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Classement des pays par revenu : un nouveau document de travail

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Voir la carte complète : Classement des pays par revenu (a)


Nous venons de publier un document de travail qui examine le classement des pays par revenu (a) de la Banque mondiale. Comme Tariq Khokhar et Umar Serajuddin l’ont rappelé dans un récent billet, où ils s’interrogeaient sur la pertinence de l’expression « pays en développement », les institutions internationales que nous sommes ont un goût prononcé pour le classement et la hiérarchisastion des pays : de l’OCDE qui se demande où la vie est la plus agréable (cette notion est très relative, mais l’Australie, la Norvège ou la Suède font partie des meilleurs candidats), au PNUD, qui s’intéresse aux performances nationales en termes de développement humain (la Norvège et le Niger sont respectivement le premier et le dernier pays du classement) en passant par les champions du progrès social (a) selon le Social Progress Imperative (où l’on retrouve la Norvège et la Suède), sans oublier la Banque mondiale qui classe chaque année les économies où la réglementation des affaires est optimale (Singapour est cette année sur la première marche du podium).

L’expression « monde en développement » est-elle toujours adaptée ?

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Comparaison de la classification des pays

L’être humain a naturellement tendance à faire des catégories — un trait qui n’épargne pas les économistes… Pendant de nombreuses années, la Banque mondiale a préparé et utilisé des classements de pays en fonction de la richesse nationale. Chaque groupe de pays (pays à faible revenu, pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et pays à revenu élevé) correspond à un niveau de revenu national brut (RNB) par habitant actualisé chaque année. Ensemble, les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire composent le « monde en développement », selon l’appellation en vigueur à la Banque mondiale et ailleurs (a).

Cette expression est employée dans nos publications (dans les Indicateurs du développement dans le monde [a] ou le Rapport de suivi mondial [a]) ; de même, nous produisons des estimations globales d’indicateurs essentiels comme la pauvreté pour les pays en développement considérés comme un groupe et pour le monde entier.

Mais l’utilisation des expressions « monde en développement » et « pays en développement » est délicate et même employées avec les précautions qui s’imposent, il est difficile de ne pas y voir un jugement sur le niveau de développement de tel ou tel pays…

Comment faciliter la mémorisation de données ?

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Visualisation des données - graphique 1 Bien que cela puisse sembler surprenant, il existe une discipline de recherche en plein essor qui s'intéresse à la mesure de l'efficacité des techniques de visualisation des informations. En appliquant des éléments des sciences cognitives et comportementales, il est possible d'aller au-delà de certaines règles et des critiques souvent subjectives de la représentation graphique, pour voir ce qui marche dans un cadre expérimental.

Dans le cadre d’une étude passionnanteMichelle Borkin a demandé à des sujets d'examiner une sélection de représentations graphiques issues du jeu de données Massvis tandis qu'elle effectuait un suivi des mouvements de leurs yeux, puis leur a demandé de décrire en détails ce qu'ils se rappelaient de ces représentations.


Qu'a montré cette étude ?

Microdonnées Global Findex : pour examiner de plus près l’usage des services financiers par les particuliers

Leora Klapper's picture
À l’issue d’un millier d’enquêtes sur l’inclusion financière menées à l’échelon individuel dans 143 économies du monde, nous avons le plaisir d’annoncer la parution de la base de microdonnées Global Findex 2014, disponible à partir de la page d’accueil Findex ou dans le Catalogue de données de la Banque mondiale (a). 
 

 

Comment accéder aux données sur la pauvreté ?

Tariq Khokhar's picture
Graphique

La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se célèbre demain sur fond d’intensification du débat autour des causes de la pauvreté, des indicateurs de mesure de ce fléau et des solutions pour y mettre fin.   
 
Le seuil international de l’extrême pauvreté ayant été actualisé à 1,90 dollar/jour, le dernier Rapport de suivi mondial  prévoit que le nombre de personnes vivant au-dessous de ce seuil passera sous la barre des 10 % cette année, et la Banque vient d’annoncer qu’elle redouble d’efforts pour promouvoir la collecte de données dans les pays les plus pauvres, bon nombre desquels sont en proie à une « carence de données ».

Nouveau widget pour obtenir des données sur la pauvreté

Ces titres sont certes sensationnels, mais comment accédez-vous réellement aux données ? 

60 millions de personnes forcées à fuir dans le monde : un chiffre sans précédent récent

Leila Rafei's picture

Tandis que les migrants et les réfugiés continuent de faire la une des journaux (a) et des éditoriaux (a), il est loin d’être surprenant que le nombre de personnes déplacées contre leur gré dans le monde a atteint les 60 millions, un chiffre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces statistiques, qui émanent du HCR, comprennent les personnes déplacées à l’intérieur des frontières de leur pays, les réfugiés et les demandeurs d’asile.

D’autres prennent volontairement le chemin de l’exil, et le nombre de ces derniers a également atteint un niveau sans précédent. Vous trouverez ci-dessous une analyse d’un certain nombre de tendances qu’on peut observer lorsqu’on se penche sur les données liées aux migrations et aux réfugiés au niveau régional, national et économique. Mais commençons par une question essentielle : quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ?

