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Asie de l’Est et Pacifique

Perspectives pour l’économie mondiale : l’édition de Juin 2017 en 10 graphiques

Global Macroeconomics Team's picture

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La Banque mondiale prévoit que la croissance économique mondiale devrait se raffermir à 2,7 % en 2017 grâce notamment à une reprise des activités manufacturières et des échanges commerciaux, d'un regain de confiance sur les marchés et de la stabilisation des prix des produits de base, qui permettent aux pays émergents et en développement exportateurs de ces produits de renouer avec la croissance. La croissance des économies avancées s’accélérera en 2017 pour atteindre 1,9 % — une embellie qui profitera aussi aux partenaires commerciaux de ces pays. Alors que les conditions de financement à l’échelle mondiale restent favorables et que les cours des produits de base se sont stabilisés, la croissance de l’ensemble des pays émergents et en développement atteindra 4,1 % cette année contre 3,5 % en 2016. Des risques importants assombrissent toutefois ces perspectives : un éventuel durcissement des pratiques restrictives dans les échanges internationaux, les incertitudes entourant les politiques commerciales, budgétaires et monétaires et, à plus long terme, la faiblesse persistante de l’accroissement de la productivité et de l’investissement.

Télécharger l’édition 2017 des Perspectives pour l’économie mondiale (a).

Trois choses à savoir sur la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Ede Ijjasz-Vasquez's picture

Le 17 mai est l'occasion de célébrer la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Pourquoi s’intéresser à cette journée ? Parce que les questions d'orientation sexuelle et d'identité de genre sont importantes pour le développement.

Voici les trois choses à savoir sur le sujet. 
 
Premier enjeu : En finir avec toutes les discriminations.  

Même si l'on assiste depuis une vingtaine d'années à des avancées juridiques et sociales, les personnes LGBTI continuent de faire l'objet de discriminations et de violences généralisées. Dans certains pays, elles risquent même la mort.  

Il est question ici de vos amis, vos frères ou sœurs, vos camarades de classe, vos collègues... 

Le principe, c’est de traiter l’autre comme on aimerait être traité.

Graphique : 70 % de l'eau douce est utilisée pour l'agriculture

Tariq Khokhar's picture

Dans la plupart des régions du monde, plus de 70 % de l'eau douce est utilisée pour l'agriculture. Pour nourrir une population mondiale comptant 9 milliards d'individus en 2050, il faudra augmenter la production agricole d'environ 50 % ce qui entraînera une hausse de 15 % des prélèvements de ressources en eau.

Prendre conscience de l'importance de l'air que l'on respire

Anna Gueorguieva's picture

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Photo by Jens Schott Knudsen via Flickr CC

Selon des recherches récentes, la qualité de l’air agit sur la productivité des travailleurs qualifiés. Quelles leçons en tirer pour les politiques de la ville ?


Les autorités municipales investissent massivement en faveur de l’emploi — planification des infrastructures, initiatives pour renforcer les compétences, aide aux industries — dans le but d’améliorer la productivité et de créer des emplois et de la croissance, surtout dans les secteurs requérant des travailleurs qualifiés. Pourtant, elles négligent souvent un intrant important : la qualité de l’air.

Selon des travaux récents, une hausse de 10 unités de l’indice de la qualité de l’air réduit la productivité de 0,35 %. Cela peut sembler négligeable, mais, en réalité, cet « essoufflement » des travailleurs qualifiés représente pour l’économie chinoise un manque à gagner de 2,2 milliards de dollars chaque année.

Graphique : La majorité des réfugiés ne vivent pas dans des camps

Tariq Khokhar's picture

Environ un quart des réfugiés vivent dans des camps. Ils se concentrent principalement en Afique subsaharienne et en Asie du Sud. Dans d'autres régions, la majorité des réfugiés vivent dans des logements individuels. Les déplacements forcés sont essentiellement et de plus en plus un phénomène urbain, avec des réfugiés qui rejoignent les villes à la recherche de sécurité, d'anonymat, d'un meilleur accès aux services et à des opportunités d'emplois. Pour en savoir plus, consultez les conclusions du nouveau rapport : Déplacements forcés : une crise des pays en développement.

