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données en accès libre

Pour tout savoir sur les taux de pauvreté relative et absolue

Juan Feng's picture

Dans le monde, la plupart des pays mesurent leur niveau de pauvreté en utilisant un seuil absolu, c'est-à-dire une valeur normalisée fixe définissant ce sur quoi les ménages doivent pouvoir compter pour satisfaire leurs besoins élémentaires. Toutefois, quelques pays ont choisi d'utiliser un seuil relatif, c'est-à-dire une limite calculée en fonction de la distribution globale des revenus ou de la consommation du pays.

Chart 1

Le graphique ci-dessus illustre les différences qui existent entre les taux de pauvreté relative et absolue dans des pays qui ont mesuré les deux. Vous pouvez sélectionner d'autres pays à l'aide du menu déroulant, mais si on prend l'exemple de la Roumanie, on voit que le pays a cessé de mesurer la pauvreté en termes absolus depuis 2006 pour se mettre à utiliser des termes relatifs. Les taux de pauvreté absolue ont chuté de façon constante, de 35,9 % en 2000 à 13,8 % en 2006. Cependant, en termes relatifs, le pays enregistrait un taux de pauvreté nationale de 24,8 % en 2006. Cela ne signifie pas que la pauvreté a explosé cette année-là, du fait que ces deux chiffres ne sont tout simplement pas comparables. Mais que signifient-ils vraiment ?

Le projet jamaïcain Crimebot : l’open data sur le terrain

Samuel Lee's picture
Certaines zones en Jamaïque, notamment les grandes villes de Kingston et Montego Bay, connaissent un fort taux de criminalité et de violence. Il suffit d’effectuer une recherche sur Google sur « les fléaux de la Jamaïque » pour voir que la criminalité arrive en bonne place.

Rendre les données accessibles à tous

Ana Revenga's picture

Quand on parle de mettre fin à l'extrême pauvreté et de favoriser une prospérité partagée (a), qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ? Pour bien des gens, de manière assez logique, il s'agit de construire des écoles et des routes, de mettre en place des systèmes de sécurité sociale, d'améliorer les centres de santé, de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, etc.

Mais comment savoir où ces routes et ces écoles doivent être construites ? Comment déterminer où des centres de santé sont nécessaires, ou quels genres de compétences existent dans un pays particulier pour concevoir des programmes de création d'emplois plus efficaces ? Comment déterminer la nature des problèmes sociaux et les niveaux auxquels ils se situent pour parvenir à mettre en place des systèmes de sécurité sociale qui fonctionnent vraiment ?

Examiner de plus près les données relatives aux jeunes pour identifier les tendances et les disparités régionales

Hiroko Maeda's picture

Alors que l’on célébrait le 12 août dernier la 15e édition de la Journée internationale de la jeunesse, une question m’est venue à l’esprit : de quels types de données disposons-nous sur les jeunes ?
 
Tout d’abord, selon la définition des Nations Unies (a), les jeunes représentent la population âgée de 15 à 24 ans. Ils se situent dans une période de transition entre l'enfance et l'âge adulte. 

« Le champ des possibles que recèle un enfant est le plus passionnant et le plus stimulant qui soit. »
– Ray Wilbur, expert américain (1875-1949)​



​Du fait que cette période (15-24 ans) est plus proche de l'âge adulte que ne l’est l'enfance et qu’elle l’affecte donc plus directement, les données relatives aux jeunes jouent un rôle essentiel : elles peuvent nous aider à mieux anticiper les opportunités et les difficultés qu’ils rencontreront plus tard.

​Où trouve-t-on les plus grandes proportions de jeunes dans le monde ? 
En 2013, les personnes nées entre 1989 et 1998 représentaient 17 % de la population mondiale, c'est-à-dire 1,2 milliard d'individus. Tandis que la population mondiale continue d'augmenter, le nombre de jeunes a quant à lui commencé à diminuer graduellement après avoir atteint un pic en 2010. Dans les pays à revenu élevé, la population jeune a diminué de 6 millions entre 2010 et 2013, ce qui reflète la tendance au vieillissement de la population dans cette catégorie de pays.

Dix facettes du Brésil que vous ignorez peut-être

Paige Morency-Notario's picture

Alors que des millions d’adeptes du ballon rond de par le monde ont les yeux rivés sur le Brésil, pays hôte de la Coupe du monde de football de la FIFA, c’est l’occasion d’explorer les données en libre accès de la Banque mondiale pour découvrir de plus près ce pays — le 5e du monde par la taille de sa population — et ses voisins.
 

Le Brésil en brefLe Brésil en bref
  • Population : 199 millions d’habitants
  • Superficie : 8,5 millions de km²
  • Aires protégées terrestres : 26,3 % de la superficie totale
  • 4e producteur mondial de céréales

Source : Indicateurs du développement dans le monde 2014
(les dates des données peuvent varier)

Acteurs publics, acteurs privés et organisations internationales, tous appellent à une révolution des données

Derek Fromson's picture

Comment faire pour que, par défaut, toutes les données publiques soient libres d’accès ? Pour que, dans les pays en développement, les autorités se rapprochent des acteurs privés afin de trouver de nouvelles sources de données à exploiter ? Pour que, au niveau des organisations publiques et privées, l’effort porte sur une amélioration de la collecte des données, en particulier dans les pays en développement ?

