Syndicate content

Ouganda

Crise des réfugiés : le rôle que peut jouer le secteur privé

Jim Yong Kim's picture
© Groupe de la Banque mondiale
© Groupe de la Banque mondiale

On compte actuellement 68,5 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont plus de 25 millions ayant le statut de réfugiés. Près de 85 % d’entre elles ont trouvé refuge dans des pays en développement disposant de ressources limitées. Jordanie, Éthiopie, Ouganda, Turquie ou encore Bangladesh : ces pays d’accueil ont énormément de difficultés à répondre aux besoins des réfugiés tout en poursuivant leur croissance et leur développement.

Lors de mes déplacements en Jordanie en 2014 puis en 2016, j’ai été frappé par la générosité et l’hospitalité de ce petit pays à revenu intermédiaire qui a accueilli plus de 740 000 réfugiés fuyant la guerre en Syrie ou d’autres conflits — et ce chiffre ne recense que les personnes officiellement enregistrées auprès de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). En 2017, la Jordanie comptait 89 réfugiés pour 1 000 habitants, ce qui correspond à la deuxième plus forte densité de réfugiés au monde. Cette situation mettait à très rude épreuve l’économie jordanienne et l’offre de services, tandis que les réfugiés eux-mêmes étaient désabusés par l’impossibilité de subvenir à leurs besoins.  

Félicitations aux premiers diplômés du « Certificat en journalisme du développement »

Haleh Bridi's picture

Lorsque que je travaillais en Afrique, j’ai souvent remarqué que beaucoup de journalistes n’avaient pas reçu de formation spécifique en matière de développement. Cela pouvait parfois les empêcher de bien appréhender les problématiques liées au développement, et par extension, d’informer le public sur les choix et les activités de développement mis en œuvre dans les différents pays. Mon équipe et moi avons donc eu l’idée d’aider les journalistes à mieux se former sur les enjeux du développement de leur continent, pour leur permettre de « changer l’approche narrative de l’Afrique ».

C’est pour contribuer à ce changement que la Région Afrique de la Banque mondiale a mis en place avec succès une approche innovante : un cours en ligne et gratuit pour 100 journalistes d’Afrique francophone sélectionnés sur dossier.

 

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

Samia Melhem's picture
© Banque mondiale

C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

Comment les technologies numériques peuvent-elles transformer le système alimentaire de l’Afrique ?

Simeon Ehui's picture
Cette page en : English
 
Photo: Arne Hoel/Banque mondiale


Il ne fait aucun doute que l’agriculture joue un rôle crucial dans la réalisation des grands objectifs de développement de l’Afrique. Ce secteur est en effet essentiel pour faire reculer la pauvreté, pour permettre la croissance économique et pour promouvoir un environnement durable. Le marché de l’alimentation continue de s’étendre en Afrique. On estime que sa valeur actuelle (300 milliards de dollars) sera multipliée par trois pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. La part de l’agriculture dans l’emploi total est de 60 % en Afrique subsaharienne, et celle du système alimentaire est encore plus élevée : d’après les projections, ce dernier créera entre 2010 et 2025 davantage d’emplois que le reste de l’économie en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie, et en Zambie.

Pourtant, le secteur agricole africain reste confronté à des défis majeurs. Sa productivité est inférieure à celle des autres régions, une personne sur quatre en Afrique subsaharienne souffre de sous-alimentation chronique, et la croissance démographique accentue les pressions qui s’exercent sur le système alimentaire. En outre, on s’attend à ce que l’insécurité alimentaire s’aggrave sous l’effet du changement climatique, qui mettra en péril les cultures et l’élevage. En l’absence de mesures d’adaptation, la production de maïs — l’une des cultures de base en Afrique — pourrait diminuer de 40 % d’ici 2050. À l’évidence, il faut trouver des approches nouvelles si l’on veut transformer l’agriculture et exploiter pleinement son potentiel. 

Une partie de la solution pourrait venir des technologies numériques. Mais comment celles-ci peuvent-elles contribuer à la transformation du système alimentaire africain ?

Favoriser l’autonomie des réfugiés et des déplacés internes grâce à l’identification numérique

Nicholas Oakeshott's picture
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR

Fardowsa, 20 ans, Somalienne réfugiée en Ouganda, sait parfaitement à quel point les documents d’identité sont importants pour les réfugiés. Avec sa famille, elle a dû fuir son pays en 2001, sans papiers officiels. Grâce à la carte de réfugiée que lui ont remise les autorités ougandaises, elle peut non seulement bénéficier d’une protection et accéder à l’aide humanitaire, mais elle a aussi pu s’inscrire à l’université et ouvrir un compte bancaire mobile. Fardowsa prévoit à présent de créer sa propre entreprise pour améliorer encore son existence, et celle de sa famille. Cette carte d’identité permettra à la jeune réfugiée de réaliser tout son potentiel et de contribuer ainsi à l’économie de l’Ouganda.

Félicitations aux lauréat(e)s du concours #Blog4Dev 2018 de la Banque mondiale

Diarietou Gaye's picture



Chaque année, les antennes de la Banque mondiale au Kenya, en Ouganda et au Rwanda organisent le concours #Blog4Dev et invitent les jeunes de ces pays à faire connaître leur point de vue sur un sujet touchant au développement.

Cette année, nous avons demandé aux 18-28 ans de s’exprimer sur ce qu’il faudrait faire pour éliminer les violences de genre dans leur pays. Plusieurs centaines de jeunes ont participé au concours et partagé leurs idées, en racontant souvent des expériences très personnelles. J’ai été particulièrement touchée par ces témoignages et par l’abondance de solutions, à la fois originales et réalisables, proposées par de jeunes hommes et de jeunes femmes qui ont en commun de vouloir mettre fin à une grave atteinte aux droits humains.

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

Simeon Ehui's picture
© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous. 

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

World Bank Data Team's picture

Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Agriculture climato-intelligente : ce que l’Afrique enseigne au reste du monde

Ademola Braimoh's picture



Le climat de notre planète évolue — une tendance qui devrait se maintenir dans un avenir prévisible. L’agriculture sera particulièrement touchée, la hausse des températures, la modification des régimes de précipitations et la recrudescence des maladies et des attaques de ravageurs constituant autant de risques nouveaux qui fragiliseront un peu plus le système alimentaire mondial. En bref, le changement climatique compliquera encore plus la lutte pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.

En Ouganda, un film aide des lycéens à réussir leurs examens

David Evans's picture
Cette page: English
Phiona Mutesa, la vraie Queen of Katwe.


Tout le monde aime passer son dimanche après-midi au cinéma pour se détendre. Mais parfois, le grand écran dépasse son simple rôle de divertissement. Une étude réalisée dans un lycée en Ouganda révèle que les films qui incarnent des personnages charismatiques auxquels les élèves peuvent s’identifier les aident à réussir leurs examens de maths. 


Pages