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Agriculture et développement rural

On ne construit pas la paix sur des ventres vides

José Cuesta's picture
 le cas du Honduras et du Soudan (2007-2014)

Les émeutes de la faim consécutives à l’envolée des prix alimentaires de 2007 ont fait couler beaucoup d’encre, ne serait-ce qu’à cause du nombre de victimes, morts et blessés, à déplorer. Et si le niveau et l’instabilité actuels des prix alimentaires devaient persister, il y a de vrais risques de nouvelles répliques dans les mois à venir. Comment imaginer en effet que ces mouvements disparaissent, quand le climat est plus imprévisible que jamais, quand des gouvernements sous pression et en proie aux difficultés choisissent la solution de facilité en adoptant des mesures commerciales de panique et quand les catastrophes humanitaires sur fond de pénuries alimentaires se répètent.

Les chocs sur les prix des produits vivriers ont à plusieurs reprises déclenché des épisodes d’instabilité sociale et politique spontanée, surtout dans les villes. Mais toutes ces explosions de violence ne naissent pas du jour au lendemain : la concurrence toujours plus rude pour le sol et l’eau peut, nous l’avons observé, mettre le feu aux poudres. Si l’on ajoute la pauvreté et les inégalités endémiques, des revendications non satisfaites et l’absence de filets de protection sociale adaptés, on obtient un mélange où l’insécurité alimentaire flirte dangereusement avec le conflit. La liste est longue d’événements violents de ce type, en Argentine, au Cameroun, au Pakistan, en Somalie, au Soudan ou encore en Tunisie. Le numéro de mai du rapport trimestriel Food Price Watch s’en fait le relai.

L'émergence des jeunes entrepreneurs en Côte d'Ivoire

Jamie Lee's picture

Kone Gninlnagnon

Koné Gninlnagnon rêve d'exporter le riz ivoirien dans le monde entier.

Pour cela, il n’ignore pas que la qualité du riz du pays doit d’abord être améliorée et le produit testé sur le marché intérieur. C'est ainsi qu’a germé en lui l'idée de ce « business » : renforcer la compétitivité du riz cultivé localement. « Nous ne gagnerons pas la confiance des consommateurs avec du riz de mauvaise qualité », explique-t-il. Baptisé « Riz Ivoire », son projet a pour ambition de promouvoir le riz local et de mettre sur les tables ivoiriennes une denrée de qualité supérieure. Le jeune entrepreneur veut également encourager d’autres jeunes Ivoiriens à investir dans la riziculture.

Changement climatique : plus les pays repoussent l'échéance, plus la facture sera élevée

Rachel Kyte's picture

Climate change ministerial, IMF/World Bank Spring Meetings 2014En septembre dernier, les meilleurs scientifiques mondiaux déclaraient que l’homme avait une influence « patente » sur le climat. En mars, ils nous mettaient en garde contre les menaces grandissantes que le réchauffement fait peser sur nos économies, l’environnement, l’approvisionnement vivrier et la sécurité dans le monde. Aujourd’hui, alors que paraît le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), axé sur les mesures d’atténuation, ils nous décrivent la marche à suivre.


D’après le GIEC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont progressé plus vite depuis dix ans qu’au cours des trente années précédentes et ce, malgré les efforts de réduction. Sans mesures supplémentaires d’atténuation, la température pourrait augmenter d’ici la fin du XXIe siècle de 3,7 à 4,8 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Le GIEC indique aussi que la cible d’un réchauffement maximal de 2°C reste accessible, à condition de procéder à des changements radicaux, sur le plan technologique, économique, institutionnel et comportemental.

L’équation est simple : à chaque fois que la température monte d’un degré, les risques pour les populations, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables, augmentent eux aussi.

Vous voulez participer au mouvement qui permettra de mettre fin à la pauvreté? C’est le moment d’agir !

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Vous vous rappelez de cette question que l’on vous posait tout le temps quand vous étiez enfant : « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? ». Et vous vous souvenez de la réponse ? Êtes-vous devenu la personne que vous rêviez d’être ?

