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Népal : faire classe autrement après le séisme

Dipeshwor Shrestha's picture

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 Suresh Ghimire.
Biswash, 12 ans, qui vit dans le camp d’Uttar Dhoka, montre son collage de Dharahara.
Photo - Suresh Ghimire

Le 25 avril dernier, le jour du tremblement de terre, mes collègues et moi-même étions en train d’organiser une exposition des dessins d’élèves pour ce dernier jour d’une session scolaire de 12 semaines. Au moment de la secousse, nous étions avec 12 enfants et leurs parents. Notre premier instinct a été de les protéger. Sans perdre notre sang-froid, nous avons rassemblé tout le monde dehors et nous avons essayé de nous réconforter. Ce n’est que plus tard, après les dernières répliques, que nous avons découvert l’ampleur des dégâts. Nous avons immédiatement appelé nos proches et avons été soulagés de savoir que tout le monde allait bien.
 
Je suis enseignant chez Karkhana (a), une société qui conçoit et assure des cours pratiques en science, technologie, ingénierie, sciences humaines et mathématiques (STEAM) pour des élèves de collège au Népal.

Nous avons vite compris, 48 heures après le séisme, que sans vraie compétence spécialisée pour assurer les soins d’urgence et l’assainissement, reconstruire ou prendre en charge les blessés, nous ne pouvions guère contribuer aux secours immédiats.

La seule chose que nous sachions faire, c’est enseigner.​

Népal : de l’aide d’urgence à la reconstruction

Johannes Zutt's picture
La casa de Keshav (a la izquierda) y la casa de su madre (a la derecha) antes del terremoto.
Les maisons de Keshav (à gauche) et de sa mère (à droite), avant le tremblement de terre.

Dans les hameaux et villages du Népal frappé par un séisme de magnitude 7,8 le 25 avril dernier, les familles se sont réfugiées sous des appentis de fortune en réunissant tout ce qui pourrait les abriter de la pluie.

Keshav et sa famille

Keshav Thapa Magar, qui vit avec sa femme, son fils et ses deux filles dans le sud-est de la vallée de Katmandou, à Kot Gaon, a été logé à la même enseigne que les autres familles de ce village de 100 foyers. D’origine newar, magar, chhetri ou tamang, la plupart vivaient dans des maisons traditionnelles en brique ou en terre, qui n’ont pas résisté aux secousses. La maison de Keshav et celle de son cousin, de facture traditionnelle, comme celle de sa mère, construite avec des poutres en béton, se sont elles aussi effondrées.

Le Népal a besoin de votre aide

Saurav Rana's picture
Le 25 avril 2015, un séisme destructeur frappe le Népal.
Saurav Rana/Banque mondiale.

Maintenant, vous devez tous avoir entendu parler du gigantesque séisme et des nombreuses répliques qui ont ravagé le Népal ces derniers jours. À l’heure où je rédige ces lignes, je sens une nouvelle secousse, 36 heures après le choc initial.
               
Par bonheur, ma famille est saine et sauve. Nous avons eu de la chance. La majorité des habitants de Katmandou se sont installés dans des tentes de fortune plantées dans divers espaces ouverts dans toute la ville : écoles, casernes et terrains inoccupés. Certains de ces campements sont coordonnés par les sauveteurs, tandis que d’autres sont simplement édifiés par les habitants. Par endroits, des crémations ont lieu à 5 mètres seulement de là où les gens dorment. La pluie vient encore compliquer une situation déjà très éprouvante psychologiquement. Et ce n’est que la situation à Katmandou.

Ce que j'ai appris en construisant des logements collectifs à Port-au-Prince

Lora Vicariot's picture
Cosntruire des logements collectifs à Port-au-PrinceDelmas 32 est un réseau complexe d'allées étroites, qui se caractérise par des logements épars et des constructions de fortune. Cette collectivité se remet, lentement mais sûrement, du tremblement de terre de 2010, et les gros tas de sable, de gravas, de briques et de fers à béton qu'on voit pousser un peu partout rappellent constamment toute l'étendue de la tâche restant à accomplir.

Pour nous, reconstruire Delmas 32 constitue une opportunité de montrer qu'il est possible de transformer un taudis situé au cœur de l'une des villes les plus pauvres du monde en quelque chose de sensiblement différent : une collectivité prospère et durable. Pour ce projet, la solution que nous avons retenue a été de construire des bâtiments à plusieurs étages destinés à accueillir des logements collectifs, partagés entre plusieurs propriétaires.

Haiti : Sauvegarder la vie des meres et des enfants a travers un meilleur système de santé

Marie Chantal Messier's picture

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 Photo: Anne Poulsen

L'histoire de Nelta n'est pas rare de nos jours en Haiti. Il y a quelques mois, Nelta a donné naissance à son deuxième enfant, Jasmine, dans sa modeste maison de la ville de Jacmel, située près de 45 kilomètres au sud de Port-au-Prince. 

De façon inattendue, au cours de son septième mois de grossesse, Nelta a commencé à avoir des contractions. Vu la distance entre sa demeure et la clinique de santé, elle n’a pas pu arriver à temps pour l'accouchement. Jasmine est née prématurément et avec un faible poids à la naissance.