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envois de fonds

Comment concilier le soutien aux transferts d’argent des migrants et la lutte contre les flux financiers illicites

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Les prestataires de services de transfert international de fonds jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté puisqu’ils ont souvent parmi leurs clients les populations les plus pauvres du monde. Comment les pays peuvent-ils s’assurer que ces organismes et leurs agents limitent les risques de blanchiment d’argent sale ou de financement du terrorisme ?
 
Cette question importante fait l’objet de nouvelles lignes directrices produites par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental chargé d’élaborer les standards internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Graphique : en moyenne, les destinataires des envois de fonds dans les pays fragiles reçoivent davantage d'argent que ceux des pays non-fragiles

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Le montant des envois de fonds – argent que les émigrés envoient à destination de leur pays d'origine – représente un flux financier plus important que celui de l'aide au développement. Depuis 2000, le montant des envois de fonds par habitant est plus élevé vers les pays fragiles que vers d'autres pays en développement.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter le rapport de l'OCDE États de fragilité 2015 disponible en ligne, ainsi que notre page thématique dédiée aux migrations et envois de fonds, nos données sur la population et les envois de fonds extraites des Indicateurs sur le développement dans le monde (a). Note : les données utilisées dans le graphique ci-dessus ont été publiées par l'OCDE et peuvent être téléchargées via le lien suivant : http://dx.doi.org/10.1787/888933185242

Madagascar : développer les ressources cognitives des plus pauvres

Andrea Vermehren's picture
​Photo : Laura B. Rawlings / Banque mondiale

Il est 8 heures. Le soleil d’hiver commence à apparaître au-dessus de la masse grise et verte des arbres surplombant le village de Tritriva, dans les montagnes du centre de Madagascar. La cour d’une église en pierre accueille déjà des femmes, dont beaucoup tiennent des enfants encore endormis dans leurs bras. Ces femmes se sont rassemblées là pour recevoir une allocation versée par l’État tous les deux mois.

Ces femmes sont pauvres et toutes vivent avec moins de 2 dollars par jour. L’argent qu’elles reçoivent de l’État représente environ un tiers du revenu dont elles disposent pour les deux mois qui séparent chaque versement : il les aidera à subvenir aux besoins de leur famille pendant tout l’hiver.
 
Instauré par les autorités de Madagascar, avec l’appui de la Banque mondiale, ce dispositif fait partie d’un nouveau programme mis en œuvre par le Fonds d'Intervention pour le Développement (FID) pour lutter contre la pauvreté dans les zones rurales du pays et pour créer des passerelles durables qui mèneront au développement humain.

Envois de fonds des migrants : une aide aux familles mais aussi un grand coup de pouce aux petites entreprises

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L'année dernière, les fonds envoyés par les migrants dans leur pays d'origine ont détrôné les investissements directs étrangers au premier rang des sources de capitaux extérieurs à destination des pays en développement. Ils se sont élevés à plus de 435 milliards de dollars en 2014, et ils devraient dépasser les 460 milliards d'ici la fin 2015. 
 
Nous savons que ces transferts d’argent servent à couvrir les besoins des familles restées au pays : nourriture, vêtements, frais de scolarité, honoraires de médecin, travaux de construction et de réparation, achat d'un véhicule ou d'un autre bien durable, sans oublier le remboursement des sommes avancées au moment du départ du migrant. 
Toutefois, dans certaines circonstances, les envois de fonds des migrants ne servent pas tant à financer la consommation des ménages qu'à soutenir des petites entreprises...

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

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Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

Connecter la diaspora au développement du commerce, de l'investissement et du transfert de compétences en Afrique

John Speakman's picture
 
La ville de Nairobi a bénéficié d'importantes contributions de la diaspora. Photo - Clara Sanchiz/Flickr Creative Commons license.

Avec plus de 30 millions de personnes vivant hors de leur pays d'origine, la diaspora africaine pourrait devenir une source majeure de financement du développement. Son poids financier s'illustre par le niveau élevé des envois de fonds que l'Afrique reçoit chaque année en provenance de ses expatriés. En 2010, ce chiffre a atteint le montant sans précédent de 40 milliards de dollars, soit 2,6 % du PIB du continent, sans même tenir compte des transferts d'argent informels. En outre, on estime que la diaspora épargne 53 milliards de dollars chaque année.

Si l'on ajoute à ces statistiques le fait qu'environ un tiers de la population de la diaspora appartient à la classe moyenne, il devient clair que celle-ci constitue un levier formidable pour de nouveaux partenariats de développement. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement organisent le premier Forum annuel sur le commerce, l'investissement et le transfert de compétences de la diaspora africaine.

5 solutions pour bâtir des vies meilleures grâce à l’accès aux services financiers

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Permettre à ceux qui sont actuellement exclus du système bancaire de posséder un compte courant peut être le sésame qui conduit à une inclusion financière plus large. 
 
L'utilisation des comptes courants pour troquer les paiements en espèces au profit de paiements numériques facilite l'accès au système financier formel et l’étend à ceux qui sont trop éloignés des agences bancaires ou négligés par les banques parce qu’ils sont pauvres.

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

Dilip Ratha's picture
Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Le poids des envois de fonds des migrants

Dilip Ratha's picture

Les envois de fonds des travailleurs migrants vers les pays en développement dont ils sont originaires devraient atteindre 414 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre devrait s'élever à 540 milliards de dollars d'ici 2016.

À elles seules, l’Inde et la Chine représentent cette année près d’un tiers du montant total des envois de fonds vers les pays en développement. En Inde, plus particulièrement, les transferts des migrants dépassent les recettes des exportations liées au secteur informatique.


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