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Entreprendre

L’entrepreneuriat social en territoire fragile : entretien avec SankoréLabs, le seul incubateur d’entreprises au nord du Mali

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Photo de groupe devant SankoréLabs

Pour Fatouma Harber – militante des droits de l’homme, enseignante, blogueuse et directrice générale de SankoréLabs, « L’autonomisation des jeunes et des femmes est au cœur de notre organisation ». SankoréLabs est un incubateur d’entreprises qui offre également des formations et fournit des espaces de travail partagés aux jeunes entrepreneurs de Tombouctou, au nord du Mali. Cette organisation, qui tient son nom de la mosquée du XIVe siècle et de l’université historique de renommée mondiale de Tombouctou, accompagne les personnes désireuses de lancer leur entreprise et met à leur disposition un espace de travail. Cet incubateur permet ainsi de répondre à leurs besoins en matière de technologies de l’information, d’internet et de networking. Mais il promeut également la bonne gouvernance locale et renforce la participation citoyenne dans une région où ces aspects font souvent défaut.

Seule organisation de ce type dans la région, SankoréLabs est désormais connue pour son engagement dans le développement économique et social de proximité, et peut compter sur le soutien d’organisations internationales telles que l’UNESCO et Internet sans frontières. Avec d’autres incubateurs d’Afrique francophone, elle fait partie du réseau Afric’innov de l’Agence française de développement, dont le conseil d’administration notamment le Groupe de la Banque mondiale.

De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains

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Des entrepreneurs dynamiques soutenus par l’incubateur Nord-Sud Bond’Innov. Crédit : Bond’Innov

À travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

Muhammad Yunus invite les jeunes à prendre leur avenir en main

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« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez-y, prenez votre avenir en main ». Ce message qui exhorte à agir dans l'instant présent résume bien l’esprit de l’intervention de Muhammad Yunus, invité le 24 juillet dernier à s’exprimer à la Banque mondiale. Les messages qu’il a délivrés à propos des entreprises sociales et de l’entrepreneuriat ont suscité un certain nombre de questions sur la façon dont on envisage l’éducation, les compétences, l’emploi et les perspectives d’avenir des jeunes dans le monde.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement?

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Il y a quatre ans, le Groupe de la Banque mondiale ouvrait ses données au public dans l'espoir que les utilisateurs trouvent des manières innovantes de les exploiter. Parallèlement, de plus en plus d'États ouvraient eux aussi leurs données, à la fois dans un souci de transparence et pour susciter l'émergence d'activités économiques autour de ces données. Aujourd'hui, les entrepreneurs de l’open data sont bel et bien là : près de 500 sociétés exploitant le libre accès aux données de manière commerciale se sont développées rien qu'aux États-Unis, et des entreprises similaires foisonnent dans le monde entier, même dans des pays où les données disponibles sont limitées, sans même parler de données en libre accès.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement? Jusqu'à présent, ce secteur d'activité reste de petite taille, mais il porte la promesse d'amener la fourniture d'informations utiles à un niveau inégalé à mesure qu'il se développera. Aux États-Unis, des entreprises utilisent les données relatives à l’usage de l’électricité pour optimiser l'efficacité énergétique, celles relatives à l’éducation pour aider les usagers à trouver les meilleures écoles, et celles relatives à la santé pour les aider à identifier leurs symptômes et à prendre rendez-vous chez le médecin, pour ne citer que quelques exemples. Une étude réalisée en 2013 par le cabinet de conseil McKinsey & Company estime que l'open data pourrait permettre de générer plus de 3 000 milliards de dollars par an (a) de valeur ajoutée supplémentaire à l'échelle mondiale.

Pour autant, les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, et faire la différence dans les pays en développement, y compris dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles ? La question a été abordée récemment au cours d'un événement organisé récemment par la Banque mondiale (a), avec la participation de l'un des pionniers de l'utilisation de l'open data dans le secteur privé, The Climate Corporation (a), ainsi que de Metabiota (a), une société dont l'activité consiste à effectuer un suivi des maladies émergentes dans les pays en développement, et de Joel Gurin, auteur du site Open Data Now (a) et chef de file du projet Open Data 500 (a) basé à l'université de New York. 

C’est la Journée des femmes : pensons finances, accès et égalité !

Sri Mulyani Indrawati's picture


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On m’invite souvent à titre de modèle de réussite féminine et, à ces occasions, on me demande généralement quel est mon sentiment sur une carrière qui m’a vu exercer des fonctions qui sont souvent l’apanage exclusif des hommes. Bien sûr, je suis fière de mes accomplissements et j’ai bien conscience que jamais, tout au long de mon parcours éducatif, je ne me suis entendu dire que certaines choses m’étaient impossibles parce que j’étais une femme. Mais j’ai bien conscience aussi que beaucoup de femmes à travers le monde ont en face d’elles des barrières qui les empêchent d’entrer en politique, de gagner leur vie, de prendre soin de leur famille, d’avoir une entreprise ou même d’ouvrir un compte en banque.