Syndicate content

Société civile

Célébrer (et s’inspirer de) ces leaders qui font la différence

Donna Barne's picture
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui.


Qu’est-ce qui définit un leader ? Comment ceux-ci parviennent-ils à rassembler autour d’une cause commune, même dans un contexte marqué par des profonds désaccords voire un véritable conflit ?

Cette question était au cœur de l’édition 2017 du Forum mondial sur le leadership, consacré à la nécessité croissante de pratiquer un « leadership collaboratif » dans des sociétés toujours plus clivées.

L’événement, organisé le 6 mars dernier à la Banque mondiale avec le Partenariat mondial pour un leadership collaboratif au service du développement (GPCL4D), cherchait à faire émerger des solutions pour ne laisser personne au bord du chemin, malgré des fractures sociales souvent profondes. Festus G. Magae (a), ancien président du Botswana et négociateur pour la paix au Soudan du Sud, ainsi que Frank Pearl Gonzalez, négociateur en chef pour les pourparlers de paix en Colombie, faisaient partie des invités d’honneur. 

Faire participer les citoyens pour obtenir de meilleurs résultats en matière de développement

Sheila Jagannathan's picture

Du 15 mars au 26 avril, l’Open Learning Campus de la Banque mondiale consacre un cours en ligne gratuit et ouvert à tous au potentiel de la participation citoyenne pour le développement (a). Ce MOOC, proposé sur la plateforme edX et assuré par des experts de diverses régions du monde, fournira une analyse critique du rôle de la participation citoyenne et de la manière dont on peut l’exploiter au mieux pour obtenir des résultats sur le plan du développement.

La gouvernance et la loi : aperçu du Rapport sur le développement dans le monde 2017 en 11 graphiques

Tariq Khokhar's picture

Comment garantir la réussite des politiques publiques au profit des citoyens ? En améliorant la gouvernance, avance la dernière édition du Rapport sur le développement dans le monde (WDR), ce terme désignant les processus d’interaction par lesquels les gouvernants et les citoyens collaborent pour concevoir et appliquer les politiques publiques.

Je ne me risquerais pas à synthétiser ici une publication qui analyse en profondeur un sujet complexe, et je vous invite plutôt à télécharger le rapport intégral en anglais ainsi qu’une version abrégée en français.
 
En revanche, je vous propose une série de graphiques et d’éléments tirés du rapport qui m’ont particulièrement frappé. À vous d’y jeter un œil et de nous dire ce que vous en pensez.
 

Le nombre de Constitutions a explosé depuis la fin du 18e siècle

Une Constitution est un ensemble de principes ou de lois fondamentales qui régissent un pays. Leur nombre a commencé à s’accroître considérablement à partir de la fin du 18e siècle, et plus particulièrement à partir des années 40, avec l’accès à l’indépendance de nombreuses colonies à travers le monde ; une autre vague importante s’est produite plus récemment, avec le démantèlement de l’Union soviétique.
 



… mais la vie des Constitutions est agitée

L’espérance de vie moyenne d’une Constitution est de 19 ans — en Amérique latine et en Europe orientale, elle atteint huit ans seulement. Selon le rapport, l’efficacité des Constitutions, à savoir leur capacité à contrôler les pouvoirs par les règles qu’elles imposent, est mitigée.

Donner la parole aux collectivités locales : comment le Sénégal et la Tunisie s’inspirent mutuellement pour réformer la gouvernance

Salim Rouhana's picture
Photo: Mo Ibrahim Foundation / Flickr Creative Commons

Il y a près de sept ans, une révolution éclatait en Tunisie, déclenchée par un jeune chômeur tunisien d’une ville secondaire qui cherchait désespérément à se faire entendre. Cette révolution a entraîné une refonte du programme de développement du pays et enclenché un processus de décentralisation visant à donner plus de poids aux collectivités locales dans l’élaboration des politiques publiques. Depuis, l’action de la Banque mondiale en matière de gouvernance locale en Tunisie a été étendue, et couvre l’équipement des municipalités en services publics de base et le règlement des nombreux défis posés par la décentralisation : réforme institutionnelle, processus participatif, transparence et responsabilité, renforcement des capacités et évaluation de la performance.

Comment expliquer la méfiance généralisée des citoyens à l’égard de leurs gouvernants ?

Dani Clark's picture

Governance Gap, World Bank Live.

L’édition 2016 du baromètre Edelman (a) indique que plus de la moitié de la population mondiale n’a pas confiance dans ses institutions. Pourquoi une telle défiance et comment faire en sorte que les pouvoirs publics répondent mieux aux besoins de leurs administrés ? C’était la question au cœur d’un débat organisé dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI et animé par Clare Short, présidente de Cities Alliance et ancienne secrétaire d’État au Développement international du Royaume-Uni.
 
