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Mariages précoces aux Caraïbes : l’histoire de ma nani (ma grand-mère maternelle)

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Plages immaculées et soleil étincelant : voici les images qui viennent spontanément à l’esprit quand on évoque les Caraïbes. Mais derrière la carte postale bleu azur se cache une pratique ancestrale, toujours en vigueur dans la région, celle des mariages d’enfants.
 
Ma nani (mot hindi pour « grand-mère maternelle ») est née dans une famille modeste sur l’île de la Trinité. Enfant et adolescente, elle travaillait dans une plantation de canne à sucre avec ses frères et sœurs. Mais ni ce travail manuel ni la pauvreté ne l’avaient préparée à ce qui l’attendait le jour où sa mère est morte.

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

Bassam Sebti's picture
Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

Une émission de téléréalité arabe qui met à l’épreuve notre humanité et notre empathie

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C’est le ramadan et, sur les chaînes de télévision arabes, l’heure est aux séries, feuilletons, émissions de cuisine et autres jeux grand public. Parmi cette offre foisonnante de programmes, il y en a un dont tout le monde parle. C’est Al Sadma (« le choc »), version arabe de What Would You Do (« que feriez-vous ? »), une émission américaine de téléréalité en caméra cachée.

Mais, contrairement à d’autres émissions du même type, Al Sadma en appelle au sens moral et scrute notre humanité. Diffusée aux alentours de l'iftar, le repas quotidien traditionnel de rupture du jeûne, cette émission de divertissement capte les réactions des gens en présence de situations alarmantes. Ces mises en scène sont filmées en Égypte, au Liban, en Iraq, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis...

Graphique : dans des entreprises familiales les femmes travaillent le plus souvent sans être rémunérées

Tariq Khokhar's picture

En moyenne dans le monde, 55 % des femmes participent à la population active contre 82 % des hommes. Dans de nombreux pays, les femmes sont également plus susceptibles que les hommes de travailler dans une entreprise familiale, telle qu'un commerce ou une ferme, sans obtenir de rémunération. Consulter le portail de données de la Banque mondiale dédié aux questions d'inégalités hommes-femmes.

Pour des formations plus adaptées au public féminin : que nous apprennent les projets pilotes de l’Initiative pour les adolescentes ?

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Partout dans le monde, la crise mondiale de l’emploi incite à s’intéresser aux moyens d’améliorer la qualité des programmes de formation destinés à préparer l’entrée dans l’emploi productif.

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

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Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

Inégalités hommes-femmes : les écarts les plus frappants en 4 graphiques

Tariq Khokhar's picture

Le Groupe Banque mondiale vient de lancer un site web de données dédié à la condition des femmes dans le monde. Le nouveau portail présente des statistiques ventilées par sexe et des données sur les écarts entre hommes et femmes dans différents domaines : éducation, démographie, santé, emploi, patrimoine et participation à la vie politique, notamment. En outre, il a récemment publié le Little Data Book on Gender 2016 (a), avec des tableaux en ligne (a) qui renvoient aux statistiques des derniers Indicateurs du développement dans le monde (a). 

Ces données font partie des statistiques les plus consultées sur notre site, et ce nouveau portail facilitera encore plus qu’avant l’accès à des informations sur l’état des inégalités entre les sexes. La recherche par pays (a) et par thème (a) offre une vue d’ensemble des tendances des données dans des domaines importants, tandis que les tableaux et l’ouvrage consultable en ligne constituent des références utiles pour les données les plus utilisées. 

Sur ce nouveau portail, j’ai sélectionné quelques graphiques qui ont trait aux quatre piliers de la nouvelle Stratégie pour le genre et l’égalité des sexes que le Groupe Banque a élaborée pour permettre la réalisation d’un certain nombre d’objectifs : développer le capital humain grâce à un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation et à la protection sociale ; créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité en remédiant à des problèmes tels que les écarts de qualifications et l’inadéquation des modes de garde d’enfant ; élargir l’accès des femmes aux actifs et faire en sorte qu’elles puissent exercer un plus grand contrôle sur ces actifs ; permettre aux femmes de s’exprimer et accroître leurs moyens d’action, c’est-à-dire leur capacité à faire entendre leur voix et à prendre des décisions sur des aspects fondamentaux de leur vie.

