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Yémen, Rép. du

À la fin de la guerre, les Yéménites devront avoir un droit de regard plus important sur les dépenses publiques

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Al Hudaydah's main market, Yemen - Claudiovidri l Shutterstock.com

Voilà un an que le Yémen est entré dans un conflit qui a fait des milliers de victimes, des civils pour la plupart. Dans l’attente de négociations pour la paix au Koweït, les Yéménites s’efforcent de restaurer la sécurité dans le pays afin de retrouver une vie normale. Cette année de guerre, précédée de quatre années d’instabilité politique, a entraîné une forte dégradation des conditions de vie et épuisé la population : alimentation, médicaments, carburant, tout manque parmi les produits de base… Sans parler de l’absence de sécurité.

Les évolutions de la classe moyenne et le Printemps arabe

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Cairo's Tahrir Square, Egypt - Hang Dinh|Shutterstock.com

Que nous indiquent les évolutions de la classe moyenne à l’œuvre dans les années 2000 à propos du Printemps arabe ? Dans les économies modernes, la classe moyenne tire la demande de produits et de services privés, mais elle réclame également une bonne gouvernance et des services publics de qualité, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures. Les investissements dans ces secteurs améliorent la capacité de l’économie à se développer non seulement plus rapidement, mais aussi de manière plus durable et inclusive. Il est donc crucial de comprendre la situation de la classe moyenne dans le monde arabe.

À cause du terrorisme, la stabilité est plus importante aux yeux de la jeunesse arabe que la démocratie

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Les jeunes Arabes sont autant préoccupés par l’expansion du groupe État islamique que leurs pairs ailleurs dans le monde. C’est ce que révèle l’édition 2016 de l’Arab Youth Survey (a), un sondage réalisé tous les ans auprès des 18-24 ans de 16 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Pour la deuxième année consécutive, l’essor de Daech (acronyme arabe de l’État islamique) est perçu comme le plus grand des problèmes auxquels est confrontée la région : quatre jeunes sondés sur cinq se déclarent plus préoccupés par l’expansion du groupe terroriste que par d’autres enjeux. Dans le même temps, si l’on en croit les conclusions de cette enquête, l’attrait que pourrait exercer Daech sur la jeunesse semble avoir légèrement décru.

Les échanges d’électricité entre la Tunisie et l’Italie pourraient stabiliser la région MENA

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 Anton Balazh l Shutterstock/NASA

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord n’avait jamais autant souffert qu’aujourd’hui du vieillissement de son infrastructure, étant donné, tout particulièrement, la forte augmentation de sa demande d’électricité. D’après les estimations, les besoins en électricité augmenteront de 84 % d’ici 2020, ce qui nécessitera 135 gigawattheures (GW) de capacités de production supplémentaires et 450 milliards de dollars d’investissements. La recherche de solutions nouvelles qui permettront une fourniture d’électricité adéquate et viable dans la région est devenue un impératif.
 

Le pétrole bon marché peut être une bénédiction pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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AlexLMX l Shutterstock

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord cumule les extrêmes. Le chômage y est plus élevé que dans n’importe quelle autre région en développement, particulièrement chez les femmes et les jeunes, avec un taux deux fois supérieur à la moyenne. Ses économies font partie des moins diversifiées, puisque l’indice Herfindahl (qui mesure la concentration des exportations autour de quelques produits de base) va de 0,6 à 1 pour la plupart des pays. La région MENA affiche aussi l’un des plus forts taux de pannes de courant par mois. Le rapport entre masse salariale publique et privée est l’un des plus élevés du monde.  Enfin, la région bénéficiait, jusqu’à récemment, d’une croissance annuelle du PIB de 4 à 5 %, même si cette moyenne masque une trajectoire de croissance très irrégulière.

Au Yémen, la corvée d’eau tue des enfants

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Oleg Znamenskiy l Shutterstock.com
Théâtre d’une guerre dévastatrice depuis l’an dernier, le Yémen pâtit également d’une crise de l’eau alarmante qui menace d’assoiffer la population et fait peser sur le pays, déjà miné par les conflits et les crises, la menace supplémentaire et toujours plus grande de l’insécurité hydrique. Avant la guerre, le Yémen figurait déjà parmi les pays les plus exposés aux pénuries d’eau ; les experts avaient tiré la sonnette d’alarme sur l’épuisement des nappes phréatiques dès 2017. La situation s’est largement détériorée depuis la guerre : parallèlement à l’instabilité du pays, à la vacance du pouvoir et à l’expansion du conflit armé, les pompages sauvages des nappes phréatiques se sont multipliés et les régies de l’eau se sont effondrées.
 

Du printemps à l’automne arabe : des lendemains qui déchantent pour les femmes

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Moroccan Woman protesting - Arne Hoel l World Bank

Divers travaux universitaires et études se sont intéressé à la place des femmes dans la vie publique des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) au lendemain du Printemps arabe. En raison de la part qu’elles y ont prise, les soulèvements de 2011 marquent en effet un tournant majeur dans le rôle politique dévolu aux femmes du monde arabe. Mais ces mouvements, à l’origine laïques et égalitaires, ont aussi libéré des forces conservatrices pendant longtemps réprimées qui rognent les avancées réalisées par les féministes arabes ces dernières décennies.

Malgré leur niveau d’études élevé, les femmes arabes n’ont toujours pas accès à l’emploi

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D’après l’édition 2015 du rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes (Global Gender Gap Report), 13 des 15 pays affichant les plus faibles taux de participation des femmes à la vie active se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MENA). Le Yémen affiche le taux le plus bas, suivi par la Syrie, la Jordanie, l’Iran, le Maroc, l’Arabie saoudite, l’Algérie, le Liban, l’Égypte, Oman, la Tunisie, la Mauritanie et la Turquie.

Pourquoi les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient développer le bénévolat chez les jeunes

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Imaginez plus d’un millier de jeunes Libanais de tous horizons rassemblés dans un grand amphithéâtre. Certains chantent l’hymne du pays en agitant le drapeau national. D’autres se donnent la main et se mettent à hurler dès que leur photo ou celles de leurs nouveaux amis apparaissaient sur le grand écran. Tous ces jeunes gens ont un point commun : ils ont laissé de côté leurs différences socio-économiques, religieuses ou politiques pour offrir de leur temps libre et travailler ensemble afin de mettre en œuvre des projets communautaires à travers le pays.

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

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Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :


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