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Asie du Sud

Vers un Népal plus résilient

Ram Sharan Mahat's picture
Disponible en English
 
Mujeres nepalíes reconstruyendo estructuras de viviendas
Photo: Laxmi Prasad Ngakhushi
Cinquante jours se sont écoulés depuis la survenue d’un séisme dévastateur au Népal le 25 avril, suivi d’une puissante réplique le 12 mai. Au total, 9 000 vies ont été emportées. Jamais dans l’histoire du Népal une catastrophe n’avait été aussi meurtrière. Un Népalais sur trois en a été affecté. Un Népalais sur dix a perdu son logement. Et 500 000 familles ont perdu leur moyen de subsistance ; ce sont, pour la plupart, des ménages pauvres qui pratiquent une agriculture vivrière. Personne n’a été épargné : hommes, femmes, enfants, vieillards et handicapés. De larges pans de notre pays sont en ruines.

Le Népal tient à exprimer toute sa gratitude aux pays amis de la communauté internationale pour la rapidité de l’aide humanitaire apportée. Nous vous sommes profondément reconnaissants pour votre générosité et votre courage.

Népal : faire classe autrement après le séisme

Dipeshwor Shrestha's picture

Également disponible en: English

 Suresh Ghimire.
Biswash, 12 ans, qui vit dans le camp d’Uttar Dhoka, montre son collage de Dharahara.
Photo - Suresh Ghimire

Le 25 avril dernier, le jour du tremblement de terre, mes collègues et moi-même étions en train d’organiser une exposition des dessins d’élèves pour ce dernier jour d’une session scolaire de 12 semaines. Au moment de la secousse, nous étions avec 12 enfants et leurs parents. Notre premier instinct a été de les protéger. Sans perdre notre sang-froid, nous avons rassemblé tout le monde dehors et nous avons essayé de nous réconforter. Ce n’est que plus tard, après les dernières répliques, que nous avons découvert l’ampleur des dégâts. Nous avons immédiatement appelé nos proches et avons été soulagés de savoir que tout le monde allait bien.
 
Je suis enseignant chez Karkhana (a), une société qui conçoit et assure des cours pratiques en science, technologie, ingénierie, sciences humaines et mathématiques (STEAM) pour des élèves de collège au Népal.

Nous avons vite compris, 48 heures après le séisme, que sans vraie compétence spécialisée pour assurer les soins d’urgence et l’assainissement, reconstruire ou prendre en charge les blessés, nous ne pouvions guère contribuer aux secours immédiats.

La seule chose que nous sachions faire, c’est enseigner.​

Népal : de l’aide d’urgence à la reconstruction

Johannes Zutt's picture
La casa de Keshav (a la izquierda) y la casa de su madre (a la derecha) antes del terremoto.
Les maisons de Keshav (à gauche) et de sa mère (à droite), avant le tremblement de terre.

Dans les hameaux et villages du Népal frappé par un séisme de magnitude 7,8 le 25 avril dernier, les familles se sont réfugiées sous des appentis de fortune en réunissant tout ce qui pourrait les abriter de la pluie.

Keshav et sa famille

Keshav Thapa Magar, qui vit avec sa femme, son fils et ses deux filles dans le sud-est de la vallée de Katmandou, à Kot Gaon, a été logé à la même enseigne que les autres familles de ce village de 100 foyers. D’origine newar, magar, chhetri ou tamang, la plupart vivaient dans des maisons traditionnelles en brique ou en terre, qui n’ont pas résisté aux secousses. La maison de Keshav et celle de son cousin, de facture traditionnelle, comme celle de sa mère, construite avec des poutres en béton, se sont elles aussi effondrées.

Le Népal a besoin de votre aide

Saurav Rana's picture
Le 25 avril 2015, un séisme destructeur frappe le Népal.
Saurav Rana/Banque mondiale.

