant, en l’absence de réformes, le taux de croissance potentielle devrait rester faible compte tenu des tendances de la démographie et de l’investissement, ce qui aura pour effet de peser sur les revenus par habitant et de réduire les perspectives de réduction de la pauvreté. Ces prévisions pourraient en outre être revues à la baisse en raison d’un certain nombre de risques : une baisse persistante des prix des produits de base, un durcissement soudain des conditions de financement à l’échelle mondiale ou encore, au niveau régional, une aggravation des incertitudes politiques et des tensions sur le front de la sécurité. Une reprise mondiale plus forte qu’anticipé pourrait en revanche doper les exportations, les investissements et la croissance dans la région.

Les perspectives de croissance de l’Afrique subsaharienne s’améliorent 
 
La croissance en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer cette année pour atteindre 3,2 %, contre un taux de 2,4 % en 2017 et de 1,3 % en 2016, et continuer de se consolider progressivement. Tandis que les trois principales économies de la région, à savoir l’Angola, le Nigéria et l’Afrique du Sud, auront du mal à stimuler leur croissance, les autres pays africains devraient enregistrer des performances plus robustes.   
 
Source : Banque mondiale
Remarque : Les parties grisées correspondent à des prévisions.

Migrants : l’avenir dépend des choix que nous faisons aujourd’hui

Caglar Ozden's picture
Juin 2014. Des centaines de migrants sont photographiés à bord d’un bateau de pêche peu avant d’être secourus par la marine italienne, dans le cadre de l’opération Mare Nostrum. La hausse spectaculaire du nombre de réfugiés est l’une des conséquences récentes les plus manifestes des conflits dans le monde et des souffrances qui en découlent. Ces populations, qui cherchent à se mettre à l’abri, entreprennent de périlleuses traversées maritimes, notamment en Méditerranée. © The Italian Coast Guard/Massimo Sestini


Il y a actuellement près de 250 millions de migrants dans le monde, soit environ 3,5 % de la population mondiale. En dépit du sentiment très répandu d’une crise migratoire mondiale, ce taux est en réalité remarquablement stable depuis la Seconde Guerre mondiale — il vient du reste très loin derrière d’autres indicateurs majeurs de la mondialisation, comme le commerce international, les flux de capitaux, le tourisme, etc. Autre statistique notable : les réfugiés, au nombre de 15 millions environ, représentent 6 % des migrants et 0,2 % de la population mondiale seulement. Pour le dire autrement, une agglomération comme Istanbul, Londres ou Paris (soit une superficie d’environ 5 000 kilomètres carrés) pourrait largement accueillir tous ces réfugiés réunis.

Investir dans le capital humain, ou comment le Pérou a remporté son combat contre les retards de croissance

Carlos Ferreyra's picture


Claudia et Olga ont bien des raisons d’être fières de leur travail. Il y a 16 ans, avec plusieurs familles de leur village, ces deux femmes ont amorcé une vraie révolution en affirmant que le destin d’un enfant ne pouvait dépendre de son lieu de naissance ou de son milieu socioéconomique. Elles ont mené leur combat au service d’une seule cause : mettre fin à la malnutrition chronique et assurer aux enfants un bon départ dans la vie à la période cruciale que constituent les 1 000 premiers jours d’existence.

Si Claudia et Olga ont initié le mouvement, le Pérou est effectivement parvenu à réduire ses taux de retard de croissance grâce aux décisions stratégiques et aux efforts constants du gouvernement péruvien et de très nombreux partenaires.


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