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Pakistan

Les 3 angles morts de l’égalité des sexes : le travail, l’éducation et la violence faite aux femmes

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Une femme au Népal
La Journée internationale de la femme est l’occasion de rappeler les avancées manifestes obtenues en quelques décennies sur le front de l’égalité des sexes. Dans bien des pays, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être scolarisées et les femmes vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Malgré ces progrès réguliers, prenons garde à ne pas tomber dans l’écueil de l’autosatisfaction. Ce triomphalisme serait prématuré et dangereux.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est au contraire de raviver le sentiment d’urgence et d’avoir une vision plus claire des obstacles qui subsistent pour améliorer la condition féminine. Car, de fait, des inégalités moins visibles mais tout aussi scandaleuses persistent entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Ces angles morts qu’il nous faut éclairer urgemment concernent trois aspects : l’éducation, le monde du travail et la sécurité des femmes.

Angle mort n°1 : L’éducation des filles

Nous avons fait d’immenses progrès en matière d’accès universel à l’éducation, mais il est une réalité qui nous échappe : celle des filles pauvres, qui sont les plus vulnérables et sont laissées pour compte.

Si, en Inde ou au Pakistan par exemple, les filles des familles aisées peuvent aller à l’école comme les garçons de leur âge, parmi les 20 % d’enfants les plus pauvres, les filles font en moyenne cinq ans d’études de moins que les garçons. Au Niger, seule une fille sur deux va à l’école primaire, seulement une sur 10 va au collège, et seulement une sur 50 va au lycée. Cette situation est révoltante.

Malala, ardente militante pour l’éducation des filles

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Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim en conversation avec Malala Yousafzai, le 11 octobre 2013.
 

C’était il y a précisément un an et deux jours, au nord du Pakistan. Une adolescente est assise à bord d’un car scolaire quand soudain un taliban armé monte à bord, ouvre le feu sur elle et la laisse pour morte.

Nos parents peuvent-ils collecter des données fiables et récentes sur les prix ?

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Depuis quelques années, l’intérêt pour les données haute fréquence sur les prix va croissant. Les grandes tensions économiques récentes – crise alimentaire et envolée des cours de l’énergie notamment – renforcent le besoin de données haute fréquence suffisamment récentes et accessibles librement à tous les utilisateurs. Or, à cause du coût de la collecte de données détaillées à l’échelon infranational, des contraintes entourant leur publication et des délais habituellement constatés avant la diffusion des résultats, les méthodes classiques d’enquête peinent à satisfaire cette demande. Ainsi, alors que les indices des prix à la consommation (IPC) établis dans les pays sont en général publiés tous les mois, les bureaux nationaux de la statistique ne communiquent pas les données de base qui ont permis de les calculer.

 
Crowd sourced price data

Le discours de Malala est une source d’espoir pour les filles du monde entier

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« Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes ». Tel est le message qu’a tenu à délivrer Malala Yousafzai à la tribune des Nations Unies le 12 juillet dernier, le jour de son 16e anniversaire. La jeune écolière pakistanaise, blessée par balle à la tête en octobre dernier alors qu’elle rentrait de l’école, chez elle, dans la vallée de Swat, a conquis son public.

Des jeunes du monde entier étaient venus l’écouter en cette journée particulière, décrétée « Journée de Malala » et qui sera désormais célébrée dans le monde entier pour défendre l’éducation et l’émancipation des filles.

« Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution, l’éducation avant tout ».

Malala est revenue sur les attaques perpétrées dans son pays contre les enseignants et ses camarades, soulignant l’importance du droit des femmes et des filles à l’éducation.

Parce que « ce sont elles qui souffrent le plus ».

