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Arts et culture

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

Bassam Sebti's picture
​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

#Music4Dev : Signmark, rappeur et malentendant, s'exprime en signes et en chanson contre l’exclusion sociale

Korina Lopez's picture
Signmark s'exprime en langue des signes en faveur de l'inclusion sociale.  Photo avec l'aimable autorisation de © Emmi Virtanen/Flickr Creative Commons
Signmark s'exprime en langue des signes contre l'exclusion sociale.  
© Emmi Virtanen/Flickr Creative Commons


Un rappeur sourd ?

Lorsque Marko Vuoriheimo a dit à ses amis et à sa famille qu’il souhaitait faire carrière dans la musique, il a suscité des réactions de surprise et entendu des remarques ironiques. « Mes professeurs, ma famille et certains de mes amis (…) ne croyaient pas du tout en ma carrière »  explique ce Finlandais d’origine, qui a adopté comme nom de scène Signmark. « Mais je me suis quand même dit j’y arriverai (…) et je voulais donner une chance à mon rêve. »

#Music4Dev : la Banque mondiale gagnée par la passion de Dengue Fever

Korina Lopez's picture

Le groupe de Los Angeles évoque avec nous le rock cambodgien des années 60, un genre musical presque totalement liquidé sous le régime des Khmers rouges, et nous présente l’organisation Cambodian Living Arts, dont la mission est de rapprocher les jeunes et les artistes traditionnels afin de promouvoir la préservation du patrimoine culturel national.

De 1975 à 1979, le Cambodge a été en proie à la violence sanguinaire des Khmers rouges, qui a coûté la vie à deux millions de personnes. Les artistes et les intellectuels étaient particulièrement visés ; le simple fait de porter des lunettes suffisait à rendre un individu coupable aux yeux du régime. C’est par l’éducation des jeunes générations que le pays a pu renouer avec les arts et la musique. La volonté d’éveiller et sensibiliser les jeunes cambodgiens aux arts nationaux a aussi une dimension économique, puisqu’elle se traduit par des emplois pour les professeurs et, potentiellement, pour leurs élèves.

La puissance évocatrice des images peut contribuer à mettre fin à la pauvreté

Donna Barne's picture
Radha, une femme qui collecte des déchets à Jaipur, en Inde. © Tierney Farrell
Radha, une femme qui collecte des déchets à Jaipur, en Inde. © Tierney Farrell

Sur la photo, on voit une femme tenant son jeune enfant dans les bras, au milieu d’un champ désolé de détritus. Elle s’appelle Radha, et la légende nous apprend qu’elle habite à Jaipur et qu’elle fait partie des millions d’Indiens qui vivent de la vente des déchets récupérés dans les décharges. On y apprend aussi que, quelque temps après ce cliché, réalisé en juin 2014, la jeune femme a perdu son mari. 

Cette image, que l’on doit au photographe Tierney Farrell (@tierneyfarrell), est l’une des dix photographies couronnées par le programme Your Shot de National Geographic (a), dans le cadre d’un concours dédié à la pauvreté et au défi visant à y mettre fin (#endpoverty). 
 

#Music4Dev avec Fantastic Negrito : célébrer l'identité ethnique et culturelle

Korina Lopez's picture
#Music4Dev avec Fantastic Negrito


Pour Fantastic Negrito (Xavier Dphrepaulezz dans le civil), la musique noire est un moyen de célébrer et de préserver la culture afro-américaine : « C’est la musique des esclaves noirs de l’Amérique sudiste. Je suis issu de cette tradition, et je ne considère pas qu’être descendant d’esclaves soit honteux. Cela fait partie de notre histoire. » Sa musique est aussi un hommage aux légendes du blues du Delta du Mississippi, comme R.L. Burnside ou Skip James. Surtout, sa musique rend compte de l’expérience des Noirs en Amérique : « Il n’y a pas un Noir aux États-Unis qui n’ait pas été confronté au racisme », explique-t-il. « Mais la ‘négritude’ mérite d’être célébrée, et c’est ce que je fais avec ma musique. »

#Music4Dev – La chanteuse Nneka a un conseil pour toutes les femmes : Ne laissez personne vous intimider !

