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Afrique

Un temps d'incertitudes économiques propice à de nouvelles percées

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Un commerce au Sri Lanka est éclairé grâce à des panneaux solaires. © Dominic Sansoni/Banque mondiale


​Alors que l’économie mondiale progresse, la nouvelle année s’accompagne d’une bouffée d’angoisse habituelle qui gagne du terrain et vient compliquer la mission que nous nous sommes fixé : favoriser la prospérité des 40 % les plus pauvres, mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et éviter une débâcle sur le front du climat.

En visite en Afrique de l’Ouest, j'ai constaté l'importance de maintenir notre appui aux commerçantes africaines

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Je rentre tout juste d’un séjour en Afrique de l’Ouest qui nous a conduits à franchir en voiture la frontière entre le Bénin et le Nigéria, au poste de Sèmè-Kraké. Nos passeports étant soumis à un long processus de contrôle pour obtenir les précieux tampons, j’ai eu le temps d’observer l’intensité de l’activité à ce poste-frontière, où se pressent en permanence voitures, motos et piétons.

La plupart des femmes circulent à pied en général et sont la cible d’examens des plus rigoureux. Alors que, sur leurs motos, les hommes peuvent forcer le passage en refusant de ralentir, les femmes sont obligées d’emprunter un passage étroit où elles se retrouvent face à des douaniers inquisiteurs, réclamant d’innombrables documents et l’inévitable pot-de-vin — une ponction à laquelle leurs congénères motorisés échappent en accélérant !

Sécurité sanitaire des aliments : assurer la pérennité d’un partenariat vital

Juergen Voegele's picture
Photo by John Hogg / World BankCette semaine, le Partenariat mondial pour la sécurité sanitaire des aliments tient sa troisième assemblée annuelle (a) au Cap (Afrique du Sud). Cette manifestation, qui se déroule juste avant les fêtes de fin d’année, nous renvoie à une réalité négligée et pourtant importante.Les produits alimentaires dangereux font payer un lourd tribut aux populations et aux économies et sont à l’origine de pas moins de 200 maladies. Mû par la conviction que la qualité des aliments n’est pas un luxe et que la disponibilité des denrées alimentaires n’est pas une garantie de leur innocuité, le Groupe de la Banque mondiale rassemble progressivement des éléments sur l’impact disproportionné que la consommation de denrées douteuses peut avoir sur la vie et les moyens d’existence des pauvres. La prise de conscience grandissante de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments s’explique par les crises qui ont secoué de nombreux pays ces dernières années. Aucun pays, qu’il soit industrialisé ou en développement, petit ou grand, n’échappe aux problèmes de salubrité des aliments.

Les stars du football peuvent jouer un rôle dans la lutte contre Ebola

Jim Yong Kim's picture
Un travailleur de santé qui porte un équipement de protection individuelle aide un autre agent de santé au cours d'une session de formation sur le virus Ebola en Sierra Leone. Au moins 100 membres du personnel de santé sont morts cette année du virus Ebola en Sierra Leone seul. © John James / UNICEF


​Avant de présider la Banque mondiale, j’étais médecin, spécialiste des maladies infectieuses. Alors je sais l’importance d’interventions coordonnées entre de multiples acteurs et organisations pour mettre fin à une épidémie. Et, à cet égard, Ebola ne diffère pas des autres crises sanitaires.
 

Journée mondiale de lutte contre le sida : séance de questions/réponses avec David Wilson de la Banque mondiale

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Ruban VIH

Où en est l’épidémie de sida dans le monde ? Quelles sont les nouvelles approches pour atteindre les populations les plus exposées aux risques d'infection ? Peut-on s’inspirer de la lutte contre le sida pour endiguer la flambée de fièvre Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest ? À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre), j'ai demandé à David Wilson, directeur du programme VIH/sida de la Banque mondiale, de nous éclairer sur ces questions.

11 contre Ebola : vous aussi, soyez de la partie !

