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Conflit

Comment accueillir 200 000 jeunes réfugiés dans le système éducatif ? L’exemple du Liban

Noah Yarrow's picture
Tripoli, Lebanon (Hay al Tanak) - By Mohamed Azakir

Une fois par an, on célèbre la Journée mondiale des réfugiés, mais les raisons pour lesquelles cette journée a été instaurée sont, pour le Liban, un défi de tous les jours. Ce pays est celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant dans le monde. C’est pourquoi l’exemple libanais est riche d’enseignements importants.

Solidaires #AvecLesRéfugiés : aider la Jordanie à fournir des services de santé aux réfugiés syriens

Aakanksha H Pande's picture

15 mars 2017. Elle me regardait avec curiosité, tout en sirotant son jus de fruit. Son pull rose tranchait avec sa pâleur anémique. Sans la perfusion qu’elle avait au bras droit, rien ne l’aurait distinguée des autres enfants de son âge. Sauf qu’elle fait partie des plus de 650 000 Syriens ayant trouvé refuge dans la Jordanie voisine depuis le début de la guerre civile, il y a six ans exactement. Six ans plus tard, la guerre sévit toujours. Et la petite fille, qui a cinq ans, n’a connu que ça.

Moyen-Orient, version 2.0

Bassam Sebti's picture


Regardons la réalité en face. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord connait une actualité brûlante, parfois au sens propre du terme. Autrefois berceau de civilisation, cette région qui a vu naître tant d’inventions devenues indispensables a fini par perdre son aura sous la pression des conflits et d'autres sources de fragilité. Pourtant, aujourd’hui, une lueur d'espoir et de changement ranime le feu sous les cendres, un changement qui, peu à peu, transforme la sinistre réalité en un avenir rayonnant.
 
Quand j’ai fui la guerre et l’Iraq en 2006, la région me semblait promise à des jours bien sombres. De fait, au fil des années, les États se sont effondrés les uns après les autres, tels des dominos, transformant les territoires et leurs habitants. Onze ans plus tard, me voici, contre toute attente, le témoin de ce que jamais je n’aurais pensé voir de mon vivant : une renaissance du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
 
J’ai récemment participé au Forum économique mondial du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (a), au bord de la mer Morte, en Jordanie. Cette année, le comité organisateur du Forum et la Société financière internationale (IFC) — l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé — se sont associés pour réunir 100 start-up arabes à la pointe de la quatrième révolution industrielle.
 
L'atmosphère était chargée d'ondes positives. Aucune négativité, aucun défaitisme. Mais, au contraire, une nouvelle sensation d’optimisme, d’enthousiasme, de soif de changement. Et surtout, un désir de conduire la région vers un avenir régénéré, délesté des conflits et du pessimisme habituels.

Iraq : un projet d’urgence pour remettre en état les ponts, les routes, les services des eaux municipaux et les moyens de subsistance

Ibrahim Dajani's picture


Dans l’est de l’Iraq, dans le gouvernorat de Diyala, un cours d’eau éponyme sépare les villes de Bakouba et de Mouqdadiyah, mais un pont les relie. Rien de bien remarquable jusque-là. Seulement voilà, les combattants du groupe État islamique en Iraq et en Syrie ont fait sauter ce pont alors que de nombreux habitants doivent l’emprunter tous les jours pour se rendre à leur travail ou à l’école.

Fonds social pour le développement en Iraq : optimisme et restauration de la confiance des citoyens dans l’État

Ghassan Alkhoja's picture
Baghdad, Iraq - FlickR | Chatham House

L’Iraq est une riche contrée… c’est l’un des rares pays au Moyen-Orient à être doté de vastes gisements minéraux, qu’ils soient pétroliers ou gaziers ; les grands fleuves du Tigre et de l’Euphrate confèrent à ce berceau de l’humanité d’importantes ressources en eau. Outre ces richesses naturelles, l’Iraq dispose d’un capital humain d’envergure qui s’est façonné au fil des siècles, depuis la fondation de Bagdad. On disait alors : « L’Égypte écrit, le Liban imprime, l’Iraq lit. »

Les Iraquiennes se mobilisent pour reconstruire leur pays

Jocelyne Jabbour's picture


En temps de guerre, les premières victimes sont généralement les femmes et les plus jeunes. Les femmes sont exposées à l’exploitation, aux mauvais traitements, à l’esclavage sexuel et à l’enrôlement de force au sein de groupes armés. Pourtant, celles qui survivent à la violence des conflits voient dans la reconstruction de leur pays une chance d’assumer un rôle de premier plan. Courageuses et déterminées, elles reviennent dans des communautés détruites, pour participer activement à la reconstruction des infrastructures ainsi qu’à la restauration et à l’établissement des traditions, des lois et des coutumes.

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Les professionnels de santé réfugiés pourraient répondre à des besoins croissants

Kent Garber's picture


Au cours des six dernières années, au moins la moitié des 30 000 médecins qui exerçaient en Syrie (ou peut-être davantage, nul ne le sait) ont fui leur pays. Comme les autres réfugiés syriens, ils sont allés là où ils le pouvaient : au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Europe et, dans une moindre mesure, au Canada ou aux États-Unis.

Éviter l’effondrement économique de Gaza et valoriser le potentiel de la vallée du Jourdain

Shanta Devarajan's picture


Pour un économiste, travailler sur la Cisjordanie et la bande de Gaza peut s’avérer extrêmement frustrant. Même les meilleures analyses (a) achoppent toujours sur la même difficulté : les obstacles politiques, qui rendent inapplicables ces orientations stratégiques. Cependant, l’économie gazaouie ne cesse de se détériorer.

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Non, c’est un drone humanitaire comestible !

Magdalena Mis's picture

By Windhorse Aerospace

Des drones « comestibles » pour transporter de la nourriture, de l’eau ou encore des médicaments en cas d’urgence humanitaire : selon ses promoteurs, cette invention pourrait bientôt s’avérer un outil incontournable pour ravitailler les zones isolées touchées par une catastrophe naturelle ou un conflit.

Avec un stock de 50 kilos de nourriture dans ses compartiments, chaque drone pourrait nourrir jusqu’à 50 personnes par jour, pour un coût de 150 livres, promettent-ils.

La carlingue du « Pouncer » — nom donné au prototype — est en bois pour l’instant, mais ses concepteurs envisagent de passer aux matériaux comestibles dans sa prochaine version.

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