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Changement climatique

Pourquoi soutenir la tarification du carbone ? La réponse de Gérard Mestrallet, PDG d’ENGIE

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En visite au siège du Groupe de la Banque mondiale, Gérard Mestrallet, s’est exprimé sur le soutien de son entreprise aux mesures de tarification du carbone et la mobilisation des grands énergéticiens européens en faveur de la revitalisation du système communautaire d’échange de quotas d’émission.

J’ai réuni les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques européennes et nous avons mis sur pied un groupe qui s’est activement employé à proposer des solutions pour sauver un système énergétique européen en panne.

Tous les industriels partagent la même motivation : nous avons besoin de visibilité et de prédictibilité. 

Les collectivités locales ouvrent la voie à une solution mondiale contre le changement climatique

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Éoliennes en Californie. Bryan Siders/Creative Commons


La province de l'Ontario, au Canada, a annoncé le mois dernier qu'elle s'associerait à la Californie et au Québec au sein d'un système de plafonnement et d'échange destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Saluée par les observateurs du marché du carbone, cette décision montre comment les administrations locales peuvent éviter les longues batailles politiques que doivent souvent mener les gouvernements nationaux au moment de soumettre leurs objectifs à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

En cette période où les États sont en mal d'ambition, est-ce que cette forme d'action locale pourrait être l'amorce d'un mouvement beaucoup plus étendu ?

Le rôle des organisations confessionnelles dans la lutte contre l’extrême pauvreté en cinq points clés

Sonia Porter's picture

Le Groupe de la Banque mondiale développe un intérêt croissant pour mieux comprendre la place des organisations confessionnelles dans le développement et se mobilise afin de mieux en tirer parti. Cinq éminents dignitaires religieux et spirituels étaient réunis le mois dernier au siège de la Banque mondiale à Washington, dans le cadre d’une table ronde animée. Aux côtés du président Jim Yong Kim, ils ont discuté du rôle essentiel joué par les organisations confessionnelles dans l’optique de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030. Voici cinq pistes de réflexion tirées de leurs échanges que nous espérons faire fructifier, en poursuivant le dialogue entre le Groupe de la Banque mondiale et les responsables religieux.

La foi, instrument de lutte contre l’extrême pauvreté

#JournéeDeLaTerre : inondations, sécheresses et chaleur extrême menacent le monde arabe

Maria Sarraf's picture


Si la Terre se réchauffe trop au cours de ce siècle, la vie deviendra plus difficile pour la plupart des habitants de la planète. Mais dans quelle mesure sera-t-elle plus dure pour les personnes qui vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), une région déjà connue pour ses climats chauds et arides ? Quand on parle de changement climatique, on pense généralement hivers rigoureux, étés brûlants, sécheresses prolongées et inondations spectaculaires Pour beaucoup d’entre elles, le changement climatique entraînera la perte des sources de revenus traditionnelles, des migrations forcées et une lutte de tous les jours pour joindre les deux bouts. Cependant, la Journée de la Terre met en lumière le lien qui existe entre l'impact du changement climatique sur la nature et le destin de l'humanité. 

Pour un système alimentaire capable de nourrir chacun d’entre nous, partout, tous les jours

Juergen Voegele's picture

Que vous soyez producteur ou consommateur de denrées alimentaires et quel que soit l’endroit où vous vivez, vous êtes certainement d’accord avec moi : l’humanité a besoin d’un système alimentaire en mesure de nourrir chaque individu, tous les jours, partout dans le monde.

D’autant qu’un tel système est porteur d’emplois et de revenus supérieurs pour les petits exploitants et les habitants des zones rurales, qui constituent 78 % des pauvres de la planète. Car l’on sait qu’une croissance enracinée dans l’activité agricole est 2 à 4 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance émanant d’autres secteurs. Un système alimentaire efficace permet aussi d’améliorer la nutrition, de préserver les ressources naturelles et même de faire partie des solutions pour endiguer le changement climatique.

Cinq raisons d'agir maintenant pour mettre fin à la pollution

Paula Caballero's picture
Savez-vous que près de 3,7 millions de personnes dans le monde sont mortes de maladies liées à la pollution de l’air en 2012 ? C’est comme si toute la population de Los Angeles venait à disparaître, qui plus est de causes évitables.

Lorsque l'on additionne les décès liés à la pollution extérieure à ceux qui résultent de l'exposition à un air intérieur pollué, à des sols contaminés et à de l'eau insalubre, on arrive à un nombre total de près de 9 millions de décès chaque année dans le monde (a) qui sont imputables à l'ensemble des sources de pollution. Cela représente plus d'un décès sur sept : la pollution tue plus que la malnutrition.
 
Photo via Shutterstock


Ce fait mérite d'être davantage connu, car des solutions existent.

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

L’importance capitale de l’eau pour le développement durable en cinq points

Tariq Khokhar's picture

La Journée mondiale de l’eau (a) se tient le 22 mars. Dans un billet précédent, nous vous avions déjà présenté « sept faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l’eau ». Voici aujourd’hui cinq nouveaux points pour vous éclairer sur les liens qu’entretiennent l’eau, la santé, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’urbanisation. Mais d’abord :

Gros plan sur les rivières et voies navigables des États-Unis

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Image via Wired

Nelson Minar (a) a réalisé cette carte formidable (a) en s’appuyant sur les données hydrographiques mises à disposition par l’US Geological Survey (a). Cette cartographie prend en compte des cours d’eau qui demeurent asséchés une grande partie de l’année, mais dont le lit laisse une empreinte. Comme les veines du corps humain, cette carte montre combien l’eau est indispensable à l’écosystème du pays.

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

Jim Yong Kim's picture
Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Le cyclisme est l'affaire de tous

Leszek J. Sibilski's picture
Disponible en : English

L'industrie du vélo non seulement fournit des avantages économiques, mais le fait de remplacer les véhicules motorisés par des vélos permet de réduire les embouteillages, la pollution atmosphérique et les émissions de CO2 tout en préservant la santé des cyclistes. La valeur de la contribution de l'utilisation du vélo en Europe a été estimée entre 143 et 155 milliards d´euros par an, avec 80 % de ces avantages découlant uniquement de la réduction de la mortalité. Une étude danoise a constaté que le risque de décès pour les cyclistes qui se servent quotidiennement du vélo est presque 40 % plus bas que pour ceux qui n’utilisent pas le vélo, même après la prise en compte des transports de loisirs et d'autres activités physiques.
 
Nous qui travaillons dans le développement, devrions-nous prêter davantage attention à l'immense popularité du cyclisme et à la prévalence des vélos ? Le fait d'être propriétaire d’un vélo offrirait-il de meilleures chances d'améliorer la vie des personnes dans le besoin ? Voici un exemple dont la communauté du Groupe de la Banque mondiale pourrait vouloir s’inspirer pendant que nous nous posons ces questions.


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