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Afrique

La Conférence de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté fête ses 20 ans

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Photo: Nok Lek/Shutterstock.com

Lorsqu’en 1999 quelques passionnés décident de se retrouver chaque année pour promouvoir que le développement des politiques et interventions foncières n’est plus simplement basé sur la seule idéologie mais sur des analyses de données solides, peu de gens aurait parié sur la pérennité d’une telle initiative.

Vingt ans plus tard, cette modeste réunion est devenue une conférence mondiale qui rassemble chaque année plus de 1 500 personnes. Hauts responsables, autres représentants du gouvernement, universitaires, représentants de la société civile, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers - se retrouvent pour discuter des derniers résultats de la recherche, des avancées des politiques et des bonnes pratiques en matière de gouvernance foncière, dans le monde entier.

Le riz, source d’opportunités en Côte d’Ivoire : agriculteurs et meuniers montrent la voie.

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Zié Coulibaly, directeur du moulin à riz de Katiola, dans la région du Hambol, Côte d’Ivoire. Photo : Raphaela Karlen/Banque mondiale

À l’heure de la récolte du riz dans la région du Hambol, au centre de la Côte d’Ivoire, Sali Soro veille à ce que cette importante journée se déroule sans accroc. Membre de la Coop-CA Hambol (une coopérative régionale de riziculteurs des plaines de Lopé), Sali est parvenue à louer l’une des rares batteuses disponibles dans la région. Les ouvriers ont apporté la machine sur sa parcelle au petit matin et le ronronnement de la batteuse résonne depuis lors.

Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

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Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

« Nous vaincrons Ebola ! » : voix et visages de la riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC

Franck Sidney Chrysantheme Bitemo's picture
Ces images ont fait le tour du monde et sont désormais synonyme d’Ebola. Des professionnels de santé en tenues de protection, désinfectant des périmètres sécurisés par des filets orangés, emmaillotant des cadavres dans des sacs mortuaires ou soignant des patients dans des Chambre d'urgence biosécurisée pour épidémies (CUBE). Mais qui sont ces inconnus qui risquent quotidiennement leur vie dans l’espoir d’éradiquer le virus et de sauver des vies ? Qui se cache derrière ces visages souvent masqués ?
 
Portraits de cinq héros très discrets à travers des témoignages glanés au Centre de traitement Ebola (CTE) mis en place par l’ONG médicale ALIMA à Beni, ville du Nord-Kivu, épicentre de l’épidémie en RDC.
 
Dr Junior Ikomo, 33 ans, médecin
© Vincent Tremeau/Banque mondiale

Lutte contre ebola : impliquer la communauté représente la clé du succès

Michel Muvudi's picture
16 Janvier 2019 - Beni, République Démocratique du Congo. Vincent Tremeau / World Bank 2019

Depuis plusieurs années, Ebola frappe de manière disproportionnée notre continent, et plus particulièrement les populations d’Afrique Centrale et de l’Ouest entrainant de vastes pertes en vies humaines et causant des pertes économiques considérables dans des contextes de pauvreté extrême.

Le défi de l’emploi est plus redoutable que jamais dans les pays les plus pauvres

Akihiko Nishio's picture
Des chercheurs à l'Institut de recherche Crops (CSIR-CRI) au Ghana. © Dasan Bobo/Banque mondiale

Au cours des dix prochaines années, près de 600 millions de personnes seront à la recherche d’un emploi, principalement dans les pays les plus pauvres du monde. À elle seule, l’Asie du Sud devra créer plus de 13 millions d’emplois chaque année pour faire face au rythme de sa croissance démographique. En Afrique subsaharienne, 15 millions d’emplois devront être créés tous les ans, soit une gageure encore plus colossale alors même que la région est moins peuplée.
 
Et le défi de l’emploi est d’autant plus complexe qu’il se pose déjà avec acuité aujourd’hui. Dans les pays les plus pauvres, bien des travailleurs sont cantonnés dans des emplois informels, faiblement rémunérés et peu productifs, le plus souvent en dehors de toute activité officielle et soumise à l’impôt. Dans le contexte d’une urbanisation rapide, les villes attirent un grand nombre de migrants internes en quête d’un travail, mais qui ne réussissent pas à trouver un emploi rémunéré de qualité, car ils ne possèdent pas les compétences recherchées sur le marché. Par conséquent, beaucoup restent au bord du chemin et leurs chances de contribuer à la croissance de leur pays sont limitées.

Les avancées vers l’égalité entre les sexes : un nouvel indice passe au crible les réformes juridiques qui favorisent l’inclusion économique des femmes

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Trouvez-vous que le monde a fait des progrès en matière d’égalité des droits des femmes au travail ? Le dernier rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réformes (a) apporte un éclairage déterminant sur cette question, en se focalisant sur la loi. Car si la parité femmes-hommes exige, pour se concrétiser, le déploiement dans le temps d’un large éventail de mesures, les aspects juridiques et réglementaires constituent une première étape fondamentale pour favoriser la participation des femmes à l’activité économique.

Ce que mesure le nouvel indice

Le rapport présente un nouvel indice, construit autour de huit indicateurs qui couvrent tous les jalons de la vie professionnelle d’une femme et constituent des facteurs déterminants pour sa situation économique : déplacements, accès à l’emploi, rémunération, mariage, maternité, gestion d’entreprise, gestion d’actifs et prestations de retraite.

Les huit indicateurs mesurant l’influence des lois tout au long de la vie professionnelle des femmes

Source : Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réforme

Si par exemple une femme ne peut pas quitter son domicile sans autorisation, peut-elle véritablement chercher un emploi ou se présenter à un entretien d’embauche ? En cas d’embauche, devra-t-elle quitter son travail si elle se marie ou si elle a des enfants ? Si tel n’est pas le cas, devra-t-elle accepter un emploi moins bien rémunéré pour concilier travail et famille ?

Les financements mixtes, une clé pour l’accès au logement en Afrique de l’Ouest

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Logements en cours de construction.  © John Hogg/Banque mondiale


L’accès à des logements abordables constitue un immense défi dans toute l’Afrique de l’Ouest, où moins de 7 % des ménages sont en mesure d’accéder à la propriété. La situation est particulièrement critique dans les huit pays qui constituent l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, où la demande de logements décents est largement supérieure à l’offre.

Mais les choses s'améliorent aujourd’hui dans la région : un nouveau dispositif mis en place par le Groupe de la Banque mondiale aide des milliers de ménages à accéder à des prêts pour enfin réaliser leur rêve d’accession à la propriété. 

Le défi de la mobilite urbaine à Abidjan

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On me demande souvent comment je vois l’avenir économique de la Côte d’Ivoire. Une de mes certitudes est que le pays sera urbain. Déjà plus de la moitié de sa population vit en ville et cette proportion devrait atteindre deux tiers en 2050, notamment avec l’expansion d’Abidjan qui abritera plus de 10 millions d’habitants.


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