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Inégalités hommes-femmes : les écarts les plus frappants en 4 graphiques

Tariq Khokhar's picture

Le Groupe Banque mondiale vient de lancer un site web de données dédié à la condition des femmes dans le monde. Le nouveau portail présente des statistiques ventilées par sexe et des données sur les écarts entre hommes et femmes dans différents domaines : éducation, démographie, santé, emploi, patrimoine et participation à la vie politique, notamment. En outre, il a récemment publié le Little Data Book on Gender 2016 (a), avec des tableaux en ligne (a) qui renvoient aux statistiques des derniers Indicateurs du développement dans le monde (a). 

Ces données font partie des statistiques les plus consultées sur notre site, et ce nouveau portail facilitera encore plus qu’avant l’accès à des informations sur l’état des inégalités entre les sexes. La recherche par pays (a) et par thème (a) offre une vue d’ensemble des tendances des données dans des domaines importants, tandis que les tableaux et l’ouvrage consultable en ligne constituent des références utiles pour les données les plus utilisées. 

Sur ce nouveau portail, j’ai sélectionné quelques graphiques qui ont trait aux quatre piliers de la nouvelle Stratégie pour le genre et l’égalité des sexes que le Groupe Banque a élaborée pour permettre la réalisation d’un certain nombre d’objectifs : développer le capital humain grâce à un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation et à la protection sociale ; créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité en remédiant à des problèmes tels que les écarts de qualifications et l’inadéquation des modes de garde d’enfant ; élargir l’accès des femmes aux actifs et faire en sorte qu’elles puissent exercer un plus grand contrôle sur ces actifs ; permettre aux femmes de s’exprimer et accroître leurs moyens d’action, c’est-à-dire leur capacité à faire entendre leur voix et à prendre des décisions sur des aspects fondamentaux de leur vie.

L’avenir est entre ses mains

Bassam Sebti's picture
Seasme Street - L'avenir est entre ses mains

On dit d’elle qu’elle a des idées bien arrêtées. Elle s’appelle Shams, est pleine d’entrain et d’énergie, et a des rêves d’avenir ambitieux. La petite fille aide les autres enfants et les encourage à apprendre et à jouer.

Mais Shams n’est pas une vraie petite fille. C’est une marionnette, l’un des personnages les plus populaires d’Iftah Ya Simisim, la version arabe de la célèbre série américaine pour enfants Sesame Street, qui a été lancée dans le monde arabe dans les années 80.

Les femmes et le vélo : la solution pour les personnes restées au pays à la suite du raz-de-marée humain en Méditerranée

Leszek J. Sibilski's picture

Le monde entier est hypnotisé par les efforts désespérés que déploie le continent européen pour faire face au nombre croissant de réfugiés et de migrants qui arrivent d'Afrique et du Moyen-Orient. Pourtant, rares sont ceux qui pensent à la détresse des personnes restées au pays, aux prises avec les violences et les persécutions, ou de celles qui se trouvent toujours dans des camps de réfugiés. Certains estiment que ce sont ces personnes restées au pays qui sont la solution et sauveront l'avenir du Moyen-Orient et de l'Afrique, et qu'un excellent moyen de les aider serait de leur donner des vélos.

//www.middleeasteye.net/news/women-yemen-peddle-right-bike-1871266777#sthash.4alYKG2m.dpuf« Je vais vous dire ce que je pense du vélo. Je pense qu'il a fait plus pour l'émancipation des femmes que toute autre chose au monde. Il donne aux femmes une sensation de liberté et de confiance en soi. » – Susan B. Anthony

Pour la seule année 2015, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés a rapporté que, parmi les 520 957 personnes qui ont tenté de traverser la Méditerranée, 2 980 sont décédées ou ont disparu. On estime que 18 % de ces migrants sont des enfants et 13 % sont des femmes. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, environ 200 000 réfugiés supplémentaires prévoient de tenter la traversée d'ici la fin 2015. La vague humaine vertigineuse qui déferle sur la région est donc loin de retomber.

