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Eau

De la « lagune » au delta : l’exemple de Venise peut-il nous aider à gérer les risques d’inondations au Viet Nam ?

Linh X. Le's picture
 NASA (a)
Comment transformer la « science » du risque en stratégie « d’action » pour la réduction des risques ? Cette question a été au cœur des échanges lors du forum Understanding Risk. Les applications en contexte réel de technologies innovantes, que constituent par exemple les initiatives de type OpenStreetMap au Népal ou en Haïti, s'appuient sur les habitants quiparticipent au recensement des infrastructures et des informations sur les risques locaux. Ces projets ont démontré leur bien-fondé : une meilleure compréhension des risques peut sauver des vies lors des opérations de secours et améliorer la résilience des communautés.

Partenariats public-privé : à la recherche d'idées neuves pour réduire les pertes d’eau dans les réseaux de distribution

Chris Shugart's picture
© Banque asiatique de développement
Crédit photographique : Banque asiatique de développement

Allons-nous assister à une reprise des partenariats public-privé (PPP) dans le secteur des services d’adduction d’eau en milieu urbain ? Les PPP peuvent-ils aider les compagnies des eaux des pays en développement à réduire le niveau ahurissant des pertes d’eau observées dans les réseaux de distribution ? Voilà deux questions qui méritent d’être débattues.

D’autant plus que leur caractère urgent requiert notre attention : des volumes excessivement élevés d’eau gaspillée (jusqu’à 50 % de la quantité d’eau qui entre dans les réseaux de distribution) sont un poids pour les compagnies des eaux et les consommateurs des pays en développement. Le coupable est plus précisément l’eau non facturée, qui recouvre l’eau non livrée (fuite et éclatement des canalisations) et les pertes commerciales (base de données client lacunaire, imprécision des relevés et raccordements illégaux).

À la recherche de solutions face au changement climatique : le Groupe de la Banque mondiale annonce les six finalistes du concours du prochain Sommet de la jeunesse

Jewel McFadden's picture



Les jeunes peuvent jouer un rôle décisif dans la résolution de certains des défis de développement les plus ardus. Et ils le prouvent de plus en plus. C’est pourquoi le Sommet de la jeunesse 2015, consacré au changement climatique, organise un concours destiné à tirer parti de la motivation et du potentiel d’énergie que recèle la jeunesse. De jeunes talents venus du monde entier vont ainsi s’affronter pour mettre leurs connaissances et leur créativité au service de solutions qui pourraient permettre de faire face au changement climatique tout en favorisant la croissance et le développement dans les pays émergents. 

Eau : le point de basculement

Junaid Kamal Ahmad's picture
Également en: English


L’eau atteint un point de basculement en tant qu’enjeu mondial. Sur les deux prochaines décennies, la demande planétaire liée la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi qu’à la poursuite de l’urbanisation, fera peser des pressions sans précédent sur l’eau.

Notre monde est « assoiffé » : les besoins agricoles et énergétiques entrent en concurrence directe avec ceux des villes. Dans le même temps, le changement climatique risque d’aggraver la situation car il favorise le stress hydrique et les phénomènes météorologiques extrêmes. Par conséquent, l’interaction entre l’eau et le climat ne peut plus être traitée en marge des négociations climatiques internationales. Et, pour couronner le tout, malgré des avancées impressionnantes ces dernières décennies, l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est toujours pas universel.

Que se passe-t-il lorsqu’un enfant joue et fait ses besoins au même endroit ?

Emily C. Rand's picture
Imaginons que vous êtes une maman en train de faire la lessive à la borne-fontaine située à proximité de la maison. Votre enfant de deux ans, qui joue par terre, a besoin d’aller aux toilettes. Que faites-vous ? Il y a de fortes chances pour que vous le laissiez faire ses besoins par terre, là où il se trouve.

Selon une analyse récemment menée par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme pour l’eau et l’assainissement (WSP) de la Banque mondiale dans un certain nombre de pays clés, plus de 50% des ménages ayant des enfants de moins de trois ans indiquent n’avoir pris aucune précaution d’hygiène la dernière fois que l’un d’eux a fait ses besoins. Ce qui signifie, concrètement, que les enfants défèquent là où ils se trouvent et que leurs excréments sont laissés là, à l’air libre. Par ailleurs, les excréments d’autres enfants du voisinage sont jetés dans une rigole ou un fossé, ou bien enterrés ou jetés avec les déchets solides, et restent donc dans l’environnement direct de la zone d’habitation.

 

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal montre l’exemple d’une gestion concertée d’un bassin de fleuve transfrontalier

Kabine Komara's picture

Le fleuve Sénégal est le troisième fleuve le plus long d’Afrique. Il prend sa naissance en Guinée et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Louis au Sénégal, après un parcours de près de 1 800 kilomètres à travers la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
 

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Un besoin fondamental pour venir en aide aux enfants

Alassane Sow's picture
Vous ne le savez sans doute pas mais, dans les communautés où l’usage de toilettes n’est pas répandu, les enfants sont en moyenne plus petits. 

D’après une nouvelle étude conjointe du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale et de l’Institut RICE (Research Institute for Compassionate Economics), menée au Cambodge, la défécation à l’air libre est en effet un facteur non négligeable de retard de croissance chez l’enfant.

En termes simples, le travail de Dean Spears, dont les recherches portent sur la santé et les besoins des enfants dans les pays défavorisés, met en évidence qu’un enfant de 5 ans issu d’une communauté équipée en toilettes est en moyenne 2 à 3,6 centimètres plus grand qu’un enfant d’une communauté qui en est privée.

Agriculture et changement climatique : une bonne et une mauvaise nouvelle…

Rachel Kyte's picture

 CGIAR ClimateJe rentre de la conférence des Nations Unies sur le climat, à Varsovie (Pologne), avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : les délégués ont, une fois de plus, préféré reporter les discussions sur l’agriculture. Quand on connaît l’importance de la contribution de l’agriculture aux émissions de gaz à effet de serre (GES) — un phénomène désormais bien attesté — cette décision montre que les négociateurs doutent encore de la nécessité d’une agriculture « climato-intelligente » et des preuves de son efficacité.

Comment ne pas déplorer cette position à courte vue alors que l’agriculture pourrait offrir une partie de la solution pour la planète ? C’est le seul secteur qui peut contribuer à atténuer les émissions de carbone ET à réduire sa concentration dans l’atmosphère, grâce au système naturel de piégeage que représentent les terres arables, les herbages et les grands pâturages.


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