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Conflit

République centrafricaine : il est urgent d’aider durablement les agriculteurs

Diego Arias's picture



Imaginez la scène : un jeune ex-combattant qui a déposé les armes il y a quelques mois, lève la main pour nous dire qu’il s’est lancé dans l’agriculture pour mieux gagner sa vie, et ses compagnons font de même.

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

Marie-Claude Bibeau's picture
Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

#Journeedelapaix : les rêves des réfugiés syriens

Flavius Mihaies's picture


De décembre 2014 à janvier 2015, j’ai pris un congé exceptionnel pour travailler comme bénévole dans un camp de réfugiés du HCR en Iraq.

Quelques mois auparavant, en octobre, j’avais assisté à une TEDx de Reza Deghati à la Banque mondiale. Dans cette conférence intitulée « Mettre fin à la guerre pour mettre fin à la pauvreté », le célèbre photographe franco-iranien évoquait son action humanitaire, en décrivant comment il apprenait la photographie à des enfants victimes des conflits. Reza venait de monter une école sous une tente à Kawergosk, un camp de réfugiés syriens dans le nord de l’Iraq. Dès les premières minutes de son intervention, j’ai su que je marcherais sur ses pas.

Calculez vous-même l’impact économique du conflit syrien

Shanta Devarajan's picture
Homs, Syria - ART Production | Shutterstock.com

Chacun sait qu’un conflit grève lourdement l’économie d’un pays : destruction massive des infrastructures et des logements, perturbation des échanges commerciaux, des transports et de la production, sans parler des victimes et d’une souffrance généralisée. Pourtant, les estimations quantitatives des coûts sur l’économie sont rares.

La résilience, c'est savoir saisir les opportunités pour construire son avenir

Liviane Urquiza's picture
 
Elle avait à peine sept ans, au Nigeria, quand l'horreur est venue frapper à sa porte. Ce soir-là, une marque avait été peinte sur sa maison, annonçant que tous les habitants allaient être exécutés. Pour quel motif ? Parce qu'ils appartenaient à la mauvaise ethnie. 
 
Mon amie a survécu, grâce à des voisins. Voyant la marque, ceux-ci ont averti sa famille et les ont aidés à se mettre à l'abri. Ceux qui n'ont pas pu fuir ont péri cette nuit-là. Pour autant, mon amie n'a pas été épargnée. Elle a vu un homme mourir sous ses yeux, décapité. Le choc fut si grand que pendant deux semaines elle fut incapable de parler.
 

Comment accueillir 200 000 jeunes réfugiés dans le système éducatif ? L’exemple du Liban

Noah Yarrow's picture
Tripoli, Lebanon (Hay al Tanak) - By Mohamed Azakir

Une fois par an, on célèbre la Journée mondiale des réfugiés, mais les raisons pour lesquelles cette journée a été instaurée sont, pour le Liban, un défi de tous les jours. Ce pays est celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant dans le monde. C’est pourquoi l’exemple libanais est riche d’enseignements importants.

Face à la famine, rapprocher les interventions humanitaires et de développement

Franck Bousquet's picture
 UNICEF
Des déplacés du camp Muna Dalti, au Nigéria, font la queue pour remplir leurs bidons d’eau. Crédit photo : UNICEF


La semaine dernière, j’ai représenté le Groupe de la Banque mondiale lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (a) consacrée à la riposte à la famine au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Dans ces quatre pays, plus de 20 millions d’habitants sont victimes de la famine ou sous la menace de ce fléau dans les six prochains mois. D’où la nécessité d’agir d’urgence pour éviter que la situation ne se dégrade un peu plus.
 
Le Conseil de sécurité n’est a priori pas l’endroit où l’on s’attend à retrouver une institution de développement comme la Banque mondiale, surtout pour évoquer une crise humanitaire de ce type.
Concrètement cependant, la famine peut ralentir le développement par les atteintes durables qu’elle provoque sur le plan de la santé, des capacités d’apprentissage et des perspectives de gains des personnes touchées, surtout s’il s’agit d’enfants.
 
