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Liban

Le verdissement du secteur énergétique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

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 Robert Robelus l World Bank

Dans les discussions que j’ai avec mes collègues qui travaillent sur le changement climatique, une question revient souvent : comment le secteur de l’énergie au Moyen-Orient s’adaptera-t-il à un monde soumis à la contrainte carbone ? En mai 2015, ma messagerie s’est retrouvée inondée d’articles reprenant les propos du ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minières : selon M. Ali al-Naimi, l’Arabie saoudite aspire à devenir un acteur mondial dans le solaire et l’éolien, et pourrait, dans les prochaines années, se mettre à exporter des énergies renouvelables en lieu et place des hydrocarbures.

#YouStink : le hashtag qui mobilise la jeunesse libanaise pour la cause de l’environnement

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 Shutterstock/ Nattapol Sritongcom

Le 17 juillet, la décharge de Naamé, au sud de Beyrouth, fermait sous la pression des habitants des localités alentours, exaspérés par l’afflux des déchets provenant de la capitale libanaise et de la région du Mont-Liban. Résultat, et à défaut d’alternative, les ordures ont commencé à s’entasser dans les rues de Beyrouth et des environs.

Le monde arabe a besoin d’une refonte du secteur de l’énergie pour mettre fin aux coupures d’électricité

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Skyline of Dubai with high voltage power supply lines - Philip Lange l Shutterstock.com

Lorsque j’ai commencé à travailler dans la Région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord il y a deux ans, j’ai découvert avec surprise que la région, pourtant dotée de larges ressources énergétiques (production de 30 % du pétrole mondial ; 41 % des gisements de gaz naturels connus ; principaux produits d’exportation : les hydrocarbures), satisfait tout juste la demande intérieure en électricité, en raison de pénuries chroniques en gaz.

Tunisie : Mieux comprendre la corruption pour mieux la combattre

Franck Bessette's picture
Ljupco Smokovski l Shutterstock.com

La corruption dans le secteur public est un phénomène multidimensionnel, complexe, qui peut prendre des formes multiples et se révéler dans des domaines variés. Elle va de la petite corruption de l’agent public qui monnaye sa clémence ou son intervention aux pratiques de lobbying et aux problématiques de financement de la démocratie. Elle s’étend de la passation des marchés publics à la gestion des conflits d’intérêt.  Elle est source de  protection des dénonciateurs ainsi que  tous les cas de favoritisme et de détournement de fonds publics.

La révolution technologique dans le monde arabe : une incitation à considérer les populations comme des atouts et pas des problèmes

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internet - street sign in Arabic l Shutterstock - Vladimir Melnik

Il n'est pas vraiment surprenant que le pays du monde abritant le plus grand nombre d’utilisateurs de YouTube par habitant soit l'Arabie saoudite. Ce qui a de quoi surprendre, en revanche, c’est que les femmes constituent la majorité de ces utilisateurs, alors que l'audience globale de YouTube est principalement masculine. Encore plus étonnant, les contenus d'ordre éducatif sont, en Arabie saoudite, la catégorie la plus consultée sur YouTube. 

Les populations déplacées au Moyen-Orient : quelles chances de retour ?

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Alors que les combats continuent de faire rage dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Iraq, Libye, Syrie et Yémen), les 15 à 16 millions de réfugiés et personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays à cause des conflits (a) représentent un phénomène inédit et dont l’ampleur ne fait que s’accentuer. Une proportion significative de ces exilés se trouve dans sept pays (Égypte, Iraq, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Turquie), tandis qu’un nombre considérable d’entre eux cherche refuge en Europe et que, d’autres, moins nombreux, ont trouvé asile à Oman (a), en Somalie (a) ou ailleurs. 

La jeunesse arabe croit-elle encore à la démocratie ?

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En 2010, juste avant le Printemps arabe, la société de conseil ASDA’A du groupe Burson-Marsteller avait observé dans son enquête portant sur la jeunesse arabe* une vive hausse de l’insatisfaction sociale des jeunes de la région. L’idéal démocratique figurait alors au sommet de leurs attentes : 92 % des répondants avaient pour principal souhait de « vivre dans une démocratie ». Le même sondage organisé début 2015 marque un tassement de ces aspirations.
 

La générosité a ses limites : qui aide le Liban et la Jordanie à accueillir les réfugiés syriens ?

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Le Liban et la Jordanie fournissent à la communauté internationale un bien public mondial en accueillant un nombre impressionnant de réfugiés syriens fuyant le conflit qui fait rage dans leur pays. Ils sont actuellement plus de deux millions à vivre dans ces deux pays, voisins de la Syrie, lesquels ont des ressources limitées mais ne s’en montrent pas moins incroyablement généreux en leur ouvrant la porte sans hésiter, dans un élan d’humanité que l’histoire moderne n’avait jamais connu. 

Développement de la petite enfance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : un impératif évident

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Le développement de la petite enfance est un investissement qui rapporte gros et durablement. Et, pour une fois, les arguments économiques et scientifiques convergent dans le même sens. James Heckman et d’autres spécialistes ont mesuré avec rigueur les effets produits par ces investissements sur le plan économique. Ces évaluations d’impact indiquent que les enfants à qui on lit des livres, qui fréquentent des établissements préscolaires et qui sont, plus généralement, stimulés depuis la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans ont plus de chances d’être scolarisés, d’être en meilleure santé et d’être plus productifs à l’âge adulte. 

Douze raisons qui font que le monde arabe doit davantage veiller au développement du jeune enfant

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 Arne Hoel

Les inégalités se manifestent très tôt. Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), elles apparaissent avant la naissance, parce que les soins prénatals ne sont pas offerts à tous, et perdurent dans la jeune enfance, selon le degré d’accès aux nutriments essentiels à une bonne alimentation, aux services de santé et à l’éducation préscolaire. Se priver de l’un ou l’autre de ces facteurs clés de développement, c’est prendre le risque de désavantager irrémédiablement un enfant pendant toute sa scolarité et plus tard dans sa vie d’adulte, avec la possibilité de voir ces inégalités ancrées dès le plus jeune âge rejaillir sur la génération suivante, créant un cercle vicieux de pauvreté. 

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