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Eau

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal montre l’exemple d’une gestion concertée d’un bassin de fleuve transfrontalier

Kabine Komara's picture

Le fleuve Sénégal est le troisième fleuve le plus long d’Afrique. Il prend sa naissance en Guinée et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Louis au Sénégal, après un parcours de près de 1 800 kilomètres à travers la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
 

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Un besoin fondamental pour venir en aide aux enfants

Alassane Sow's picture
Vous ne le savez sans doute pas mais, dans les communautés où l’usage de toilettes n’est pas répandu, les enfants sont en moyenne plus petits. 

D’après une nouvelle étude conjointe du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale et de l’Institut RICE (Research Institute for Compassionate Economics), menée au Cambodge, la défécation à l’air libre est en effet un facteur non négligeable de retard de croissance chez l’enfant.

En termes simples, le travail de Dean Spears, dont les recherches portent sur la santé et les besoins des enfants dans les pays défavorisés, met en évidence qu’un enfant de 5 ans issu d’une communauté équipée en toilettes est en moyenne 2 à 3,6 centimètres plus grand qu’un enfant d’une communauté qui en est privée.

Agriculture et changement climatique : une bonne et une mauvaise nouvelle…

Rachel Kyte's picture

 CGIAR ClimateJe rentre de la conférence des Nations Unies sur le climat, à Varsovie (Pologne), avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : les délégués ont, une fois de plus, préféré reporter les discussions sur l’agriculture. Quand on connaît l’importance de la contribution de l’agriculture aux émissions de gaz à effet de serre (GES) — un phénomène désormais bien attesté — cette décision montre que les négociateurs doutent encore de la nécessité d’une agriculture « climato-intelligente » et des preuves de son efficacité.

Comment ne pas déplorer cette position à courte vue alors que l’agriculture pourrait offrir une partie de la solution pour la planète ? C’est le seul secteur qui peut contribuer à atténuer les émissions de carbone ET à réduire sa concentration dans l’atmosphère, grâce au système naturel de piégeage que représentent les terres arables, les herbages et les grands pâturages.

Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

Valerie Hickey's picture
La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.
 

Journée mondiale du lavage des mains : faire participer les hommes aussi, entre autres enseignements

Jacqueline Devine's picture

Journée mondiale du lavage des mainsLe 15 octobre, lors de la Journée mondiale du lavage des mains (a), des millions de personnes se mobilisent en faveur d’un geste relativement simple et qui n’a pourtant rien d’évident : se laver les mains au savon. Il a été montré que ce geste d’hygiène fondamental réduisait l’incidence de la diarrhée de près de la moitié, et celle des infections respiratoires aiguës d’environ un tiers (Cairncross et al., 2010). Or, seulement 5 à 15 % des personnes se laveraient les mains au savon (Scott et al., 2003), ce qui pose particulièrement problème quand il existe un risque de contamination féco-orale, par exemple après être allé aux toilettes ou avant de cuisiner.

7 faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l'eau

Tariq Khokhar's picture

1) L’eau recouvre 70 % de la surface terrestre mais ne représente que 1/1000 du volume de la Terre.



Imaginez que le globe soit vidé de toute l’eau présente sur Terre (dans les océans, les mers, les calottes polaires, les lacs et l’atmosphère…) et que celle-ci soit réunie dans une seule sphère : c’est ce que montre cette infographie réalisée par l’institut géologique des États-Unis (USGS).

Alors que la Terre a un volume d’environ 1 000 milliards de kilomètres cubes, ses réserves d’eau tiendraient dans une sphère mille fois plus petite, d’environ 1 400 km de diamètre (soit à peu près la longueur de Madagascar), pour un volume de 1,4 milliard de km3.

Pourquoi nous devons sauver les océans

Sri Mulyani Indrawati's picture

Disponible en English

Quel meilleur endroit que la ville sud-africaine du Cap pour se pencher sur le cas des océans ? Avec la majestueuse chaîne montagneuse des Douze Apôtres en toile de fond, seule une rue étroite nous séparait du littoral atlantique qui embrasse la ville. Le 20 mars dernier, j’ai participé à la première réunion de la Commission mondiale des océans. Ce nouveau groupe international indépendant et de haut niveau s’est donné pour ambition de trouver des solutions à l’enjeu que constitue la protection de la haute mer.

Lorsque le ministre sud-africain Trevor Manuel m’a invitée à rejoindre la Commission en qualité de commissaire, je n’ai pas hésité. Je suis indonésienne et je ne comprends que trop bien les problèmes et la valeur des océans. À la Banque mondiale, nous œuvrons au déploiement d’un Partenariat mondial pour les océans (PMO), une coalition qui rassemble plus de 125 groupes et qui cherche à renforcer les investissements et la collaboration pour améliorer la santé des océans, dans le but de faire reculer la pauvreté.

Une Afrique riche en eau : quelques réflexions à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2013

Jamal Saghir's picture

Une Afrique riche en eau Alors que nous célébrons ce 22 mars la Journée mondiale de l’eau, il est une découverte qu’il convient de se remémorer : le robot Curiosity de la NASA nous a récemment apporté la preuve qu’il y aurait eu de l’eau sur Mars, comme il y en a aujourd’hui sur la Terre.

L’exploration du robot Curiosity a permis aux scientifiques de remonter le temps. Il y a trois milliards d'années environ, Mars a connu un bouleversement de ses conditions environnementales. La planète « rouge » se serait refroidie, les eaux auraient gelé ou se seraient évaporées dans l'espace, laissant derrière elles un paysage de désolation, froid et sec.


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