L’avenir est entre ses mains

Bassam Sebti's picture
Seasme Street - L'avenir est entre ses mains

On dit d’elle qu’elle a des idées bien arrêtées. Elle s’appelle Shams, est pleine d’entrain et d’énergie, et a des rêves d’avenir ambitieux. La petite fille aide les autres enfants et les encourage à apprendre et à jouer.

Mais Shams n’est pas une vraie petite fille. C’est une marionnette, l’un des personnages les plus populaires d’Iftah Ya Simisim, la version arabe de la célèbre série américaine pour enfants Sesame Street, qui a été lancée dans le monde arabe dans les années 80.

Les femmes et le vélo : la solution pour les personnes restées au pays à la suite du raz-de-marée humain en Méditerranée

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Le monde entier est hypnotisé par les efforts désespérés que déploie le continent européen pour faire face au nombre croissant de réfugiés et de migrants qui arrivent d'Afrique et du Moyen-Orient. Pourtant, rares sont ceux qui pensent à la détresse des personnes restées au pays, aux prises avec les violences et les persécutions, ou de celles qui se trouvent toujours dans des camps de réfugiés. Certains estiment que ce sont ces personnes restées au pays qui sont la solution et sauveront l'avenir du Moyen-Orient et de l'Afrique, et qu'un excellent moyen de les aider serait de leur donner des vélos.

//www.middleeasteye.net/news/women-yemen-peddle-right-bike-1871266777#sthash.4alYKG2m.dpuf« Je vais vous dire ce que je pense du vélo. Je pense qu'il a fait plus pour l'émancipation des femmes que toute autre chose au monde. Il donne aux femmes une sensation de liberté et de confiance en soi. » – Susan B. Anthony

Pour la seule année 2015, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés a rapporté que, parmi les 520 957 personnes qui ont tenté de traverser la Méditerranée, 2 980 sont décédées ou ont disparu. On estime que 18 % de ces migrants sont des enfants et 13 % sont des femmes. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, environ 200 000 réfugiés supplémentaires prévoient de tenter la traversée d'ici la fin 2015. La vague humaine vertigineuse qui déferle sur la région est donc loin de retomber.

Aujourd'hui, il existe de nombreux conflits armés internes et entre pays voisins dans le monde, et la plupart d'entre eux se concentrent dans deux régions : le Moyen-Orient et l'Afrique. Les tentatives désespérées que déploient tant de Syriens pour fuir le régime de Bachar el-Assad et la terreur de l'État islamique pour rejoindre la sécurité de l'Europe ont capté l'attention du monde entier. Toutefois, les Syriens ne sont pas les seuls à mériter notre compassion. Bien que l'intérêt international pour l'Afghanistan se soit étiolé et que la plupart des troupes étrangères aient quitté le pays, la guerre ne fait qu'empirer. De plus, on assiste à un afflux de réfugiés désespérés en provenance d'Érythrée, d'Iraq, de Libye, du Nigéria, du Pakistan, de Somalie, du Soudan, de Gambie et du Bangladesh qui ont autant droit au statut de réfugié que les autres.

Dans le secteur minier, les femmes unissent leurs efforts pour améliorer leur situation

Rachel Perks's picture

Récemment, lors d’une conférence (a) parrainée par la Banque mondiale, j’ai côtoyé plus de 150 femmes qui travaillent dans le secteur minier en République démocratique du Congo (RDC). C’était la première conférence nationale (a) organisée dans ce pays pour débattre des problèmes que rencontrent spécifiquement les femmes, ainsi que des possibilités d’améliorer leur bien-être.  

Nombre de thèmes ont été abordés au cours de ces trois jours. Certains des plus importants ont émané des témoignages des femmes elles-mêmes. Ainsi, la projection d’une vidéo montrant des fillettes de 12 ans cassant du quartz pour en extraire de l’or a permis de mieux comprendre les problèmes en jeu. Pour ce travail, une femme peut gagner jusqu’à 2 000 francs congolais par jour, soit environ 2 dollars. Nombre de femmes qui ont participé à la conférence ont fait voir leurs mains pleines de callosités dues à de longues années de dur labeur. Mais ce n’est là qu’un exemple des effets des emplois physiquement les plus éprouvants occupés par des femmes dans les exploitations minières artisanales et de petite taille.

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