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

José Cuesta's picture


Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Pas de données publiques ? Pas de problème ! Voici 5 solutions employées par les entrepreneurs dans les pays en développement

Sandra Moscoso's picture
Nouvelles méthodes pour collecter des données (en anglais)

Les données en libre accès (open data) créent des opportunités à de multiples niveaux : améliorer l'efficacité et l'efficience de l'action gouvernementale, renforcer la participation des citoyens à la vie de l'État et leur permettre de jouer un plus grand rôle au sein des collectivités locales, fournir aux activistes des données probantes pour appuyer leurs revendications, aider les entrepreneurs à commercialiser de nouveaux produits et services, et nous permettre à tous de prendre de meilleures décisions au quotidien

Sur le plan de l'entrepreneuriat, l'équipe responsable du libre accès aux données financières de la Banque mondiale a étudié la valeur commerciale de l'open data et cherché des manières d'aider les entrepreneurs à en tirer parti. Ces objectifs sont réalisables grâce à l'action des États qui ont suscité l'innovation autour des données publiques en prenant l'initiative de mettre celles-ci en libre accès. Mais que se passe-t-il lorsque les États n'ont pas encore ouvert l'accès aux données publiques ? Les entrepreneurs peuvent-ils tirer parti des données ouvertes là où elles n'existent pas ?

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement?

Donna Barne's picture

Il y a quatre ans, le Groupe de la Banque mondiale ouvrait ses données au public dans l'espoir que les utilisateurs trouvent des manières innovantes de les exploiter. Parallèlement, de plus en plus d'États ouvraient eux aussi leurs données, à la fois dans un souci de transparence et pour susciter l'émergence d'activités économiques autour de ces données. Aujourd'hui, les entrepreneurs de l’open data sont bel et bien là : près de 500 sociétés exploitant le libre accès aux données de manière commerciale se sont développées rien qu'aux États-Unis, et des entreprises similaires foisonnent dans le monde entier, même dans des pays où les données disponibles sont limitées, sans même parler de données en libre accès.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement? Jusqu'à présent, ce secteur d'activité reste de petite taille, mais il porte la promesse d'amener la fourniture d'informations utiles à un niveau inégalé à mesure qu'il se développera. Aux États-Unis, des entreprises utilisent les données relatives à l’usage de l’électricité pour optimiser l'efficacité énergétique, celles relatives à l’éducation pour aider les usagers à trouver les meilleures écoles, et celles relatives à la santé pour les aider à identifier leurs symptômes et à prendre rendez-vous chez le médecin, pour ne citer que quelques exemples. Une étude réalisée en 2013 par le cabinet de conseil McKinsey & Company estime que l'open data pourrait permettre de générer plus de 3 000 milliards de dollars par an (a) de valeur ajoutée supplémentaire à l'échelle mondiale.

Pour autant, les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, et faire la différence dans les pays en développement, y compris dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles ? La question a été abordée récemment au cours d'un événement organisé récemment par la Banque mondiale (a), avec la participation de l'un des pionniers de l'utilisation de l'open data dans le secteur privé, The Climate Corporation (a), ainsi que de Metabiota (a), une société dont l'activité consiste à effectuer un suivi des maladies émergentes dans les pays en développement, et de Joel Gurin, auteur du site Open Data Now (a) et chef de file du projet Open Data 500 (a) basé à l'université de New York. 

Le temps est venu de créer un fonds pour appuyer les données en libre accès

Prasanna Lal Das's picture

 

Les gens ne s'intéressent pas à l’open data. Et ils ont bien raison : ce qui les intéresse, c'est l'emploi, la qualité de l'air, la sécurité, la santé, etc. Si l’on veut que le libre accès aux données ait véritablement un sens, il faut que ces données concernent les choses auxquelles les gens s'intéressent et dont ils ont besoin.
Il y a quelques semaines, nous écrivions que le secteur privé utilise de plus en plus les données en libre accès pour des applications qui sont non seulement viables commercialement mais aussi en mesure de produire des résultats mesurables sur le plan social. Ce qui manque, ce sont les financements susceptibles de catalyser la croissance des entreprises fondées sur les données dans les économies émergentes. Nous sommes justement en train de mettre en place un fonds qui répondra à ce besoin précis.

Le contexte
Des sociétés comme Climate Corporation, Opower, Brightscope, Panjiva, Zillow, Digital Data Divide et bien d'autres ont montré qu'il est possible de mener des entreprises qui, tout à la fois, introduisent une perturbation salutaire (dans des secteurs bien établis comme l'agriculture, la santé et l'éducation), font preuve d'innovation (tout au long de la filière des données, de la collecte au stockage en passant par l'analyse et la diffusion), sont rentables et produisent des résultats concrets sur le plan social. Pour vous en convaincre et comprendre comment ces sociétés parviennent à résoudre des problèmes de développement complexes dans des secteurs d'activité ayant un impact majeur, reportez-vous aux propos d'Ines Kapphan (Climate Corporation), d'Ash Casselman (Metabiota) et de Joel Gurin (GovLabs@NYU) : leurs travaux révolutionnaires témoignent clairement la maturité croissante de ce secteur.

La question reste cependant de savoir si les activités commerciales fondées sur l'open data constituent un phénomène réservé aux pays riches ou si les entrepreneurs des économies émergentes peuvent bâtir eux aussi des entreprises performantes (a), comme le montrent les exemples cités plus haut.


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