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Agir ensemble pour relever les défis du développement du 21e siècle

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Avec l'IDA, la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée


J’ai eu la chance d’assister récemment à la réalisation en direct d’une fresque retraçant l’histoire de l’IDA. Cette œuvre d’art vient donner vie aux nombreuses transformations que le monde a connues depuis la création, en 1960, du fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres : de la Révolution verte qui a sauvé l’Asie du Sud d’une famine généralisée dans les années 70 au protocole de Montréal pour protéger la couche d’ozone, en passant par la reconstruction des maisons et des écoles après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010.

Sommet sur le capital humain : les investissements dans la petite enfance sont une priorité

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En ouverture des Assemblées annuelles, le Groupe de la Banque mondiale organisait un sommet sur le capital humain afin de défendre l’utilité économique des investissements dans la petite enfance pour soutenir la croissance et le développement.

Neuf pays en développement ont répondu à l’appel, s’engageant à améliorer les programmes de nutrition, de santé et d’éducation destinés aux jeunes enfants. Face à la nécessité de lutter contre la malnutrition infantile, le manque d’activités d’éveil et d’apprentissage et d’autres problèmes retentissant sur la santé et le développement des enfants, ces pionniers devraient faire des émules dans les prochaines années.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a souligné que, faute d’œuvrer au plein épanouissement des plus jeunes, les pays pourraient bien compromettre leur compétitivité future sur les marchés mondiaux : selon une étude récente de l’institution, les retards de croissance dans l’enfance auront en effet un coût économique majeur, amputant le PIB par habitant de 7 % en moyenne et jusqu’à respectivement 9 et 10 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Dans son intervention liminaire, Jim Yong Kim a souligné les dangers de la dénutrition et du manque de stimulation ainsi que les autres menaces sur la santé et le bien-être des jeunes enfants. L’UNICEF vient d’établir qu’un enfant sur 45 dans le monde a dû quitter son foyer et est aujourd’hui déraciné. Un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et sont trop petits pour leur âge, le taux pouvant atteindre dans certains cas 50 %.

Moderniser les prévisions météorologiques et la préparation aux catastrophes pour sauver des vies

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© Angela Gentile/Banque mondiale

Est-ce qu’il fait chaud dehors ? Faut-il que je prenne un parapluie ?
 
Pour la plupart d’entre nous, le fait de consulter les prévisions météo va rarement au-delà de ce type de préoccupation. Pour d’autres, l’accès à ces informations est capital, car elles permettent de mieux gérer les effets du changement climatique, de prévenir des pertes économiques et de sauver des vies en cas d’événement météorologique extrême.

Agriculture climato-intelligente : un défi pour le monde

Juergen Voegele's picture
Disponible également en : English
Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP). Photo: © Dasan Bobo / Banque mondiale


Voici une donnée que vous ne connaissiez peut-être pas : l’agriculture et le changement d’affectation des terres représentent aujourd’hui 25 % des émissions de gaz à effet de serre. C’est une statistique importante au regard de deux défis lancinants que la planète doit relever : comment concrétiser les engagements pris à Paris en décembre dernier, après la signature d’un accord historique sur le changement climatique, et comment nourrir une population mondiale qui ne cesse de croître.

Anticiper la gestion des risques financiers après une catastrophe dans le but d’alléger l’effort de reconstruction

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Une fillette dans un centre d’évacuation aux Philippines, en 2009.
Photo : Jerome Ascano / Banque mondiale

Les catastrophes naturelles pouvant frapper n’importe où et n’importe quand, mieux vaut consacrer du temps à anticiper de telles crises que de devoir improviser une réponse dans l’urgence. J’en ai pris conscience après le passage dévastateur de l’ouragan Mitch sur le Honduras, lorsque ma grand-mère a dû être évacuée parce que les eaux de la rivière avaient atteint le deuxième étage de sa maison.
 
Le changement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes partout sur la planète, ce qui explique que de nombreux pays sollicitent l’aide du Groupe de la Banque mondiale pour accroître leur résilience matérielle et financière face à ces catastrophes.
 
De plus en plus, l’institution travaille avec les gouvernements en amont, pour élaborer des stratégies solides de planification financière et de gestion du risque.

