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Conflit

Il faut plus d'argent pour aider les écoles libanaises à accueillir les réfugiés syriens

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 Noah Yarrow
 
Une enseignante montre une fiche à ses élèves et leur demande d'identifier une lettre et le son associé. Des mains se lèvent aussitôt, et l'enseignante aide les enfants à reconnaître la forme qu'a cette lettre lorsqu'elle se trouve au début, au milieu ou à la fin d'un mot — il s’agit là d’une caractéristique de l'arabe écrit. 

La Jordanie et le Liban ont besoin de l'aide de la communauté internationale

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Disponible en : English | العربية

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La catastrophe que constitue la situation en Syrie atteint une ampleur que la plupart d’entre nous n’avons jamais connue. Trois ans après le début de la guerre civile, des millions de Syriens sont réfugiés dans leur propre pays et, au-delà de la Syrie, ce sont aussi d’autres pays qui sont touchés. Des millions de personnes ont cherché refuge en Turquie, en Iraq, en Égypte et, surtout, en Jordanie et au Liban. Ces pays ont ouvert grand leurs portes et leurs cœurs. À présent, le reste du monde doit les aider.

On ne construit pas la paix sur des ventres vides

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 le cas du Honduras et du Soudan (2007-2014)

Les émeutes de la faim consécutives à l’envolée des prix alimentaires de 2007 ont fait couler beaucoup d’encre, ne serait-ce qu’à cause du nombre de victimes, morts et blessés, à déplorer. Et si le niveau et l’instabilité actuels des prix alimentaires devaient persister, il y a de vrais risques de nouvelles répliques dans les mois à venir. Comment imaginer en effet que ces mouvements disparaissent, quand le climat est plus imprévisible que jamais, quand des gouvernements sous pression et en proie aux difficultés choisissent la solution de facilité en adoptant des mesures commerciales de panique et quand les catastrophes humanitaires sur fond de pénuries alimentaires se répètent.

Les chocs sur les prix des produits vivriers ont à plusieurs reprises déclenché des épisodes d’instabilité sociale et politique spontanée, surtout dans les villes. Mais toutes ces explosions de violence ne naissent pas du jour au lendemain : la concurrence toujours plus rude pour le sol et l’eau peut, nous l’avons observé, mettre le feu aux poudres. Si l’on ajoute la pauvreté et les inégalités endémiques, des revendications non satisfaites et l’absence de filets de protection sociale adaptés, on obtient un mélange où l’insécurité alimentaire flirte dangereusement avec le conflit. La liste est longue d’événements violents de ce type, en Argentine, au Cameroun, au Pakistan, en Somalie, au Soudan ou encore en Tunisie. Le numéro de mai du rapport trimestriel Food Price Watch s’en fait le relai.

L'émergence des jeunes entrepreneurs en Côte d'Ivoire

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Kone Gninlnagnon

Koné Gninlnagnon rêve d'exporter le riz ivoirien dans le monde entier.

Pour cela, il n’ignore pas que la qualité du riz du pays doit d’abord être améliorée et le produit testé sur le marché intérieur. C'est ainsi qu’a germé en lui l'idée de ce « business » : renforcer la compétitivité du riz cultivé localement. « Nous ne gagnerons pas la confiance des consommateurs avec du riz de mauvaise qualité », explique-t-il. Baptisé « Riz Ivoire », son projet a pour ambition de promouvoir le riz local et de mettre sur les tables ivoiriennes une denrée de qualité supérieure. Le jeune entrepreneur veut également encourager d’autres jeunes Ivoiriens à investir dans la riziculture.

Focaliser l’attention sur la Syrie : de l’art à l’action ?

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Si les images peuvent déclencher une conversation, une conversation peut-elle inciter à passer à l’action ? Ou, plus précisément, une discussion autour de l’art et de l’économie syrienne peut-elle inciter la centaine de ministres des Finances assistant aux Réunions de printemps de la Banque mondiale, à Washington, à faire un effort supplémentaire et à augmenter l’aide humanitaire à la Syrie ?

Ukraine : quelles seraient les répercussions d’une aggravation de la crise au niveau du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ?

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Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, à l’issue d’un référendum populaire organisé début mars, l’Union européenne et, depuis peu, les États-Unis et le Canada, ont imposé une première série de sanctions touchant certains responsables en Russie et en Crimée, avec gel des avoirs et interdiction de voyager. Cette semaine, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, redoutant une invasion rapide de l’est de l’Ukraine par les troupes russes, ont ordonné la fin de la coopération civile et militaire avec la Russie. Si cette crise devait dégénérer, les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) pourraient en subir les conséquences : directement, par le biais des échanges, et indirectement, via les cours des produits de base.

La crise syrienne à travers l'art

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Après 3 ans de conflit, on retrouve le thème de la fragmentation, de la fatigue et ainsi que les effusions de sang dans les œuvres des artistes syriens actuellement exposés au siège de la Banque mondiale à Washington.

Parmi les millions de personnes touchées par le conflit, les artistes syriens illustrent de manière frappante une vision personnelle de l'exposition de leur société à la violence généralisée : un squelette visible sous la peau, un utérus fracturé, 'être pris dans un piège comme une mouche, de la chair déchirée, des sinistres menottes, etc. Découvrez leurs œuvres :

Du temps et un espace dédié à la création pour les artistes syriens au Liban

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Lorsque la situation en Syrie a commencé à se détériorer, en octobre 2011, des milliers de Syriens ont fui au Liban. Parmi eux, beaucoup de jeunes artistes, vivant dans des conditions de vie difficiles et souffrant de traumatismes psychologiques. De jeunes artistes contraints de travailler dans le bâtiment ou la restauration, au lieu de se consacrer à leur art. L’idée de créer une résidence pour artistes est née de cette situation et de ma conviction que l’art joue un rôle essentiel en période de crise. 

Dans un quartier de Beyrouth, des artistes syriens interrogent le tribut de la guerre

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Fadi Al Hamwi'

En entrant dans l’appartement de Fadi Al Hamwi, je fus saluée par de la musique classique. La pièce principale était simple et originale : à la place des meubles, l’espace était occupé par des œuvres d’art. La musique retentissait autour de nous et des tableaux à moitié achevés, spectaculaires et grandeur nature étaient appuyés sur les murs.

Le capitalisme de « copinage » est aujourd’hui l’enjeu principal du développement de la Tunisie

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 Arne Hoel

L’édition du magazine The Economist de la semaine dernière était consacrée au capitalisme de copinage. Des puissants magnats du pétrole aux États-Unis dans les années 1920 aux oligarques russes et ukrainiens d’aujourd’hui, l’histoire montre que les intérêts particuliers ont toujours été un sujet de préoccupation majeure, partout dans le monde. L’Afrique du Nord n’y échappe pas. Les fortunes amassées par les amis et les proches de l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et de l’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak étaient si obscènes qu’elles ont contribué au déclenchement des révoltes du Printemps arabe, les manifestants exigeant la fin de la corruption des élites.

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