Selon le HCR (a), un réfugié est une personne qui a dû fuir son pays d’origine parce qu’elle risquait d’être victime de persécutions. À l’inverse, un migrant choisit de quitter son pays pour trouver du travail ou accéder à une meilleure éducation, ou encore pour des raisons de regroupement familial. Contrairement aux réfugiés, les migrants continuent de bénéficier de la protection des autorités de leur pays d’origine quand ils sont à l’étranger.

Entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de plus de moitié : l’OMD 4 n’est pas atteint

Emi Suzuki's picture

Les dernières données [PDF, 4,2 Mo (a)] publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations de l’Organisation des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME) font apparaître de nets progrès à l’échelle mondiale : entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 %, passant de 91 à 41 décès pour 1 000. Mais ce recul ne suffit pas pour atteindre l’objectif d’une baisse de deux tiers sur cette période, conformément à la cible du 4e des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 

Au cours des 25 dernières années, le taux moyen de mortalité chez les moins de cinq ans a chuté de 53 %

Source : Groupe Inter-agence pour l’Estimation de la Mortalité Infantile de l’ONU - Télécharger les données

En cette dernière année des OMD, deux régions du monde sur six sont parvenues à l’OMD 4 : il s’agit des régions Asie de l’Est/Pacifique et Amérique latine/Caraïbes. L’Europe/Asie centrale, ainsi que le Moyen-Orient/Afrique du Nord ont manqué de peu l'objectif. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, les progrès restent bien insuffisants pour atteindre la cible.

Une mine d’informations : les archives du Groupe de la Banque mondiale sont mises en ligne

Elisa Liberatori Prati's picture
 Accessing the holdings of the World Bank Group archives

Jusqu’à une époque récente, les utilisateurs des archives — parmi lesquels des universitaires, des partenaires de développement et des chercheurs — devaient parcourir des kilomètres et parfois même traverser des continents pour pouvoir accéder aux dossiers conservés dans les archives du Groupe de la Banque mondiale. Mais désormais, ils n’auront plus à se rendre à Washington pour consulter des documents déclassifiés

En avril 2015, donnant suite à sa volonté de transparence et d’ouverture, le Groupe de la Banque mondiale a lancé son site web Archives Holdings, une plateforme à la pointe de la technologie qui porte au maximum l’accès du public à une énorme quantité de documents originaux de source primaire conservés par le service des archives et mis en ligne.

Créé à partir du logiciel libre Access to Memory, le site web offre un modèle de prestation de services en ligne plus rapide, plus efficace et personnalisé. Le logiciel se présente comme un catalogue fournissant des informations essentielles sur les dossiers d’archives, et est équipé d’outils de recherche conviviaux conformes aux Normes internationales de description des archives. Le site web affiche une quantité de plus en plus importante de documents numérisés remontant au début des années 1940, qui sont pour la première fois mis à la disposition d’utilisateurs incapables de se rendre à la salle de lecture des archives à Washington

La population mondiale de demain, en quatre graphiques

Tariq Khokhar's picture

La semaine dernière, les Nations Unies ont publié une révision de leurs prévisions et statistiques démographiques (a). J’ai eu l’occasion de parcourir ces chiffres et de consulter le très intéressant document de synthèse des principales conclusions (a) (PDF, 1MB) qui les accompagne.
 
Mais avant de nous y plonger, posons-nous la question de l’exactitude de ces prévisions : de quelles pistes disposent les démographes de l’ONU ? La réponse la plus complète que j’ai pu trouver est donnée par Nico Keilman, dans un document de 2001 (a) auquel Hans Rosling se réfère dans cette vidéo (a). Il indique qu’en 1958, les Nations Unies avaient tablé sur une population mondiale d’environ 6 milliards d’habitants en 2000 (se projetant ainsi 42 ans dans l’avenir), soit une marge d’erreur de moins de 5 %... On peut donc considérer qu’en effet, ces prévisions sont plutôt fiables.
 
Revenons aux données de 2015 et aux grandes tendances qui s’en dégagent, selon moi (pour mémoire, j’utilise les groupements régionaux des Nations Unies plutôt que ceux de la Banque mondiale (a).

1) La population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’habitants en 2100

 

La population mondiale actuelle est de 7,3 milliards d’êtres humains. Elle continue d’augmenter mais à un rythme moins soutenu que par le passé. Elle devrait croître de 1 milliard d’ici 15 ans et de 1 milliard supplémentaire d’ici 25 ans, pour atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

L‘édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde montre qu'il reste beaucoup à faire malgré les progrès accomplis en 25 ans

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Nous avons le plaisir d'annoncer la publication de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Cet ensemble d’indicateurs, qui fournit des statistiques comparables d'un pays à l'autre sur le développement et les conditions de vie dans le monde entier, est le jeu de données le plus utilisé de notre catalogue de données en libre accès (a). Comme d'habitude, vous pouvez télécharger ou interroger la base de données, consulter la publication (a) et accéder aux tableaux de données en ligne (a).
 
Comme le savent déjà les utilisateurs expérimentés des WDI, la base de données est mise à jour chaque trimestre et les anciennes versions restent disponibles (a). Mais pour les novices, il est utile de préciser que la publication annuelle de chaque nouvelle édition est l'occasion d'analyser les tendances mondiales en matière de développement et de mettre en lumière les progrès accomplis.


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