La plupart d’entre nous aspirons à vivre pleinement nos vies, à développer nos talents, à changer le monde à notre façon. Et parfois nous avons du mal à trouver notre place dans ce monde qui nous dépasse. Mais, comme le souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, les mouvements qui sont parvenus à changer le monde ont souvent été lancés au début par une poignée d’individus mus par une volonté commune. Il en a été ainsi du combat pour trouver comment traiter le sida, de la promotion des droits de l’homme ou de la défense de l’égalité des genres.
 

Agir pour le climat maintenant, grâce à des solutions évolutives

Rachel Kyte's picture

Au Viet Nam, Hai Huynh Van travaille avec des centres de recherche agronomique internationaux, dont des membres du consortium CGIAR, pour tester des variétés de riz résistant aux sécheresses et aux inondations. G.Smith/CIATÉlévation du niveau de la mer, amenuisement des stocks de poissons, insécurité alimentaire ou dépérissement des forêts sous l’effet du réchauffement : le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dresse un bilan des risques accrus liés au changement climatique et propose un tableau complexe de l’avenir qui nous attend. Comme le dit si bien Fred Pearce, nous devons nous « préparer au pire » (a), car personne ne sera épargné et les vulnérabilités existantes seront exacerbées.

Un jeune entrepreneur burkinabé mise sur la chenille de karité pour lutter contre la malnutrition

Anne Senges's picture
Plat de chenilles de karité

Si l’arbre de karité est connu pour ses noix qui servent à fabriquer un beurre auquel on attribue mille vertus (notamment capillaires et nutritionnelles), on connait bien moins les chenilles qui se nourrissent de ses feuilles. Et c’est précisément ce qu’un jeune burkinabé a entrepris de changer. 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le gaspillage alimentaire sans jamais oser le demander

Anne Senges's picture

Le 5 mars dernier, José Cuesta, économiste à la Banque mondiale et auteur du rapport « Food Price Watch »,  a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré à la question du gaspillage et des pertes alimentaires dans le monde. Si de nombreuses questions et commentaires ont eu trait aux grandes quantités de produits frais qui se perdent dans les pays en développement – notamment en Afrique  et aux solutions qui permettraient de réduire ces pertes, d'autres ont consisté à identifier les facteurs responsables du gaspillage.

Tchat sur le gaspillage et les pertes alimentaires avec José Cuesta
José Cuesta et l'équipe du tchat ont répondu en direct aux questions des internautes.

Sur le sentier d’Abraham : randonner au milieu des amandiers en fleurs et des oliveraies pour donner du travail aux femmes et aux jeunes de Palestine

Stefanie Ridenour's picture
Sur le sentier d’Abraham

Imaginez le décor, avec ces oliviers et ces amandiers en fleur à perte de vue, ces prairies luxuriantes et ces petits villages blottis au sommet d’une colline ou au fond d’une vallée. Pour l’ambiance, ce sera l’odeur d’un petit feu que notre guide local a allumé à l’ombre d’un aqueduc millénaire, frais et sombre, pour une pause thé bienvenue. Quant à la nourriture, c’est ce repas savoureux à la fin de notre journée de marche, concocté par une famille du cru. Voici en quelques mots ce que nous avons vécu, avec des collègues de la Banque mondiale, lors de notre randonnée dans le Nord de la Palestine...

Qui bénéficie de la hausse du salaire minimum dans le secteur public égyptien ?

Shanta Devarajan's picture
 Mohamed Kheidr

L’article récent publié dans Mada Masr (a) sur les « insuffisances » du nouveau salaire minimum dans le secteur public égyptien pointe du doigt une vérité — celle que l’augmentation exacerbera les inégalités — tout en avançant une explication inexacte — celle que le nouveau salaire minimum « n’est pas appliqué au plan national ou dans tous les secteurs ». Or, près des trois quarts des travailleurs égyptiens sont de petits exploitants agricoles, travaillent à leur compte ou dans le secteur informel : autant de personnes qui seront privées de la hausse du salaire minimum, qu’elle soit restreinte au secteur public ou non. 

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