En voyage à Lahore, en février dernier, j’ai été frappée par le nombre de jeunes filles scolarisées. Pas un jour n’est passé sans que je puisse voir des gamines en uniforme sur le chemin de l’école. Aujourd’hui, les femmes sont toujours plus nombreuses à travailler et, au lieu de consacrer leur temps libre au ménage, mes cousines peuvent étudier. L’une d’elles a 23 ans. Avant, à cet âge, elle aurait déjà été mariée et mère de famille. C’est sa maman qui l’a poussée à s’inscrire à l’université locale pour aller au bout de son rêve. L’an prochain, son diplôme de finance en poche, elle pourra postuler dans la fonction publique. N’est-ce pas extraordinaire ?

De toute évidence, les choses ont évolué en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances – indépendamment de la caste, de la religion et du sexe.

Pour de nombreuses jeunes filles et jeunes femmes, au Pakistan notamment, Malala est devenue une véritable icône. Son plaidoyer est synonyme d’espoir – de recevoir une éducation et de ne pas être pénalisée par son sexe ou son milieu familial.

« Nous ne pourrons pas réussir si la moitié de l’humanité est tenue à l’écart », a affirmé Malala, appelant les gouvernements, les pays en développement et les communautés à soutenir l’éducation, défendre l’égalité des femmes et militer pour la paix.

Aujourd’hui, 57 millions d’enfants dans le monde sont privés d’école et 31 millions sont des filles. À l’inverse de ma cousine, de nombreuses filles au Pakistan et ailleurs sont toujours obligées de se marier jeunes et d’avoir des enfants et perdent ainsi toute chance de faire des études.

Nous devons investir dans l’éducation des filles et défendre celles qui se battent pour faire valoir ce droit.

Malala Yousafzai s'exprime devant les représentants des Nations Unies


L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

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Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

Les jeunes ont les solutions!

Mary Ongwen's picture

A woman walks down a busy street in Nepal

Une simple invitation a suffi à provoquer une avalanche de réactions. Plus de 1 200 jeunes d’Asie du Sud ont répondu à notre appel, en nous faisant part de leurs solutions pour lutter contre les violences sexistes dans leur région. Le jury a eu la tâche délicate de désigner 10 lauréats parmi les quelque 60 finalistes, mais bien d’autres propositions de qualité ont été soumises. Voici quelques-uns des messages qui m’ont le plus touchée, mais qui n’ont pas été retenus.

3, 2, 1, Hackez !

Par l'équipe du Hackaton

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Après des mois de préparation, voici enfin le week-end du Hackathon pour l’assainissement

Dans des dizaines de pays aux quatre coins du monde, spécialistes de l’informatique et experts de l’assainissement vont unir leurs forces dans un brainstorming intensif et un « marathon de programmation » ! L’enjeu pour eux ? Développer des applications innovantes pour trouver des solutions aux grands problèmes d’assainissement auxquels est confrontée la planète.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

Rachel Kyte's picture

Disponible en Español, English

Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.

Les envois de fonds des migrants après la crise : Cinq questions à l'économiste Dilip Ratha

Dilip Ratha's picture

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À la question « quel impact la crise économique mondiale de 2008 a-t-elle eu sur les 215 millions de travailleurs migrants ? », la réponse est : ils ont continué à envoyer beaucoup d'argent dans leur pays d'origine. L’ouvrage Migration and Remittances during the Global Financial Crisis and Beyond, récemment publié sous la direction de Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, de Jeffrey H. Cohen, professeur d'anthropologie à l'Ohio State University, et d'Ibrahim Sirkeci, professeur d'études transnationales et de marketing au Regent’s College de Londres, livre une vision plus complexe des choses. Ses 32 chapitres sont le fruit d'une sélection parmi 300 contributions reçues du monde entier à la suite d'un appel à propositions paru sur le blog de la Banque People Move. L'ouvrage présente des modèles économiques et des statistiques ainsi que des analyses axées sur les régions, les populations et l'aspect humanitaire de la migration. Dilip Ratha, chef du service Migrations et envois de fonds de la Banque mondiale, nous donne un aperçu de la problématique.