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Égypte, République arabe d’

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Ce qui Compte, ce n’est pas le Comment mais le Pourquoi

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Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog
 
Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Montée des déficits budgétaires et faiblesse de l’environnement des affaires : un défi brûlant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

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Sept pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Yémen — sont confrontés à des difficultés économiques similaires : i) une croissance instable qui reste bien en-deçà de son potentiel ; ii) des marges de manœuvre budgétaire étroites du fait de la hausse des déficits et de la dette publique ainsi que du recul des réserves de change, ces facteurs contribuant à réduire l’épargne disponible pour l’investissement public et privé ; et iii) un secteur privé peu développé et loin de pouvoir devenir un moteur de croissance et de création d’emplois. 

Rompre le cycle de politiques inadéquates et de croissance médiocre : un impératif pour sept pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

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L’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Tunisie et le Yémen vont-ils pouvoir accélérer le rythme des réformes structurelles indispensables à la reprise économique ? Oui et non… Dans son nouveau rapport, intitulé Predictions, Perceptions and Economic Reality - Challenges of Seven Middle East and North Africa Countries Described in 14 Charts, la Banque mondiale constate que la croissance reste faible et ne produit pas suffisamment d’emplois, même si certains signes récents laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture en Égypte et en Tunisie.

ARAIEQ : Œuvrer ensemble pour améliorer la qualité de l’enseignement dans les pays de la région MENA

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Le Programme régional pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans le monde arabe (ou ARAIEQ selon son acronyme en anglais) a tenu ce mois-ci à Tunis sa deuxième réunion annuelle des représentants des institutions de la région. Ce réseau repose sur une idée simple : les pays arabes doivent relever un défi désormais parfaitement reconnu, celui d’améliorer la qualité et la pertinence de leurs systèmes éducatifs. Il est donc logique qu’ils mettent en commun leurs solutions. La réunion visait à examiner les avancées réalisées l’an passé et à réfléchir aux moyens de renforcer encore la collaboration à l’avenir. À quoi est-on parvenu ?

Niveau d'instruction : un nouvel exemple de réussite au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

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A classroom in Yemen
Le « stock d'éducation », c’est-à-dire le nombre moyen d'années d'études accomplies par les plus de 15 ans tel qu'il est compilé par Barro et Lee (2013), a augmenté à un rythme régulier au cours des quarante dernières années, et ce dans toutes les régions du monde. Il est cependant une région qui se distingue plus particulièrement, c’est celle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) 

Les jeunes Egyptiens toujours en attente d'emplois

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 World Bank l Kim Eun Yeul

L’éducation et l’emploi sont deux priorités essentielles aux yeux des jeunes Égyptiens. Alors que le pays conjugue ces promesses de changement au futur, les jeunes réclament plus d’emplois et une meilleure éducation maintenant.

Dans quelle mesure les marchés publics peuvent-ils favoriser l’activité des PME au Moyen-Orient et Afrique du Nord ?

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Les décideurs politiques de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord se soucient aujourd’hui davantage des petites et moyennes entreprises. Les PME sont en effet perçues comme un puissant moteur économique pour de nombreux pays de la région : elles contribuent à stimuler la croissance, l’innovation et la concurrence, et jouent également un rôle significatif dans la création de nouveaux emplois sur des marchés où l’offre manque cruellement.

Emploi et fécondité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : les mères à la rescousse ?

Farrukh Iqbal's picture
 Arne Hoel

Dans la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), les nouveaux entrants sur le marché du travail sont confrontés à des structures et à des politiques économiques qui, depuis longtemps, ne produisent plus des emplois en nombre suffisant. Ces dernières années, environ 5 millions de personnes par an ont atteint l’âge de travailler mais seulement 3 millions d’entre elles ont trouvé un emploi. Malheureusement, les troubles politiques actuels, ainsi que les conditions et politiques économiques qui les accompagnent, laissent à penser que le problème du chômage continuera de s’amplifier sur les années à venir.  

Après les Réunions de printemps, l’éducation s’engage sur la voie d’une pratique mondiale

Simon Thacker's picture
cours d’un programme d’alphabétisation pour adultes destiné à de jeunes Marocaines

C’est aujourd’hui le premier cours d’un programme d’alphabétisation pour adultes destiné à de jeunes Marocaines. Ghita s’avance, prend une craie et trace une ligne au tableau : c’est la lettre aleph, la première de l’alphabet arabe, l’une des plus simples à reconnaître et à écrire puisqu’elle se résume à un trait vertical.

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