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Guatemala

Démystifier l'apprentissage automatique pour mieux gérer les risques de catastrophe

Giuseppe Molinario's picture

L’« intelligence artificielle » peut apparaître à certains comme un terme mystérieux évoquant essentiellement des robots et des supercalculateurs. Pourtant les algorithmes d’apprentissage automatique et leurs applications, même s’ils peuvent être complexes sur le plan mathématique, sont relativement simples à comprendre. D'ailleurs, les spécialistes de la gestion des risques de catastrophe et de la résilience les utilisent de plus en plus pour collecter des données plus fiables sur les risques et la vulnérabilité, prendre des décisions mieux éclairées et, en définitive, sauver des vies.

Bien que l’on utilise souvent indifféremment les deux termes, les implications de l’intelligence artificielle vont bien plus loin que celles de l’apprentissage automatique. L’intelligence artificielle évoque des images de futurs sombres, comme dans Terminator, mais en réalité, ce dont nous disposons aujourd'hui et pour longtemps encore, ce sont simplement d’ordinateurs qui apprennent à partir de données, de manière autonome ou semi-autonome — d’où le terme d’apprentissage automatique ou machine learning en anglais.

Une note d'orientation (a) publiée par la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR) (a) clarifie et démystifie les concepts d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle. Plusieurs études de cas spécifiques illustrant les applications de l’apprentissage automatique pour la gestion des risques de catastrophe y sont détaillées. Cette note d’orientation est précieuse pour de nombreux acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de la gestion des risques de catastrophe sur le terrain, des spécialistes des données sur les risques ou de toute autre personne intéressée par ce domaine de l’informatique.

L'apprentissage automatique sur le terrain 

Dans l’une de ces études de cas, des images prises par des drones et des photos à l’échelle de la rue ont été intégrées aux algorithmes pour détecter automatiquement les bâtiments dont la structure est fragile ou les plus susceptibles de s’effondrer lors d’un séisme. Il s’agit d’un projet mis en œuvre à Guatemala City par l’équipe d’appui aux activités de géolocalisation de la Banque mondiale (GOST), et c’est l’une des très nombreuses situations pour lesquelles de grandes quantités de données, traitées par apprentissage automatique, peuvent avoir des répercussions très concrètes et considérables sur les vies et les biens en cas de catastrophe.

Le déploiement des innovations dans l’agriculture : coup de projecteur sur l’Afrique

Simeon Ehui's picture
Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest est en train de mettre en place un système alimentaire soutenable et équilibré afin de créer des emplois pour les jeunes. Photo: Dasan Bobo/Banque mondiale

Peu de débouchés intéressants, des rendements qui ne décollent pas et des exploitations de petite taille : voilà ce à quoi les débats réduisent le secteur agroalimentaire africain depuis trop longtemps.

La révolution de l’intelligence artificielle au service de la résilience des habitations

Sarah Elizabeth Antos's picture
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Les algorithmes d’apprentissage automatique excellent à traiter des questions fermées qui supposent des réponses par oui ou non. Ils pourront par exemple balayer une quantité massive de données et nous dire si l’utilisation d’une carte de crédit semble frauduleuse ou si telle photo contient un chat. Mais ce n’est pas tout : ils peuvent aussi répondre à des questions complexes et subtiles.

Aujourd’hui, les algorithmes d’intelligence artificielle peuvent détecter plus de 100 types (a) de tumeurs cancéreuses avec une fiabilité supérieure à celle d’un œil humain expérimenté (a). De quoi nous donner des idées : et si l’apprentissage automatique pouvait nous aider à mieux localiser les populations et à en savoir plus sur leur habitat ? Dans les villes à l’expansion galopante et exposées aux catastrophes naturelles, pourrions-nous savoir si le mur d’une maison risque de s’effondrer durant un tremblement de terre ou un toit de s’envoler en cas d’ouragan ?

L’autre crise des réfugiés

Alys Willman's picture
Crédit photographique : Rapport Children on the Run du HCR
© Crédit photographique : Rapport Children on the Run du HCR

Il n’y a pas que la guerre qui pousse à l’exil.

Un de mes amis a grandi au Honduras. À son passage à l’adolescence, il a inévitablement attiré l’attention des gangs de rue locaux. Il parvenait à leur échapper en rentrant directement chez sa grand-mère à la fin des cours. Il n’en ressortait que le lendemain matin pour repartir au collège.

Sa mère l’appelait chaque jour sur Skype ; elle s’était installée aux États-Unis, alors qu’il n’avait que trois ans, pour y travailler comme nounou. Elle s’interrogeait : devait-elle le faire venir auprès d’elle ?. Beaucoup de ses amis avaient opté pour cette solution, mais leurs enfants s’étaient retrouvés en prison ou étaient tombés aux mains des gangs qui avaient déjà tenté de les recruter au Honduras.

Elle se décide le jour où son fils lui envoie une photo de trois victimes assassinées par un gang aux portes de son école.

Retards de croissance dus à la malnutrition : le visage de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture

Dans le monde, 165 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, une conséquence directe de la malnutrition chronique. Les atteintes se manifestent pendant la grossesse et au cours des deux premières années de la vie, enclenchant un processus irréversible sans guère d’espoir de rattrapage, avec le risque d’avoir compromis à jamais l’épanouissement de l’individu.

Nous savons que la malnutrition tue et qu’elle entretient la pauvreté et ralentit la croissance économique. Près de la moitié des décès d’enfants dans le monde découle de la malnutrition. J’ai pu constater dans mon pays natal, l’Indonésie, à quel point les retards de croissance dus à la malnutrition étouffent dans l’œuf toute perspective d’avenir pour les enfants qui en sont victimes. Un enfant qui souffre de malnutrition réussira moins bien à l’école que ses camarades mieux nourris et décrochera plus tôt, compromettant ainsi ses chances de gagner correctement sa vie plus tard. Des données recueillies au Guatemala montrent que les garçons correctement alimentés avant leurs trois ans gagnent pratiquement 50 % de plus que les autres à l’âge adulte et que, dans la même situation, les filles ont plus de chances d’obtenir une source indépendante de revenu et sont moins susceptibles de vivre dans un ménage pauvre.

La malnutrition obère l’avenir des individus et des nations. Selon des estimations récentes, ses effets coûteraient jusqu’à 11 % du produit national brut en Afrique et en Asie. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et œuvrer pour une prospérité partagée, le monde doit s’engager à enrayer le fléau de la malnutrition et ses conséquences délétères sur la croissance des enfants. Cette semaine, se tient à Londres une manifestation de haut niveau sur cet enjeu crucial, à laquelle je participerai.

Vingt ans plus tard, on ne parle toujours pas assez de sexe

Keith Hansen's picture

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Au cours des vingt dernières années, cette région a considérablement accru le niveau des échanges sur l’épidémie et le degré de sensibilisation. Les pays ont élaboré des stratégies nationales de lutte contre le VIH/sida (a), intégré les programmes de lutte contre l’épidémie à leurs systèmes de santé et sont parvenus à informer et sensibiliser la quasi-totalité du grand public sur les facteurs de risque du VIH.

 

Cependant, on continue à ne pas assez parler de sexe.