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Afrique

6 choses à savoir sur le nouveau Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale

Ravi Kumar's picture
 Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Des élèves qui commencent l’année sans manuel. Des dispensaires dans des villages qui ne disposent même pas des médicaments de base. C’est, bien des fois, la conséquence d’un système de commande publique défaillant.

Les administrations, qu’elles soient locales ou nationales, doivent être dotées d’un système de passation des marchés performant pour pouvoir fonctionner correctement et fournir les services publics dont elles ont la charge.
 

Quantifier l’accès à la chirurgie : un nouveau paradigme pour le renforcement des systèmes de santé

Josh Ng-Kamstra's picture

Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Ses auteurs ont pris part à la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a).

Le nombre relatif de chirurgiens varie d’un pays à l’autre
Cliquer pour voir la version interactive (a)

Plus des deux-tiers de la population mondiale n’a pas accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs et abordables quand ils sont nécessaires. Or l’impact des pathologies chirurgicales n’est pas neutre. On estime que les problèmes de santé imposant une prise en charge par un chirurgien entraîneront des pertes en termes de productivité économique de 12 300 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 (a). Par ailleurs, 81 millions de personnes sont confrontées à des dépenses de santé catastrophiques (a) en raison du coût des soins chirurgicaux payés chaque année.
 
L’accès à la chirurgie revêt une importance cruciale pour la réalisation de plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) : « bonne santé et bien-être » (objectif n° 3), « pas de pauvreté » (objectif n° 1), « égalité entre les sexes » (objectif n° 5) et, enfin, « réduction des inégalités » (objectif n° 10).
Mais, pour pouvoir agir, les autorités nationales doivent disposer d’indicateurs fiables qui décomposent de façon rigoureuse chaque composante de l’accès à la chirurgie en tant que modalité de traitement ou de plateforme de soins. C’est dans ce but que le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lancé un appel à la communauté chirurgicale (a) en 2014 pour la mise en place d’indicateurs associés à des cibles et des délais conformes à ce que le monde est en droit d’attendre dans ce domaine.
 

La place des villes dans un Sénégal émergent

Salim Rouhana's picture



Avec près de la moitié de la population résidant en zones urbaines, le Sénégal présente un taux d’urbanisation supérieur à la moyenne observée en Afrique subsaharienne (40 %). Dans ce pays, la proportion de citadins a quasiment doublé ces dernières décennies — de 23 % dans les années 1960, elle est passée à 43 % en 2013  et devrait s’établir à 60 % à l’horizon 2030. Certes, cet essor s’accompagne d’immenses défis, mais il offre aussi aux responsables sénégalais l’occasion d’opérer une transformation structurelle de l’économie.

Le rôle crucial de l’éducation dans le développement économique

Harry A. Patrinos's picture
Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale
Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale

« Donnez à un homme un poisson, et il aura à manger pour une journée ; apprenez à un homme à pêcher, et il aura à manger toute sa vie. » - Cette maxime est attribuée à Lao Tseu, un sage de la Chine ancienne qui serait l’auteur d’un texte majeur, le Tao Te King. Il est considéré comme le fondateur du taoïsme et vénéré en tant que dieu par les taoïstes, mais aussi dans d’autres religions chinoises traditionnelles.

Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a jamais eu autant d’enfants à l’école qu’aujourd’hui. En 1950, la durée moyenne de la scolarité était de deux ans en Afrique ; elle est désormais supérieure à cinq ans. En Asie de l’Est/Pacifique, elle est passée de deux à sept ans entre 1950 et 2010, soit une hausse de plus de 200 % ! À l’échelle de la planète (a), elle devrait atteindre 10 ans d’ici 2050. En un siècle et demi, les chiffres de l’accès à l’éducation dans le monde auront donc plus que quintuplé.

Pourquoi la Banque mondiale soutient la Côte d’Ivoire ?

Pierre Laporte's picture



5 milliards de dollars USD (soit 2500 milliards F CFA),  sur les 15,4 milliards promis par la communauté internationale le 17 Mai 2016 à Paris à l’issue de la première journée du Groupe Consultatif sur la Côte d’ivoire. Telle est la somme que le Groupe de la Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) va engager pour financer le  second Plan National de Développement (PND)  ivoirien couvrant la période  2016-2020.  Il s’agit du double de la somme engagée au cours de la période précédente (2012-2016), preuve, s’il en faut, que la Banque mondiale est plus que jamais déterminée à accompagner le pays sur la voie de l’émergence.  Ce nouveau cadre de partenariat entre notre institution et la Côte d’Ivoire marque un tournant important.

