Du 17 au 21 avril : Suivez les webconférences internationales des Réunions de printemps. Voir le programme


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Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

Harcèlement sexuel : où en sommes-nous en matière de protection juridique des femmes ?

Paula Tavares's picture
Women abused in her home holding her hand up. Stop sexual harassment against women. Violence and abuse in family relations. © Fure/Shutterstock.com


Le mouvement #MeToo a changé notre perception du harcèlement sexuel et, espérons-le, la manière dont nous y faisons face. Les femmes subissent depuis trop longtemps ce type de violence qui étouffe leur voix et compromet leur capacité à agir et à prendre pleinement part à la société et à l’économie.

On ne manque pas de données sur le coût du harcèlement sexuel pour les entreprises (actions en justice, perte de temps de travail et perte d’activité). Mais le harcèlement sexuel a également des effets néfastes sur les opportunités économiques des femmes. Par exemple, faute de possibilité de recours, les femmes ne portent pas plainte mais, comme elles l’indiquent souvent, n’ont d’autre choix que de démissionner. Parfois, elles doivent alors tout recommencer, et ne peuvent donc pas espérer d’augmentations de salaire ni d’évolutions de carrière, ou de revenu potentiel. Or, de nombreux pays n’offrent encore aucune protection juridique contre ce type de violence très répandue.

Une nouvelle publication livre une analyse des tendances mondiales et régionales en matière de protection juridique des femmes contre les violences familiales et le harcèlement sexuel.

À quoi tiennent les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe ?

Gabriela Inchauste's picture
Dans tous les pays européens, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Des données sur les femmes qui travaillent à temps complet dans 30 pays montrent que leur salaire horaire devrait augmenter de 19 % en moyenne pour égaler celui des hommes. Ainsi, en France, où l’écart est proche de la moyenne régionale, leur salaire devrait passer de 584 euros à 697 euros pour une semaine de 40 heures. Dans certains pays, l’écart est encore plus marqué : en 2015, il pouvait représenter un tiers du salaire des femmes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la Scandinavie qui affiche les inégalités les plus faibles, mais la Croatie, la Grèce et la Belgique, où une hausse de 12 % suffirait à combler l’écart. Et la situation n’évolue que très lentement. Sur une période de cinq ans, l’écart ne s’est réduit que dans 10 des 30 pays européens examinés. Dans certains pays, l’écart s’est creusé au cours des cinq dernières années, notamment en Pologne, en Bulgarie, en Lituanie et en France, où il a été multiplié par deux.

 
 

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

Tariq Khokhar's picture

Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture


L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

Kigali Water : quelles leçons tirer de l'un des premiers PPP en Afrique dans le secteur de l’eau ?

Emilio Cattaneo's picture
Photo: People Image Studio | Shutterstock

En cette Journée mondiale de l’eau, le Private Infrastructure Development Group (PIDG) se réjouit de la réussite d’un projet entrepris à Kigali pour améliorer l’approvisionnement en eau.
 
La grande usine de traitement, qui devrait être livrée en 2020, produira 40 mégalitres d’eau potable par jour, soit un tiers de l’approvisionnement total de la capitale du Rwanda. L’eau prélevée dans la rivière Nyabarongo sera traitée avant d’alimenter jusqu’à 500 000 usagers (particuliers, professionnels et industriels). Le projet de Kigali est un jalon important puisqu’il a donné lieu à l'un des premiers partenariats public-privé (PPP) conclus dans le secteur de l’eau en Afrique subsaharienne.
 
L’atteinte de l’ODD 6, à savoir garantir un accès universel à l’eau potable, passera nécessairement par la réalisation de nombreux autres projets de ce type dans les pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne et d’Asie.
 
Voici les enseignements clés à tirer de la réussite du projet de Kigali et dont on pourra s’inspirer pour d’autres projets.

Seychelles : innover pour favoriser l’essor de l’économie bleue

Maria Damanaki's picture
© The Ocean Agency


À 1 600 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Est, en plein océan Indien occidental, les Seychelles sont un archipel de 115 îles qui dépend quasi exclusivement de ses ressources océaniques et qui constitue l’un des principaux points chauds de la biodiversité mondiale. Aujourd’hui, l’« économie bleue » du pays repose essentiellement sur la pêche et le tourisme — une réalité qui, conjuguée à la faible altitude de son territoire, expose particulièrement les populations et l’économie locales aux menaces liées au changement climatique. D’où l’importance de ce plan d’aménagement de l’espace marin.
 
Le changement climatique réchauffe les eaux de surface et la hausse des températures entraîne l’élévation du niveau de la mer. Si nul ne peut prédire les conséquences pour les écosystèmes marins, nous avons déjà constaté une modification des modes de répartition des espèces et l’épuisement de certaines ressources qui, comme les coraux, ne se sont toujours pas remis des effets de phénomènes météorologiques extrêmes survenus il y a une vingtaine d’années.
 
Le parcours des Seychelles, qui ont refusé de se satisfaire du statu quo pour protéger leur patrimoine naturel, est exemplaire. En 2016, l'archipel a conclu un accord inédit avec l’ONG The Nature Conservancy pour convertir une partie de sa dette en actions en faveur de la nature. L’accord prévoit le rachat de 21 millions de dollars de dette publique et un refinancement à des conditions plus favorables afin d’affecter directement une partie des remboursements à des projets d’adaptation au changement climatique, de développement de la pêche durable et de conservation marine, mais aussi de constituer un fonds de dotation pour les futures générations de Seychellois.

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

Klaus Deininger's picture
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Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.

Joignons nos forces pour éviter les conflits et protéger les populations les plus vulnérables

Franck Bousquet's picture
Des participants de 90 pays et de 400 organisations se sont joints au Forum sur la fragilité 2018 afin d'explorer les approches de développement, d'aide humanitaire et de sécurité afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde. © Banque mondiale


En Syrie, au Myanmar, au Yémen ou encore au Soudan du Sud, des centaines de milliers de personnes perdent leur vie, leur dignité ou leurs moyens de subsistance. La lutte contre la pauvreté passera obligatoirement par la promotion de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans ces régions dévastées par les crises et les conflits. Et ce, d’autant plus que d’ici 2030, plus de la moitié des pauvres vivront, selon les prévisions, dans des pays en situation de fragilité.

La semaine dernière, les représentants de plusieurs États et organisations internationales se sont réunis pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité, organisé par la Banque mondiale : un grand pas en avant pour la communauté internationale. En effet, grâce aux témoignages directs des principaux concernés, nous avons affiné notre compréhension des enjeux de la fragilité et réfléchi, ensemble, à ce qu’il est impératif de mettre en place pour y faire face.

Nous avons compris, au travers de l’éclairage apporté par les intervenants du Forum que, pour désamorcer des situations de crises, nous devions intensifier nos interventions en faveur des économies de ces pays avant qu’ils ne basculent dans le conflit. Quatre axes d’action urgente ont notamment été identifiés.

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 


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