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Europe et Asie centrale

Des niveaux record d’envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire en 2017

Dilip Ratha's picture
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Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les envois de fonds vers les pays en développement ont atteint un niveau record en 2017, en s’établissant à 466 milliards de dollars, soit une hausse 8,5 % par rapport à l’année précédente. Les principaux bénéficiaires en sont l’Inde avec 69 milliards de dollars, suivie par la Chine (64 milliards de dollars), les Philippines (33 milliards de dollars), le Mexique (31 milliards de dollars), le Nigéria (22 milliards de dollars), et l’Égypte (20 milliards de dollars). Les envois de fonds en direction des pays en développement devraient continuer d’augmenter en 2018, de 4,1 %, pour atteindre 485 milliards de dollars.
 
Nous assistons à une reprise des transferts d’argent plus soutenue que prévu, qui s’explique par les meilleures performances de croissance dans l’Union européenne et la Fédération de Russie, ainsi qu’aux États-Unis. Le rebond des envois de fonds, évalués en dollars des États-Unis, a été favorisé par la hausse des prix du pétrole et l’affermissement de l’euro et du rouble.

À quoi tiennent les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe ?

Gabriela Inchauste's picture
Dans tous les pays européens, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Des données sur les femmes qui travaillent à temps complet dans 30 pays montrent que leur salaire horaire devrait augmenter de 19 % en moyenne pour égaler celui des hommes. Ainsi, en France, où l’écart est proche de la moyenne régionale, leur salaire devrait passer de 584 euros à 697 euros pour une semaine de 40 heures. Dans certains pays, l’écart est encore plus marqué : en 2015, il pouvait représenter un tiers du salaire des femmes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la Scandinavie qui affiche les inégalités les plus faibles, mais la Croatie, la Grèce et la Belgique, où une hausse de 12 % suffirait à combler l’écart. Et la situation n’évolue que très lentement. Sur une période de cinq ans, l’écart ne s’est réduit que dans 10 des 30 pays européens examinés. Dans certains pays, l’écart s’est creusé au cours des cinq dernières années, notamment en Pologne, en Bulgarie, en Lituanie et en France, où il a été multiplié par deux.

 
 

Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

Franck Bousquet's picture
© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Les frais de santé ont poussé 100 millions de personnes sous le seuil d'extrême pauvreté en 2010

Tariq Khokhar's picture

 

La couverture santé universelle (CSU) signifie que toutes les personnes doivent pouvoir bénéficier des services de santé dont elles ont besoin sans subir des retombées financières majeures. Un nouveau rapport publié conjointement par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, constate que les dépenses de santé poussent environ 100 millions de personnes par an sous le seuil de « l'extrême pauvreté » ( ce qui veut dire qu'elles disposent de moins de 1,90 $ par jour pour vivre) et environ 180 millions par an sous le seuil de pauvreté (3,10 $ par jour).

Vous pouvez accéder au rapport, aux données, aux visualisations interactives et aux documents disponibles en télechargement sur : http://data.worldbank.org/universal-health-coverage/ (a)

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

La Banque mondiale inaugure son Centre d’accueil des visiteurs et numérise les archives de son premier prêt à la France en 1947

Elisa Liberatori Prati's picture
Steel mill at Montataire. © World Bank
Usine sidérurgique à Montataire. © Banque mondiale

Le 15 novembre 2017, le Groupe de la Banque mondiale a ouvert les portes de son nouveau Centre d’accueil des visiteurs à Washington. Cet espace propose un vaste tour d’horizon de l’histoire de l’institution, mais aussi une expérience didactique interactive sur ses activités et sa mission.

Il y a tout juste 70 ans, la Banque mondiale accordait le premier prêt de son histoire à la France pour financer ses besoins de reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pour marquer cet anniversaire, et à l’occasion de l’ouverture du Centre d’accueil des visiteurs, le service des Archives du Groupe de la Banque mondiale a numérisé et publié les documents accompagnant ce premier financement . Les correspondances et les notes sur les négociations, la gestion et le remboursement du « prêt 0001 » sont désormais disponibles sur le site Projets & opérations de la Banque, aux côtés de toutes les autres ressources et informations pertinentes.

Comment utiliser les TIC pour mieux gérer le secteur de l’éducation dans les pays fragiles ?

