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Agriculture et développement rural

En Côte d’ivoire, chaque histoire compte : un pont pour désenclaver les zones rurales

Jacques Morisset's picture


Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution. 

Message à diffuser : recherchons femmes de sciences (pour nourrir le monde)

Francisco Obreque's picture



Il y a quelques années, je me suis soumis à un rigoureux processus de sélection en vue d’un poste de chercheur auprès d’une université allemande et je suis parvenu parmi les premiers candidats retenus, en concurrence avec une seule autre personne. Il s’agissait d’une femme, et bien que nos qualifications soient estimées égales, c’est elle qui a décroché le poste. L’université a opté pour elle en raison de ses très bonnes références mais aussi à cause de sa politique universitaire visant à écarter toute discrimination inconsciente lors d’un engagement : en présence de multiples candidats dont les qualifications étaient jugées équivalentes, c’est aux femmes que priorité était donnée.
 
Il reste encore beaucoup à faire pour augmenter la participation des femmes dans les sciences
—juste 28% des chercheurs du monde entier sont des femmes.

Des champs à l’école et au-delà : aider les ménages ruraux du Togo à sortir de la pauvreté

Joelle Businger's picture
Au Togo, les étudiants originaires de zones rurales sont nombreux à ne pas trouver d'emploi à l'issue de leurs études.
Erick Kaglan/Banque mondiale


La semaine dernière, j’ai relaté une visite de terrain effectuée au mois d’octobre dans le cadre du Projet de soutien au secteur agricole togolais financé par l’Association internationale de développement (IDA) et le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Au cours de nos échanges avec un riziculteur et sa famille nous avons pu constater l’efficacité rapide du soutien apporté par la Banque mondiale, mais nous avons également réalisé qu’il restait un grand nombre de défis à relever pour aider les petits exploitants à s’extraire durablement de la pauvreté et renforcer la productivité et la compétitivité de l’agriculture togolaise.

100 jours après Matthieu, sept ans après le tremblement de terre : Haïti est-elle plus résiliente?

Mary Stokes's picture

Troisième pays au monde le plus touché en termes d’événements climatiques, Haïti cherche à mieuxgérer les risques naturels pour améliorer la résilience


Haïti est très vulnérable aux risques naturels. Situé dans la ceinture de l'ouragan de l'Atlantique Nord, etjuste au-dessus de la frontière entre les plaques des Caraïbes et de l'Amérique du Nord, les risques sont permanents. Toutefois, cela ne signifie pas que les catastrophes sont inévitables.

Rencontre avec des Haïtiens qui aident leur pays à se reconstruire après l’ouragan Matthew

Mary Stokes's picture

Nous avons visité la région la plus touchée pour voir comment les communautés se rétablissent après le passage de l’ouragan Matthew le 4 octobre 2016.

Deux mois après que l'ouragan ait dévasté les départements du sud d'Haïti, des efforts de reconstruction sont en cours. Dans certaines régions, des panneaux d’acier ondulés tout neufs scintillent sous le soleil, remplaçant les toits emportés par l'ouragan.

Quelle est la première chose à faire pour bâtir des systèmes alimentaires « climato-intelligents » en Afrique ?

Vikas Choudhary's picture



J’étais récemment au Kenya où j’ai rencontré des agriculteurs expérimentés. Ils m’ont fait visiter leur exploitation et m’ont parlé des problèmes auxquels ils devaient faire face depuis quelques années, une météo imprévisible ayant eu des effets dévastateurs sur leurs récoltes.

Mesurer l’agriculture familiale, un exercice délicat

Vellore Arthi's picture

Plus de 1,4 milliard d’individus vivent dans une pauvreté extrême, et la plupart d’entre eux sont des familles rurales dont la survie et les revenus dépendent d’une agriculture à petite échelle. Les statistiques concernant cette main-d’œuvre agricole sont donc cruciales pour mieux cerner des questions de développement de premier plan : quels sont les sources de revenu des ménages, les dynamiques sous-tendant l’urbanisation, les facteurs à l’origine du chômage et du sous-emploi, les freins à la croissance en Afrique subsaharienne et, plus largement, quel est le potentiel de transformation structurelle du continent ? En outre, devant l’impact durable du changement climatique sur les petits exploitants agricoles, la collecte de données précises compte plus que jamais pour pouvoir anticiper des mesures destinées à protéger l’agriculture familiale des effets délétères du réchauffement planétaire.

Pourquoi faut-il prendre en compte les villes pour penser le système alimentaire mondial ?

Francisco Obreque's picture
Une femme indigène aymara avec son enfant. La Paz, Bolivie. Photo par Andy Shuai Liu / Banque mondiale

J’étais avec la délégation de la Banque mondiale à la Conférence Habitat III à Quito la semaine dernière, réfléchissant à l’avenir des villes, je devais participer à un panel sur la sécurité alimentaire. Une fois sur place, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’histoire de Wara, une femme indigène aymara, membre d'une fratrie de huit enfants au sein d'une famille rurale pauvre de l’altiplano bolivien. La pauvreté l’a forcée à partir vers la ville quand elle était jeune.

Wara vit à La Paz et a trois enfants qui sont déjà adolescents. Comme dans la majorité des familles aymaras, c’est son mari qui gère l’argent, bien que ce soit elle qui gère l’alimentation de la famille. Chaque samedi, son mari lui donne quelques sous afin qu'elle achète de quoi manger pour la semaine. Elle se lève tôt pour aller à l’un des quatre grands marchés de La Paz pour acheter des aliments de base tels que des pommes de terre, des légumes frais, du riz, du sucre, de l’huile, etc.

Au marché, Wara ne trouve pas toujours tout ce dont elle a besoin. Des facteurs climatiques et logistiques compliquent souvent la livraison des aliments en ville. Lorsque cela se produit, les biens périssables arrivent dans de mauvaises conditions et de nombreux produits sont simplement jetés.

De la formation à l’emploi au Sénégal : permettre aux jeunes d’être le moteur de la croissance

Mouhamadou Moustapha Lo's picture



Comme beaucoup de pays africains, le Sénégal est marqué par une population jeune à la recherche d’emplois et de salaires décents. Le rapport sur le dernier recensement national de la population sénégalaise publié tous les dix ans par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), révèle que la moyenne d’âge de la population est de 22 ans et qu’un Sénégalais sur deux a moins de 18 ans. Les moins de 15 ans représentent plus de 42 % de la population, dénotant clairement la prédominance des jeunes dans la population. Il s’agit néanmoins de la couche de la population la plus touchée par le chômage et le sous-emploi. Et les jeunes représentent 60 % des demandeurs d’emploi.


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