Syndicate content

Afrique du Sud

Ce qu’il faut aux jeunes d’Afrique ? Des cours d’informatique et de développement web ainsi qu’une intensification de l’alphabétisation numérique

Tlogang Otsile Ketumile Makgwanya Mosupye's picture

Alors que notre continent progresse dans les domaines de la technologie, de la fabrication industrielle, du développement de logiciels et de l’information, nos économies se numérisent. Les activités économiques comme les échanges commerciaux, les systèmes financiers, les données et les processus sont de plus en plus basés sur le numérique. Cette transformation apporte de nouvelles opportunités au continent et nous avons besoin de certaines compétences pour les saisir au mieux. Il faut que la jeunesse africaine soit en première ligne parce que notre génération sera une des premières dont la plupart des activités économiques seront ancrées dans le monde numérique.

Lauréats 2019 du concours #Blog4Dev : les jeunes Africains ont des idées plein la tête pour combler le fossé numérique

Hafez Ghanem's picture


Au mois d’octobre dernier, alors que je me trouvais dans les bureaux de la Banque mondiale à Lusaka lors de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une pléiade de jeunes esprits brillants de Zambie et d’ailleurs en Afrique. Ces rencontres m’ont procuré un regain d’énergie et beaucoup d’espoir pour l’avenir du continent. Depuis, je ne manque jamais de dialoguer avec la jeunesse à chacune de mes visites dans des pays africains, comme récemment au Ghana, en Côte d'ivoire et au Sénégal avec de jeunes entrepreneurs du secteur technologique. À l’issue de chacune de ces discussions, mon enthousiasme ne fait que grandir : ces jeunes sont un atout phénoménal pour l’Afrique ! 
 

Qu’ont appris les 200 incubateurs africains qui ont participé à notre webinaire sur l’innovation ouverte ?

Alexandre Laure's picture
Cette page en : English
Entrepreneurs participant à la compétition e-Takara pour trouver des solutions aux problèmes soulevés par les administrations publiques au Niger. Photo : Niger Digital.

« Grâce à la formation je sais mieux ce qu’est l’innovation ouverte. Je peux désormais m’adresser à des clients potentiels pour recenser leurs besoins et leur montrer les services que nous pouvons leur offrir ». Mariem Kane, incubateur Hadina RIMTIC
 
Parce qu’ils sont distributifs, participatifs et décentralisés, les programmes d’innovation ouverte peuvent ouvrir aux startup la voie à des marchés et à des opportunités d’affaires plus importants. Ils permettent aussi aux entreprises partenaires de répondre rapidement à l'évolution de la dynamique du marché, de tester de nouveaux produits ou de cibler de nouvelles clientèles.

Quelle concordance entre les priorités des Africains, les ODD et les performances des gouvernements ? Les derniers résultats de l’enquête Afrobaromètre

Ambitieux, les objectifs de développement durable (ODD) que les Nations Unies se sont fixés d’ici 2030 soulèvent un certain nombre de difficultés, dont celle-ci : par où commencer ?

Le projet d’enquête et de recherche Afrobaromètre, qui mesure l’état de l’opinion publique dans plus de 30 pays d’Afrique, soutient qu’il faut impérativement commencer par interroger les gens.

Félicitations aux premiers diplômés du « Certificat en journalisme du développement »

Haleh Bridi's picture

Lorsque que je travaillais en Afrique, j’ai souvent remarqué que beaucoup de journalistes n’avaient pas reçu de formation spécifique en matière de développement. Cela pouvait parfois les empêcher de bien appréhender les problématiques liées au développement, et par extension, d’informer le public sur les choix et les activités de développement mis en œuvre dans les différents pays. Mon équipe et moi avons donc eu l’idée d’aider les journalistes à mieux se former sur les enjeux du développement de leur continent, pour leur permettre de « changer l’approche narrative de l’Afrique ».

C’est pour contribuer à ce changement que la Région Afrique de la Banque mondiale a mis en place avec succès une approche innovante : un cours en ligne et gratuit pour 100 journalistes d’Afrique francophone sélectionnés sur dossier.

 

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture

L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture


L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

La lutte contre la tuberculose a besoin de leadership, de grandes orientations, de financements et d’innovation

Ronald Upenyu Mutasa's picture
Cette page en : English | Español 
 
Une application mobile d’e-santé présentée par une bénévole locale.

Lors du récent sommet de Delhi sur l’éradication de la tuberculose, un survivant de la maladie est venu sur scène partager son histoire. Sudeshwar Singh a raconté la douleur physique mais aussi le rejet social et la peur de la contagion. Et comment cette stigmatisation, endurée aussi par sa famille, avait peu à peu miné sa combativité. Le témoignage de cet homme de 40 ans s’est cependant conclu sur sa victoire contre la maladie et une note d’optimisme dans le combat contre ce fléau. Car, son traitement terminé, l’ancien malade est devenu un militant actif de la lutte contre la tuberculose auprès de ses concitoyens du Bihar.

Cette histoire est l’un des nombreux exemples de ce qui, aujourd’hui, nous rend optimistes quant aux efforts engagés dans le monde pour vaincre l’épidémie. De fait, il y a tout juste un an, à l’occasion déjà de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nous avions traité de ce combat séparément dans deux billets publiés depuis New Delhi pour l’un, et Washington (a) pour l’autre. Même si de nombreuses difficultés subsistent aujourd’hui et qu’il reste encore beaucoup à faire, nous percevions une énergie nouvelle dans la volonté d’agir contre la tuberculose. Pourtant, quelques années plus tôt, quand l’épidémie avait commencé à se propager et à se complexifier pour devenir, devant le VIH/sida, la première cause de mortalité par maladie transmissible, les motifs d’optimisme étaient bien maigres.   
 
Reste que la tuberculose constitue un problème majeur de santé publique, mais aussi de développement, sachant qu’elle touche de manière disproportionnée les jeunes adultes économiquement actifs. Rien que pour l’année 2016, à l’échelle de la planète, 10,4 millions de personnes ont contracté la maladie et 1,7 million (dont 374 000 co-infectées par le VIH) en sont mortes. À ces chiffres, il faut ajouter le nombre toujours trop élevé de malades non diagnostiqués et non déclarés. 

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

Klaus Deininger's picture
Egalement disponible en : English |​ Español  | العربية ​

Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.


Pages