Les instruments de marché (comme les assurances) peuvent jouer un rôle d’amortisseur lors d’une catastrophe naturelle, aidant les pays à éviter le pire des conséquences financières.

Graphique : Les émissions de carbone par personne ont augmenté de 60 % depuis 1960

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Le dioxyde de carbone (CO2) représente plus de 80 % des émissions totales de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, mais seulement 12 % des émissions sont actuellement couvertes par la tarification du carbone. Le Groupe de haut niveau sur le prix du carbone (HLPCP) a appelé la communauté internationale à augmenter ce pourcentage afin d'atteindre 25 % d'ici 2020 et 50 % d'ici une décennie. En savoir plus

Au Myanmar, une réunion de l’espoir pour les populations les plus pauvres de la planète

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Aung San Suu Kyi, conseillère d'Etat et ministre des Affaires étrangères du Myanmar, lors d'une réunion  pour la 18ème reconstitution des fonds de l'IDA, le 21 juin 2016. © Aung San / Banque mondiale

Si l’on veut parvenir à réduire la pauvreté et à faire en sorte que personne ne soit exclu de la croissance économique, il est indispensable de s’attaquer en profondeur à cinq enjeux clés : la fragilité et le conflit, le changement climatique, l’égalité hommes-femmes, la création d’emplois et la bonne gouvernance. C’est le message (a) qu’a tenu à faire passer Mme Aung San Suu Kyi devant les représentants des pays réunis au Myanmar sous l’égide de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Graphique : 25 ans de progrès dans les pays les plus pauvres grâce au soutien de l'IDA

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L'Association internationale de développement (IDA) est l'une des plus importantes sources d'aide pour les pays les plus pauvres du monde. Au cours des 25 dernières années, les pays de l'IDA ont vu des progrès dans de nombreux domaines, notamment l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, l'amélioration des taux d'achèvement de l'école primaire et des taux plus élevés de vaccination chez les jeunes enfants.

L’emploi, la voie la plus rapide pour sortir de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture
Un ouvrier dans une centrale électrique à Port-au-Prince, Haiïi. © Dominic Chavez/Banque mondiale

L’accès à des emplois de qualité est la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Des études montrent que la hausse des salaires a permis de faire reculer de 30 à 50 % la pauvreté sur la dernière décennie. Mais, aujourd’hui, plus de 200 millions de personnes dans le monde sont au chômage, dont bon nombre de jeunes et/ou de femmes. Pas moins de deux milliards d’adultes, surtout des femmes, restent totalement exclus du marché du travail. En outre, trop de personnes exercent des emplois mal rémunérés et peu qualifiés, qui ne contribuent guère à la croissance économique. Par conséquent, pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, il faut des emplois non seulement plus nombreux, mais aussi de meilleure qualité, qui répondent aux besoins de tous les pans de la société.
 
Par où commencer ? Une croissance tirée par la productivité et par le secteur privé est la pierre angulaire de la création d’emplois, dans tous les pays. Mais ce sont les pays les plus pauvres de la planète qui ont le plus de mal à y parvenir. Si l’on veut que le secteur privé crée davantage d’emplois productifs pour les pauvres, trois facteurs sont essentiels.

Changement climatique : un risque accru pour les pays les plus pauvres

Sri Mulyani Indrawati's picture

Un ouvrier agricole marche dans une rizière inondée. © Nonie Reyes/Banque mondiale

Au Bangladesh, le littoral est menacé par le montée des eaux et, à mesure que la mer grignote les côtes, la salinisation des sols progresse inéluctablement. Pour les agriculteurs, cela se traduit par un recul des cultures ; les communautés se vident, les adultes partant travailler en ville ; les poissons d’eau douce disparaissent, ce qui réduit les apports en protéines pour les populations locales ; et, à la saison sèche, les mères rationnent l’eau qu’elles donnent à boire à leurs enfants (jusqu’à deux verres par jour seulement dans certains cas).
 
Les pays développés commencent enfin à prendre le changement climatique au sérieux même s’ils y voient, en général, une menace encore latente qu’il faudra gérer dans les années à venir. Mais pour les populations pauvres des pays pauvres, surtout dans les communautés installées le long des côtes, sur des deltas ou sur des îles, le danger est bien là, au quotidien — et conditionne de nombreux aspects de la vie.


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