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Amérique latine et Caraïbes

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

Le projet jamaïcain Crimebot : l’open data sur le terrain

Samuel Lee's picture
Certaines zones en Jamaïque, notamment les grandes villes de Kingston et Montego Bay, connaissent un fort taux de criminalité et de violence. Il suffit d’effectuer une recherche sur Google sur « les fléaux de la Jamaïque » pour voir que la criminalité arrive en bonne place.

Quatre ans après, retour sur l'action de la communauté OpenStreetMap en réponse au séisme qui a frappé Haïti

Robert Soden's picture

Cartes OpenStreetMap montrant Port-au-Prince (Haïti) le 12 janvier 2010 et le 30 janvier 2012
Images : Mikel Maron


Avec le lancement cette semaine du guide pratique fournissant des conseils pour planifier un projet de cartographie Open Cities, il nous a semblé important de revenir sur les accomplissements qui ont inspiré l'équipe Open Cities. 

Lutte contre la corruption : les enfants deviennent acteurs du changement en Amérique latine

Ledda Macera's picture
Dans les pays en développement, on considère en général les enfants uniquement comme des victimes impuissantes de la pauvreté, de la faim et des inégalités sociales. Or, les jeunes peuvent aussi être un puissant moteur de changement. Lorsque, à l'école ou par d’autres moyens de communication sociale, on sensibilise les enfants à la prévention des maladies et aux pratiques d'hygiène, ces informations sont ensuite relayées auprès des parents, des familles, voire des communautés, et on favorise ainsi des évolutions positives allant du bas vers le haut. Par chance, cette piste de réflexion devient populaire chez les spécialistes du développement…
 
 © Curt Carnemark / World Bank
Une élève de primaire au Mexique. Photo : © Curt Carnemark / Banque mondiale

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990

Emi Suzuki's picture

À l’échelle mondiale, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990. C’est ce qui ressort des nouvelles estimations publiées aujourd’hui et du communiqué de presse s’y rapportant. Ces informations sont synthétisées dans le rapport 2014 sur les niveaux et les tendances de la mortalité des enfants (a), élaboré par le Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME). En 2013, on a ainsi dénombré chaque jour environ 17 000 décès de moins parmi les enfants de moins de cinq ans qu’en 1990.
 
Cette baisse est la plus rapide jamais enregistrée depuis deux décennies : – 1,2 % entre 1990 et 1995, et – 4 % entre 2005 et 2013. 

Davantage d’enfants atteignent l’âge de cinq ans
La nette augmentation des taux de survie constatée depuis 1990 chez les enfants de moins de cinq ans s’explique par l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et d’un coût abordable, ainsi que par l’extension des programmes sanitaires, qui couvrent aujourd’hui les nouveau-nés et les enfants les plus vulnérables.
 
Le recul de 49 % (46 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2013, contre 90 en 1990) signifie qu’un nouveau-né a aujourd’hui une probabilité de survie au-delà de l’âge de cinq ans bien plus grande qu’un bébé né en 1990.   

Il faut redoubler d’efforts pour atteindre l’OMD nº 4
Quatre régions du monde sur six (selon la classification du Groupe de la Banque mondiale) sont en bonne voie pour réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement : réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les deux régions où la baisse du taux de mortalité reste insuffisante pour permettre d’atteindre cet objectif. En 2013, c’est en Afrique subsaharienne que ce taux était le plus élevé, avec 92 décès pour 1 000 naissances vivantes. Dans cette région, 1 enfant sur 11 meurt avant l’âge de cinq ans.

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5 raisons de s'orienter vers une carrière dans le secteur agricole

Andy Shuai Liu's picture
Lorsqu’ils envisagent leur avenir, les jeunes des pays en développement ont généralement tendance à dédaigner ce secteur. Je dois avouer que les petits villages isolés et les rizières qui furent le cadre de mon enfance ne me faisaient pas rêver non plus. Dans l’imaginaire collectif, l’agriculture est synonyme d’un mode de vie archaïque et de débouchés limités. 
 
J’ai compris plus tard que j’avais tort. Car en réalité l’agriculture offre aux jeunes un vaste champ d'opportunités et des perspectives d’avenir solides. Je suis convaincu que les jeunes peuvent, et doivent, choisir l’agriculture.
 Arne Hoel / Banque mondiale

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

Shanta Devarajan's picture

Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Ce qui Compte, ce n’est pas le Comment mais le Pourquoi

Shanta Devarajan's picture

Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog
 
Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Haïti : de l’impact positif des échanges sur le redressement du pays et son essor économique

Calvin Djiofack Zebaze's picture

A busy Haitian market. Source - Glenda PowersL’horizon semble se dégager pour Haïti, qui poursuit son redressement depuis le séisme dévastateur de 2010. Et cela, grâce (en partie) au commerce extérieur.
 
Les autorités haïtiennes le savent qui s’emploient, avec le Groupe de la Banque mondiale et d'autres donateurs, à identifier les obstacles aux échanges pour les démanteler et doper ainsi les secteurs exportateurs.
 
Au début du mois, une équipe de la Banque mondiale s’est rendue à Port-au-Prince pour une semaine de travail avec les principaux acteurs, publics et privés, de la logistique commerciale du pays, notamment des représentants du ministère du Commerce et de l'Industrie. L’objectif ? Discuter de solutions pour renforcer le programme de facilitation des échanges du pays, financé par un fonds fiduciaire multidonateurs conçu pour aider les pays en développement à renforcer leur potentiel économique et à lutter contre la pauvreté grâce au commerce.
 

Allaitement maternel : un objectif vital

Leslie Elder's picture
 
 un objectif vital

La 22e édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, consacrée cette année au lien entre cette pratique et les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), sur le thème L’allaitement : un atout gagnant pour la vie !, se tient du 1er au 7 août.

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