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Pérou

Le déploiement des innovations dans l’agriculture : coup de projecteur sur l’Afrique

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Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest est en train de mettre en place un système alimentaire soutenable et équilibré afin de créer des emplois pour les jeunes. Photo: Dasan Bobo/Banque mondiale

Peu de débouchés intéressants, des rendements qui ne décollent pas et des exploitations de petite taille : voilà ce à quoi les débats réduisent le secteur agroalimentaire africain depuis trop longtemps.

Les enseignants et la confiance : clé de voûte du système éducatif finlandais

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Les enseignants des écoles publiques du Brésil, de l’Indonésie ou du Pérou ont des emplois stables, bénéficient d’une bonne protection juridique et font partie de syndicats d’enseignants qui les protègent sur le plan politique. En Finlande, les enseignants du public ont également des emplois stables et sont rarement licenciés. Ils sont représentés par un syndicat puissant et très influent parmi les autres acteurs participant au débat politique. Mais pourquoi donc les résultats d’apprentissage des élèves varient-ils tant entre ces pays ?

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

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Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

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© Banque mondiale

C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture

Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

Kristalina Georgieva's picture
Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

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L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

Investir dans le capital humain, ou comment le Pérou a remporté son combat contre les retards de croissance

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Claudia et Olga ont bien des raisons d’être fières de leur travail. Il y a 16 ans, avec plusieurs familles de leur village, ces deux femmes ont amorcé une vraie révolution en affirmant que le destin d’un enfant ne pouvait dépendre de son lieu de naissance ou de son milieu socioéconomique. Elles ont mené leur combat au service d’une seule cause : mettre fin à la malnutrition chronique et assurer aux enfants un bon départ dans la vie à la période cruciale que constituent les 1 000 premiers jours d’existence.

Si Claudia et Olga ont initié le mouvement, le Pérou est effectivement parvenu à réduire ses taux de retard de croissance grâce aux décisions stratégiques et aux efforts constants du gouvernement péruvien et de très nombreux partenaires.

Un devoir à remettre: des enseignants édifiants

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Jaime, avec des enseignants qui s’engagent en faveur de l’éducation d’enfants vivant en situation de handicap au Dharabi Transitional Municipal School Corporation College (Mumbai, India). (Photo: Marcela Gutierrez Bernal / World Bank)


Mercredi dernier a vu le lancement du Rapport sur le développement dans le monde: apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation. Le monde fait face à une crise d’apprentissage.  Dans beaucoup de pays en développement, les apprentissages sont insuffisants, les opportunités d’apprentissage sont inégalement réparties, et les progrès s’accumulent à un rythme trop lent. Que faire pour remédier à cette situation ? Faire en sorte que l’élève commence sa scolarité ayant eu une alimentation et une stimulation adéquates pendant les premières années de sa vie, que l’école, bien dirigée, offre un environnement propice aux apprentissages, que les ressources dont l’école dispose lui permettent de fonctionner avec efficacité, et, ce qui est le plus important, que l’enseignant soit motivé et bien formé.

Les trois ingrédients essentiels au succès d’une réforme de l’éducation

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“For learning to happen and for values to be nurtured in classrooms, teachers and  principals need to have a mindset of excellence,” says Jaime Saavedra.
Afin que les étudiants reçoivent une éducation de qualité, il faut que les enseignants et principals se fixent des objectifs d'excellence, selon Jaime Saavedra, directeur général du Pôle d'expertise “Éducation” à la Banque Mondiale. (Photo: World Bank)


Les investissements pour l’éducation réalisés ces dix dernières années dans les pays en développement ont permis d’assurer une couverture éducative sans précédent. Les taux de scolarisation sont plus élevés que jamais mais, en dépit de ces investissements record, des enfants passent leur journée assis dans des salles de classe sans acquérir de connaissances. Dans des pays aussi différents que le Vietnam, le Pérou ou le Mali, des millions d’enfants quittent l’école, parfois après l’avoir fréquentée plusieurs années, sans savoir lire un paragraphe ou faire une simple soustraction de nombres à deux chiffres.


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