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Nigéria

Félicitations aux premiers diplômés du « Certificat en journalisme du développement »

Haleh Bridi's picture

Lorsque que je travaillais en Afrique, j’ai souvent remarqué que beaucoup de journalistes n’avaient pas reçu de formation spécifique en matière de développement. Cela pouvait parfois les empêcher de bien appréhender les problématiques liées au développement, et par extension, d’informer le public sur les choix et les activités de développement mis en œuvre dans les différents pays. Mon équipe et moi avons donc eu l’idée d’aider les journalistes à mieux se former sur les enjeux du développement de leur continent, pour leur permettre de « changer l’approche narrative de l’Afrique ».

C’est pour contribuer à ce changement que la Région Afrique de la Banque mondiale a mis en place avec succès une approche innovante : un cours en ligne et gratuit pour 100 journalistes d’Afrique francophone sélectionnés sur dossier.

 

Secteur des transports : une féminisation en marche, mais encore insuffisante

Katrin Schulz's picture
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À partir du mois de juin, 9 millions de femmes (a) pourront prendre le volant en Arabie saoudite, après l’annonce, en septembre 2017, de la levée de l’interdiction de conduire dont elles faisaient l’objet. Alors que l’attention internationale s’est focalisée sur le cas extrême de l’Arabie saoudite, on oublie que, dans plusieurs pays du monde, certains emplois de conducteurs sont interdits aux femmes. Dans sa dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, la Banque mondiale recense ainsi 19 pays dans lesquels le travail des femmes dans le secteur des transports est soumis à des restrictions qui ne s’appliquent pas aux hommes.
 
Dans des pays comme le Belize, la Dominique et le Nigéria, les femmes ne peuvent pas travailler dans le transport de marchandises ou de personnes la nuit — une interdiction qui trouve probablement son origine dans des lois remontant à l’époque coloniale et reposant sur des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) aujourd’hui dépassées. Dans la Fédération de Russie, comme au Bélarus, au Kazakhstan et en Ouzbékistan, nombre d’emplois dans les transports sont inaccessibles aux femmes. Dans ces pays, les métiers de conducteur de train, de poids lourd, de métro ou de bus ne se conjuguent pas au féminin.

Pourquoi est-il important de réformer des lois discriminatoires ?

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture

L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

Franck Bousquet's picture
© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

Simeon Ehui's picture
© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous. 

Vaut-il mieux saupoudrer les allocations familiales ou les verser en bloc ? Conclusions d’une étude menée au Nigéria

Gautam Gustav Bastian's picture



Imaginez qu’un jour, en consultant vos e-mails, vous trouviez un message vous annonçant un trop-perçu d’impôt d’un montant de 1 200 dollars ! Passée la première réaction de joie, vous poursuivez la lecture. Et là, vous découvrez que vous devez choisir entre deux options de remboursement : soit vous toucherez 100 dollars tous les mois, soit vous toucherez 300 dollars tous les trois mois, le tout sur une période d’un an.

L’agriculture, une voie d’avenir pour les jeunes ?

Luc Christiaensen's picture
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Le secteur agricole continue d’offrir de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes, sur les exploitations et en dehors. Y compris pour les jeunes ?
 
Quels sont les secteurs qui pourraient employer (a) les jeunes demain ? On pense tout de suite à la technologie et à l’internet, mais pas à l’agriculture. En effet, le développement économique s’est toujours accompagné d’un recul de l’emploi agricole. En outre, les méthodes de production alimentaire traditionnelles ne sont pas particulièrement attrayantes… Mais les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train de révolutionner ce secteur, tandis que l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires amènent à repenser la façon dont les aliments sont transformés, commercialisés et consommés. Dans ce contexte, l’agriculture est-elle une voie d’avenir pour les jeunes ?

Placer la santé et l’autonomisation des femmes au cœur du développement

Kristalina Georgieva's picture
Registered nurses look after newborns at a maternity hospital in Freetown Sierra Leone. © Dominic Chavez/World Bank
Des infirmières veillent sur des nouveaux-nés dans une maternité à Freetown, en Sierra Leone.
© Dominic Chavez/Banque mondiale

La semaine dernière était l'occasion de célébrer la Journée mondiale de la population, aussi connue comme la Journée de la démographie. Cela m’a fait penser à la joie qu’apportent les enfants et au droit des femmes à décider de leurs grossesses. Une liberté importante pour les femmes. Et pour la société. Il ne peut y avoir de développement durable sans autodétermination des femmes – et il ne peut y avoir d’autodétermination des femmes sans systèmes de santé garantissant l'accès à des services de santé maternelle et reproductive. La planification familiale en fait partie.

La désertification n’est pas une fatalité

Magda Lovei's picture

Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

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