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Tunisie

Dévoilement de l’étendue de la fraude fiscale en Tunisie

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 tunisian manifestants rally the street of the city after the runaway of dictator Ben Ali from Tunisia - jbor l Shutterstock.com

Mettre fin aux abus de pouvoir des dirigeants faisait partie des grandes revendications de tous ceux qui ont investi les rues, lors du Printemps arabe. Un nouveau travail de recherche dévoile l’ampleur du phénomène.

Tunisie : Mieux comprendre la corruption pour mieux la combattre

Franck Bessette's picture
Ljupco Smokovski l Shutterstock.com

La corruption dans le secteur public est un phénomène multidimensionnel, complexe, qui peut prendre des formes multiples et se révéler dans des domaines variés. Elle va de la petite corruption de l’agent public qui monnaye sa clémence ou son intervention aux pratiques de lobbying et aux problématiques de financement de la démocratie. Elle s’étend de la passation des marchés publics à la gestion des conflits d’intérêt.  Elle est source de  protection des dénonciateurs ainsi que  tous les cas de favoritisme et de détournement de fonds publics.

La révolution technologique dans le monde arabe : une incitation à considérer les populations comme des atouts et pas des problèmes

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internet - street sign in Arabic l Shutterstock - Vladimir Melnik

Il n'est pas vraiment surprenant que le pays du monde abritant le plus grand nombre d’utilisateurs de YouTube par habitant soit l'Arabie saoudite. Ce qui a de quoi surprendre, en revanche, c’est que les femmes constituent la majorité de ces utilisateurs, alors que l'audience globale de YouTube est principalement masculine. Encore plus étonnant, les contenus d'ordre éducatif sont, en Arabie saoudite, la catégorie la plus consultée sur YouTube. 

Les populations déplacées au Moyen-Orient : quelles chances de retour ?

Omer Karasapan's picture


Alors que les combats continuent de faire rage dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Iraq, Libye, Syrie et Yémen), les 15 à 16 millions de réfugiés et personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays à cause des conflits (a) représentent un phénomène inédit et dont l’ampleur ne fait que s’accentuer. Une proportion significative de ces exilés se trouve dans sept pays (Égypte, Iraq, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Turquie), tandis qu’un nombre considérable d’entre eux cherche refuge en Europe et que, d’autres, moins nombreux, ont trouvé asile à Oman (a), en Somalie (a) ou ailleurs. 

La jeunesse arabe croit-elle encore à la démocratie ?

Christine Petré's picture


En 2010, juste avant le Printemps arabe, la société de conseil ASDA’A du groupe Burson-Marsteller avait observé dans son enquête portant sur la jeunesse arabe* une vive hausse de l’insatisfaction sociale des jeunes de la région. L’idéal démocratique figurait alors au sommet de leurs attentes : 92 % des répondants avaient pour principal souhait de « vivre dans une démocratie ». Le même sondage organisé début 2015 marque un tassement de ces aspirations.
 

Développement de la petite enfance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : un impératif évident

Shanta Devarajan's picture


Le développement de la petite enfance est un investissement qui rapporte gros et durablement. Et, pour une fois, les arguments économiques et scientifiques convergent dans le même sens. James Heckman et d’autres spécialistes ont mesuré avec rigueur les effets produits par ces investissements sur le plan économique. Ces évaluations d’impact indiquent que les enfants à qui on lit des livres, qui fréquentent des établissements préscolaires et qui sont, plus généralement, stimulés depuis la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans ont plus de chances d’être scolarisés, d’être en meilleure santé et d’être plus productifs à l’âge adulte. 

Douze raisons qui font que le monde arabe doit davantage veiller au développement du jeune enfant

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 Arne Hoel

Les inégalités se manifestent très tôt. Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), elles apparaissent avant la naissance, parce que les soins prénatals ne sont pas offerts à tous, et perdurent dans la jeune enfance, selon le degré d’accès aux nutriments essentiels à une bonne alimentation, aux services de santé et à l’éducation préscolaire. Se priver de l’un ou l’autre de ces facteurs clés de développement, c’est prendre le risque de désavantager irrémédiablement un enfant pendant toute sa scolarité et plus tard dans sa vie d’adulte, avec la possibilité de voir ces inégalités ancrées dès le plus jeune âge rejaillir sur la génération suivante, créant un cercle vicieux de pauvreté. 

Trop d'enfants restent sur le bord du chemin au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Claudia Costin's picture


Dans une région à revenu intermédiaire comme le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENA), il est inacceptable qu'un enfant sur 40 meure au cours de sa première année, qui plus est principalement de causes évitables. Il est tout aussi inconcevable qu'un cinquième des plus jeunes souffrent d'un retard de croissance dû à la malnutrition, et que plus de la moitié aient des carences en micronutriments (tels que l'iode, qu'on trouve pourtant naturellement dans le sel) qui se traduisent par une altération du développement cognitif. De plus, avec seulement 27 % des 3-5 ans inscrits à l'école maternelle, soit la moitié de la moyenne mondiale, les trois quarts des enfants de la région n'ont pas l'opportunité de bénéficier des bases qui les prépareront à l'école primaire et d'acquérir les compétences dont ils auront besoin pour avoir une vie heureuse, autonome et en bonne santé.
 
Quelles sont les conséquences de cette situation alarmante ?

Le secteur de la technologie du Moyen-Orient a-t-il besoin d’un leadership politique plus jeune ?

Joulan Abdul Khalek's picture
 Arne Hoel

Il y a mille ans, le célèbre mathématicien et homme de science arabe Al-Hazen quittait Bassora pour le Caire afin d’y occuper un nouveau poste près de l’Université Al-Azhar. A l’époque, le Moyen-Orient était un géant de technologie prospère, foisonnant d’hommes de science, d’inventeurs, d’artistes et de philosophes se déplaçant en toute liberté à partir du cœur de la péninsule ibérique jusqu’aux profondes enclaves de l’Asie Centrale. Al-Hazen fut invité en Egypte par son jeune Calife qui, parmi tant d’autres dirigeants dans la région, était un symbole du savoir et de l’innovation. Al-Hazen et d’autres inventeurs du Moyen-Orient jouissaient alors d’un puissant soutien politique et avaient accès à des ressources leur permettant de faire quelques découvertes scientifiques des plus remarquables de leur temps. Pourquoi la donne est-elle si différente de nos jours ?

Rousseau n’est ni le premier ni le dernier à parler d’un « contrat social »

Mehrunisa Qayyum's picture

D’après une enquête de la Banque mondiale, qui a animé pas moins de deux sessions lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, « 50 % des habitants des pays arabes ne sont pas satisfaits des services publics ». Ce n’est donc pas un hasard si le mème Internet #BreaktheCycle est apparu dans un autre panel consacré à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord qui réexaminait aussi le thème du contrat social dans les pays importateurs et exportateurs de pétrole.

Honnêtement, il était facile de reprendre certains des commentaires tweetés lors de la diffusion en direct sur le Web de l’évènement « Moyen-Orient et Afrique du Nord : Tirer les leçons des prestations de services réussies au niveau local » parce que le mème #BreaktheCycle s’applique aux combats quotidiens que mènent les habitants de cette région du monde dans le domaine des services publics, si tant est qu’ils en bénéficient.


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