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5 gestes simples pour lutter contre la pollution plastique

Anjali Acharya's picture
© Kanittha Boon/Shutterstock

 
Les titres de la presse sont sinistres, et les images poignantes. Une baleine qui meurt en Thaïlande après avoir avalé 80 sacs en plastique. Des tortues piégées dans les anneaux en plastique de packs de canettes. Quant à cette photo d’un petit hippocampe agrippé sur un coton tige, elle a fait le tour du monde. Chaque jour, de l’Indonésie au littoral ouest-africain, les déchets plastiques des océans viennent se déverser sur les plages, tandis que, dans les villes, les cours d’eau sont de plus en plus remplis de ces détritus.

Mais le monde a pris conscience du danger et, du côté des États comme des entreprises et des populations, on commence à agir. Comment ? En interdisant ou en taxant les produits plastiques à usage unique, en investissant dans la récupération des déchets, en limitant l’utilisation d’emballages en plastique, ou encore en nettoyant les plages. Nous nous efforçons de réduire notre dépendance au plastique, pour sauver la santé de la planète et de ses habitants.

« Combattons la pollution plastique » : c’est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. Apprenez comment la Banque mondiale contribue à cet effort collectif et découvrez cinq gestes simples que vous pouvez adopter — dès aujourd'hui — pour éliminer la pollution plastique.

Les femmes stimulent le développement de l'énergie solaire en Afrique subsaharienne

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Grâce à sa lampe solaire, Wamayo a pu développer son activité de couturière.

Plus d’un million d’individus de par le monde sont toujours privés d’accès à l’électricité et quelque 2,9 milliards sont encore obligés d’utiliser des combustibles polluants et dangereux, comme le bois et le fumier, pour cuisiner.

Solar Sister est une entreprise sociale qui recrute, forme et aide des femmes africaines à développer une activité de vente d’éclairages et de réchauds propres dans leurs communautés. Le principe de départ, à l’origine de ce projet, est simple : il faut délibérément associer les femmes aux discussions autour de l’énergie.

Pour des villes marocaines plus sûres et plus vivables

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Il suffit de marcher dans les rues d’une ville pour se dire qu’elle a été pensée pour les voitures et non pour ses habitants ! Dans beaucoup de métropoles, la situation est critique : les véhicules en surnombre provoquent embouteillages et pollution, on y note une absence manifeste d’aménagement urbain, et tout cela représente une source potentielle de danger pour les piétons.
 
C’est aussi le cas du Maroc. Les faits suivants confirment cette réalité :
  • Le taux de population urbaine, actuellement de 60 %, devrait atteindre 70 % à l’horizon 2050.
  • 20 % de Marocains vivent avec moins de deux dollars par jour
  •  Ces citoyens consacrent un cinquième de cette somme à des transports urbains souvent lents et inadaptés.
  • En 2012, plus de 48 000 accidents de la circulation ont été dénombrés dans les villes marocaines, faisant 1 350 victimes et plus de 60 000 blessés — des piétons, cyclistes et motocyclistes, pour la majorité.
  • Les transports publics en ville posent des difficultés importantes aux femmes : alors que celles-ci en sont plus dépendantes pour leurs déplacements que les hommes, elles sont aussi davantage confrontées aux problèmes de harcèlement et d’insécurité.



Source: The Center for Mediterranean Integration / CODATU, Transitec, CasaTransport

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

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Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Vers la tarification du carbone

Jim Yong Kim's picture
Iron and Steel giant ISKOR's Vanderbijl Park refinery. © John Hogg/World Bank


Dans seulement six semaines, les dirigeants de la planète se réuniront à Paris afin de négocier un nouvel accord mondial autour des changements climatiques. À ce jour, 150 pays ont présenté un programme détaillé concernant la manière dont ils entendent orienter leur économie sur une trajectoire plus viable et moins émettrice de CO2. Ces différents programmes constituent la première génération des investissements qu'il conviendra d'entreprendre afin de bâtir un avenir compétitif, exempt des niveaux inquiétants d'émissions de dioxyde de carbone qui alimentent actuellement le réchauffement climatique.

