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Agriculture et développement rural

5 raisons de s'orienter vers une carrière dans le secteur agricole

Andy Shuai Liu's picture
Lorsqu’ils envisagent leur avenir, les jeunes des pays en développement ont généralement tendance à dédaigner ce secteur. Je dois avouer que les petits villages isolés et les rizières qui furent le cadre de mon enfance ne me faisaient pas rêver non plus. Dans l’imaginaire collectif, l’agriculture est synonyme d’un mode de vie archaïque et de débouchés limités. 
 
J’ai compris plus tard que j’avais tort. Car en réalité l’agriculture offre aux jeunes un vaste champ d'opportunités et des perspectives d’avenir solides. Je suis convaincu que les jeunes peuvent, et doivent, choisir l’agriculture .
 Arne Hoel / Banque mondiale

Témoignages d’une révolution inachevée : Les agriculteurs tunisiens ont le savoir-faire, mais manquent de soutien

Antonio Nucifora's picture


Hassen Abidi effrite un épi de blé dans sa main. Il n’a pas besoin d’un agronome pour lui dire qu’il est atteint de septoriose, une maladie fongique que les agriculteurs locaux connaissent bien. « J’en sais plus sur les cultures qu’un médecin sur les médicaments, mais là, je ne sais plus quoi faire », confie-t-il. « Parfois, je me demande pourquoi je continue ce métier. »

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

Shanta Devarajan's picture

Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Ce qui Compte, ce n’est pas le Comment mais le Pourquoi

Shanta Devarajan's picture

Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog
 
Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Éloge des butineuses (et de leur rôle dans l’économie agricole)

Julian Lee's picture

Éloge des butineuses L’effondrement spectaculaire des colonies d’abeilles a largement été relayé par les médias, et pas seulement parce que la production du miel s’en trouve menacée. La production agricole se retrouve également compromise, en raison de l’importance des abeilles dans la pollinisation. En effet, les hyménoptères et autres insectes fournissent des services qui se chiffrent selon les estimations (a) à 209 milliards de dollars par an, soit 9,5 % de la valeur de la production agroalimentaire mondiale.

​Au regard des enjeux posés par le déclin de l’abeille mellifère — alors que les raisons de sa disparition restent mystérieuses —, il semble pertinent de réfléchir aux ressources dont les agriculteurs disposent pour au moins préserver voire accroître leurs niveaux de productivité. Du reste, même en l’absence de ce phénomène, il apparaît opportun d’entreprendre une analyse économique des pratiques culturales, sachant que la maximisation des bénéfices entre en compte dans la plupart des opérations agricoles.

On ne construit pas la paix sur des ventres vides

José Cuesta's picture
 le cas du Honduras et du Soudan (2007-2014)

Les émeutes de la faim consécutives à l’envolée des prix alimentaires de 2007 ont fait couler beaucoup d’encre, ne serait-ce qu’à cause du nombre de victimes, morts et blessés, à déplorer. Et si le niveau et l’instabilité actuels des prix alimentaires devaient persister, il y a de vrais risques de nouvelles répliques dans les mois à venir. Comment imaginer en effet que ces mouvements disparaissent, quand le climat est plus imprévisible que jamais, quand des gouvernements sous pression et en proie aux difficultés choisissent la solution de facilité en adoptant des mesures commerciales de panique et quand les catastrophes humanitaires sur fond de pénuries alimentaires se répètent.

Les chocs sur les prix des produits vivriers ont à plusieurs reprises déclenché des épisodes d’instabilité sociale et politique spontanée, surtout dans les villes. Mais toutes ces explosions de violence ne naissent pas du jour au lendemain : la concurrence toujours plus rude pour le sol et l’eau peut, nous l’avons observé, mettre le feu aux poudres. Si l’on ajoute la pauvreté et les inégalités endémiques, des revendications non satisfaites et l’absence de filets de protection sociale adaptés, on obtient un mélange où l’insécurité alimentaire flirte dangereusement avec le conflit. La liste est longue d’événements violents de ce type, en Argentine, au Cameroun, au Pakistan, en Somalie, au Soudan ou encore en Tunisie. Le numéro de mai du rapport trimestriel Food Price Watch s’en fait le relai.

L'émergence des jeunes entrepreneurs en Côte d'Ivoire

Jamie Lee's picture

Kone Gninlnagnon

Koné Gninlnagnon rêve d'exporter le riz ivoirien dans le monde entier.

Pour cela, il n’ignore pas que la qualité du riz du pays doit d’abord être améliorée et le produit testé sur le marché intérieur. C'est ainsi qu’a germé en lui l'idée de ce « business » : renforcer la compétitivité du riz cultivé localement. « Nous ne gagnerons pas la confiance des consommateurs avec du riz de mauvaise qualité », explique-t-il. Baptisé « Riz Ivoire », son projet a pour ambition de promouvoir le riz local et de mettre sur les tables ivoiriennes une denrée de qualité supérieure. Le jeune entrepreneur veut également encourager d’autres jeunes Ivoiriens à investir dans la riziculture.

Changement climatique : plus les pays repoussent l'échéance, plus la facture sera élevée

Rachel Kyte's picture

Climate change ministerial, IMF/World Bank Spring Meetings 2014En septembre dernier, les meilleurs scientifiques mondiaux déclaraient que l’homme avait une influence « patente » sur le climat. En mars, ils nous mettaient en garde contre les menaces grandissantes que le réchauffement fait peser sur nos économies, l’environnement, l’approvisionnement vivrier et la sécurité dans le monde. Aujourd’hui, alors que paraît le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), axé sur les mesures d’atténuation, ils nous décrivent la marche à suivre.


D’après le GIEC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont progressé plus vite depuis dix ans qu’au cours des trente années précédentes et ce, malgré les efforts de réduction. Sans mesures supplémentaires d’atténuation, la température pourrait augmenter d’ici la fin du XXIe siècle de 3,7 à 4,8 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Le GIEC indique aussi que la cible d’un réchauffement maximal de 2°C reste accessible, à condition de procéder à des changements radicaux, sur le plan technologique, économique, institutionnel et comportemental.

L’équation est simple : à chaque fois que la température monte d’un degré, les risques pour les populations, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables, augmentent eux aussi.

Vous voulez participer au mouvement qui permettra de mettre fin à la pauvreté? C’est le moment d’agir !

Michelle Pabalan's picture



Vous vous rappelez de cette question que l’on vous posait tout le temps quand vous étiez enfant : « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? ». Et vous vous souvenez de la réponse ? Êtes-vous devenu la personne que vous rêviez d’être ?

La plupart d’entre nous aspirons à vivre pleinement nos vies, à développer nos talents, à changer le monde à notre façon. Et parfois nous avons du mal à trouver notre place dans ce monde qui nous dépasse. Mais, comme le souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, les mouvements qui sont parvenus à changer le monde ont souvent été lancés au début par une poignée d’individus mus par une volonté commune. Il en a été ainsi du combat pour trouver comment traiter le sida, de la promotion des droits de l’homme ou de la défense de l’égalité des genres.
 


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