Pauvreté et exclusion chez les populations autochtones : état des lieux et tendances de fond dans le monde

Gillette Hall's picture
Crédit photographique : Tran Thi Hoa, Banque mondiale
Selon les estimations des Nations Unies (a), les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes dans le monde, réparties dans plus de 90 pays. Ils constituent 5 % de la population mondiale, mais 15 % du nombre d’individus qui vivent dans l’extrême pauvreté dans le monde, et un tiers des pauvres en milieu rural. Ils habitent, possèdent et occupent un quart de la surface terrestre, mais ces 25 % abritent 80 % de la biodiversité mondiale. Les peuples autochtones vivent cependant autant en milieu urbain qu’en milieu rural : selon un rapport récent de la Banque mondiale intitulé Indigenous Latin America in the Twenty-First Century (a), près de la moitié des populations autochtones d’Amérique latine vivent aujourd’hui dans des zones urbaines. Mais, où qu’ils vivent, ces habitants sont soumis à des difficultés qui leur sont spécifiques : dans leur pays, ils figurent systématiquement dans les catégories sociales les plus pauvres et les plus marginalisées.
 
Où vivent ces 370 millions d’« autochtones », qui sont-ils et pourquoi sont-ils à ce point surreprésentés parmi les pauvres ?
 
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Amérique latine n’abrite en réalité qu’environ 8 % des populations autochtones du monde, tandis qu’elles sont plus de 75 % à vivre en Chine, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, selon la première étude de la Banque mondiale consacrée à la pauvreté des peuples autochtones dans le monde en développement (Indigenous Peoples, Poverty, and Development [a]).

Lumières, moteur, #ClimateAction !

Pabsy Pabalan's picture

Si je vous demande quel film a changé votre vie ou vous a donné envie de vous engager, il y a fort à parier que vous me parlerez d’un blockbuster, ou peut-être d’un documentaire sur une cause humanitaire. Chaque histoire est vécue différemment par chacun d’entre nous. La vraie question est : jusqu’où ces histoires peuvent-elles nous mener ?

De la « lagune » au delta : l’exemple de Venise peut-il nous aider à gérer les risques d’inondations au Viet Nam ?

Linh X. Le's picture
 NASA (a)
Comment transformer la « science » du risque en stratégie « d’action » pour la réduction des risques ? Cette question a été au cœur des échanges lors du forum Understanding Risk. Les applications en contexte réel de technologies innovantes, que constituent par exemple les initiatives de type OpenStreetMap au Népal ou en Haïti, s'appuient sur les habitants quiparticipent au recensement des infrastructures et des informations sur les risques locaux. Ces projets ont démontré leur bien-fondé : une meilleure compréhension des risques peut sauver des vies lors des opérations de secours et améliorer la résilience des communautés.

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

Sri Mulyani Indrawati's picture

Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains

Claudia Sobrevila's picture
Botswana. The Global Wildlife Program

Le 3 mars, nous célébrerons la Journée mondiale de la vie sauvage. Cette manifestation, adoptée en 2013 par l’Assemblée générale des Nations Unies, a pour but de sensibiliser le monde entier à l’enjeu que constitue la protection de la faune et de la flore. Le thème de cette année, « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains », souligne la nécessité de comprendre les conséquences de la disparition des espèces animales et végétales sur la santé des écosystèmes et sur la survie de l’humanité.

Nous assistons actuellement à la sixième extinction animale et végétale de masse (a). Selon les estimations des experts, le taux actuel de disparition des espèces est entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qu’il aurait été sans activité humaine. L’indice Planète vivante (a) enregistre un déclin de 52 % des espèces entre 1970 et 2010. Nos ponctions sur la nature sont de plus en plus grandes et elles produisent deux menaces absolument catastrophiques pour la biodiversité, à savoir la destruction des habitats naturels et le trafic d’espèces sauvages. La première met en péril 85 % des espèces tandis que le braconnage et le commerce illicite constitue le danger le plus immédiat pour les populations d’espèces sauvages de la planète.

Le trafic d’espèces sauvages est une crise mondiale qui revêt de nombreux aspects. Le problème est particulièrement grave en Afrique, où le braconnage est en train de précipiter plusieurs espèces emblématiques au bord de l’extinction. La chasse illégale a ainsi en grande partie contribué à la disparition du rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, officiellement déclaré éteint en 2011 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon le programme de suivi de l'abattage illicite d'éléphants (ou « MIKE » selon son acronyme en anglais) conduit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), entre 22 000 et 25 000 éléphants ont été abattus chaque année en Afrique au cours des cinq dernières années.

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