« La question de la gouvernance est éminemment complexe. Nous devons véritablement la disséquer pour mieux appréhender toutes ses intrications », a souligné Kyle Peters, directeur général et directeur des opérations par intérim de la Banque mondiale, en préambule de la discussion. 
 
Alors que la Banque mondiale consacrera la prochaine édition de son Rapport sur le développement dans le monde aux questions de gouvernance et de droit, elle se penchera notamment sur le fossé entre le discours des autorités sur les services publics et la réalité, a rappelé Kyle Peters. Ce fossé sape la bonne gouvernance, a-t-il ajouté. « Aussi devons-nous en faire plus pour mieux comprendre les causes qui sont à l’origine de ce fossé et identifier ce qui permettrait d’y remédier efficacement », a-t-il conclu. 

Sommet de la jeunesse 2016 : le Groupe de la Banque mondiale invite les jeunes à repenser l’éducation au 21e siècle

Jewel McFadden's picture
Sommet de la jeunesse 2016 Groupe de la Banque mondiale



L’éducation nous dote des compétences et des outils dont nous avons besoin pour affronter le monde. Elle constitue un élément indispensable au développement d’un individu et plus généralement de toute société. Selon l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), chaque année d’études supplémentaires peut augmenter les revenus d’un individu de 10 % en moyenne dans les pays pauvres.

C’est le thème de l’éducation qui a été choisi pour l’édition 2016 du Sommet de la jeunesse, une manifestation lancée par le Groupe de la Banque mondiale en 2013 afin d’offrir une tribune aux préoccupations des jeunes et leur donner les moyens de promouvoir leurs idées sur le développement. Les jeunes seront invités à dialoguer et partager leurs points de vue avec des experts de la communauté internationale du développement, des acteurs du secteur privé, des représentants des pouvoirs publics et des membres du monde universitaire.

Sommet de la jeunesse 2016 : « Repenser l’éducation au 21e siècle », 14-15 novembre 2016, 8 h-18 h, au siège de la Banque mondiale à Washington.

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

Bassam Sebti's picture
​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

PPP : Un nouveau MOOC en français offre des études de cas et des perspectives régionales sur les partenariats public-privé

Olivier Fremond's picture
MOOC sur les partenariats public-privé



Lorsque j’étais directeur pays de la Banque mondiale au Bénin, nous avions reçu une requête du gouvernement béninois pour l’assister dans la rédaction d’une loi sur les partenariats public-privé (PPP). Nous avons entrepris ce travail après que le secteur privé – international et local – ait promis de participer à un vaste programme d’infrastructures dont le Bénin avait grand besoin. Il fallait bien évidemment profiter de cette opportunité, et essayer de soumettre le projet de loi au vote des députés de l’Assemblée Nationale avant les élections législatives et l’élection présidentielle qui approchaient à grands pas. Dans la perspective de l’adoption d’une loi PPP, une compréhension solide des PPP peut faire une grande différence en améliorant la qualité du texte et la rapidité du processus d’adoption.

Beaucoup de ressources en anglais sont disponibles sur les PPP, ce qui n’est pas le cas pour le français ou d’autres langues. Pour les pays francophones d’Afrique plus particulièrement, où les PPP ont un potentiel important, ces ressources sont nécessaires pour comprendre la notion de PPP et savoir quand utiliser ou non les PPP pour la mise en place des infrastructures pour les services publics.

Le contrat social et les libertés civiles au Maroc

Paul Prettitore's picture
Moroccan Flag - Arne Hoel l World Bank

Le Printemps arabe et ses conséquences ont suscité un vaste débat (a) sur le contrat social qui avait défini la relation entre les citoyens et l’État dans le monde arabe. Selon l’ancien contrat social en vigueur au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’État devait procurer aux citoyens des emplois et des services publics, et, probablement aussi, assurer la stabilité politique, moyennant la limitation des libertés civiles susceptibles de permettre aux citoyens de contester le régime au pouvoir. Au Maroc, la transition politique a ouvert un espace qui a permis d’inclure les libertés civiles dans le débat sur le nouveau contrat social. 

À l’écoute des jeunes exclus au Maroc : « Ailleurs, nos rêves sont des droits »

Ibtissam Alaoui's picture
Sidi Slimane Youth Workshop - I. Alaoui l World Bank

Jamais au cours de ma carrière à la Banque mondiale je n’avais été confrontée à des témoignages aussi poignants. Moi qui croyais avoir tout entendu sur l’exclusion, la pauvreté et la vulnérabilité... j’ai découvert à Sidi Slimane, une localité du Nord-Ouest du Maroc, des récits totalement inédits sur les épreuves que la jeunesse du pays traverse.

Pages