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Développement durable

L’espace public au cœur de la transformation urbaine

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Comment rendre la vie dans les villes plus agréable pour leurs habitants ? Comment créer des espaces publics de qualité, inclusifs et accessibles à tous ?

Je ne suis ni urbaniste ni architecte. Je ne suis pas non plus sociologue ou anthropologue. Mais d’après mon expérience personnelle, je sais bien à quel point les espaces publics sont importants dans la vie des gens. Fermez les yeux un instant et demandez-vous quel est votre espace public favori et pourquoi.

Approche stratégique du développement durable

Bertrand Badré's picture
Un responsable de sous-station électrique à Kaboul, Afghanistan. (c) Graham Crouch/Banque mondiale.


Pour évaluer la gestion financière d’une institution et son potentiel de croissance, il convient d’abord de s’intéresser à ses états financiers. Les informations qu’ils contiennent sont évidemment essentielles, mais ne fournissent souvent qu’une vision partielle axée sur les performances à court terme.

Pour connaître la vraie valeur générée par une entreprise, il nous faut avoir une vision plus large. Cela impose d’aller au-delà des rapports financiers traditionnels et de consacrer du temps à comprendre comment elle gère ses ressources non-financières.

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

Anita Marangoly George's picture
Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Devenons plus intelligents ensemble : tout un univers de données sur le développement à portée de main !

Nagaraja Rao Harshadeep's picture
Bien souvent, quand on discute entre amis, les données sont les grandes absentes : « C'est un problème vraiment énorme ! » Mais « énorme » à quel point, exactement ? Il est fort probable que votre interlocuteur n'en ait pas la moindre idée…. 

On dit que nous vivons aujourd'hui dans une nouvelle ère, l'« âge des données ». Banque mondiale, organismes de l'ONU, NASA, Agence spatiale européenne, universités, etc. : toutes ces institutions nous submergent de nouvelles données collectées avec grand soin auprès des pays ou via des enquêtes, ou issues des observations réalisées par les yeux toujours plus nombreux qui peuplent désormais le ciel. Les téléphones mobiles d’aujourd’hui sont plus puissants que les gros ordinateurs que j'utilisais lorsque j'étais à l'université… Et il est même possible d’avoir accès à un réseau 3G correct dans un village du Malawi.
 
Open data for sustainable development

Les villes : le meilleur endroit pour promouvoir un développement durable

Xiaomei Tan's picture

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Énigmatiques pour certains et source d’inspiration pour d’autres, les villes sont des moteurs de la croissance économique. À ce titre, elles sont le théâtre d’une urbanisation rapide, d’un essor des classes moyennes et d’une expansion démographique. Ces trois mégatendances exacerbent la dégradation de l’environnement mondial, mais ne constituent pourtant qu’une partie de l’immense défi que doivent relever les villes aujourd’hui.

Alors qu’elles consomment plus des deux tiers de l’énergie mondiale et qu’elles sont responsables de 70 % des émissions de dioxyde de carbone, les villes sont aussi très exposées aux effets du changement climatique. Quatorze des 19 plus grandes métropoles de la planète sont situées dans des zones portuaires. Avec l’élévation du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes, elles vivent sous la menace de crues côtières, d’une détérioration de l’infrastructure et d’une interruption de leur approvisionnement en eau et en denrées alimentaires. Dans ces conditions, la satisfaction des besoins croissants de production et de consommation (denrées alimentaires, énergie, eau et infrastructure) des populations urbaines ne peut qu’aboutir à la sursaturation des écosystèmes ruraux et urbains.

L’action climatique n’impose pas de sacrifier l’économie

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Récolte de riz dans un village Thai à Mai Chau, province de Hoa Binh, nord du Vietnam

Il y a plus de deux décennies, les pays du monde se sont entendus sur la nécessité de faire face au changement climatique.
 
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992. Elle a donné naissance à divers forums de négociation destinés à éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, qui est essentiellement imputable nos sociétés et à la pollution qu’elles génèrent.
 
Certes, des progrès ont été accomplis depuis, mais il reste encore tant à faire. La sécheresse, les inondations et les cyclones qui semblent déjà faire partie du quotidien ne sont en réalité que des signaux d’alerte sur ce qui nous attend. Si l’on veut empêcher que la situation ne devienne encore plus grave, il faut réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui exige d’agir sans délai et avec la plus grande vigueur.
 
Les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), qui sont le fruit d’un incroyable processus de consultation au niveau planétaire, montrent le chemin à suivre pour promouvoir une croissance stable qui mettra fin à la pauvreté et dont chacun bénéficiera, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, dans un monde transformé par le changement climatique.

Océans : il est temps d’inverser le courant

Paula Caballero's picture
Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

Il faut mettre fin à la fracture énergétique

Anita Marangoly George's picture

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L’énergie est fondamentale pour la croissance économique et la viabilité de l’environnement à long terme. Le 7e Objectif de développement durable (ODD), qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », vient confirmer que l’accès à l’énergie détermine les avancées dans tous les aspects du développement. Or, dans le monde, 1,1 milliard de personnes vivent encore sans électricité, et 2,9 milliards ne disposent toujours pas de combustibles modernes pour cuisiner et se chauffer (a).

Mais il ne suffit pas d’avoir conscience du problème : il faut aussi mettre en œuvre des partenariats, des outils de suivi et des financements adéquats pour avancer. L’ODD relatif à l’énergie permet d’assembler tous ces éléments.

Lutte contre le changement climatique et santé : des opportunités de développement durable

James Close's picture
Mosquito nets in Nigeria. Arne Hoel/World Bank
Photo : Nigéria. Arne Hoel/Banque mondiale

Dans un billet commun, James Close, directeur chargé du changement climatique à la Banque mondiale, Paula Caballero, directrice principale du pôle Environnement et ressources naturelles, et Tim Evans, directeur principal du pôle Santé, nutrition et population, commentent un nouveau rapport publié par le Lancet (a), qui aborde des aspects propres au domaine d’expertise de chacun d'eux, soulignant ainsi l'importance de la collaboration dans la résolution des problèmes de développement. 
 
Dans un nouveau rapport (a) publié aujourd'hui, la Commission du Lancet sur la santé et le changement climatique affirme que la lutte contre le changement climatique pourrait être « l’opportunité » d’accomplir les plus grands progrès en matière de santé publique au cours du 21e siècle.
 
Parmi ses recommandations, elle appelle les États du monde entier à investir dans la recherche, le suivi et la surveillance du changement climatique et de la santé, ainsi qu'à accroître les financements dans des systèmes de santé à l'épreuve du changement climatique.
 
La Banque mondiale approuve pleinement cette démarche.


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