Syndicate content

République centrafricaine

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit

Sri Mulyani Indrawati's picture
View from cave, Mali. © Curt Carnemark/World Bank

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit
 
À l’horizon 2030, plus de la moitié des individus les plus démunis du monde vivront dans des pays pauvres, fragiles, touchés par un conflit ou en proie à des violences graves. Des pays où les pouvoirs publics sont incapables d’assurer les services les plus élémentaires et la sécurité, où l’activité économique est à l’arrêt et où le développement peine plus qu’ailleurs à se concrétiser. Des pays où la pauvreté atteint des sommets. Les difficultés qu’ils rencontrent se jouent des frontières : près de la moitié des 20 millions de réfugiés dans le monde sont originaires de pays pauvres, sans compter les personnes déplacées, encore plus nombreuses.
 
Certains, moins concernés par les violences, restent cependant enfermés dans des « pièges de fragilité », la menace latente d’une dégradation de la situation portant un coup d’arrêt au développement. Des pays comme la République centrafricaine (RCA), le Mali, Haïti ou le Soudan (a) ont, depuis 20 ans, bien du mal à surmonter leurs fragilités.

PPP : Un nouveau MOOC en français offre des études de cas et des perspectives régionales sur les partenariats public-privé

Olivier Fremond's picture
MOOC sur les partenariats public-privé



Lorsque j’étais directeur pays de la Banque mondiale au Bénin, nous avions reçu une requête du gouvernement béninois pour l’assister dans la rédaction d’une loi sur les partenariats public-privé (PPP). Nous avons entrepris ce travail après que le secteur privé – international et local – ait promis de participer à un vaste programme d’infrastructures dont le Bénin avait grand besoin. Il fallait bien évidemment profiter de cette opportunité, et essayer de soumettre le projet de loi au vote des députés de l’Assemblée Nationale avant les élections législatives et l’élection présidentielle qui approchaient à grands pas. Dans la perspective de l’adoption d’une loi PPP, une compréhension solide des PPP peut faire une grande différence en améliorant la qualité du texte et la rapidité du processus d’adoption.

Beaucoup de ressources en anglais sont disponibles sur les PPP, ce qui n’est pas le cas pour le français ou d’autres langues. Pour les pays francophones d’Afrique plus particulièrement, où les PPP ont un potentiel important, ces ressources sont nécessaires pour comprendre la notion de PPP et savoir quand utiliser ou non les PPP pour la mise en place des infrastructures pour les services publics.

Comment gérer le secteur des industries extractives ? Suivez le guide !

Håvard Halland's picture

Egalement disponible en : English

© Cor Laffra
Photo: © Cor Laffra

Supposons que vous soyez ministre des Finances ou fonctionnaire dans un pays où l’on vient de découvrir des réserves de pétrole ou de minerais : quelles mesures allez-vous devoir prendre ? Ou bien que vous deviez améliorer la gestion publique du secteur extractif qui constitue, comme dans tant d’autres pays du monde, un pilier de l’activité économique.

La planification du développement d’un secteur méconnu et complexe peut se révéler écrasante. Comment définir les objectifs de la politique sectorielle ? Quels principes économiques, comptables et fiscaux prendre en compte ? Quels types de lois et de réglementations adopter ? Quels rôles les différents ministères et organismes publics joueront dans l’administration de ces lois ? Comment intégrer toutes les considérations techniques, environnementales et sociales ? Comment investir les ressources ainsi dégagées ou en profiter pour connecter le secteur au reste de l’économie ?

Qui sont les « solar sisters » et comment peuvent-elles aider les communautés forestières ?

Ellysar Baroudy's picture
Crédit photo. Lisa Brunzell / Vi Agroforestry
 
Elles ont entre 40 et 50 ans et ne sont pas allées à l’école. Aujourd’hui, ces grand-mères massaï ont la mission d’installer et entretenir des systèmes d’éclairage solaire dans leurs villages. Elles sont la preuve que l’on peut, avec des actions simples, transformer la société, et l’illustration vivante que les femmes sont capables de faire tomber les barrières de l’inégalité des sexes si on leur en donne les moyens.
 
