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Innovation

TEDxWBG : Mettre fin à la pauvreté

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La première conférence TEDxWBG (a) se déroulera à Washington le 9 octobre prochain. Constituée d’un panel de personnalités aux profils variés — du champ de la réflexion à celui de l’action en passant par la création artistique —, elle permettra d’envisager sous différents angles les moyens de mettre fin à la pauvreté.

La jeunesse mauritanienne se mobilise pour saisir les opportunités d’emploi permises par les TIC : il est temps de la soutenir !

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Également disponible en: English

À chaque fois que je me rends à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, j’entends dire que la téléphonie mobile convient à merveille à une société « nomade » comme la société mauritanienne, qu’elle permet de couvrir des zones où n’existe pas le réseau fixe, par exemple le long des routes ou dans les dunes où les familles aiment aller passer le week-end. J’entends aussi dire que l’Internet haut débit mobile, lorsqu’il sera proposé à des prix plus abordables et dans de meilleures conditions de qualité de service sur une plus grande partie du territoire, va susciter un engouement aussi important dans la population, notamment pour la transmission d’images et de vidéo ainsi que pour l’accès au contenu disponible sur le web. On peut d’ailleurs déjà faire réparer son smartphone ou sa tablette sur le marché  de « Noghta Sakhina » (Point chaud) à Nouakchott.
 
Mais j’entends plus rarement parler des opportunités que les TIC apportent en termes d’emplois en Mauritanie, et notamment des emplois placés sous le signe de la créativité et de l'innovation et faisant appel à des méthodes de travail, d'interaction et d'apprentissage radicalement nouvelles qui séduisent la jeunesse. On observe par exemple partout dans le monde que les jeunes se distinguent par leurs capacités individuelles à coder et développer des solutions pour des applications, mobiles notamment, ce qui améliore leur employabilité car le développement de contenus multilingues est une des dimensions essentielles de la demande sur les réseaux à haut débit.

© Banque mondialeDans un atelier sur les TIC et l’Emploi, organisé le 28 avril dernier à Nouakchott par le Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des TIC et animé par Dr. Houssein Ould Meddou, président du Syndicat des Journalistes Mauritaniens, nous avons présenté avec ma collègue Isabelle Huynh les nouvelles formes de créations d’emplois rendues possibles par les TIC. Nous avons pu y mesurer à quel point la jeunesse mauritanienne était prête à saisir les opportunités permises par les TIC. Parmi ces jeunes convaincus que les TIC sont une des solutions au problème de l’emploi dans leur pays (48% de chômage chez les femmes de 25 à 34 ans, 36% chez les hommes de la même tranche d’âge), Moustapha (dit Adi) Ould Yacoub et Mariem Kane.

Ce que Bill Gates m’a appris

Jim Yong Kim's picture



J’ai l’immense privilège, en ma qualité de président du Groupe de la Banque mondiale de pouvoir échanger avec des dirigeants politiques et grands entrepreneurs qui comptent parmi les plus créatifs et féconds dans le monde. Ces conversations ont un thème récurrent : la nécessité d’accélérer l’innovation pour mettre fin à l’extrême pauvreté et faire que le développement économique profite à tous. Ce qui fait défaut, c’est un consensus clair sur les meilleures méthodes à suivre pour favoriser l’éclosion de nouvelles idées et les déployer largement.

J’ai eu récemment l’occasion de m’entretenir longuement avec Bill Gates, et nous en sommes naturellement venus à parler des facteurs qui sont à la source de l’innovation. Bill Gates et son épouse Melinda ont créé leur fondation en 1994 ; ils ont depuis lors œuvré en faveur de la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté, et contribué à transformer les aspirations au développement de la population mondiale.

J’ai été l’un des heureux bénéficiaires de la générosité de Bill et Melinda Gates. En 2000, leur fondation a octroyé un don de 44,7 millions de dollars à l’organisation Partners In Health que j’avais cofondée. À une époque où le monde de la santé méconnaissait globalement le fléau de la tuberculose multirésistante, les Gates, portés par leur volonté d’agir pour offrir un traitement aux pays en développement, ont été à l’origine du don le plus important qu’une fondation ait jamais consacré à la lutte contre la tuberculose. Ce modèle de philanthropie visionnaire et innovante n’a cessé de se répéter, mû par leur détermination à s’attaquer aux plus grands défis du XXIe siècle.

Un jeune entrepreneur burkinabé mise sur la chenille de karité pour lutter contre la malnutrition

Anne Senges's picture
Plat de chenilles de karité

Si l’arbre de karité est connu pour ses noix qui servent à fabriquer un beurre auquel on attribue mille vertus (notamment capillaires et nutritionnelles), on connait bien moins les chenilles qui se nourrissent de ses feuilles. Et c’est précisément ce qu’un jeune burkinabé a entrepris de changer. 

Quel est le lien entre la jeunesse, l'ouverture des gouvernements et le développement ?

Felipe Estefan's picture

Pourcentage de jeunes exprimant le souhait que leur gouvernement soit plus ouvert. 
Source :  Global Opening Government Survey


La période de l’Histoire que nous traversons ne ressemble à aucune autre auparavant.
 
Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’échanger des connaissances et des compétences d’un bout à l’autre de la Terre. Et chaque échange ne nécessite pas plus de quelques secondes grâce à des outils qui sont, d’un jour à l’autre, à la fois plus sophistiqués et plus accessibles à tous.
 
Maillon clé de cette nouvelle ère, les jeunes n’ont jamais été aussi nombreux : avec 1,2 milliard d’individus âgés entre 15 et 24 ans.
 