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11 Against Ebola: 11 Players, 11 Messages, One Goal
11 joueurs, 11 messages de prévention pour combattre Ebola


Imaginez la scène lors de la Coupe du monde de football : une équipe entière est sur la touche, figée tandis que la formation adverse traverse tout le terrain et marque. Cette équipe, cela pourrait être nous, les citoyens du monde, si, dans ce match où se jouent la vie et la mort, nous abandonnions la victoire au virus Ebola au lieu de passer à l’action pour non seulement aider les malades mais aussi protéger les autres de l’épidémie.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le bilan à la date du 9 novembre s’élève à 5 160 morts pour 14 098 cas d’Ebola confirmés, probables ou suspects recensés dans six pays, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone totalisant le plus grand nombre de cas.

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

Croissance de la population africaine en milieu urbain : tendances et projections

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Perché sur une lagune, le bidonville de Makoko se trouve à la périphérie de la ville nigériane de Lagos. Ici, les habitations de fortune sont construites sur pilotis, avec du bois récupéré et des bâches, et les habitants se déplacent principalement en pirogue. Cet ancien village de pêcheurs attire aujourd’hui en masse des migrants en provenance des pays voisins, à la recherche d’emplois peu qualifiés et mal rémunérés.

Sous la loupe, Makoko illustre particulièrement bien le phénomène d’urbanisation qui touche l’Afrique subsaharienne, une région où le taux de croissance démographique en milieu urbain est le plus élevé au monde :

Sur les dix pays où le taux d’urbanisation est le plus élevé dans le monde, six se trouvent en Afrique subsaharienne ;
  • avec une population urbaine estimée en 2013 à plus de 80 millions d’habitants, le Nigéria se classe en tête des pays africains les plus densément peuplés en milieu urbain et au 9e rang mondial ;
  • la population urbaine mondiale était estimée à 3,8 milliards d’habitants en 2013, un chiffre qui devrait monter en flèche pour s’établir à près de 6,3 milliards en 2050 ;
  • depuis 2008, la population mondiale vit majoritairement en zones urbaines.

Rendre les données accessibles à tous

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Quand on parle de mettre fin à l'extrême pauvreté et de favoriser une prospérité partagée (a), qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ? Pour bien des gens, de manière assez logique, il s'agit de construire des écoles et des routes, de mettre en place des systèmes de sécurité sociale, d'améliorer les centres de santé, de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, etc.

Mais comment savoir où ces routes et ces écoles doivent être construites ? Comment déterminer où des centres de santé sont nécessaires, ou quels genres de compétences existent dans un pays particulier pour concevoir des programmes de création d'emplois plus efficaces ? Comment déterminer la nature des problèmes sociaux et les niveaux auxquels ils se situent pour parvenir à mettre en place des systèmes de sécurité sociale qui fonctionnent vraiment ?

Trafic d’animaux et maladies contagieuses : de sérieuses menaces sanitaires

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Le commerce illégal d'espèces sauvages augmente considérablement le risque de voir des maladies se répandre.


L'épidémie d'Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone continue de se propager malgré les efforts nationaux et internationaux pour la freiner et s’assurer qu’elle ne revienne pas. Au 1er octobre, 3338 personnes sont mortes et 7178 ont été infectés. Plus de personnes ont péri durant cette dernière épidémie d'Ebola que dans l’ensemble des précédentes épidémies du virus sur le continent. Outre le grand nombre de pertes humaines, et le rythme rapide des nouvelles infections, les trois pays les plus touchés souffrent de l’impact économique des restrictions sur le commerce et les déplacements, du manque de nourriture et d’autres effets négatifs. Alors que les travailleurs sanitaires, les organisations sanitaires internationales et les ONG travaillent avec acharnement pour contenir l'épidémie, nous devons aussi penser de façon stratégique aux moyens d’éviter de semblables épidémies à l'avenir. Quel pourrait être le premier pas? Mieux comprendre les origines animales du virus Ebola et d'autres maladies infectieuses afin que nous puissions empêcher qu’une épidémie de ce type ne se reproduise jamais.
 
Ebola est une zoonose – une maladie qui est transmise des animaux aux humains. Dans les épidémies passées, ceci s’est produit lors de la manipulation d’animaux sauvages – tels que des chauves-souris, gorilles, chimpanzés, singes, ou porcs-épics. L'hypothèse pour l’épidémie en cours est que la transmission est venue de chauves-souris, bien qu’une première piste étudiée ait été le trafic de primates passant par les capitales. Au-delà du chemin de transmission précis, il est clair que nous devons examiner les relations humaines avec la faune pour s'assurer que nous sommes protégés contre cette maladie et d'autres futurs risques.


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