Maintenant, vous devez tous avoir entendu parler du gigantesque séisme et des nombreuses répliques qui ont ravagé le Népal ces derniers jours. À l’heure où je rédige ces lignes, je sens une nouvelle secousse, 36 heures après le choc initial.
               
Par bonheur, ma famille est saine et sauve. Nous avons eu de la chance. La majorité des habitants de Katmandou se sont installés dans des tentes de fortune plantées dans divers espaces ouverts dans toute la ville : écoles, casernes et terrains inoccupés. Certains de ces campements sont coordonnés par les sauveteurs, tandis que d’autres sont simplement édifiés par les habitants. Par endroits, des crémations ont lieu à 5 mètres seulement de là où les gens dorment. La pluie vient encore compliquer une situation déjà très éprouvante psychologiquement. Et ce n’est que la situation à Katmandou.

L’avis des économistes en chef de la Banque mondiale sur la chute des cours pétroliers et la reprise mondiale

Donna Barne's picture
Economistas en jefe del Banco Mundial; en el sentido de las agujas del reloj de la parte superior izquierda: Primer Vicepresidente y Primer Economista , Kaushik Basu; Augusto de la Torre (América Latina y el Caribe); Shanta Devarajan (Oriente Medio y Norte de África); Francisco Ferreira (África subsahariana); Sudhir Shetty (Asia oriental y el Pacífico); Hans Timmer (Europa y Asia central); Martin Rama (Asia del Sur).

Si la baisse des prix du baril est une aubaine pour les importateurs de pétrole, qu’en est-il des pays producteurs ? Comment s’en sortent-ils face à ce qui semble annoncer, après dix années de prix soutenus, la fin du « supercycle » des matières premières, synonyme de déclin de recettes ? Et, plus généralement, quel sera l’impact pour l’économie mondiale et, surtout, pour les six régions du monde en développement ?
                                        
Ces questions étaient au centre d’une table ronde réunissant les principaux économistes de la Banque mondiale le 15 avril, à la veille des Réunions de printemps du Groupe Banque mondiale et du FMI. La discussion, retransmise en ligne et en direct, a été essentiellement consacrée à la difficulté de relancer durablement la croissance mondiale.

L’importance capitale de l’eau pour le développement durable en cinq points

Tariq Khokhar's picture

La Journée mondiale de l’eau (a) se tient le 22 mars. Dans un billet précédent, nous vous avions déjà présenté « sept faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l’eau ». Voici aujourd’hui cinq nouveaux points pour vous éclairer sur les liens qu’entretiennent l’eau, la santé, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’urbanisation. Mais d’abord :

Gros plan sur les rivières et voies navigables des États-Unis

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Image via Wired

Nelson Minar (a) a réalisé cette carte formidable (a) en s’appuyant sur les données hydrographiques mises à disposition par l’US Geological Survey (a). Cette cartographie prend en compte des cours d’eau qui demeurent asséchés une grande partie de l’année, mais dont le lit laisse une empreinte. Comme les veines du corps humain, cette carte montre combien l’eau est indispensable à l’écosystème du pays.

La situation des femmes dans le monde en 7 graphiques

Tariq Khokhar's picture

Ce dimanche, la Journée internationale de la femme (a) célèbre la réussite des femmes sans occulter les progrès à faire pour parvenir à l’égalité entre les sexes dans le monde. Afin de préparer le lancement de plusieurs campagnes et initiatives de haut niveau dans les 15 jours à venir, j’ai souhaité rappeler certains faits et évolutions parfois méconnus.

Remarque: Comme ces données proviennent de différentes sources, certains membres de groupements régionaux peuvent différer entre les graphiques, référez-vous, s’il vous plaît, aux sources originales pour plus d'informations.
 