Aujourd'hui, il existe de nombreux conflits armés internes et entre pays voisins dans le monde, et la plupart d'entre eux se concentrent dans deux régions : le Moyen-Orient et l'Afrique. Les tentatives désespérées que déploient tant de Syriens pour fuir le régime de Bachar el-Assad et la terreur de l'État islamique pour rejoindre la sécurité de l'Europe ont capté l'attention du monde entier. Toutefois, les Syriens ne sont pas les seuls à mériter notre compassion. Bien que l'intérêt international pour l'Afghanistan se soit étiolé et que la plupart des troupes étrangères aient quitté le pays, la guerre ne fait qu'empirer. De plus, on assiste à un afflux de réfugiés désespérés en provenance d'Érythrée, d'Iraq, de Libye, du Nigéria, du Pakistan, de Somalie, du Soudan, de Gambie et du Bangladesh qui ont autant droit au statut de réfugié que les autres.

Dans le secteur minier, les femmes unissent leurs efforts pour améliorer leur situation

Rachel Perks's picture

Récemment, lors d’une conférence (a) parrainée par la Banque mondiale, j’ai côtoyé plus de 150 femmes qui travaillent dans le secteur minier en République démocratique du Congo (RDC). C’était la première conférence nationale (a) organisée dans ce pays pour débattre des problèmes que rencontrent spécifiquement les femmes, ainsi que des possibilités d’améliorer leur bien-être.  

Nombre de thèmes ont été abordés au cours de ces trois jours. Certains des plus importants ont émané des témoignages des femmes elles-mêmes. Ainsi, la projection d’une vidéo montrant des fillettes de 12 ans cassant du quartz pour en extraire de l’or a permis de mieux comprendre les problèmes en jeu. Pour ce travail, une femme peut gagner jusqu’à 2 000 francs congolais par jour, soit environ 2 dollars. Nombre de femmes qui ont participé à la conférence ont fait voir leurs mains pleines de callosités dues à de longues années de dur labeur. Mais ce n’est là qu’un exemple des effets des emplois physiquement les plus éprouvants occupés par des femmes dans les exploitations minières artisanales et de petite taille.

5 défis pour atteindre l’accès universel aux services financiers

Gloria M. Grandolini's picture

Les services financiers doivent être adaptés aux besoins des femmes, pour leur fournir des cartes d’identité valides, leur permettre d’ouvrir leur propre compte en banque ou pour améliorer leur éducation financière. Crédit photo : collection photo Banque mondiale.

Deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des services financiers régulés. Malgré des progrès significatifs (a) et l’augmentation des ressources techniques et financières consacrées a l’inclusion financière, il reste beaucoup à accomplir.
 
Il existe un consensus large sur le fait que l’accès à un compte courant aide les populations à mieux gérer leur vie et à planifier pour les évènements imprévus.

Mais l’accès aux services financiers et l’infrastructure financière sous-jacente, que beaucoup considèrent comme des acquis dans les pays riches, tels que les comptes d’épargne, les cartes de débit et de crédit, ainsi que les systèmes de paiements qui leur permettent de fonctionner, ne sont toujours pas accessibles aux populations des pays en développement. En septembre dernier, j’ai participé au Forum global de l’Alliance pour l’inclusion financière (AFI) (a) qui s’est tenu au Mozambique. Cette réunion annuelle a rassemblé des politiques, le secteur privé et d’autres acteurs afin de convenir de nouveaux engagements, de discuter des meilleures pratiques et de décider comment aller de l’avant.

La discrimination à l’égard des femmes perpétue la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture
© Stephan Bachenheimer/Banque mondiale


​Dans 100 pays à travers le monde, les femmes n’ont pas la possibilité d’exercer un certain type de travail tout simplement parce qu’elles sont des femmes. Plus de 150 pays disposent encore d’au moins une loi discriminatoire envers les femmes, et seuls 18 pays n’ont aucune loi qui les désavantage.
 
Il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg que représentent les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser pleinement leur potentiel économique.

