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Mariages précoces aux Caraïbes : l’histoire de ma nani (ma grand-mère maternelle)

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Plages immaculées et soleil étincelant : voici les images qui viennent spontanément à l’esprit quand on évoque les Caraïbes. Mais derrière la carte postale bleu azur se cache une pratique ancestrale, toujours en vigueur dans la région, celle des mariages d’enfants.
 
Ma nani (mot hindi pour « grand-mère maternelle ») est née dans une famille modeste sur l’île de la Trinité. Enfant et adolescente, elle travaillait dans une plantation de canne à sucre avec ses frères et sœurs. Mais ni ce travail manuel ni la pauvreté ne l’avaient préparée à ce qui l’attendait le jour où sa mère est morte.

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

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Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Quentin Wodon's picture
Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Le 22 juillet, le gouvernement britannique et l’UNICEF ont organisé conjointement le premier Girl Summit (a), une conférence qui vise à mobiliser les efforts de lutte contre les mariages précoces et forcés, ainsi que contre les mutilations sexuelles féminines. D’après un rapport de 2013 de l’UNICEF, 30 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales au cours de la prochaine décennie. De récents rapports publiés par l’UNFPA (a) et l’UNICEF (a) indiquent que plus d’un tiers des filles sont mariées avant qu’elles aient 18 ans.