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Viet Nam

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture

L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

Les bonnes clôtures font les bons amis

Hasita Bhammar's picture
© Center for Conservation and Research, Sri Lanka
© Crédits photo : Center for Conservation and Research, Sri Lanka


Dans le village de Bulugolla, au Sri Lanka, les habitants poussent un soupir de soulagement. On est au mois d’octobre et la récolte de riz est bonne. Les pluies ont été abondantes et les voisins, parfois un peu trop envahissants (voir photo ci-dessus), ont respecté les limites qui leur ont été fixées. Mais ce n’a pas toujours été ainsi

Comme l’explique le chef du village, « nous dépendons de la récolte de riz. De par notre culture et nos traditions, nous avons toujours vécu en bonne entente avec les éléphants, mais nous ne pouvons pas vivre sans nos rizières, c’est pourquoi nous devons empêcher les éléphants de s’y aventurer ».

Les conflits entre humains et animaux sauvages représentent aujourd’hui l’un des principaux enjeux liés à la conservation. À mesure que les populations humaines augmentent, les habitats sauvages se réduisent et les humains entrent en conflit avec les animaux sauvages pour l’accès aux ressources naturelles. En outre, les éléphants, notamment, ne peuvent pas être cantonnés dans les zones protégées car elles ne peuvent accueillir en général qu’un nombre limité de pachydermes. Au Sri Lanka, la plupart des éléphants vivent en dehors des zones protégées : on les trouve dans les rizières et les villages, sur les routes, les voies ferrées et les autres infrastructures destinées à une population humaine en augmentation. Les conflits sont inévitables, mais, si l’on ne trouve pas de solution, les espèces sauvages disparaîtront.

Qualité de l’éducation et automatisation du travail

Harry A. Patrinos's picture
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Les travailleurs auront-ils les savoirs adaptés aux nouvelles technologies ? L’éducation peut y apporter sa contribution ! (Photo: Sarah Farhat / World Bank)


L’automatisation du travail est à l’origine d’une course entre les avancées technologiques et la mise à niveau conséquente du dispositif éducatif. Et pourtant, la capacité d’une main-d’œuvre humaine à faire concurrence aux automates est entravée, dans la plupart des pays en développement, par le faible rendement de leur système éducatif. Cette situation risque d’empêcher les jeunes de ces pays de profiter pleinement de la rentabilité, potentiellement élevée, de la scolarité.

La qualité de l’éducation est trop faible
 
La qualité de l’éducation n’est plus à la hauteur, ce qui a pour effet de freiner la puissance du « capital humain » (c-à-d. les connaissances, compétences et innovations que l’être humain accumule au cours de sa vie). Pendant que les gouvernements peinent à faire acquérir à leurs jeunes même les compétences cognitives fondamentales, à savoir, ce qui permet de penser, lire, apprendre, mémoriser et raisonner, de nouvelles demandes s’imposent déjà.

Les trois ingrédients essentiels au succès d’une réforme de l’éducation

Jaime Saavedra's picture
 
“For learning to happen and for values to be nurtured in classrooms, teachers and  principals need to have a mindset of excellence,” says Jaime Saavedra.
Afin que les étudiants reçoivent une éducation de qualité, il faut que les enseignants et principals se fixent des objectifs d'excellence, selon Jaime Saavedra, directeur général du Pôle d'expertise “Éducation” à la Banque Mondiale. (Photo: World Bank)


Les investissements pour l’éducation réalisés ces dix dernières années dans les pays en développement ont permis d’assurer une couverture éducative sans précédent. Les taux de scolarisation sont plus élevés que jamais mais, en dépit de ces investissements record, des enfants passent leur journée assis dans des salles de classe sans acquérir de connaissances. Dans des pays aussi différents que le Vietnam, le Pérou ou le Mali, des millions d’enfants quittent l’école, parfois après l’avoir fréquentée plusieurs années, sans savoir lire un paragraphe ou faire une simple soustraction de nombres à deux chiffres.

Agriculture 2.0, ou comment l’Internet des objets peut révolutionner les pratiques agricoles

Hyea Won Lee's picture
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Nguyen Van Khuyen (à droite) et To Hoai Thuong (à gauche). Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale



L’année dernière, nous mettions un coup de projecteur sur des agriculteurs vietnamiens dans le delta du Mékong, en mettant en lumière comment ils tentaient de s’adapter au changement climatique. Nous avions rencontré deux éleveurs de crevettes : Nguyen Van Khuyen, qui avait perdu toute sa production en raison d’une trop forte salinité de l’eau, due à une sécheresse extrême, et To Hoai Thuong, qui était parvenu à maintenir son niveau de production grâce à des apports en eau douce. Supposons maintenant que, cette année, où la sécheresse persiste, Nguyen Van Khuyen puise lui aussi dans sa réserve d’eau douce. C’est une bonne décision, mais dont la mise en œuvre n’est pas évidente. Par exemple, où devrait-il apporter de l’eau douce, et en quelle quantité ? À quelle fréquence devrait-il tester la salinité de l’eau ? Et comment faire lorsqu’il doit s’absenter ?

