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Liban

Questions/réponses : L’importance du développement de la petite enfance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

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 Egyptian Studio / Shutterstock.com

Alors qu’une nouvelle année scolaire démarre dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), des millions d’enfants se préparent activement à faire leur rentrée. Certains, piégés par les conflits, risquent de ne pas aller du tout à l’école ; d’autres commenceront cette année dans un pays voisin du leur. En temps de paix comme en temps de guerre, dans toute la région MENA, il convient de privilégier davantage l’éducation et les soins prodigués pendant la petite enfance. Safaa El Tayeb El-Kogali, chef de service au pôle mondial d’expertise en Éducation de la Banque mondiale, est co-auteur d’une étude sur le développement de la petite enfance parue en 2015, qui a fait le constat qu’à quelques exceptions près, les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) sont en retard en la matière.

Pour conquérir les marchés, les start-up des pays arabes ont besoin de partenaires, de trajectoires et de talents

Jamil Wyne's picture
 dotshock | Shutterstock

L’accès aux marchés est un facteur critique de croissance pour les start-up du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Les start-up qui veulent se développer doivent, dès le premier jour, parier pour des stratégies de croissance régionale et non pas simplement nationales. Mais se frayer un chemin dans des pays étrangers est une opération complexe et dépend beaucoup de la capacité à trouver des trajectoires, des talents et des partenaires pour favoriser cette expansion.

La réalité virtuelle, un outil de sensibilisation aux défis du développement

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La réalité virtuelle devient un outil de sensibilisation pour la Banque mondiale


Grâce à un film de réalité virtuelle produit par la Banque mondiale pour montrer la détresse des réfugiés et des communautés d’accueil, j’ai pu « pénétrer » dans l’abri de fortune d'une famille syrienne, à Beyrouth (Liban).
 
Nombreux sont ceux qui estiment que la réalité virtuelle risque de nous faire oublier le monde réel, celui dans lequel nous vivons — mais je ne suis pas de cet avis. Elle nous permet au contraire de toucher du doigt la condition humaine. Elle nous offre des solutions inédites pour comprendre et communiquer les uns avec les autres. Ce faisant, elle nous donne la possibilité de tendre la main à ceux qui en ont besoin !
 
Et c’est bien évidemment pour ces raisons que des organisations de développement comme la Banque mondiale produisent désormais des vidéos de réalité virtuelle au format 360°. Leur intérêt ? Une capacité étonnante à susciter la sympathie du spectateur.

La pauvreté a aussi une dimension juridique

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Alexandria, Egypt - Emad Abdel Hady

Le Metropolitan Policy Program et le Center on Children and Families de la Brookings Institution ont publié il y a quelques mois une étude sur les aspects multidimensionnels de la pauvreté et la question raciale aux États-Unis (a). Ce travail montre pourquoi il est important d’appréhender la pauvreté dans ses diverses dimensions : une dimension économique caractérisée par de faibles revenus, une dimension éducative associée à un faible niveau d’éducation, une dimension sanitaire, avec l’absence d’assurance santé, une dimension territoriale, car la pauvreté est concentrée géographiquement, et, enfin, sous l’angle du chômage.

Le monde arabe pourrait jouer un RÔLE DÉCISIF dans la lutte contre le CHANGEMENT CLIMATIQUE

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55 est LE nombre magique. En effet, si 175 parties (174 pays plus l’Union européenne) ont signé l'accord de Paris en avril dernier à New York, ce n’est pas suffisant. Ce qui compte, ce n’est pas seulement le nombre de pays signataires, mais celui des pays qui l’adopteront définitivement en le ratifiant. Ce n’est qu’à partir du moment où l’accord de Paris est ratifié qu’il devient opérationnel et juridiquement contraignant.

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

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​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

Apprentissage des langues : comment renforcer la résilience des réfugiés syriens et des communautés d’accueil

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Syrian refugee children in the Ketermaya refugee camp

Aujourd’hui, 400,000 enfants syriens d’âge scolaire vivant en Jordanie et au Liban ne sont pas scolarisés. Pire encore en Turquie, où, selon les estimations du HCR, 433 000 réfugiés d’âge scolaire ne vont pas à l’école. Et l’on compte plus de 27 000 enfants non scolarisés dans la région du Kurdistan d’Iraq.

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

Jim Yong Kim's picture
Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

Une émission de téléréalité arabe qui met à l’épreuve notre humanité et notre empathie

Bassam Sebti's picture
C’est le ramadan et, sur les chaînes de télévision arabes, l’heure est aux séries, feuilletons, émissions de cuisine et autres jeux grand public. Parmi cette offre foisonnante de programmes, il y en a un dont tout le monde parle. C’est Al Sadma (« le choc »), version arabe de What Would You Do (« que feriez-vous ? »), une émission américaine de téléréalité en caméra cachée.

Mais, contrairement à d’autres émissions du même type, Al Sadma en appelle au sens moral et scrute notre humanité. Diffusée aux alentours de l'iftar, le repas quotidien traditionnel de rupture du jeûne, cette émission de divertissement capte les réactions des gens en présence de situations alarmantes. Ces mises en scène sont filmées en Égypte, au Liban, en Iraq, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis...

L’impact des prix pétroliers se fait ressentir au-delà des frontières

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Puits de pétrole en Russie © Gennadiy Kolodkin/Banque mondiale

Deux rapports publiés récemment par la Banque mondiale — l’un concernant les produits de base et l’autre les envois de fonds —laissent entrevoir une dynamique actuellement à l’œuvre dans le monde : la chute des cours pétroliers, de 100 dollars le baril en juin 2014 à 27 dollars ces derniers mois, s’est accompagnée d’une baisse des fonds envoyés vers leur pays d’origine par les migrants travaillant dans les pays producteurs de pétrole. Cette baisse explique en grande partie pourquoi les transferts d’argent vers les pays en développement ont décliné en 2015 pour tomber à leur taux de croissance le plus bas depuis la crise financière de 2008-2009.


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