Les chiffres à travers le monde sont impressionnants. La proportion de jeunes au Moyen-Orient est aujourd’hui plus importante que jamais, avec presque 100 millions de personnes entre 15 et 29 ans, soit environ 30 % de la population. On estime que le Nigeria, un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population, comptera près de 1 milliard de jeunes d’ici 2100.
 
C’est bien pour cette raison que, lorsqu'on parle de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde, il est indispensable d’inclure les jeunes dans le débat. On estime que 90 % des jeunes  vivent aujourd’hui dans les pays en développement, parmi lesquels 225 millions sont inactifs – sans formation, sans éducation et sans travail.
 
En matière de développement, les jeunes ont un rôle fondamental à jouer avec des conséquences sur notre avenir à tous. Heureusement, avec l’accès aux technologies de l’information et de la communication, les jeunes sont mieux équipés que jamais pour prendre leur destin en main.

Les jeunes cherchent des solutions pour créer des emplois

Ravi Kumar's picture

Le chômage est l'un des défis majeurs qui se posent à la jeunesse mondiale

Hier, juste avant midi, une jeune Africaine a interpellé les experts qui s'étaient réunis au siège du Groupe de la Banque mondiale. Elle voulait connaître les options possibles pour améliorer l’accès à l’électricité des étudiants d’Afrique, afin qu’ils puissent étudier et faire leurs devoirs, même après le coucher du soleil (a).

Des labos du savoir en réseaux : développer l’innovation à la Banque mondiale

Aleem Walji's picture

 développer l’innovation à la Banque mondiale Aleem Walji, directeur des Laboratoires de l’innovation à la Banque mondiale, a récemment accordé un entretien au magazine Forbes et au Skoll World Forum sur ses thèmes de prédilection : l’innovation et le développement. En voici les grandes lignes.
 
Lorsque j’ai rejoint la Banque mondiale, fin 2009, c’était pour aider l’institution à réfléchir à des solutions pour soutenir plus systématiquement l’innovation. À partir de la politique d’accès à l’information dont s’était dotée la Banque, nous avons commencé par mettre au point l’initiative pour le libre accès aux données. Dès son lancement, en avril 2010, les internautes se sont rués sur ces informations mises à leur disposition dans un format permettant le traitement, la recherche et la réutilisation des données. En quelques mois, le taux de consultation de notre catalogue de données a dépassé celui de la page d’accueil de la Banque mondiale !

Un jeune Camerounais invente le Cardiopad : première tablette médicale « made in Africa »

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À 25 ans à peine, Arthur Zang, un jeune ingénieur camerounais a déjà eu les honneurs de la presse locale et internationale. Son nom figure par exemple sur la liste des 30 entrepreneurs africains de moins de 30 ans  les plus brillants établie l’an dernier par Forbes,  le magazine américain dédié aux affaires. « En matière d’innovation, il représente ce qu’il y a de mieux en Afrique », notait Forbes.  Arthur Zang a su répondre  à un vrai besoin en inventant le Cardiopad, première tablette tactile médicale fabriquée en Afrique, qui devrait permettre  de sauver de nombreuses vies notamment au sein de la population la plus démunie du Cameroun. 

Arthur Zang, inventeur du CardiopadDiplômé de l’école polytechnique de Yaoundé, c’est au cours d’un stage à l’hôpital général de la ville effectué il y a trois ans, que le jeune ingénieur fait le constat suivant : le Cameroun ne recense alors que 30 cardiologues pour 20 millions d’habitants, répartis entre les deux principales villes du pays, Yaoundé – la capitale – et la ville portuaire de Douala. « Cela signifie que les patients qui vivent dans des villages éloignés sont obligés de prendre le bus pour réaliser leurs examens, ce qui pose non seulement un problème au niveau de leur suivi médical mais aussi au niveau économique car le transport accroît aussi leurs dépenses », explique-t-il. 

Le dialogue entre la Banque mondiale et la jeunesse

Ravi Kumar's picture
Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Hier, c ’était les « YouthTalks », grande manifestation annuelle de la communauté Youth to Youth (Y2Y) (a). Ce réseau rassemble, au sein du Groupe de la Banque mondiale, de jeunes employés désireux d’insuffler des idées neuves dans le travail de l’institution et de favoriser la participation de la jeunesse au développement.

Je suis intervenu pour évoquer la manière dont la Banque mondiale s’engage auprès des jeunes, sachant que ces derniers forment actuellement la part la plus importante de la population mondiale. Le public réuni dans un auditorium au siège de l’institution, à Washington — jeunes professionnels ou diplômés, étudiants… — était avide de découvrir comment nous aidons les jeunes et comment nous collaborons avec eux. Moi-même originaire d’un pays en développement, je me retrouve dans leurs problèmes et leurs frustrations.

Le Groupe de la Banque mondiale a un grand objectif : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Pour y parvenir, il faudra s’appuyer sur les jeunes en les aidant à exprimer leur potentiel.

Créer un environnement où fleurissent l’innovation et l’esprit d’entreprise

Randa Akeel's picture

World Bank | Arne Hoel -Créer un environnement où fleurissent l’innovation et l’esprit d’entreprise

Lancer une entreprise qui marche ne se résume pas à apprendre comment établir un business plan ou remplir des demandes de subventions. Cela implique un large éventail de compétences, aussi bien générales que techniques : savoir gérer une jeune entreprise, motiver ses employés, former une équipe solide, créer un produit qui réponde aux besoins spécifiques d’un marché, s’adapter à des situations et des comportements de consommation en constante évolution, comprendre comment passer d’un concept intéressant à une activité viable…


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