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inégalité

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

Marie-Claude Bibeau's picture
Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

Les femmes, les jeunes et les impôts au centre du débat sur les inégalités à Lima

Donna Barne's picture
Paraisopolis, São Paulo, Brésil. © Tuca Vieira

Peut-on mettre fin à l’extrême pauvreté dans un monde aux inégalités extrêmes ? Cette question a suscité un débat animé le 7 octobre, à l’approche des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se déroulent cette année à Lima (Pérou). Au menu : la corruption, la fiscalité, les discriminations contre les femmes et la nécessité d’harmoniser les règles du jeu pour les plus jeunes.

L’expérience de l’Amérique latine a occupé une place de choix dans cet événement retransmis en direct sur le web en anglais et en espagnol. Intitulé « Inégalités, opportunités et prospérité » (a) et animé par la journaliste de CNN Español Patricia Janiot (a), le débat a réuni le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, la Secrétaire générale ibéro-américaine Rebeca Grynspan (a) et le président d’Oxfam International Juan Alberto Fuentes Knight

OMD 3 : De grandes disparités dans le domaine de l’égalité des sexes entre les pays et à l’intérieur des pays

Masako Hiraga's picture

Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le troisième d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 3 est de « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». La cible unique de cet objectif consiste à « éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire, d’ici à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard ». Cet objectif comprend aussi des indicateurs visant à mesurer la proportion de sièges occupés par les femmes dans les parlements nationaux ainsi que la proportion de femmes salariées dans le secteur non agricole.

Depuis 1990, le nombre de femmes dans les parlements a été multiplié par 4 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Chart 1

La proportion de sièges parlementaires occupés par des femmes montre que ces dernières participent aujourd’hui davantage à la vie publique et aux prises de décisions au plus haut niveau qu’en 1990. L’Amérique latine/Caraïbes est à la pointe des pays en développement avec un taux de 29 % en 2014. Elle est suivie de près par l’Afrique subsaharienne, avec un taux de 22 %. C’est au Moyen-Orient et en Afrique du Nord que l’évolution a été la plus notable, où la proportion de sièges parlementaires occupés par des femmes a plus que quadruplé entre 1990 et 2014. Au niveau des pays, c’est le Rwanda qui se détache avec un taux de 64 % en 2014, soit une proportion supérieure à la moyenne des pays à revenu élevé (26 %).  






De meilleures chances pour les enfants d’Afrique ?

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L’Afrique subsaharienne suscite actuellement une vague d’intérêt remarquable. Les observateurs soulignent notamment que la croissance africaine a redémarré et qu’elle affiche une progression parmi les plus soutenues de l’histoire économique récente du continent. On constate aussi que les jeunes démocraties se fortifient et que, malgré la montée des conflits asymétriques orchestrés par les réseaux terroristes, la guerre à grande échelle recule. Le moment est donc opportun pour se demander si ces évolutions annoncent un avenir meilleur pour les enfants d’Afrique.

Tel est l’objet de notre récent rapport qui analyse les chances offertes aux enfants sur la période 1998-2008 dans 20 pays qui rassemblent 70 % de la population de l’Afrique subsaharienne.

Comment aider les plus démunis ? Jim Yong Kim et Kaushik Basu répondent aux questions de Yang Lan

Donna Barne's picture
Présentatrice de l'émission « Yan Lan 101 » et personnalité connue de tous les foyers chinois, Yang Lan a questionné les deux dirigeants du Groupe sur le double objectif que s’est fixé leur institution : ramener à 3 % l'extrême pauvreté dans le monde à l'horizon 2030 et promouvoir une prospérité partagée au profit des 40 % les plus pauvres de la population mondiale.

« Pour ceux qui vivent dans la pauvreté, la ‘Banque mondiale’ représente quelque chose d’énorme et de très éloigné d’eux », a souligné la journaliste, en demandant à ses interlocuteurs « d'expliquer à ces personnes en quoi le double objectif de la Banque mondiale les concerne au quotidien ».
Joseph Jeune avant et après avoir suivi un traitement pour le VIH-Sida et la tuberculose
 

Assemblées annuelles 2014 : le guide des événements en streaming

Donna Barne's picture
Comment faire en sorte que la croissance économique profite à un plus grand nombre ? Comment parvenir à doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial ? La planète sera-t-elle en mesure de nourrir toute la population mondiale en 2050 ? Vous pourrez connaître l’avis des experts sur ces sujets et bien d’autres grâce à la diffusion en ligne et en direct d’une vingtaine d’événements organisés à l’occasion des Assemblées annuelles 2014 de la Banque mondiale et du FMI.