Les cinq « sœurs aux pieds nus », comme on les appelle chez elles, sont responsables au total de 60 habitations situées dans l’aire protégée de Mara Naboisho, dans le sud-ouest du Kenya. Grâce à la formation dont elles ont bénéficié, elles contribuent à la protection environnementale et à la sécurité économique des villages, mais elles font aussi évoluer la perception du rôle des femmes dans les communautés concernées (à Koiyaki, dans le Mara, et dans le district de Narok Sud).

Leur exemple montre comment une innovation somme toute modeste peut aboutir à une véritable transformation socioéconomique. Il peut également être une source d’inspiration dans d’autres secteurs, tels que l’exploitation des ressources forestières. 

 

États fragiles : comment le g7+ aide la République centrafricaine à renouer avec l’optimisme

Anne-Lise Klausen's picture
Des élèves dans une école de la République centrafricaine.
Crédit : © Pierre Holtz, UNICEF.

Il y a quelques semaines, Bienvenu Hervé Kovoungbo était à Nairobi pour une réunion du g7+, une instance regroupant 20 États fragiles. L’occasion pour lui de se remémorer un voyage précédent dans la capitale kenyane, deux ans auparavant.

Ses compatriotes centrafricains étaient alors la proie des affrontements entre milices ennemies. Bienvenu, qui est aujourd’hui à la tête de la coopération multilatérale après avoir dirigé la division du budget d’investissement au sein du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’était rendu à Nairobi pour assister à une réunion du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État. Il avait lancé un appel aux membres du g7+ et aux donateurs afin qu’ils viennent en aide à son pays. Après cette réunion, il n’avait pu regagner la capitale centrafricaine, Bangui, qu’au bout de deux semaines : tandis qu’il était retenu à Douala, au Cameroun, sa famille avait dû fuir son habitation et rejoindre les milliers de personnes réfugiées dans des camps de fortune situés à la périphérie de la ville.

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

Jim Yong Kim's picture

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

Pourquoi nous devons compter les éléphants (et les autres ressources naturelles)

Julian Lee's picture

Harde d'éléphants avec vue sur le mont Kilimanjaro à l'horizon. © Curt Carnemark / Banque mondialeÀ la fin de l'année dernière, des ministres et des représentants de plus d'une trentaine de pays se sont réunis au Botswana pour discuter de la stratégie à adopter pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire en plein essor qui est en train de décimer la population d'éléphants d'Afrique.

La CITES estime que 22 000 éléphants ont été tués en Afrique centrale et de l'Est au cours de la seule année 2012 : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ne sont que quelques exemples de pays où le braconnage des éléphants fait des ravages. L'ivoire issu de ce trafic est utilisé pour réaliser des sculptures ornementales qui ont une valeur de symbole de statut social, d'icône religieuse ou d'objet de collection, et sont destinées à des acheteurs situés en Asie de l'Est, en Europe et en Amérique du Nord. Il ne s'agit pas là d'un simple problème de préservation de la biodiversité. La criminalité liée aux espèces sauvages constitue également un problème de développement et de sécurité : elle sape l'autorité de l'État, alimente la corruption, accroît la quantité d'armes légères en circulation et détruit de précieuses ressources naturelles. L'attention croissante que les responsables politiques accordent à la criminalité liée aux espèces sauvages (le Premier ministre britannique, David Cameron, accueillera le prochain sommet en février) constitue donc un signe bienvenu d'engagement au plus haut niveau pour résoudre cette situation de crise.

Les leçons de ce voyage historique

Makhtar Diop's picture

Video Platform Video Management Video Solutions Video Player

​ENTEBBE (Ouganda) - Nous arrivons au terme d’un voyage historique dans la région des Grands Lacs tant pour le Groupe de la Banque mondiale, présidé par Jim Yong Kim, que pour l’ONU, dirigée par le secrétaire général Ban Ki-moon. Ce voyage a été fascinant parce qu’il s’agissait de la première fois que les dirigeants de ces deux organisations se rendaient ensemble en Afrique. Regardez cette vidéo pour comprendre mon enthousiasme et mon optimisme quant à l'avenir de la région. 

Un voyage historique et porteur d’espoir pour les Grands Lacs

Makhtar Diop's picture

video platformvideo managementvideo solutionsvideo player

Dans cette vidéo, Makhtar Diop, vice-président pour la région Afrique de la Banque mondiale, explique, alors qu’il traverse le fleuve Congo, pourquoi ce voyage du président de la Banque mondiale et du secrétaire général des Nations Unies, est une occasion historique de renforcer le processus de paix dans la région.