En outre, la prévention des conflits violents — l’une des causes directes de la famine dans ces pays — et la prise en compte des facteurs de fragilité sont au cœur des chantiers communs de l’ONU et de la Banque mondiale.
 
La réunion du Conseil de sécurité a permis d’approfondir notre engagement et de rechercher le soutien des pays membres afin de démultiplier nos interventions d’aide. Elle s’inscrivait dans la lignée de la réunion de haut-niveau sur la réponse à la famine (a) organisée pendant les Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, en avril dernier, et coprésidée par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Les deux organisations étaient alors convenues de mesures à prendre pour stopper la crise actuelle, affichant une tolérance zéro face à la réapparition des famines.
 
Dans ses remarques liminaires, la vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, a rappelé le nombre alarmant de personnes menacées par la famine. Dans certains pays, la situation s’aggrave et touche particulièrement les femmes et les enfants. L’aide humanitaire et l’aide au développement continuent certes de faire la différence sur le terrain, mais 60 % des besoins humanitaires ne sont toujours pas financés.

65,6 millions de personnes déplacées de force dans le monde : que cache en réalité ce chiffre ?

Xavier Devictor's picture
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(c) Dorte Verner
Regia, une Somalienne, salue ses clientes et amies devant son échoppe dans la rue principale du camp de réfugiés de Nakivale (sud-ouest de l’Ouganda). © Dorte Verner

Une fois encore, en cette Journée mondiale des réfugiés, le dernier rapport du HCR (a) nous apprend que les conflits et les persécutions ont fait croître le nombre de personnes déplacées de force à travers le monde, avec un nouveau record de 65,6 millions fin 2016.
 
Ces chiffres ont permis de focaliser l’attention sur la gravité de la crise migratoire et d’impulser un élan au sein de la communauté internationale pour la pousser à agir. Ils ont dans le même temps eu un effet anxiogène dans de nombreux pays d’accueil, notamment dans les pays de l’OCDE. Cet enjeu, devenu central dans le débat politique, soulève en effet des interrogations sur la possibilité de prendre en charge tous ceux qui fuient les conflits, avec pour conséquence parfois de nourrir la peur et l’hostilité contre les réfugiés.

Avons-nous réellement pris pied dans un « nouveau monde » où les mouvements de population sont d’une ampleur inédite et demandent des mesures extraordinaires pour les endiguer ? Pour répondre à cette question, il faut regarder les chiffres de plus près.

Solidaires #AvecLesRéfugiés : aider la Jordanie à fournir des services de santé aux réfugiés syriens

Aakanksha H Pande's picture

15 mars 2017. Elle me regardait avec curiosité, tout en sirotant son jus de fruit. Son pull rose tranchait avec sa pâleur anémique. Sans la perfusion qu’elle avait au bras droit, rien ne l’aurait distinguée des autres enfants de son âge. Sauf qu’elle fait partie des plus de 650 000 Syriens ayant trouvé refuge dans la Jordanie voisine depuis le début de la guerre civile, il y a six ans exactement. Six ans plus tard, la guerre sévit toujours. Et la petite fille, qui a cinq ans, n’a connu que ça.

L’inclusion financière des déplacés profite à tous sur le plan économique et social

Ceyla Pazarbasioglu's picture



Soixante-cinq millions d’individus dans le monde sont des déplacés, à cause d’un conflit ou d’une guerre.

Les pays en développement accueillent 95 % d’entre eux (a).

Les déplacés ont besoin d’aide. Comme leurs communautés d’accueil, dont les infrastructures, les services publics et les marchés sont soumis brutalement à des pressions immenses, qui menacent la stabilité politique.

C’est pourquoi les institutions internationales de développement revoient leur approche des crises humanitaires et ne considèrent plus que l’aide humanitaire et l’aide au développement sont deux types d’interventions distinctes et successives. La Banque mondiale renforce régulièrement son soutien aux individus et aux communautés en situation de fragilité, de conflit et de violence (a) ou exposés à des risques de catastrophe, qui peuvent aggraver l’instabilité.


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