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Liban

Les échanges d’électricité entre la Tunisie et l’Italie pourraient stabiliser la région MENA

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 Anton Balazh l Shutterstock/NASA

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord n’avait jamais autant souffert qu’aujourd’hui du vieillissement de son infrastructure, étant donné, tout particulièrement, la forte augmentation de sa demande d’électricité. D’après les estimations, les besoins en électricité augmenteront de 84 % d’ici 2020, ce qui nécessitera 135 gigawattheures (GW) de capacités de production supplémentaires et 450 milliards de dollars d’investissements. La recherche de solutions nouvelles qui permettront une fourniture d’électricité adéquate et viable dans la région est devenue un impératif.
 

La reine de Jordanie et de hauts responsables appellent à résoudre rapidement la crise des réfugiés

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Le président Jim Yong Kim discute avec la reine Rania de Jordanie. © Grant Ellis/Banque mondiale
Le monde a besoin de changer d’approche pour faire face au nombre historiquement élevé de personnes déplacées de force : c’est le message qu’ont adressé la reine Rania de Jordanie et plusieurs autres personnalités officielles de haut rang réunies aujourd’hui.

« C'est une crise mondiale, et nous nous leurrons si nous pensons qu'elle peut être circonscrite », a prévenu la reine lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, à l’ordre du jour desquelles les migrations forcées figurent en bonne place dans le contexte d’une crise des réfugiés qui, au cours de l'année écoulée, s'est étendue du Moyen-Orient jusqu'en Europe.

Le pétrole bon marché peut être une bénédiction pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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AlexLMX l Shutterstock

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord cumule les extrêmes. Le chômage y est plus élevé que dans n’importe quelle autre région en développement, particulièrement chez les femmes et les jeunes, avec un taux deux fois supérieur à la moyenne. Ses économies font partie des moins diversifiées, puisque l’indice Herfindahl (qui mesure la concentration des exportations autour de quelques produits de base) va de 0,6 à 1 pour la plupart des pays. La région MENA affiche aussi l’un des plus forts taux de pannes de courant par mois. Le rapport entre masse salariale publique et privée est l’un des plus élevés du monde.  Enfin, la région bénéficiait, jusqu’à récemment, d’une croissance annuelle du PIB de 4 à 5 %, même si cette moyenne masque une trajectoire de croissance très irrégulière.

Résoudre l’urgence de l’éducation au Liban

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Mohamed Azakir l World Bank

Le conflit en Syrie a mis à mal le système éducatif du pays : les enseignants et les élèves se sont retrouvés déplacés, tout comme leur famille, et voilà plusieurs années maintenant que de nombreux jeunes réfugiés syriens sont déscolarisés. Sur les quelque 340 000 Syriens âgés de 6 à 17 ans enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) au Liban, près de 45 % fréquentent des établissements scolaires libanais, tandis que d’autres reçoivent une éducation privée, semi-privée et non scolaire.

Du printemps à l’automne arabe : des lendemains qui déchantent pour les femmes

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Moroccan Woman protesting - Arne Hoel l World Bank

Divers travaux universitaires et études se sont intéressé à la place des femmes dans la vie publique des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) au lendemain du Printemps arabe. En raison de la part qu’elles y ont prise, les soulèvements de 2011 marquent en effet un tournant majeur dans le rôle politique dévolu aux femmes du monde arabe. Mais ces mouvements, à l’origine laïques et égalitaires, ont aussi libéré des forces conservatrices pendant longtemps réprimées qui rognent les avancées réalisées par les féministes arabes ces dernières décennies.

Malgré leur niveau d’études élevé, les femmes arabes n’ont toujours pas accès à l’emploi

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D’après l’édition 2015 du rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes (Global Gender Gap Report), 13 des 15 pays affichant les plus faibles taux de participation des femmes à la vie active se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MENA). Le Yémen affiche le taux le plus bas, suivi par la Syrie, la Jordanie, l’Iran, le Maroc, l’Arabie saoudite, l’Algérie, le Liban, l’Égypte, Oman, la Tunisie, la Mauritanie et la Turquie.

Pourquoi les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient développer le bénévolat chez les jeunes

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Imaginez plus d’un millier de jeunes Libanais de tous horizons rassemblés dans un grand amphithéâtre. Certains chantent l’hymne du pays en agitant le drapeau national. D’autres se donnent la main et se mettent à hurler dès que leur photo ou celles de leurs nouveaux amis apparaissaient sur le grand écran. Tous ces jeunes gens ont un point commun : ils ont laissé de côté leurs différences socio-économiques, religieuses ou politiques pour offrir de leur temps libre et travailler ensemble afin de mettre en œuvre des projets communautaires à travers le pays.

Fragilités, conflits et catastrophes naturelles : une approche intégrée de la résilience ?

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Un agent de l’Union européenne évalue les dommages subis par un immeuble d’habitation en Ukraine. Crédit photographique : Union européenne

Le constat est simple mais capital : les guerres et les catastrophes naturelles sont liées, et il est indispensable d’analyser la nature de ces liens si l’on veut améliorer le sort de millions de personnes à travers le monde.

On a assisté ces dernières décennies à une aggravation alarmante de l’impact des catastrophes naturelles, qui s’explique notamment par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher : on estime que les pertes économiques qui en découlent atteignent aujourd’hui entre 150 et 200 milliards de dollars chaque année, contre 50 milliards dans les années 80. Mais il existe une autre donnée importante : plus de la moitié des personnes touchées par des catastrophes naturelles vivaient dans des États fragiles ou en situation de conflit.

Les problèmes juridiques des réfugiés

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Refugees - Lukasz Z l Shutterstock

Comme d’autres groupes vulnérables, les réfugiés courent le risque de se heurter à des problèmes juridiques. Ces problèmes sont souvent directement liés au statut de déplacé, mais ils reflètent aussi des difficultés plus générales auxquelles les populations pauvres sont confrontées au plan de la famille et du droit civil et pénal. Plus le déplacement d’une personne se prolonge, plus les problèmes juridiques tendent à se multiplier, surtout ceux qui sont les moins directement liés aux déplacements de population. Or, ces problèmes commencent à mettre les institutions locales à rude épreuve. Selon le ministère de la Justice, le nombre de dossiers a augmenté de 84 % à Mafraq, de 77 % à Irbid et de 50 % à Amman, trois zones ayant accueilli un nombre considérable de réfugiés. 

Redonner du travail aux Syriens : les pays d’accueil et les réfugiés y gagnent

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 John Speakman l World Bank

J’ai passé les six dernières semaines à réfléchir à la question suivante : comment pourrions-nous offrir des possibilités d’emploi aux réfugiés syriens, en particulier dans les pays proches de la Syrie ? Il y a une dizaine d’années de cela, je travaillais au développement du secteur privé dans ce pays et, alors que je connaissais déjà la quasi-totalité des pays du Moyen-Orient, j’ai été frappé par le potentiel industriel de la Syrie. Tandis que je flânais dans les souks d’Alep et de Damas, tous les sens en éveil, j’ai découvert les extraordinaires capacités des artisans qui fabriquaient des meubles, des objets, des tissus ou des pâtisseries. C’est pourquoi, en réfléchissant à la façon dont la Banque mondiale pourrait aider les réfugiés syriens, je me suis rapidement dit qu’il faudrait nous appuyer sur ces entrepreneurs et artisans et sur leur riche savoir-faire.

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