Du 7 au 11 octobre, participez vous aussi à ce rendez-vous qui réunira à Washington plusieurs milliers de responsables du monde du développement, en faisant part de vos questions et de votre point de vue. Un certain nombre de manifestations feront en outre l’objet d’une couverture multilingue par tweet et par tchat. Vous pouvez aussi suivre les discussions sur Twitter en utilisant le hashtag général #wblive ou les hashtags correspondant aux événements. Vous trouverez dans ce billet une sélection des principaux événements et hashtags. Nous vous invitons à consulter le programme complet des manifestations ou à télécharger l’appli des Assemblées annuelles pour appareils Apple et téléphones Android.

Une restructuration, pour mettre fin à la pauvreté et réduire les inégalités

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Una reorganización para poner fin a la pobreza y reducir las desigualdades

Il y a deux ans jour pour jour, j’ai eu le grand honneur de prendre la présidence du Groupe de la Banque mondiale. Alors que j’avais consacré presque toute ma vie à ce qui constitue aussi la mission de cette institution — œuvrer pour un monde sans pauvreté —, j’ai d’emblée posé aux économistes de la Banque mondiale la question suivante : peut-on en finir avec l’extrême pauvreté, et si oui, quand ? On m’a répondu qu’il serait difficile mais possible de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030.

Les 188 pays actionnaires de la Banque mondiale ont fait leur cet objectif, alors qu’auparavant, rares étaient ceux qui pensaient qu’il serait jamais réalisable, a fortiori de notre vivant. Je me suis dès lors attaché à trouver les meilleurs moyens d’exploiter le talent, le savoir et l’influence du Groupe de la Banque mondiale pour que cet objectif se réalise. 

Pour remédier aux inégalités, il faut commencer tôt

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Alors que le thème des inégalités (a) semble être aujourd’hui l’objet de tous les débats, je me réjouis, pour ma part, de voir cette question au premier plan des discussions sur le développement.

Nous pouvons envisager les inégalités sous des aspects multiples et souvent corrélés. L’inégalité des résultats est en l’une des formes les plus manifestes : il s’agit de ces différences que l’on observe dans les résultats scolaires, la réussite professionnelle ou encore les revenus et qui, en soi, ne sont pas forcément mauvaises. Voir ses efforts, son talent et ses choix de vie récompensés incite à l’innovation et à l’entrepreneuriat, et contribue à stimuler la croissance.

Cependant, toutes les inégalités ne sont pas « bonnes ». Lorsque celles-ci se perpétuent parce que ceux qui sont nés pauvres n’ont systématiquement pas accès aux mêmes chances que ceux qui sont nés riches, il en découle une profonde inégalité structurelle qui nuit à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la cohésion sociale. Or ces graves inégalités connaissent une ampleur que nous déplorons. Lorsque nous étudions ce qui se produit aujourd’hui dans de nombreux pays, nous observons des écarts de revenus considérables, persistants, voire croissants, entre les riches et les pauvres. Et nous constatons que ceux qui naissent pauvres ou défavorisés ont tendance à le rester, sans grande possibilité de s’extraire de leur condition.

Comment expliquer ce phénomène ? Et comment y remédier ? Il convient de prendre du recul sur cette question et de nous interroger sur l’origine des inégalités. C’est là que le concept d’égalité des chances entre en jeu, une notion qui renvoie grosso modo à la possibilité pour un enfant d’accéder aux services de base qui lui permettront d’exprimer son potentiel indépendamment des circonstances de sa naissance (sexe, région géographique, origine ethnique et milieu familial). Trop souvent, l’accès à des services aussi élémentaires que l’électricité, l’eau potable, l’assainissement, la santé et l’éducation est beaucoup plus limité chez les enfants nés dans une conjoncture qui les désavantage. Les enfants issus de milieux défavorisés sont placés, dès leur venue au monde, sur une trajectoire où les inégalités au berceau bornent leurs chances et leur potentiel et conditionnent leur vie future.

Comment nous agissons pour mettre fin à l’extrême pauvreté

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Nos Réunions de printemps se tiendront la semaine prochaine à Washington. Comme chaque année, elles accueilleront plusieurs milliers de responsables du développement, originaires du monde entier. Dans la perspective de cet événement, j’ai exposé il y a quelques jours les grands problèmes du développement dans le monde aujourd’hui et évoqué les importants changements actuellement entrepris au sein du Groupe de la Banque mondiale pour être à la hauteur de ces défis.

Nous vivons dans un monde d’inégalités. Les écarts entre les riches et les pauvres sont aussi évidents ici à Washington que dans n'importe quelle capitale du monde. Cependant, les exclus du progrès économique demeurent en grande partie invisibles pour beaucoup d'entre nous dans les pays riches. Pour reprendre les termes du pape François, « que certaines personnes sans domicile fixe meurent de froid dans la rue, cela n’est pas une nouvelle […], mais si les bourses chutent de dix points, c’est une tragédie ! ».

Si nous qui vivons dans les pays riches pouvons ne pas voir les souffrances des pauvres, les pauvres du monde entier savent très bien comment vivent les riches. Et ils ont montré qu’ils sont disposés à agir.