Éducation et développement économique : retour sur cinq réformes efficaces

Harry A. Patrinos's picture
Les systèmes éducatifs ne sont tout bonnement pas à la hauteur des besoins économiques ni des attentes des parents. D’où l’importance de célébrer et prendre acte des succès importants obtenus dans certains pays[MPS1] . (Photo : Sofie Tesson / Taimani Films / Banque mondiale)

De la « lagune » au delta : l’exemple de Venise peut-il nous aider à gérer les risques d’inondations au Viet Nam ?

Linh X. Le's picture
 NASA (a)
Comment transformer la « science » du risque en stratégie « d’action » pour la réduction des risques ? Cette question a été au cœur des échanges lors du forum Understanding Risk. Les applications en contexte réel de technologies innovantes, que constituent par exemple les initiatives de type OpenStreetMap au Népal ou en Haïti, s'appuient sur les habitants quiparticipent au recensement des infrastructures et des informations sur les risques locaux. Ces projets ont démontré leur bien-fondé : une meilleure compréhension des risques peut sauver des vies lors des opérations de secours et améliorer la résilience des communautés.

4 mois après la COP21 à Paris, c’est l’heure d'agir et de faire les comptes

Donna Barne's picture

Le président Jim Yong Kim discute avec Ségolène Royal et Mark Carney © Dominic Chavez/Banque mondiale

La communauté internationale doit agir rapidement pour tenir les promesses de l’accord sur le climat obtenu à Paris voici quatre mois et accélérer les mesures en faveur d’une croissance sobre en carbone, a souligné Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, en ouverture des Réunions de printemps.

En décembre dernier, plus de 190 pays se sont engagés à prendre leur part pour stopper le réchauffement climatique, d’où cet accord historique pour maintenir la hausse des températures en deçà de la barre des 2 °C par rapport à l’ère industrielle, l’objectif consistant à limiter ce réchauffement à 1,5 °C.

Devenons plus intelligents ensemble : tout un univers de données sur le développement à portée de main !

Nagaraja Rao Harshadeep's picture
Bien souvent, quand on discute entre amis, les données sont les grandes absentes : « C'est un problème vraiment énorme ! » Mais « énorme » à quel point, exactement ? Il est fort probable que votre interlocuteur n'en ait pas la moindre idée…. 

On dit que nous vivons aujourd'hui dans une nouvelle ère, l'« âge des données ». Banque mondiale, organismes de l'ONU, NASA, Agence spatiale européenne, universités, etc. : toutes ces institutions nous submergent de nouvelles données collectées avec grand soin auprès des pays ou via des enquêtes, ou issues des observations réalisées par les yeux toujours plus nombreux qui peuplent désormais le ciel. Les téléphones mobiles d’aujourd’hui sont plus puissants que les gros ordinateurs que j'utilisais lorsque j'étais à l'université… Et il est même possible d’avoir accès à un réseau 3G correct dans un village du Malawi.
 
Open data for sustainable development

L’action climatique n’impose pas de sacrifier l’économie

Rachel Kyte's picture

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Récolte de riz dans un village Thai à Mai Chau, province de Hoa Binh, nord du Vietnam

Il y a plus de deux décennies, les pays du monde se sont entendus sur la nécessité de faire face au changement climatique.
 
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992. Elle a donné naissance à divers forums de négociation destinés à éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, qui est essentiellement imputable nos sociétés et à la pollution qu’elles génèrent.
 
Certes, des progrès ont été accomplis depuis, mais il reste encore tant à faire. La sécheresse, les inondations et les cyclones qui semblent déjà faire partie du quotidien ne sont en réalité que des signaux d’alerte sur ce qui nous attend. Si l’on veut empêcher que la situation ne devienne encore plus grave, il faut réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui exige d’agir sans délai et avec la plus grande vigueur.
 
Les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), qui sont le fruit d’un incroyable processus de consultation au niveau planétaire, montrent le chemin à suivre pour promouvoir une croissance stable qui mettra fin à la pauvreté et dont chacun bénéficiera, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, dans un monde transformé par le changement climatique.


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