Maria Amelina's picture
Des parents d’élèves reçoivent une formation Allô École! dans une école de Tshikapa en RDC. (Photo: Ornella Nsoki / Moonshot Global, Sandra Gubler / Voto Mobile Inc., Samy Ntumba / La Couronne)


Des solutions mobiles qui améliorent la gestion du système éducatif
 
Observons ensemble ces images : dans la première, des villageois examinent une affiche ; dans la deuxième, des enseignants ajoutent des chiffres à des affiches similaires et dans la troisième, des fonctionnaires choisissent des modèles d’interface avec l’aide d’un technicien. Aucune de ces images ne montre à proprement parler quelque chose que l’on pourrait qualifier de « technologie de pointe ». Elles représentent pourtant chacune une étape d’un projet innovant et insolite.
 
Un projet qui a introduit des innovations technologiques dans la vie des citoyens et incite les fonctionnaires à être à l’écoute de ces citoyens et de répondre à leurs attentes.
 
Il s’agit d’Allô, École ! une plateforme éducative mobile financée par l’Agence belge de développement et mise en œuvre par le ministère de l’éducation nationale de la République démocratique du Congo (RDC), avec l’aide de la Banque mondiale.

Édition 2018 des statistiques sur la dette internationale : les prêts bilatéraux des BRIC aux pays à faible revenu ont doublé en 2016, pour atteindre 84 milliards de dollars

World Bank Data Team's picture
L’édition 2018 des statistiques sur la dette internationale (IDS) (a) vient d’être publiée. Elle fournit des statistiques et des analyses sur la dette extérieure et les flux financiers de toutes les économies du monde en 2016. Cette publication comprend plus de 200 indicateurs couvrant la période 1970-2016 pour la plupart des pays qui participent au système de notification de la dette de la Banque mondiale. Pour accéder au rapport et aux produits qui l’accompagnent : Cette nouvelle édition des IDS paraît moins de 10 mois seulement après la fin de la période de collecte des données pour l’année 2016 : c’est donc en un temps record que l’équipe du rapport a mis à la disposition du public des statistiques actualisées et exhaustives sur la dette. Outre les données disponibles en ligne sous des formats multiples, le rapport IDS comprend une analyse synthétique de la situation de la dette dans le monde, qui sera développée dans une série de bulletins dans l’année qui vient.

Pourquoi surveiller et analyser la dette ?

Le rapport IDS a pour objectif fondamental de mesurer les stocks (encours) et les flux de la dette des pays à revenu faible et intermédiaire, c’est-à-dire les capitaux empruntés auprès de créanciers étrangers. Sommairement, les stocks de dette correspondent aux paiements dus à des créanciers étrangers (capital et/ou intérêts) ; les flux correspondent quant à eux aux emprunts nouveaux et aux remboursements.

Ces données, qui sont produites par la Banque mondiale dans le cadre plus général de ses activités de suivi de la solvabilité de ses pays clients, sont largement utilisées en dehors de l’institution à des fins analytiques et opérationnelles. De fait, l’existence de crises de la dette à répétition, dont notamment la crise financière mondiale de 2008, vient souligner la nécessité de ces travaux de mesure et de suivi des dettes extérieures, ainsi que l’importance d’une gestion durable de l’endettement.

Nous retiendrons trois faits saillants de l’édition 2018 du rapport IDS :

Les pays à revenu faible et intermédiaire ont globalement connu une hausse des entrées nettes de capitaux, à l’exception des pays IDA

En 2016, les flux nets de capitaux vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont grimpé à 773 milliards de dollars, ce qui correspond à un montant trois fois supérieur à celui de 2015, mais qui reste inférieur aux niveaux enregistrés entre 2012 et 2014.​

Cette tendance ne s’applique pas toutefois aux pays les plus pauvres du monde : au sein des pays qui peuvent bénéficier de l’aide de l’IDA, ces flux ont chuté de 34 %, à 17,6 milliards de dollars (soit leur plus bas niveau depuis 2011), sous l’effet de la baisse des flux de capitaux provenant des créanciers bilatéraux et privés.

Graphique : La Turquie a multiplié par plus de 30 ses capacités de production électrique

Tariq Khokhar's picture



Depuis 1970, les capacités de production d’électricité de la Turquie ont été multipliées par plus de 30, pour atteindre 70 000 MW en mars 2015. Dans un pays qui compte près de 80 millions d’habitants, la demande d’électricité a augmenté d’environ 7 % par an ces dernières années, ce qui nécessite des efforts constants pour développer des sources d’énergie fiables et propres. Depuis le début des années 2000 et grâce à un train de mesures concertées, les autorités s’emploient à répondre à cette demande et, parallèlement, à renforcer les investissements et l’innovation des acteurs privés. Pour en savoir plus.
 


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