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Apporter la paix et mettre fin à la violence pour les femmes et pour les filles

Sri Mulyani Indrawati's picture
Sri Mulyani Indrawati parle avec la grand-mère d'un patient à l'hôpital de HEAL Africa. Cerise Stoltenberg / HEAL Africa


​Quelque part au fond de l'immense Heal Africa Hospital, dans la ville congolaise de Goma, se trouve une petite salle où les femmes se remettent de blessures qu'elles ont subies lors d'accouchements compliqués et d'agressions sexuelles violentes. Lorsque je suis entrée, j'ai aperçu Muwakeso, une femme âgée qui semblait très fragile, assise sur une chaise à côté d'un lit. Il m'a fallu un moment pour réaliser qu'elle-même n'était pas la patiente mais plutôt sa petite-fille de trois ans Sakina, couchée sur le lit.

Sakina est sous sédatifs pour endormir la douleur après deux chirurgies majeures, sur les trois prévues, qu'elle a dû subir pour reconstruire des parties inférieures de son corps suite à une agression monstrueuse il y a environ un an. Muwakeso se souvient de cinq hommes en civil qui se sont approchés de sa maison et l'ont battue. Avant de perdre connaissance, elle a entendu Sakina hurler. L'enfant a été violée, mais elle ne sait pas par combien d'hommes.

Je vois chaque jour la violence meurtrière

Bassam Sebti's picture

Un jeune garçon pleurait devant un cadavre. Il n’arrivait pas à croire que son père, sorti prendre son petit-déjeuner, était mort, tué par une bombe humaine lors d’un attentat-suicide perpétré en 2005 dans l’un des restaurants les plus populaires de Bagdad, au plus fort de la guerre confessionnelle.

Je couvrais l’attentat pour le Washington Post (a) lorsque j’ai vu ce garçon devenir une victime de plus de la guerre. Dans les médias, l’enfant allait se fondre dans un chiffre. Mais en réalité il était devenu ce jour-là orphelin, et la perte de ce père allait venir s’ajouter à tous les obstacles qui entravent un développement durable.

Lorsque j’étais reporter en Iraq et que mon pays était déchiré par la guerre, il n’y a pas eu un jour où je n’ai pas vu la mort. La mort était partout, dans les écoles, les marchés, les bus et même les lieux de culte. Le pire, c’est que ça continue. Et pas seulement en Iraq, dans de nombreux pays aussi. Les conflits et les guerres, la haine sectaire et le racisme font désormais quotidiennement la une des actualités, et c’est vraiment très inquiétant.
 

Mindanao, Philippines : Former celles et ceux qui bâtiront la nation

Hana Kabagani's picture
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Noranna en plein travail. C’est une vraie Moro. Elle fait partie des nombreux témoins de la lutte dans cette région. Lorsqu’elle était enfant, elle a vu comment le conflit affectait la vie des membres de sa communauté à Maguindanao : absence de services sociaux, lenteur du développement et familles déplacées.

Sur l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, la quête d’une paix durable est entravée, depuis des décennies, par de nombreux obstacles auxquels s’ajoute le fléau des catastrophes naturelles. Pour les jeunes actifs de cette région, il s’agit donc de se former à un type de développement qui traite des effets de divers conflits.  

La Bangsamoro Development Agency (BDA) n’offre pas seulement des opportunités d’emploi aux habitants de Mindanao. Bangsamoro signifie littéralement « la patrie moro ». Ce terme est actuellement employé pour désigner les zones à majorité musulmane de Mindanao, leur population, leur culture et leurs groupes ethniques.  

Travailler avec la BDA, c’est accomplir ce dont j’ai toujours rêvé. Je suis diplômée en communication, et j’adore écrire et réaliser des travaux graphiques, y compris des supports audiovisuels. En tant que jeune cadre membre du peuple moro, je veux être utile tout en développant mes compétences en communication pour le Bangsamoro.

Consolider la paix et le développement, faire ses adieux à un grand homme

Makhtar Diop's picture
 À l’heure où nous songeons à ce que l’année nouvelle réserve à l’Afrique, le lien indissociable entre paix et développement me semble plus que jamais évident.
 
Début décembre, j’ai assisté au sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique qui réunissait 53 dirigeants de pays africains,  les représentants des Nations-Unies, de l’Union africaine et l’Union européenne. Nous avons évoqué avec franchise les moyens de maintenir et favoriser la paix sur le continent.
 

Marquer des buts pour la paix

Ravi Kumar's picture
Un documentaire montre l’importance du sport dans la réconciliation de communautés touchées par des conflits.
 
Bikomati, an athlete with a missing front tooth and a contagious smile, is a high school student in Bubanza, a city in northwestern Burundi

Ismael Bikomati dans le film Scoring for Peace (Marquer des buts pour la paix).

« J’avais 12 ans quand j’ai rejoint les rebelles. J’ai rejoint la rébellion parce qu'on n'avait pas assez à manger à la maison », raconte Ismaël Bikomati dans Scoring for Peace (littéralement, « des buts pour la paix »), un documentaire dont l’ambition est de diffuser un message de paix au monde.

Un orchestre de jeunes Afghans fait souffler un vent d’harmonie sur la Banque mondiale !

Ravi Kumar's picture

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Afghanistan National Institute of Music Concert
Des étudiants de l'Institut national de musique d’Afghanistan jouent à l'Atrium Wolfensohn (Banque mondiale).

Il y a des jours où la vie nous rappelle que l'on a raison d'avoir confiance en l’humanité. Ce fut le cas aujourd’hui.

Cet après-midi, dans la lumière d'un beau soleil d'hiver, de jeunes musiciens venus d’Afghanistan ont montré l’étendue de leur talent à l’occasion d’un concert donné au siège de la Banque mondiale, à Washington.

Quelle joie de pouvoir les voir et les entendre jouer, et quel exemple ! Filles et garçons, âgés de 9 à 21 ans, ils sont venus de loin, d’un pays déchiré par la guerre. Leur détermination et leur travail, en dépit de tous les obstacles, m'ont touché tout particulièrement, moi qui ai connu dans mon enfance une décennie de guerre civile au Népal.

À Kono, les jeunes sierra-léonais sont en première ligne sur le front de la paix

Jessica Sinclair Taylor's picture

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« Kono est connu pour être un district particulièrement agité, mais finalement, les élections se sont déroulées paisiblement », raconte en souriant Ibrahim Fanday, président de la commission Jeunesse de Kono. Même son de cloche chez Martha Lewis, membre du réseau local des femmes : « Une zone sensible, Kono ? Pas le moins du monde ! »

Lorsque les électeurs ont été appelés aux urnes en Sierra Leone en novembre 2012, on craignait depuis des mois que ces élections très disputées n’engendrent une flambée de violence. On pensait que Kono, le district qui a le plus souffert des dix années de guerre civile, et qui est surtout connu pour son instabilité et ses mines de diamants, serait au centre de l’agitation.

La Coupe de la Paix des Grands Lacs

Disponible en : English

Billet rédigé par Ian Bannon (a)
tournoi de foot : Coupe de la Paix des Grands Lacs

Des joueurs de foot venus d'Afrique de l'est et d'Afrique centrale se réuniront à Kampala, la capitale ougandaise, les 21 et 22 septembre prochains pour participer à la finale de la Coupe de la Paix des Grands Lacs. Ce tournoi est organisé pour aider les anciens combattants – dont nombreux avaient été kidnappés enfants pour servir dans des groupes armés – à redevenir membres à part entière de leurs communautés grâce au pouvoir salutaire du sport.