Du 17 au 21 avril : Suivez les webconférences internationales des Réunions de printemps. Voir le programme


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Lutte contre la corruption

Transparence des finances publiques dans le monde arabe : où va l’argent ?

Renaud Seligmann's picture


Pour entretenir la dynamique de ces réformes, il est essentiel de poursuivre le dialogue et les échanges entre pairs sur les bienfaits et les difficultés associés à la transparence budgétaire. Le moment est crucial : en agissant maintenant, le monde arabe peut combler son retard et devenir un leader mondial de la transparence des finances publiques.

Pourquoi la Banque mondiale soutient la Côte d’Ivoire ?

Pierre Laporte's picture



5 milliards de dollars USD (soit 2500 milliards F CFA),  sur les 15,4 milliards promis par la communauté internationale le 17 Mai 2016 à Paris à l’issue de la première journée du Groupe Consultatif sur la Côte d’ivoire. Telle est la somme que le Groupe de la Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) va engager pour financer le  second Plan National de Développement (PND)  ivoirien couvrant la période  2016-2020.  Il s’agit du double de la somme engagée au cours de la période précédente (2012-2016), preuve, s’il en faut, que la Banque mondiale est plus que jamais déterminée à accompagner le pays sur la voie de l’émergence.  Ce nouveau cadre de partenariat entre notre institution et la Côte d’Ivoire marque un tournant important.

Du football à la lutte contre la pauvreté, un appel à la bonne gouvernance

Sri Mulyani Indrawati's picture
Children playing football in Timor-Leste. © Alex Baluyut/World Bank


​L'enquête, la mise en accusation et l'arrestation de plusieurs responsables de la FIFA envoie un message simple et puissant : dans le monde actuel, aussi intouchable qu’une entité puisse sembler, aucune organisation, aucune entreprise, aucun gouvernement ne peut ni échapper à la vigilance du public ni se soustraire à la loi lorsqu’il y a des allégations de fraude et de corruption. La corruption est de moins en moins tolérée comme un « coût de la pratique des affaires ».
 
Dans sa lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale s’efforce de faire pencher la balance en faveur de l’honnêteté. Nous enquêtons et nous demandons des comptes aux responsables lorsque nous recevons des allégations de pratiques délictueuses dans le cadre de nos projets. Depuis que nous nous attelons à cette tâche, nous avons sanctionné plus de 700 personnes physiques et morales pour faute grave. La plupart de ces sanctions entraînent une forme d’exclusion : il est fait interdiction à ces personnes physiques et morales de présenter une offre pour obtenir un marché financé par la Banque. Nous avons récemment publié une revue actualisée (a) de notre expérience des enquêtes et du règlement de cas de fraude et de corruption, qui montre qu’il est possible de combattre la corruption de manière efficiente, efficace et équitable

Comment les élèves du Cameroun luttent contre la corruption dans leurs écoles

Shilpa Banerji's picture
Cette page en: Anglais
Floriane Masso, élève dans une école publique de Bamendjou. Photo: Shilpa Banerji/World Bank

Je l’admets bien volontiers : quelque part au fond de moi, j’avais envie d’être la nouvelle Angelina Jolie, en plein cœur d’un pays en développement, entourée d’une nuée d’écoliers, cajolant les uns, serrant les autres dans mes bras ou prodiguant quelques pichenettes affectueuses… N’étant pas, aux dernières nouvelles, ambassadeur du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (et encore moins star de cinéma), me voilà en train d’interroger, dans mon français approximatif, quatre lycéens de l’ouest du Cameroun, au caractère bien trempé, pour comprendre ce que le mot « corruption » signifiait pour eux.

Les golden boys de Tunisie

Achref Aouadi's picture

En Tunisie, il existe une interpénétration remarquable entre secteur public et secteur privé, une dynamique d'entregent qui a donné lieu à l'apparition de « golden boys », comme j'aime à les appeler. Il semblerait que la Tunisie n'ait rien appris de ses erreurs : en fait, le pays risque de retomber dans ses travers passés, où une petite élite pillait les ressources de l'État pour s'enrichir aux dépends du reste de la population. Tout semble indiquer que le pays constitue de nouveau un terreau extrêmement fertile pour la corruption.