Changement climatique : un risque accru pour les pays les plus pauvres

Sri Mulyani Indrawati's picture

Un ouvrier agricole marche dans une rizière inondée. © Nonie Reyes/Banque mondiale

Au Bangladesh, le littoral est menacé par le montée des eaux et, à mesure que la mer grignote les côtes, la salinisation des sols progresse inéluctablement. Pour les agriculteurs, cela se traduit par un recul des cultures ; les communautés se vident, les adultes partant travailler en ville ; les poissons d’eau douce disparaissent, ce qui réduit les apports en protéines pour les populations locales ; et, à la saison sèche, les mères rationnent l’eau qu’elles donnent à boire à leurs enfants (jusqu’à deux verres par jour seulement dans certains cas).
 
Les pays développés commencent enfin à prendre le changement climatique au sérieux même s’ils y voient, en général, une menace encore latente qu’il faudra gérer dans les années à venir. Mais pour les populations pauvres des pays pauvres, surtout dans les communautés installées le long des côtes, sur des deltas ou sur des îles, le danger est bien là, au quotidien — et conditionne de nombreux aspects de la vie.

Une bonne hygiène de vie pour des sociétés et des économies en pleine forme

Bassam Sebti's picture

Dans le salon, les grands-parents, fumeurs invétérés, laissent les volutes de cigarette envelopper leur petit-fils de 18 mois. Dans la cuisine, c’est une fillette de trois ans qui ouvre le réfrigérateur pour prendre une cannette de Pepsi. Dans la salle à manger, on nourrit un nouveau-né de sept mois d’un gâteau au chocolat bien crémeux et sucré. Dans la cour, des enfants jouent au papa et à la maman en dévorant un nombre incalculable de barres au chocolat, de gâteaux et de chips, arrosés de soda.

Je n’en crois pas mes yeux. Moi qui suis parent, j’observe ces comportements comme si j’assistais à une mort lente : je vois la maladie se glisser à l’intérieur de ces enfants et les hanter pour le restant de leur vie.

Cette scène est banale, mais il a fallu que je quitte l’Iraq et que je devienne parent pour que j’ouvre les yeux.

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit

Sri Mulyani Indrawati's picture
View from cave, Mali. © Curt Carnemark/World Bank

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit
 
À l’horizon 2030, plus de la moitié des individus les plus démunis du monde vivront dans des pays pauvres, fragiles, touchés par un conflit ou en proie à des violences graves. Des pays où les pouvoirs publics sont incapables d’assurer les services les plus élémentaires et la sécurité, où l’activité économique est à l’arrêt et où le développement peine plus qu’ailleurs à se concrétiser. Des pays où la pauvreté atteint des sommets. Les difficultés qu’ils rencontrent se jouent des frontières : près de la moitié des 20 millions de réfugiés dans le monde sont originaires de pays pauvres, sans compter les personnes déplacées, encore plus nombreuses.
 
Certains, moins concernés par les violences, restent cependant enfermés dans des « pièges de fragilité », la menace latente d’une dégradation de la situation portant un coup d’arrêt au développement. Des pays comme la République centrafricaine (RCA), le Mali, Haïti ou le Soudan (a) ont, depuis 20 ans, bien du mal à surmonter leurs fragilités.

Faire de la géographie un atout pour le Bénin

Jacques Morisset's picture
Crédit: Arne Hoel/World Bank

Dans la lignée de grands économistes, le nouveau gouvernement du Bénin pourrait s'inspirer de sa situation géographique pour propulser le pays sur la voie de l’émergence.
 
Pour l'économiste Jeffrey Sachs, professeur à l’Université de Columbia à New York, si la majorité des pays tropicaux n'ont pas réussi leur décollage économique, c’est à cause de leur climat qui a facilité la propagation de maladies épidémiques. L'économiste Paul Collier, professeur à l'Université d'Oxford, explique le retard économique de l'Afrique Sub-Saharienne par le fait qu’un nombre disproportionné d’habitants vivent éloignés des océans et donc des marchés mondiaux. Enfin, le célèbre historien français Fernand Braudel rappelait que les villes ne sont devenues des foyers de croissance économique qu’à partir du moment où elles ont commencé à abriter des industries de transformation, facteur encore souvent absent en Afrique.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il faut réduire les écarts entre hommes et femmes

Sri Mulyani Indrawati's picture

A woman in a Niger village cooks for her family. Photo © Stephan Gladieu/World Bank

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.

La situation des filles et des femmes dans le monde en 2016 est meilleure qu’en 2006. Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde et certainement pas partout, notamment dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles.

Le constat est particulièrement frappant quand on s’intéresse aux opportunités économiques : les inégalités hommes-femmes dans l’accès à l’emploi et aux financements et dans les entreprises sont certes une entrave à l’épanouissement des individus mais elles freinent aussi le développement des économies — alors même que le monde a cruellement besoin de croissance et de nouveaux emplois.


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