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envois de fonds

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

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Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Le poids des envois de fonds des migrants

Dilip Ratha's picture

Les envois de fonds des travailleurs migrants vers les pays en développement dont ils sont originaires devraient atteindre 414 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre devrait s'élever à 540 milliards de dollars d'ici 2016.

À elles seules, l’Inde et la Chine représentent cette année près d’un tiers du montant total des envois de fonds vers les pays en développement. En Inde, plus particulièrement, les transferts des migrants dépassent les recettes des exportations liées au secteur informatique.

Un monde de migrants

Liviane Urquiza's picture

Jeunes, migration et développement
Photo: Bucarest, Roumanie. © Flore de Préneuf/Banque mondiale

Si les migrants étaient citoyens d'un seul et même pays, ce serait le 5ème le plus peuplé du monde.

D'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), trois personne sur cent vivent dans un pays différent de celui où elles sont nées.

Je suis française et comme beaucoup de familles en Europe, la mienne est un mélange de langues et de cultures. Depuis toute petite, j'ai toujours été fière de dire que j'étais franco-espagnole. Je me souviens qu'à l'école, lorsqu'on me demandait où j'étais née, je préférais dire d'où je venais et je répondais que je venais de Grenada, en Espagne, la ville où mon père est née.

Les envois de fonds des migrants après la crise : Cinq questions à l'économiste Dilip Ratha

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À la question « quel impact la crise économique mondiale de 2008 a-t-elle eu sur les 215 millions de travailleurs migrants ? », la réponse est : ils ont continué à envoyer beaucoup d'argent dans leur pays d'origine. L’ouvrage Migration and Remittances during the Global Financial Crisis and Beyond, récemment publié sous la direction de Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, de Jeffrey H. Cohen, professeur d'anthropologie à l'Ohio State University, et d'Ibrahim Sirkeci, professeur d'études transnationales et de marketing au Regent’s College de Londres, livre une vision plus complexe des choses. Ses 32 chapitres sont le fruit d'une sélection parmi 300 contributions reçues du monde entier à la suite d'un appel à propositions paru sur le blog de la Banque People Move. L'ouvrage présente des modèles économiques et des statistiques ainsi que des analyses axées sur les régions, les populations et l'aspect humanitaire de la migration. Dilip Ratha, chef du service Migrations et envois de fonds de la Banque mondiale, nous donne un aperçu de la problématique.

Fuite des cerveaux et envois de fonds

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Fuite des cerveauxDans le monde, près de 190 millions de personnes vivent hors de leur pays d’origine. Connu sous le nom de « migration internationale », ce phénomène est à la fois une cause et une conséquence de la mondialisation. Les gens quittent leurs pays pour plusieurs raisons, généralement pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles.