Syndicate content

Nigéria

L’agriculture, une voie d’avenir pour les jeunes ?

Luc Christiaensen's picture
Cette page en : English | Español 
 





Le secteur agricole continue d’offrir de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes, sur les exploitations et en dehors. Y compris pour les jeunes ?
 
Quels sont les secteurs qui pourraient employer (a) les jeunes demain ? On pense tout de suite à la technologie et à l’internet, mais pas à l’agriculture. En effet, le développement économique s’est toujours accompagné d’un recul de l’emploi agricole. En outre, les méthodes de production alimentaire traditionnelles ne sont pas particulièrement attrayantes… Mais les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train de révolutionner ce secteur, tandis que l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires amènent à repenser la façon dont les aliments sont transformés, commercialisés et consommés. Dans ce contexte, l’agriculture est-elle une voie d’avenir pour les jeunes ?

Placer la santé et l’autonomisation des femmes au cœur du développement

Kristalina Georgieva's picture
Registered nurses look after newborns at a maternity hospital in Freetown Sierra Leone. © Dominic Chavez/World Bank
Des infirmières veillent sur des nouveaux-nés dans une maternité à Freetown, en Sierra Leone.
© Dominic Chavez/Banque mondiale

La semaine dernière était l'occasion de célébrer la Journée mondiale de la population, aussi connue comme la Journée de la démographie. Cela m’a fait penser à la joie qu’apportent les enfants et au droit des femmes à décider de leurs grossesses. Une liberté importante pour les femmes. Et pour la société. Il ne peut y avoir de développement durable sans autodétermination des femmes – et il ne peut y avoir d’autodétermination des femmes sans systèmes de santé garantissant l'accès à des services de santé maternelle et reproductive. La planification familiale en fait partie.

La désertification n’est pas une fatalité

Magda Lovei's picture

Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

Sri Mulyani Indrawati's picture

Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

Innovation de rupture: La stratégie la plus viable pour le développement économique en Afrique

Efosa Ojomo's picture

Sans aucun doute, l'Afrique est la région la plus pauvre du monde. Le tableau ci-dessous montre la croissance du produit intérieur brut (PIB) par personne - une mesure imparfaite, mais largement utilisé - pour l'Afrique et le reste du monde. Non seulement le reste du monde est six fois plus riche que l'Afrique, mais son PIB par personne ne cesse d’augmenter. Ces chiffres sont importants car au-delà de représenter les réalités macro-économiques que les gouvernements des pays africains doivent gérer; ils traduisent également les circonstances dans lesquelles des millions de personnes vivent au quotidien. Les chiffres démontrent que depuis les années 90, il faut rajouter plus de 50 millions de personnes en Afrique qui vivent aujourd'hui dans une pauvreté extrême. Il s’agit de millions de bébés, d’enfants et de mères qui meurent chaque année car ils n’ont pas les moyens de s’offrir des médicaments vitaux pour eux. Les chiffres traduisent aussi une flambée du chômage, qui facilite l’enrôlement des jeunes dans des activités terroristes. Les chiffres sont très significatifs.

Fragilités, conflits et catastrophes naturelles : une approche intégrée de la résilience ?

Francis Ghesquiere's picture
Un agent de l’Union européenne évalue les dommages subis par un immeuble d’habitation en Ukraine. Crédit photographique : Union européenne

Le constat est simple mais capital : les guerres et les catastrophes naturelles sont liées, et il est indispensable d’analyser la nature de ces liens si l’on veut améliorer le sort de millions de personnes à travers le monde.

On a assisté ces dernières décennies à une aggravation alarmante de l’impact des catastrophes naturelles, qui s’explique notamment par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher : on estime que les pertes économiques qui en découlent atteignent aujourd’hui entre 150 et 200 milliards de dollars chaque année, contre 50 milliards dans les années 80. Mais il existe une autre donnée importante : plus de la moitié des personnes touchées par des catastrophes naturelles vivaient dans des États fragiles ou en situation de conflit.

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Lumières... Caméra… Action ! Quand les programmes de divertissement deviennent éducatifs

Anushka Thewarapperuma's picture
Les campagnes appelant au changement des comportements sont omniprésentes. Elles sont là pour nous rappeler d'aller faire le vaccin contre la grippe, pour nous informer qu’il est interdit de manger et de boire dans les transports en commun et pour nous inciter à éteindre les lumières quand nous quittons une pièce. Elles utilisent un langage et des références qui nous sont familiers et qui nous paraissent acceptables, pour nous orienter, l’air de rien, vers l’adoption d’un meilleur comportement. L’émergence d’un ensemble de nouvelles technologies et de nouveaux moyens d’information de masse offrent une chance de sensibiliser des millions de personnes à des thématiques comme l’hygiène des mains, les pratiques sexuelles sans risque et la violence sexiste, pour n’en citer que quelques-unes. 

Cependant, bon nombre de ces campagnes restent peu convaincantes, ne parlent pas suffisamment au grand public, et sont véhiculées par des médias démodés et  obsolètes comme des panneaux d’affichage et des prospectus. Des études montrent que les interventions via des médias traditionnels échouent souvent à susciter un changement de comportement, en particulier à long terme. 

C’est là qu’entre en scène le concept d’éducation par le divertissement...

Que se passe-t-il si vous donnez 50 000 dollars à un futur entrepreneur du Nigéria ?

David McKenzie's picture

Le concours YouWiN! a été lancé fin 2011 par le président nigérian et a suscité, dès la première édition, quelque 24 000 candidatures d’entrepreneurs en herbe ou d’entrepreneurs confirmés. Les 6 000 meilleurs dossiers ont bénéficié d’une formation de quatre jours consacrée à la préparation d’un plan d’affaires. Ensuite, un prix de 50 000 dollars en moyenne a été remis à 1 200 lauréats. Parmi eux, 729 avaient été choisis au hasard dans un groupe de 1 841 demi-finalistes, introduisant ainsi une variation expérimentale qui permet d’apprécier les effets de causalité du programme, au lieu d’accorder simplement des dons pour un montant total de 36 millions de dollars. Trois enquêtes annuelles de suivi permettent de vérifier l’évolution des parcours.

À quoi servent ces récompenses ?

Impact sur la probabilité pour un entrepreneur en herbe d’avoir dix employés ou plus

Nourrir l’Afrique de l’Ouest : un agenda pour le commerce régional

Jean-Christophe Maur's picture
L’agriculture est la pierre angulaire des économies africaines : en Afrique subsaharienne, les produits de base — le bétail et la viande, les céréales, les légumineuses, les racines et les tubercules — constituent les principales sources d’apports caloriques. En Afrique de l’Ouest, où vivent 300 millions de personnes, l’agriculture emploie 60 % de la population active. Mais malgré son immense potentiel, la région devient dépendante des importations de denrées alimentaires pour couvrir ses besoins de consommation : celles-ci ont plus que triplé en dix ans.

Pages