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Sierra Leone

Placer la santé et l’autonomisation des femmes au cœur du développement

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Registered nurses look after newborns at a maternity hospital in Freetown Sierra Leone. © Dominic Chavez/World Bank
Des infirmières veillent sur des nouveaux-nés dans une maternité à Freetown, en Sierra Leone.
© Dominic Chavez/Banque mondiale

La semaine dernière était l'occasion de célébrer la Journée mondiale de la population, aussi connue comme la Journée de la démographie. Cela m’a fait penser à la joie qu’apportent les enfants et au droit des femmes à décider de leurs grossesses. Une liberté importante pour les femmes. Et pour la société. Il ne peut y avoir de développement durable sans autodétermination des femmes – et il ne peut y avoir d’autodétermination des femmes sans systèmes de santé garantissant l'accès à des services de santé maternelle et reproductive. La planification familiale en fait partie.

Comment déterminer si un projet avec de bons résultats dans un pays fonctionnera ailleurs ?

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« Ce n’est pas parce que cela fonctionne au Brésil que cela fonctionnera au Burundi. » C’est vrai. Et ça semble évident. Pourtant, ce genre de critique continue d’être matraquée aux chercheurs, qui pratiquent des évaluations d’impact aux quatre coins du monde. Les institutions varient. Les niveaux d’éducation varient. Les cultures varient. Ainsi, un programme qui a réussi à autonomiser les filles en Ouganda, ne marchera pas forcément en Tanzanie.

De la crise à la résilience : aider les pays à se redresser

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Il y a deux semaines à peine, les habitants de la Sierra Leone ont célébré la fin de l’épidémie d’Ebola dans leur pays, en chantant et dansant dans les rues de Freetown. L’événement méritait d’être fêté, dans un pays où ce virus a fait près de 4 000 morts. 

Ces nouvelles en provenance de Guinée, du Libéria et de Sierra Leone nous rappellent combien il est important de rester vigilant en cas d’épidémies futures et de continuer à apporter un appui aux pays dont l’économie se rétablit. Je pense à Bindeh Kamara, 22 ans et quatre enfants, dont le mari est mort d’Ebola en Sierra Leone. Privée du revenu de son époux, Bindeh a du mal à acheter de la nourriture ou des vêtements, et à payer la scolarité de ses enfants.
 
Et la jeune femme n’est pas seule dans ce cas. Si le coût de l’épidémie se chiffre en premier lieu en nombre de vies perdues, ses effets socio-économiques ont également réduit à néant les avancées du développement que les pays touchés avaient peiné à réaliser. Selon un rapport récent, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, les décès d’agents de santé imputables à Ebola pourraient entraîner une recrudescence de la mortalité maternelle, qui risque de renouer avec des taux que l’on n’avait plus observés depuis 15 à 20 ans. Ebola a également lourdement pesé sur l’agriculture, car les agriculteurs ont abandonné leurs champs, conduisant la FAO et le Programme alimentaire mondial à estimer que près d’un million de personnes pourraient souffrir de la faim.

Océans : il est temps d’inverser le courant

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Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

#Music4Dev – La chanteuse Nneka a un conseil pour toutes les femmes : Ne laissez personne vous intimider !

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La chanteuse Nneka s'engage pour les droits de femmes

Depuis que Nneka a sorti son premier album Victim of Truth en 2005, la jeune star nigériane figure parmi les plus ardents défenseurs des droits des femmes et de la lutte contre la corruption en Afrique. Elle enfonce le clou avec son quatrième album, My Fairy Tales, qui évoque cette fois les difficultés auxquelles les Africains de la diaspora sont confrontés. Elle s'est récemment rendue au siège de la Banque mondiale pour faire connaître sa musique et s’exprimer sur les droits des femmes. « Avec ma musique, je veux faire passer des messages sur ces problèmes », explique-t-elle. « J'ai grandi au Nigéria où la liberté des femmes est restreinte à bien des niveaux. J'ai été élevée dans un système où le respect passe par la peur. »

L’épidémie d’Ebola est peut-être bientôt finie, mais l’urgence demeure

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En mai, l’Organisation mondiale de la santé a publié les chiffres (a) relatifs au nombre d’agents de santé touchés par Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Ces chiffres sont saisissants : pour ces travailleurs héroïques, la probabilité de contracter le virus est 21 à 32 fois supérieure à celle d’un citoyen lambda.

