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Formation

Productivité de la main-d’œuvre et soft skills

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On parle beaucoup des soft skills et de la façon dont ces compétences humaines et savoirs comportementaux pourraient faire augmenter la productivité et les revenus. C’est le sujet qu’ont choisi Achyuta Adhvaryu, Namrata Kala et Anant Nyshadham pour leur nouvelle étude consacrée au retour sur investissement de la formation aux soft skills pour des ouvrières d’usine en Inde. Ces auteurs présentent des arguments convaincants pour expliquer que les entreprises ont tout intérêt à proposer ce type de formations.
 
Plantons le décor : nous partons pour le sud de l’Inde, où les auteurs de l’étude se sont intéressés à la plus grande entreprise exportatrice de prêt-à-porter du pays. Les ouvrières, car ce sont exclusivement des femmes, travaillent sur des lignes de production qui comptent environ 70-100 personnes. Chaque ouvrière effectue une tâche bien définie, qui entre dans la fabrication d’un seul type de vêtement — l’article fournit une description précise de ce processus de production, qui pourrait bien changer le regard que vous portez sur votre garde-robe... En concertation avec l’entreprise, les auteurs ont choisi au hasard des lignes de production, puis des ouvrières, pour leur faire bénéficier d’une formation.
 
Les soft skills revêtent de nombreuses formes. De quoi s’agit-il ici ? Le programme, axé sur l’épanouissement personnel et professionnel, couvre divers sujets : gestion du temps, efficacité de la communication, résolution de problèmes et connaissances financières de base. Il se compose de 80 heures de cours, réparties sur 11 mois, prises à part égales sur le temps libre et sur le temps de travail de l’employée. 

Universités : comment répondre aux nouvelles attentes du marché du travail et de la société ?

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كيف يمكن للجامعات أن تلبي الاحتياجات الجديدة لسوق العمل والمجتمع

Les compétences sont l’une des clés de la participation à la population active et de la productivité du travail. Chacun sait qu’avec l’arrivée de nouvelles technologies, souvent liées aux TIC, et de changements dans l’organisation du travail, les postes impliquant des tâches routinières faciles à automatiser disparaissent progressivement tandis que les nouveaux postes exigent des compétences qui excluent la routine (analytiques, créatives, interpersonnelles) et pour lesquels les hommes dépassent encore les machines.

Philippines : l’éducation sans murs

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Manny Pacquiao, ancienne gloire de la boxe aux Philippines, a obtenu son diplôme de fin de cycle secondaire grâce à l’ALS, en 2007, avant d'entreprendre des études supérieures. Crédits photo. : DepEd.

La relation que j’entretiens avec le système d’apprentissage alternatif (ALS) du ministère philippin de l’Éducation (DepdEd) est empreinte d’ignorance, d’humiliation et d’inspiration.

J’ai rejoint le DepEd en 2002. Jeune économiste, je regorgeais d’idées sur la manière d’améliorer le système éducatif du pays. J’étais un jeune employé qui prenait part à un projet soutenu par la Banque mondiale en faveur de l’éducation élémentaire dans les provinces défavorisées.

L'avenir dépend-il à ce point des adolescentes ?

Disponible en : English, Español

Auteur de ce billet : Markus Goldstein.

Ce n'est pas souvent qu'on voit des initiatives de développement faire le buzz sur Internet avec un clip vidéo, sponsorisé par une grande marque (Nike) et parodiée par les Internautes ! C'est pourtant ce qui se produit actuellement avec l'initiative « Girl Effect », un projet d'envergure internationale qui défend les investissements en faveur des adolescentes.

Je dois avouer que j’étais sceptique (probablement à cause de l'aspect publicitaire de la vidéo). Mais certains arguments m'ont fait changer d'avis, comme je l'explique dans une étude (a) que j'ai préparée avec mes collègues Oriana Bandiera, Niklas Buehren, Robin Burgess, Selim Gulesci, Imran Rasul et Munshi Sulaiman.

Nous nous sommes intéressés à un programme géré par l’ONG BRAC en Ouganda et consacré à l’autonomisation des adolescentes et à l’amélioration de leurs moyens de subsistance (connu sous le sigle anglais ELA).

Bientôt des études artistiques à Madagascar ?

études artistiques pour les jeunes de Madagascar
L’art ne tolère aucune limite. La preuve en est l’existence d’un réseau considérable autour du domaine artistique, même dans les régions les plus pauvres du monde, comme Madagascar. Des festivals et des concours sont organisés chaque année partout dans le monde et servent d’échanges entre amateurs et professionnels issus des quatre coins de la planète.

L’aquaculture : une opportunité d’emploi pour les jeunes

Maria Cristina Gallegos's picture

aquaculture

L’aquaculture désigne toutes les activités de production animale ou végétale en milieu aquatique comme la mer, les lacs, les rivières et les bassins artificiels.

Lorsqu’en juin 2010, Hosne Ara, 20 ans (photo ci-contre), a été visiter une usine de crevettes tout près de chez elle à Barunga, au Bangladesh, elle a posé beaucoup de questions. Elle raconte : « je me suis rendue  aperçu que l’élevage de crevettes ne respectait aucune règle. Les techniciens n’avaient pas été formés et semblaient inexpérimentés. J’ai défié le propriétaire en lui assurant que je pouvais résoudre les problèmes qui existaient dans son usine, j’ai dû me montrer convaincante car j’ai été embauchée sur le champ ».

Hosne est la première femme à avoir été employée par cette usine de crevettes, en grande partie grâce à des compétences piscicoles qu’elle avait acquises en aidant sa famille à entretenir leur élevage de poissons en bassin.

Après la classe de Seconde (10th grade), elle a validé une formation en élevage de poissons (pisciculture) grâce au projet Pilote pour l'emploi des jeunes du Bangladesh (BYEP), un projet soutenu par le Département national de la pêche en partenariat avec les Organisations non-gouvernementales (ONG) locales.