La transition vers un avenir plus écologique exigera à la fois l'action des gouvernements et la mise en œuvre de mécanismes d'incitation adaptés auprès du secteur privé. Aspect central de la démarche, il s'agira d'élaborer une solide politique publique consistant à faire payer la pollution au CO2. À travers la fixation de tarifs plus élevés dans le domaine des combustibles fossiles, de l'électricité et des activités industrielles, l'incitation pèsera en faveur de l'utilisation de combustibles moins polluants, d'une économie des énergies, et de la promotion d'un passage à des investissements plus écologiques. La mise en œuvre de mesures de type prélèvements et taxes sur le carbone, programmes d'échange de quotas d'émission, et autres mécanismes tarifaires, de même que la suppression de subventions inefficaces, pourront conférer aux entreprises et aux ménages la certitude et la prévisibilité nécessaires pour entreprendre des investissements à long terme dans un développement soucieux du climat.

Les villes : le meilleur endroit pour promouvoir un développement durable

Xiaomei Tan's picture

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Énigmatiques pour certains et source d’inspiration pour d’autres, les villes sont des moteurs de la croissance économique. À ce titre, elles sont le théâtre d’une urbanisation rapide, d’un essor des classes moyennes et d’une expansion démographique. Ces trois mégatendances exacerbent la dégradation de l’environnement mondial, mais ne constituent pourtant qu’une partie de l’immense défi que doivent relever les villes aujourd’hui.

Alors qu’elles consomment plus des deux tiers de l’énergie mondiale et qu’elles sont responsables de 70 % des émissions de dioxyde de carbone, les villes sont aussi très exposées aux effets du changement climatique. Quatorze des 19 plus grandes métropoles de la planète sont situées dans des zones portuaires. Avec l’élévation du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes, elles vivent sous la menace de crues côtières, d’une détérioration de l’infrastructure et d’une interruption de leur approvisionnement en eau et en denrées alimentaires. Dans ces conditions, la satisfaction des besoins croissants de production et de consommation (denrées alimentaires, énergie, eau et infrastructure) des populations urbaines ne peut qu’aboutir à la sursaturation des écosystèmes ruraux et urbains.

Cinq raisons d'agir maintenant pour mettre fin à la pollution

Paula Caballero's picture
Savez-vous que près de 3,7 millions de personnes dans le monde sont mortes de maladies liées à la pollution de l’air en 2012 ? C’est comme si toute la population de Los Angeles venait à disparaître, qui plus est de causes évitables.

Lorsque l'on additionne les décès liés à la pollution extérieure à ceux qui résultent de l'exposition à un air intérieur pollué, à des sols contaminés et à de l'eau insalubre, on arrive à un nombre total de près de 9 millions de décès chaque année dans le monde (a) qui sont imputables à l'ensemble des sources de pollution. Cela représente plus d'un décès sur sept : la pollution tue plus que la malnutrition.
 
Photo via Shutterstock


Ce fait mérite d'être davantage connu, car des solutions existent.

Le cyclisme est l'affaire de tous

Leszek J. Sibilski's picture
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L'industrie du vélo non seulement fournit des avantages économiques, mais le fait de remplacer les véhicules motorisés par des vélos permet de réduire les embouteillages, la pollution atmosphérique et les émissions de CO2 tout en préservant la santé des cyclistes. La valeur de la contribution de l'utilisation du vélo en Europe a été estimée entre 143 et 155 milliards d´euros par an, avec 80 % de ces avantages découlant uniquement de la réduction de la mortalité. Une étude danoise a constaté que le risque de décès pour les cyclistes qui se servent quotidiennement du vélo est presque 40 % plus bas que pour ceux qui n’utilisent pas le vélo, même après la prise en compte des transports de loisirs et d'autres activités physiques.
 
Nous qui travaillons dans le développement, devrions-nous prêter davantage attention à l'immense popularité du cyclisme et à la prévalence des vélos ? Le fait d'être propriétaire d’un vélo offrirait-il de meilleures chances d'améliorer la vie des personnes dans le besoin ? Voici un exemple dont la communauté du Groupe de la Banque mondiale pourrait vouloir s’inspirer pendant que nous nous posons ces questions.