Un an après, ce que le monde doit retenir d’Ebola

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Beatrice Yardolo survived Ebola but lost three children to the disease. © Dominic Chavez/World Bank
Beatrice Yardolo a survécu à Ebola mais a perdu trois de ses enfants
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Le 5 mars dernier au Libéria, lorsque les médecins ont signé la sortie de l’hôpital de Beatrice Yardolo, une enseignante d’anglais, ils espéraient bien qu’elle serait leur dernière patiente touchée par le virus Ebola. Malheureusement, vendredi dernier, le pays a annoncé la découverte d’un nouveau cas d’infection par la maladie, alors que celle-ci a déjà tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Cette mauvaise nouvelle rappelle combien il est important que le monde entier reste en alerte et mette tout en œuvre pour éradiquer le virus Ebola. Parallèlement, nous devons soutenir l’action de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) qui s’emploient à remettre sur pied et améliorer leurs systèmes de santé afin de prévenir une nouvelle épidémie.

Beatrice a survécu à Ebola mais, comme les autres victimes du virus, elle a chèrement payé les conséquences de la maladie. Elle a perdu trois de ses dix enfants, sa maison a été placée en quarantaine et elle a dû arrêter de travailler. À l’image de son pays, Beatrice a un long chemin à parcourir avant de retrouver une vie normale, d’autant que l’existence d’un seul cas de la maladie fait toujours planer la menace d’une contamination. 

Souvenons-nous des orphelins d’Ebola mais n'oublions pas non plus les autres enfants touchés par l’épidémie

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UNICEF/Mark Naftalin

L’information diffusée par les médias sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest attire souvent l’attention sur les enfants orphelins. Reportage après reportage, des histoires déchirantes (a) nous parviennent d’enfants qui ont perdu leurs parents à cause du virus Ebola et qui sont parfois même rejetés par leur communauté. Ces enfants méritent notre attention, car chacun sait que la perte d’un parent est lourde de conséquences à court et à long terme. Des travaux empiriques menés au Kenya (a), en Afrique du Sud (a), en Tanzanie (a) et dans l’ensemble du continent font apparaître que les résultats scolaires des enfants devenus orphelins se détériorent rapidement. Certaines observations en Tanzanie montrent que ces impacts négatifs sur l’éducation et la santé continuent de se faire sentir jusqu’à l’âge adulte. 

Ebola : agir au plus près des agriculteurs pour éviter que les pays les plus touchés ne souffrent de la faim

Abdoulaye Toure's picture
Crédit photo: Guido Fuà

On sait que l’épidémie d’Ebola a eu un impact dévastateur sur le plan de la santé, avec, à ce jour, 21 000 personnes infectées et 8 000 décédées. On connaît aussi ses effets sur l’économie de l’Afrique de l’Ouest : selon les dernières estimations de la Banque mondiale, la crise Ebola se chiffrera en 2015 à au moins 1,6 milliard de dollars de pertes de croissance pour la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

Les stars du football peuvent jouer un rôle dans la lutte contre Ebola

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Un travailleur de santé qui porte un équipement de protection individuelle aide un autre agent de santé au cours d'une session de formation sur le virus Ebola en Sierra Leone. Au moins 100 membres du personnel de santé sont morts cette année du virus Ebola en Sierra Leone seul. © John James / UNICEF


​Avant de présider la Banque mondiale, j’étais médecin, spécialiste des maladies infectieuses. Alors je sais l’importance d’interventions coordonnées entre de multiples acteurs et organisations pour mettre fin à une épidémie. Et, à cet égard, Ebola ne diffère pas des autres crises sanitaires.
 


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