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Namibie

Lauréats 2019 du concours #Blog4Dev : les jeunes Africains ont des idées plein la tête pour combler le fossé numérique

Hafez Ghanem's picture


Au mois d’octobre dernier, alors que je me trouvais dans les bureaux de la Banque mondiale à Lusaka lors de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une pléiade de jeunes esprits brillants de Zambie et d’ailleurs en Afrique. Ces rencontres m’ont procuré un regain d’énergie et beaucoup d’espoir pour l’avenir du continent. Depuis, je ne manque jamais de dialoguer avec la jeunesse à chacune de mes visites dans des pays africains, comme récemment au Ghana, en Côte d'ivoire et au Sénégal avec de jeunes entrepreneurs du secteur technologique. À l’issue de chacune de ces discussions, mon enthousiasme ne fait que grandir : ces jeunes sont un atout phénoménal pour l’Afrique ! 
 

Quelle concordance entre les priorités des Africains, les ODD et les performances des gouvernements ? Les derniers résultats de l’enquête Afrobaromètre

Ambitieux, les objectifs de développement durable (ODD) que les Nations Unies se sont fixés d’ici 2030 soulèvent un certain nombre de difficultés, dont celle-ci : par où commencer ?

Le projet d’enquête et de recherche Afrobaromètre, qui mesure l’état de l’opinion publique dans plus de 30 pays d’Afrique, soutient qu’il faut impérativement commencer par interroger les gens.

Services urbains : les systèmes d’eau prépayée en Afrique

Chris Heymans's picture

Les systèmes de prépaiement peuvent-ils élargir l’accès aux services de l’eau aux populations défavorisées des villes et centres urbains d’Afrique ? Peuvent-ils en améliorer la qualité ? Cette solution peut-elle au contraire interdire aux plus pauvres un plus large accès à l’eau ? Les systèmes de prépaiement sont-ils trop coûteux, imposent-ils de nouvelles contraintes sur le plan technique, social et de l'accessibilité des prestataires de service qui peinent déjà à répondre à une demande en eau croissante ? Et qu’en pensent les usagers ?

Pour remédier aux inégalités, il faut commencer tôt

Ana Revenga's picture

Alors que le thème des inégalités (a) semble être aujourd’hui l’objet de tous les débats, je me réjouis, pour ma part, de voir cette question au premier plan des discussions sur le développement.

Nous pouvons envisager les inégalités sous des aspects multiples et souvent corrélés. L’inégalité des résultats est en l’une des formes les plus manifestes : il s’agit de ces différences que l’on observe dans les résultats scolaires, la réussite professionnelle ou encore les revenus et qui, en soi, ne sont pas forcément mauvaises. Voir ses efforts, son talent et ses choix de vie récompensés incite à l’innovation et à l’entrepreneuriat, et contribue à stimuler la croissance.

Cependant, toutes les inégalités ne sont pas « bonnes ». Lorsque celles-ci se perpétuent parce que ceux qui sont nés pauvres n’ont systématiquement pas accès aux mêmes chances que ceux qui sont nés riches, il en découle une profonde inégalité structurelle qui nuit à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la cohésion sociale. Or ces graves inégalités connaissent une ampleur que nous déplorons. Lorsque nous étudions ce qui se produit aujourd’hui dans de nombreux pays, nous observons des écarts de revenus considérables, persistants, voire croissants, entre les riches et les pauvres. Et nous constatons que ceux qui naissent pauvres ou défavorisés ont tendance à le rester, sans grande possibilité de s’extraire de leur condition.

Comment expliquer ce phénomène ? Et comment y remédier ? Il convient de prendre du recul sur cette question et de nous interroger sur l’origine des inégalités. C’est là que le concept d’égalité des chances entre en jeu, une notion qui renvoie grosso modo à la possibilité pour un enfant d’accéder aux services de base qui lui permettront d’exprimer son potentiel indépendamment des circonstances de sa naissance (sexe, région géographique, origine ethnique et milieu familial). Trop souvent, l’accès à des services aussi élémentaires que l’électricité, l’eau potable, l’assainissement, la santé et l’éducation est beaucoup plus limité chez les enfants nés dans une conjoncture qui les désavantage. Les enfants issus de milieux défavorisés sont placés, dès leur venue au monde, sur une trajectoire où les inégalités au berceau bornent leurs chances et leur potentiel et conditionnent leur vie future.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

Rachel Kyte's picture

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.