Quelles seraient vos solutions pour #agir contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance ?

Ravi Kumar's picture
Fuente: futureatlas.com

C’est le mois de juin et dehors il fait très chaud. Une femme d'une petite quarantaine d'années se prépare pour une marche de trois heures qui doit la conduire jusqu’à une ville voisine. Malgré les kilomètres à parcourir, elle est enthousiaste : elle a rendez-vous avec un chargé de prêts gouvernemental. Elle a besoin d'argent pour acheter des engrais et du matériel pour sa ferme. Il faut absolument qu'elle parvienne à produire et à vendre suffisamment pour pouvoir payer les études de son fils l'année prochaine.

Elle remplit une tasse dans un seau d'eau pour éteindre le feu de bois sur lequel elle cuit les repas familiaux. Elle récupère ensuite ses mules sur le toit de chaume de sa cabane puis prend la route.

La Banque mondiale soutient l’évolution vers un monde sans corruption

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Partenaire essentiel du Groupe de la Banque mondiale depuis longtemps, le secteur privé fournit des biens et services aux pays qui en ont besoin tout en créant des emplois pour stimuler les économies.

Les entreprises bénéficient des marchés et contrats financés par la Banque et de la notoriété et la crédibilité qui accompagnent la participation à des projets réalisés pour le bien commun.

Pourtant, ce qui devrait être une relation mutuellement bénéfique peut rapidement s’envenimer quand la corruption s’en mêle. La liste des entreprises qui ne sont plus admises à participer aux projets du Groupe de la Banque mondiale — qui comprend actuellement 634 noms et est disponible en ligne — montre clairement quelles entreprises contreviennent aux politiques de la Banque. Cette liste a pour but de « dénoncer et stigmatiser », au grand dam des entreprises qui y figurent et des pays qui hébergent leur siège social — et qui sont membres du Groupe de la Banque mondiale.

Bien que nous n’ayons cessé de marteler que la corruption est néfaste pour les affaires, les entreprises n’en étaient pas toujours convaincues. Désormais cependant, de plus en plus d’entre elles, surtout celles qui ont récemment été prises dans la tourmente d’un scandale, se font elles-mêmes l’écho de ce message, souvent avec plus de réussite.

Une voix contre la corruption

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La semaine dernière, Transparency International a publié son baromètre de la corruption 2013. L’organisation a interrogé 114 000 personnes dans 107 pays sur leurs rapports avec la corruption, les institutions et les secteurs qu’elles jugent les plus corrompus et la perception de leur rôle dans la lutte contre ce phénomène. Ce baromètre met en exergue plusieurs tendances, dont le sentiment d’une aggravation de la corruption dans de nombreux secteurs. Il appelle également les pouvoirs publics à renforcer leurs plateformes de redevabilité et à durcir les normes en matière de passation de marchés publics et de gestion des ressources de l’État.

L’enquête 2013 révèle que 27 % des sondés ont versé un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois, signe que la situation n’évolue guère (26 % étaient dans ce cas en 2010/2011). Plus d’un quart des personnes interrogées sont donc concernées par ce phénomène.

La lutte contre la corruption : une condition du développement

Leonard McCarthy's picture

 

La vision de la Banque mondiale est claire : c’est un monde sans pauvreté.  Là où il y a de l’intégrité, les projets produisent des résultats et les pauvres en bénéficient. En cas d’échec, le développement est retardé et les pauvres en pâtissent. C’est pourquoi, à la Banque mondiale, nous partons du principe qu’il n’y a pas de développement sans primauté du droit. Dans le souci de résultat, d’ouverture et de responsabilité qui habite la Banque mondiale, nous veillons à préserver l'intégrité dans nos opérations. Il y a, au cœur de notre stratégie, la volonté de supprimer les conditions qui entament la sécurité internationale et font prospérer la corruption.