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Filles

Des solutions efficaces pour permettre aux adolescentes de prendre leur destin en main

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 Dana Smillie / World Bank

La scène se déroule au Yémen. Lorsqu’elle est rentrée de l’école ce jour-là, Laila était loin d’imaginer la surprise que lui réservait son père : un mari, de surcroît bien plus âgé qu’elle.

Comment passer de l'idée au marché ?

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Kate Kiguru, de 26 años, visitó el Banco Mundial con el fin de promover y recaudar fondos para Akida, una aplicación móvil diseñada para verificar la asistencia del personal en las grandes organizaciones. Kate Kiguru

Dans le petit village du Kenya où elle a grandi, Kate Kiguru a été élevée comme un garçon, pour des raisons qui tiennent plus aux circonstances qu’à un choix délibéré.

Kate est la cadette d'une famille de quatre filles. Ses parents ont d'abord eu des jumelles. Comme sa mère devait s'occuper de ses sœurs, elle a passé la majorité de son enfance avec son père. « C'est la raison pour laquelle travailler dans un milieu masculin ne me pose aucun problème », m'a-t-elle expliqué jeudi dernier à Washington, alors qu’elle s’apprêtait à exposer son projet de start-up à des investisseurs et des conseillers.

Kate, 26 ans, se trouvait au siège de la Banque mondiale pour lever des fonds au profit d’Akida, une application mobile pour le contrôle de la présence du personnel dans les grandes organisations. Elle était invitée par infoDev, un programme multidonateurs du Groupe de la Banque mondiale dont l'objectif est d'appuyer l'entrepreneuriat afin de susciter une croissance inclusive et durable et de doper l'emploi dans les pays en développement.

Malala, fervente militante pour l’éducation des filles

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Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim en conversation avec Malala Yousafzai, le 11 octobre 2013.

C’était il y a précisément un an et deux jours, au nord du Pakistan. Une adolescente est assise à bord d’un car scolaire quand soudain un taliban armé monte à bord, ouvre le feu sur elle et la laisse pour morte.

Le discours de Malala est une source d’espoir pour les filles du monde entier

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« Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes ». Tel est le message qu’a tenu à délivrer Malala Yousafzai à la tribune des Nations Unies le 12 juillet dernier, le jour de son 16e anniversaire. La jeune écolière pakistanaise, blessée par balle à la tête en octobre dernier alors qu’elle rentrait de l’école, chez elle, dans la vallée de Swat, a conquis son public.

Des jeunes du monde entier étaient venus l’écouter en cette journée particulière, décrétée « Journée de Malala » et qui sera désormais célébrée dans le monde entier pour défendre l’éducation et l’émancipation des filles.

« Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution, l’éducation avant tout ».

Malala est revenue sur les attaques perpétrées dans son pays contre les enseignants et ses camarades, soulignant l’importance du droit des femmes et des filles à l’éducation.

Parce que « ce sont elles qui souffrent le plus ».

En voyage à Lahore, en février dernier, j’ai été frappée par le nombre de jeunes filles scolarisées. Pas un jour n’est passé sans que je puisse voir des gamines en uniforme sur le chemin de l’école. Aujourd’hui, les femmes sont toujours plus nombreuses à travailler et, au lieu de consacrer leur temps libre au ménage, mes cousines peuvent étudier. L’une d’elles a 23 ans. Avant, à cet âge, elle aurait déjà été mariée et mère de famille. C’est sa maman qui l’a poussée à s’inscrire à l’université locale pour aller au bout de son rêve. L’an prochain, son diplôme de finance en poche, elle pourra postuler dans la fonction publique. N’est-ce pas extraordinaire ?

De toute évidence, les choses ont évolué en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances – indépendamment de la caste, de la religion et du sexe.

Pour de nombreuses jeunes filles et jeunes femmes, au Pakistan notamment, Malala est devenue une véritable icône. Son plaidoyer est synonyme d’espoir – de recevoir une éducation et de ne pas être pénalisée par son sexe ou son milieu familial.

« Nous ne pourrons pas réussir si la moitié de l’humanité est tenue à l’écart », a affirmé Malala, appelant les gouvernements, les pays en développement et les communautés à soutenir l’éducation, défendre l’égalité des femmes et militer pour la paix.

Aujourd’hui, 57 millions d’enfants dans le monde sont privés d’école et 31 millions sont des filles. À l’inverse de ma cousine, de nombreuses filles au Pakistan et ailleurs sont toujours obligées de se marier jeunes et d’avoir des enfants et perdent ainsi toute chance de faire des études.

Nous devons investir dans l’éducation des filles et défendre celles qui se battent pour faire valoir ce droit.

Malala Yousafzai s'exprime devant les représentants des Nations Unies


Les filles et les nouvelles technologies, un tandem de choc pour le développement

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Une jeune femme travaille sur un ordinateur à Tunis
Une jeune femme travaille sur un ordinateur à Tunis. 
Photo: Arne Hoel / Banque mondiale

« Les filles qui programment ne sont pas seulement des geeks au féminin, ce sont des pionnières. Grâce à elle, les chances de créer des outils innovants pour bâtir un monde meilleur sont multipliées par deux ! » Ces mots sont ceux de mon amie Julie, elle-même développeuse web, féministe convaincue et militante à ses heures. Elle compte plusieurs expériences de bénévolat en Afrique où elle a travaillé comme formatrice en informatique, essentiellement avec des publics féminins.

Si vous lisez ce blog, cela veut dire que vous savez utiliser un ordinateur ou tout autre appareil connecté à Internet (peut-être un smartphone ?). Et ce qui est fascinant, c’est que vous pourriez être n’importe qui : garçon/fille, riche/pauvre... le Web est chaque jour accessible à des milliers de nouveaux utilisateurs, et pas seulement dans les populations les plus aisées.