#Music4Dev – La chanteuse Nneka a un conseil pour toutes les femmes : Ne laissez personne vous intimider !

Korina Lopez's picture

La chanteuse Nneka s'engage pour les droits de femmes

Depuis que Nneka a sorti son premier album Victim of Truth en 2005, la jeune star nigériane figure parmi les plus ardents défenseurs des droits des femmes et de la lutte contre la corruption en Afrique. Elle enfonce le clou avec son quatrième album, My Fairy Tales, qui évoque cette fois les difficultés auxquelles les Africains de la diaspora sont confrontés. Elle s'est récemment rendue au siège de la Banque mondiale pour faire connaître sa musique et s’exprimer sur les droits des femmes. « Avec ma musique, je veux faire passer des messages sur ces problèmes », explique-t-elle. « J'ai grandi au Nigéria où la liberté des femmes est restreinte à bien des niveaux. J'ai été élevée dans un système où le respect passe par la peur. »

La situation des femmes dans le monde en 7 graphiques

Tariq Khokhar's picture

Ce dimanche, la Journée internationale de la femme (a) célèbre la réussite des femmes sans occulter les progrès à faire pour parvenir à l’égalité entre les sexes dans le monde. Afin de préparer le lancement de plusieurs campagnes et initiatives de haut niveau dans les 15 jours à venir, j’ai souhaité rappeler certains faits et évolutions parfois méconnus.

Remarque: Comme ces données proviennent de différentes sources, certains membres de groupements régionaux peuvent différer entre les graphiques, référez-vous, s’il vous plaît, aux sources originales pour plus d'informations.
 

1) 91 % des filles achèvent le cycle d’enseignement primaire

Gráfico 1

Données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et Indicateurs du développement dans le monde

L’année 2012 détient le record pour le nombre de filles allées au terme de l’enseignement primaire. Depuis 2000, les progrès sont manifestes un peu partout, même si de profonds écarts subsistent d’une région et d’un pays à l’autre. En Afrique subsaharienne, 66 % seulement des filles avaient achevé leurs études primaires en 2012 sachant que, dans 3 pays, le taux était inférieur à 35 %. L’éducation des filles est l’un des meilleurs investissements possibles (a) et, à l’horizon 2015, les pays en développement dans leur ensemble devrait atteindre la parité entre les sexes (égalité des effectifs de filles et de garçons) pour la scolarisation en primaire et dans le secondaire.

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

Sri Mulyani Indrawati's picture

Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Quand vous aurez vu ces vidéos, vous direz « Merci maman ! »

Michelle Pabalan's picture

Katya with her granddaughter (From the documentary "The Face of Poverty in Europe and Central Asia"J’ai de la chance. J’ai toujours eu des discussions d’une grande richesse avec mes parents et en particulier avec ma mère.

Une fois, je venais de rentrer de l’école, et elle m’a ordonné de rester loin de l’ordinateur. Étonnée, je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu : « Ton père a dit qu’il avait un virus, je ne veux pas que tu tombes malade ».

Je lui ai alors expliqué ce qu’était un virus informatique, et nous avons éclatées de rire. Elle a souri puis a dit : « Maintenant, à table ! ».

Ça a été un moment mémorable, une anecdote que je ressers régulièrement lors de nos réunions de famille… Surtout, il révèle ma mère dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : une maman géniale. Ses enfants passent toujours avant tout le reste. J'ai bien sûr eu des hauts et des bas au cours de ma vie, et j’ai fini par comprendre que s'il existe une chose au monde qui puisse véritablement soulever des montagnes, c'est bien l’amour d’une mère.

Parce que de nombreux pays célèbrent la Fête des mères ce mois-ci, nous avons décidé de rendre hommage à ces femmes en présentant une série de portraits de mères qui, partout dans le monde, réussissent à contourner les obstacles pour leurs enfants. L’histoire de mères qui se dévouent corps et âme pour leur famille, ou encore l'histoire de jeunes filles qui, grâce à leur mère, ont trouvé la force et l'inspiration nécessaires pour réaliser leurs rêves. 


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