1) 91 % des filles achèvent le cycle d’enseignement primaire

Gráfico 1

Données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et Indicateurs du développement dans le monde

L’année 2012 détient le record pour le nombre de filles allées au terme de l’enseignement primaire. Depuis 2000, les progrès sont manifestes un peu partout, même si de profonds écarts subsistent d’une région et d’un pays à l’autre. En Afrique subsaharienne, 66 % seulement des filles avaient achevé leurs études primaires en 2012 sachant que, dans 3 pays, le taux était inférieur à 35 %. L’éducation des filles est l’un des meilleurs investissements possibles (a) et, à l’horizon 2015, les pays en développement dans leur ensemble devrait atteindre la parité entre les sexes (égalité des effectifs de filles et de garçons) pour la scolarisation en primaire et dans le secondaire.

2015, une année plus sûre pour les femmes dans les transports publics ?

Priyali Sur's picture
Une jeune femme de 21 ans, qui vient de s’installer à Gurgaon, prend un taxi collectif pour rentrer chez elle après sa deuxième journée de travail. « Quand le chauffeur a commencé à rouler dans des rues désertes, j’ai compris tout à coup que j’étais dans sa propre voiture, et pas dans un taxi, me raconte-t-elle, deux ans après. Il m’a emmenée dans un endroit où il n’y avait personne, il m’a frappée, menacée et violée. J’aurais dû me méfier. Si seulement il existait des moyens de transport sûrs. » 

 

10 ans après : raviver le souvenir du tsunami du 26 décembre 2004

Chulie De Silva's picture
Après la dévastation causée par le tsunami, la route côtière a été reconstruite avec le soutien de la Banque mondiale. © Chulie de Silva

« Ce qui est logé au plus profond de ton cœur, la mort ne peut pas te l’arracher ». Cette phrase, écrite par ma mère, Manel Kirtisinghe, dans son journal intime, résume ce qu’elle a ressenti en perdant un être cher pendant le tsunami de 2004. « Le 26 décembre, Prasanna est parti, laissant un vide qui ne se refermera jamais et une douleur silencieuse qui me lance constamment. »
 
Prasanna, c’était mon frère. Cette année, ma mère ne sera pas avec nous pour accomplir les rites religieux en sa mémoire. Elle nous a quittés voici quelques mois. Prasanna, c’était notre rempart. Et sa disparition nous a tellement traumatisés qu’il nous a fallu sept longues années pour reconstruire notre maison chérie et y retourner. Ma mère était heureuse de retrouver l’endroit qu’elle avait découvert en 1944, toute jeune mariée. Mais elle a systématiquement refusé de s’asseoir dans la véranda à l’arrière de la maison ou d’aller marcher sur la plage — un rituel auquel elle sacrifiait deux fois par jour avant le tsunami.

Open India : une nouvelle application interactive qui fournit des données sectorielles sur l’Inde à l’échelon des États

Vilas Mandlekar's picture
Que fait le Groupe de la Banque mondiale pour aider l'Inde à résoudre ses problèmes de développement ? Et où en sont ses programmes mis en œuvre dans les États indiens les plus pauvres ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond Open India (openindia.worldbankgroup.org [a]), une nouvelle application Web qui présente la stratégie de partenariat (a) du Groupe de la Banque mondiale avec l’Inde ainsi que ses projets opérationnels et ses travaux de recherche dans ce pays.
 
En quoi le site Open India est-il unique ?
La nouveauté de cette application réside dans le développement d’une plateforme transparente, interactive et simple à utiliser pour présenter la stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec l’Inde et ses projets en cours dans le pays. Elle offre des fonctionnalités de visualisation des données qui relient les trois principaux domaines d’intervention stratégique (intégration économique, transformation spatiale et inclusion sociale) aux problématiques sur lesquelles portent les opérations et les travaux de recherche du Groupe en Inde. Open India repose notamment sur la visualisation de données statistiques sectorielles qui quantifient les problèmes de développement auxquels l'Inde est confrontée. Par exemple, la représentation graphique présentée ci-dessous illustre l'ensemble des lacunes du pays en matière d'infrastructures et de transports.
 

Source: Open India (a)
 


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