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Forêts

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

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Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

Les bonnes clôtures font les bons amis

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© Center for Conservation and Research, Sri Lanka
© Crédits photo : Center for Conservation and Research, Sri Lanka


Dans le village de Bulugolla, au Sri Lanka, les habitants poussent un soupir de soulagement. On est au mois d’octobre et la récolte de riz est bonne. Les pluies ont été abondantes et les voisins, parfois un peu trop envahissants (voir photo ci-dessus), ont respecté les limites qui leur ont été fixées. Mais ce n’a pas toujours été ainsi

Comme l’explique le chef du village, « nous dépendons de la récolte de riz. De par notre culture et nos traditions, nous avons toujours vécu en bonne entente avec les éléphants, mais nous ne pouvons pas vivre sans nos rizières, c’est pourquoi nous devons empêcher les éléphants de s’y aventurer ».

Les conflits entre humains et animaux sauvages représentent aujourd’hui l’un des principaux enjeux liés à la conservation. À mesure que les populations humaines augmentent, les habitats sauvages se réduisent et les humains entrent en conflit avec les animaux sauvages pour l’accès aux ressources naturelles. En outre, les éléphants, notamment, ne peuvent pas être cantonnés dans les zones protégées car elles ne peuvent accueillir en général qu’un nombre limité de pachydermes. Au Sri Lanka, la plupart des éléphants vivent en dehors des zones protégées : on les trouve dans les rizières et les villages, sur les routes, les voies ferrées et les autres infrastructures destinées à une population humaine en augmentation. Les conflits sont inévitables, mais, si l’on ne trouve pas de solution, les espèces sauvages disparaîtront.

5 chiffres clés pour la Journée internationale des forêts

Tariq Khokhar's picture
Pour célébrer la Journée internationale des forêts — un écosystème vital pour le climat, l’eau, la santé et les moyens de subsistance — nous nous sommes penchés sur les indicateurs du développement dans le monde 2016, qui seront bientôt dévoilés, en quête d’éléments sur l’évolution du couvert forestier depuis 25 ans.

Dix pays concentrent les deux tiers des forêts de la planète.

Les données sur l’environnement : mieux comprendre les enjeux du recul des forêts et de la protection de la nature

Mahyar Eshragh Tabary's picture

Parce qu’elles sont limitées, les ressources environnementales diffèrent considérablement des ressources financières, humaines et en capital. Du fait de notre dépendance toujours plus grande aux ressources naturelles, les pays en développement prennent très au sérieux cette problématique.

Qu’ont fait les États pour veiller à ce que les ressources naturelles soient protégées ?

Comment s’assurent-ils que leur progrès est durable et ne repose pas sur un effet d’aubaine ?

Pour répondre à ces questions et à d’autres sur le même sujet, appuyons-nous sur le Little Green Data Book 2014 (a), qui repose sur les Indicateurs du développement dans le monde 2014 (a), rubrique Environnement.
 
Recul du couvert forestier dans le monde

Les forêts couvrent près d’un tiers des continents. Elles s’étendent aujourd’hui sur 40 millions de km2, contre 50 millions de km2 au début du XXe siècle. Ce recul s’explique largement par une demande croissante de produits forestiers (bois et papier notamment) et de terres agricoles.

La Journée mondiale de l’environnement des Nations Unies fixée au 5 juin veut sensibiliser l’opinion mondiale et encourager des actions en faveur de l’environnement partout dans le monde.

Une forêt se définit ainsi : c’est une étendue de terre supérieure à 5 000 mètres carrés, abritant des arbres d’au moins 5 mètres et des frondaisons de plus de 10 % (ou des arbres qui peuvent atteindre ces seuils in situ).

Alors que la superficie totale des forêts de la planète accusait une baisse de 18 % chaque année sur la période 1990-2000, le taux annuel de déforestation dans le monde a été ramené à 11 % entre 2000 et 2011, sous l’effet, dans certaines régions, de plantations ou de processus d’expansion forestière naturels. Toutefois, ce sont les pays en développement qui abritent la plus forte concentration des pertes de forêts, notamment en Amérique latine/Caraïbes et en Afrique subsaharienne.
 
Figure 1.