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Bénin

Avalés par les flots : les infrastructures et les emplois sous la menace du changement climatique le long des littoraux

Karin Erika Kemper's picture
Pour les habitants du littoral ouest-africain, les bouleversements sont rapides. À certains endroits, l’érosion côtière atteint 10 mètres par an. Des tempêtes de plus en plus fortes et l’élévation du niveau de la mer emportent des habitations, des routes et des bâtiments qui avaient connu plusieurs générations.

Il y a peu, je suis allée en Afrique de l’Ouest afin d’y observer les effets de l’érosion côtière. Pour comprendre le problème, nous nous sommes rendus dans trois pays : partis de Cotonou, la capitale du Bénin, nous avons suivi la côte vers la capitale du Togo, Lomé, puis nous nous sommes arrêtés à Keta, au Ghana, avant de terminer notre périple par Accra, la capitale de ce dernier pays. Ces trois États, parmi les plus touchés, offrent un aperçu de l’érosion de tout le littoral, de la Mauritanie au Nigéria, en passant par le Sénégal.

À plusieurs reprises, nous avons discuté avec des habitants de la région qui nous ont dit « Vous voyez ces bateaux, là-bas ? C’est là qu’était ma maison. » Sans logement ni possibilité de subsistance par la pêche, beaucoup d’entre eux n’ont pas d’autre choix que de partir afin de gagner leur vie ailleurs. Avec pour conséquence des communautés divisées et un tissu social bouleversé. À l’avenir, des millions de personnes pourraient être concernées.

Si l’on met de côté la dimension humaine, pourquoi accorder autant d’importance à l’érosion côtière ? D’abord, parce que ce phénomène a un impact néfaste non négligeable sur le développement social et économique de nos pays clients. Ensuite parce que, même si le changement climatique aggrave l’érosion du littoral, il s’agit d’un processus causé en partie par l’activité humaine. Par conséquent, il est possible de le ralentir et de le gérer plus efficacement, en particulier en adoptant une approche régionale.

Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

Magda Lovei's picture



L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie -  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux Africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.

Régions pauvres. Régions riches. La géographie explique-t-elle tout ?

Nga Thi Viet Nguyen's picture


« Dites-moi où vous vivez, et je vous dirai quelles sont vos chances de succès dans la vie. »
 
Le niveau de bien-être varie-t-il fortement d’une région à l’autre ?
 
Je ne suis pas devin, mais je sais que le lieu de résidence est le meilleur indicateur pour mesurer le bien-être futur d’un individu. Un enfant qui voit le jour au Togo aujourd’hui vivra probablement 20 ans de moins qu’un enfant né aux États-Unis. En outre, le Togolais gagnera nettement moins d’argent que l’Américain, le premier touchant moins de 3 % du revenu du second.

Une mosaïque à composer ensemble : partageons un message d’espoir contre la pauvreté #EndPovertyMosaic

Mario Trubiano's picture


 

Le 17 octobre marque le 25ème anniversaire de la journée mondiale contre la pauvreté. Aidez-nous à créer un œuvre collective qui symbolisera l'espoir et la cohésion afin d'inciter les dirigeants à rester engagés et à intensifier les efforts partout dans le monde. 

Partagez votre selfie avec le hashtag #EndPovertyMosaic pour sensibiliser les Internautes et convaincre les décideurs que l'on peut et que l'on doit mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici 2030.

Sauver le littoral béninois grâce à des investissements dans la résilience climatique ?

James Close's picture
Photo: Jonathan Marks/FlickR


J’ai grandi dans une petite ville du nom de Hornsea, sur la côte Est de l’Angleterre. C’est une région magnifique et touristique, mais qui connaît la plus forte érosion de toute l’Europe (a).

La désertification n’est pas une fatalité

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Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

Tenir l’océan à distance : combattre l’érosion côtière avec la Rivière de sable d’Afrique de l’Ouest

Miguel Antonio Toquica Onzaga's picture
Miguel Antonio Toquica Onzaga/ World Bank


Alors qu’un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest vit sur le littoral, confrontée à la montée des eaux et à l’érosion côtière qui détruit entre 23 et 30 mètres de terre par an, une étude propose des solutions.

#Loop4Dev : relevez le défi Boomerang pour sensibiliser les Instagramers au développement urbain

Mario Trubiano's picture
Les villes sont des chantiers permanents et, pour des organisations comme la Banque mondiale, ce sont des creusets de développement essentiels qui contribuent à sortir les populations de la pauvreté. Une telle concentration d’habitants il devient possible d'améliorer les conditions de vie du plus grand nombre et, en investissant dans de multiples secteurs urbains, les pouvoirs publics peuvent réellement influer sur la qualité de vie des citadins au quotidien.

Parce que nous savons que les villes peuvent jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté, nous lançons une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux destinée à promouvoir cet enjeu. Avec le challenge #Loop4Dev, nous vous mettons au défi de nous montrer dans un clip Boomerang ce qui rend une ville inclusive, résiliente, vivable et durable.
 
Partagez votre Boomerang avec le hashtag #Loop4dev

Pour participer au Boomerang Challenge #Loop4Dev, rien de plus simple...

Repenser le financement du développement pour répondre à des aspirations croissantes

Jim Yong Kim's picture
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale.

Nous avons demandé à celles et ceux qui ont participé à la conférence mondiale du Milken Institute de répondre à la question suivante : comment donner du sens à sa vie à l’ère des bouleversements technologiques ?

Il n’y a guère d’endroits au monde où vous ne verrez pas des gens utiliser un téléphone portable ou un ordinateur. À l’heure où l’internet et les médias sociaux connectent tout le monde avec tout le monde, chacun sait exactement comment les autres vivent, dans son pays comme à l’étranger. Et cette connaissance aboutit à une convergence planétaire des aspirations individuelles. Des aspirations qui ne portent pas simplement sur ce que les autres possèdent, mais qui concernent aussi l’accès à des opportunités dont beaucoup sont privés.m

Devrions-nous payer nos enfants pour qu’ils lisent ?

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Il y a quelques semaines, ma femme et moi relisions à voix haute le nouveau livre de Chimamanda Ngozi Adichie intitulé Chère Ijeawele, ou Un manifeste de 15 suggestions pour dispenser pour une éducation féministe. L’auteur conseille une amie sur la manière d’éduquer sa fille – Chizalum – pour en faire une féministe. Voici la quinzième suggestion : « Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. La meilleure façon pour y arriver est de montrer l’exemple de manière désinvolte. Si elle te voit lire, elle comprendra que lire est quelque chose de précieux. » Ceci semble tout à fait pertinent. Maintenant, passons à la fin du passage : « si toutes les autres méthodes échouent, paie-la pour lire. Récompense-la. Je connais une femme nigérienne extraordinaire, Angela, qui vivait aux États-Unis et élevait seule sa fille qui n’aimait pas lire. Elle décida de donner cinq centimes à sa fille pour chaque page lue. Une initiative coûteuse dont elle se remémorait en plaisantant mais somme toute, un bon investissement. » Intrigué après avoir lu ce passage, j’ai griffonné sur un coin de page, « me renseigner sur cette méthode. »

 

 


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