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La chanteuse Nneka s'engage pour les droits de femmes

Depuis que Nneka a sorti son premier album Victim of Truth en 2005, la jeune star nigériane figure parmi les plus ardents défenseurs des droits des femmes et de la lutte contre la corruption en Afrique. Elle enfonce le clou avec son quatrième album, My Fairy Tales, qui évoque cette fois les difficultés auxquelles les Africains de la diaspora sont confrontés. Elle s'est récemment rendue au siège de la Banque mondiale pour faire connaître sa musique et s’exprimer sur les droits des femmes. « Avec ma musique, je veux faire passer des messages sur ces problèmes », explique-t-elle. « J'ai grandi au Nigéria où la liberté des femmes est restreinte à bien des niveaux. J'ai été élevée dans un système où le respect passe par la peur. »

Donner plus de pouvoir aux filles pour mettre fin à la pauvreté

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Girl Rising. Banque mondialeSokha est cambodgienne et orpheline. Pour survivre, la jeune fille frêle devait faire les poubelles. Puis, par un heureux concours de circonstances, elle a pu entrer à l’école et devenir l'une des meilleures élèves de sa classe. Son histoire et celle de neuf autres personnages sont racontée dans le documentaire Girl Rising (a), un projet conçu pour sensibiliser l’opinion à la situation des filles dans les pays en développement.

Le film a été projeté le 18 avril au siège de la Banque mondiale, à Washington, à l’occasion d’un événement (a) organisé afin de mettre un nouveau coup de projecteur sur le combat en faveur de l’éducation des filles dans le monde. De nombreuses personnalités y ont assisté, dont le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et Justine Greening, ministre du Développement international du Royaume-Uni, mais aussi Holly Gordon, productrice exécutive de Girl Rising, l’actrice Freida Pinto et Shabana Basij-Rasikh, fondatrice de SOLA (a), une organisation qui milite pour l’accès à l’éducation et aux opportunités des femmes afghanes. Cet événement leur a permis d’échanger des réflexions sur la nécessité d'améliorer la condition des femmes, de faire respecter leurs droits et faire en sorte qu'elles participent à tous les processus de décision.

Un jeune Népalais illustre les inégalités et remporte un concours de photos

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Jeunes népalais- Pictures Inequality

Parmi les photos poignantes récompensées lors du concours « Picture Inequality » organisé récemment par la Banque mondiale, l’une m’a particulièrement ému.

Elle représente un adolescent chétif en train de casser des cailloux pour fabriquer du gravier qui servira à la construction de routes au Népal. Cette photographie traduit bien le désarroi que ressentent de nombreux jeunes au Népal, ce pays enclavé d’Asie du Sud qui a toutes les difficultés à se remettre d’une décennie de guerre civile. Et elle confirme qu’une bonne photographie vaut mieux qu’un long discours.

Le photographe, le Népalais Niraj Prasad Koirala, âgé de 24 ans, est l'un des dix lauréats dont les photographies et les textes décrivent le mieux les inégalités et la façon dont ils voudraient rendre le monde meilleur. La photographie de N. P. Koirala figure parmi les onze clichés qui ont été sélectionnés par un jury d’experts sur les 756 photos reçues entre le 25 octobre et le 16 décembre 2012.

Un orchestre de jeunes Afghans fait souffler un vent d’harmonie sur la Banque mondiale !

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Afghanistan National Institute of Music Concert
Des étudiants de l'Institut national de musique d’Afghanistan jouent à l'Atrium Wolfensohn (Banque mondiale).

Il y a des jours où la vie nous rappelle que l'on a raison d'avoir confiance en l’humanité. Ce fut le cas aujourd’hui.

Cet après-midi, dans la lumière d'un beau soleil d'hiver, de jeunes musiciens venus d’Afghanistan ont montré l’étendue de leur talent à l’occasion d’un concert donné au siège de la Banque mondiale, à Washington.

Quelle joie de pouvoir les voir et les entendre jouer, et quel exemple ! Filles et garçons, âgés de 9 à 21 ans, ils sont venus de loin, d’un pays déchiré par la guerre. Leur détermination et leur travail, en dépit de tous les obstacles, m'ont touché tout particulièrement, moi qui ai connu dans mon enfance une décennie de guerre civile au Népal.

25 jeunes artistes d’Asie du Sud présentent leurs visions de l’avenir

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L’art peut-il modifier notre vision de l’avenir ?

C’est tout l’enjeu de l’exposition « Imaginons notre avenir ensemble » montée par la Banque mondiale. En ce froid mardi soir de janvier, dans l’atrium Wolfensohn, au siège de l’institution, on inaugure l’événement en présence des artistes. Ils sont jeunes, tous venus d’Asie du Sud. L’idée de cette exposition était de faire connaître le travail de 25 jeunes créateurs et de montrer leur vision d’une Asie du Sud plus unie et intégrée.


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