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Afrique

#CEstPossible : Ensemble mettons fin à l'extrême pauvreté

Christine Montgomery's picture

Nous avons un objectif : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Et cet objectif est à notre portée, puisque la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté à travers le monde a déjà diminué de moitié depuis 1990. Ces avancées, nous les devons aux efforts déployés sans relâche par de nombreuses organisations et des États, mais aussi par des millions d’individus.

Mettre fin à l'extrême pauvreté #CEstPossible, montrez-nous comment

L’Afrique en première ligne dans la quête d’une économie bleue durable

Jamal Saghir's picture

Maurice © Manoj Nawoor

Les pays côtiers africains et les Petits États insulaires en développement (PEID) s’appuient fortement sur la pêche et les emplois associés, mais ces moyens de subsistance sont tous menacés par le déclin des stocks halieutiques. L’érosion du littoral et la perte d’habitat côtier ont eu des effets néfastes sur les communautés pauvres du littoral, les plus vulnérables au changement climatique alors qu’elles ont si peu contribué au dérèglement du climat. Le nombre de tempêtes, d’inondations et de périodes de sécheresse n’a jamais été aussi élevé dans le passé.
 
Dans de nombreux pays africains, l’économie bleue représente un quart de la totalité des recettes et un tiers des revenus à l’exportation. Et plus la population côtière croît, plus la surpêche, la pêche illégale, la pollution et le développement non durable du tourisme dégradent la biodiversité marine et côtière, et creusent la pauvreté.
 
Aujourd’hui, cependant, dans la foulée de mon voyage à Maurice—merveilleuse nation insulaire qui a vu 11 pour cent de son littoral s’évaporer ces dernières décennies à cause d’une érosion sévère—, je veux vous dire pourquoi je reste optimiste. Pourquoi j’ai une lueur d’espoir.

Comment permettre aux populations déracinées d’accéder à l’énergie ?

Liliana Elisabeta Benitez's picture
 Département d’État des États-Unis
Vue aérienne du camp de réfugiés d’Al Zaatari, en Jordanie. Photo : Département d’État des États-Unis

« Tu laisseras tout ce que tu aimes le plus chèrement ; et c’est la flèche que l’arc de l’exil décoche pour commencer », écrivait Dante dans La Divine Comédie.
 

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

Graphique : La majorité des réfugiés ne vivent pas dans des camps

Tariq Khokhar's picture

Environ un quart des réfugiés vivent dans des camps. Ils se concentrent principalement en Afique subsaharienne et en Asie du Sud. Dans d'autres régions, la majorité des réfugiés vivent dans des logements individuels. Les déplacements forcés sont essentiellement et de plus en plus un phénomène urbain, avec des réfugiés qui rejoignent les villes à la recherche de sécurité, d'anonymat, d'un meilleur accès aux services et à des opportunités d'emplois. Pour en savoir plus, consultez les conclusions du nouveau rapport : Déplacements forcés : une crise des pays en développement.

Pourquoi il faut évaluer les compétences en lecture à un âge précoce

Harry A. Patrinos's picture
Écolier au Malawi.
Écolier au Malawi.


Il faut savoir lire pour travailler, mais aussi communiquer, suivre des indications, prendre des médicaments... Or, un adulte sur sept dans le monde est analphabète, plus de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école ne savent pas lire et près de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.

La prestation du service de l’eau et de l’assainissement au Niger : défis et résultats

Taibou Adamou Maiga's picture


Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde avec une incidence de la pauvreté qui s’élevait à 44,5 % en 2014. Le pays rencontre plusieurs défis dans l’atteinte des objectifs nationaux (Programme sectoriel Eau Hygiène et Assainissement – PROSEHA) et internationaux (Objectifs de développement durable ou ODD) pour accroitre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, particulièrement en milieu rural où l’accès à l’eau potable est seulement de 44,2 % et 7 % pour l’assainissement (source : MHA 2015).

Pour surmonter ces défis tout en assurant la satisfaction d’une demande croissante ou de l’extension du service, le gouvernement a commencé à étudier les options qui apportent le savoir-faire du secteur privé. Cela a conduit à la disposition d’un secteur privé local en pleine croissance pour la prestation du service d’eau et d’assainissement au Niger.

 Durant les dernières cinq années, la Banque mondiale a appuyé les efforts visant à collaborer avec les intervenants du secteur pour favoriser la participation du secteur privé local dans la gestion des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) ruraux. Cet appui s’est traduit par l'élaboration d'un cadre réglementaire et juridique et des activités de renforcement des capacités. La coordination entre les parties prenantes était facilitée par la tenue des réunions du cadre de concertation tous les deux mois et la revue annuelle du secteur.
 

Sommet de la jeunesse 2016 : le Groupe de la Banque mondiale invite les jeunes à repenser l’éducation au 21e siècle

Jewel McFadden's picture
Sommet de la jeunesse 2016 Groupe de la Banque mondiale



L’éducation nous dote des compétences et des outils dont nous avons besoin pour affronter le monde. Elle constitue un élément indispensable au développement d’un individu et plus généralement de toute société. Selon l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), chaque année d’études supplémentaires peut augmenter les revenus d’un individu de 10 % en moyenne dans les pays pauvres.

C’est le thème de l’éducation qui a été choisi pour l’édition 2016 du Sommet de la jeunesse, une manifestation lancée par le Groupe de la Banque mondiale en 2013 afin d’offrir une tribune aux préoccupations des jeunes et leur donner les moyens de promouvoir leurs idées sur le développement. Les jeunes seront invités à dialoguer et partager leurs points de vue avec des experts de la communauté internationale du développement, des acteurs du secteur privé, des représentants des pouvoirs publics et des membres du monde universitaire.

Sommet de la jeunesse 2016 : « Repenser l’éducation au 21e siècle », 14-15 novembre 2016, 8 h-18 h, au siège de la Banque mondiale à Washington.

Des initiatives importantes pour cartographier les plateformes technologiques en Afrique et ailleurs dans le monde

Rachel Firestone's picture

Tandis que la Banque mondiale publie les derniers résultats de son initiative de localisation des plateformes technologiques en Afrique, nous souhaitons revenir sur les raisons d’un tel exercice et mettre en lumière comment il s’intègre aux autres efforts entrepris sur la scène de l’innovation.
 
Nous avons commencé à recenser les plateformes et incubateurs technologiques en Afrique en 2014, en nous attachant plus particulièrement à suivre le développement des initiatives lancées en faveur de l’entrepreneuriat numérique.
 
Ce travail vise à mettre en évidence la présence d’entrepreneurs du numérique en Afrique ainsi que leurs interactions potentielles, tout en contribuant à la réalisation du double objectif que s’est fixé la Banque mondiale, à savoir mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Cet exercice fournit des données utiles pour mieux comprendre la relation entre innovation, entrepreneuriat, création d’emplois et moyens de subsistance durables. 

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

Jennifer J. Sara's picture

© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.


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