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Conflit

Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

Harcèlement sexuel : où en sommes-nous en matière de protection juridique des femmes ?

Paula Tavares's picture
Women abused in her home holding her hand up. Stop sexual harassment against women. Violence and abuse in family relations. © Fure/Shutterstock.com


Le mouvement #MeToo a changé notre perception du harcèlement sexuel et, espérons-le, la manière dont nous y faisons face. Les femmes subissent depuis trop longtemps ce type de violence qui étouffe leur voix et compromet leur capacité à agir et à prendre pleinement part à la société et à l’économie.

On ne manque pas de données sur le coût du harcèlement sexuel pour les entreprises (actions en justice, perte de temps de travail et perte d’activité). Mais le harcèlement sexuel a également des effets néfastes sur les opportunités économiques des femmes. Par exemple, faute de possibilité de recours, les femmes ne portent pas plainte mais, comme elles l’indiquent souvent, n’ont d’autre choix que de démissionner. Parfois, elles doivent alors tout recommencer, et ne peuvent donc pas espérer d’augmentations de salaire ni d’évolutions de carrière, ou de revenu potentiel. Or, de nombreux pays n’offrent encore aucune protection juridique contre ce type de violence très répandue.

Une nouvelle publication livre une analyse des tendances mondiales et régionales en matière de protection juridique des femmes contre les violences familiales et le harcèlement sexuel.

Bienvenue à la génération Y ! Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les jeunes femmes portent le flambeau de la révolution start-up

Tobias Lechtenfeld's picture


L’économie des start-up au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est florissante. Les incubateurs et les accélérateurs qui essaiment dans la région, de Beyrouth (a) à Casablanca (a) en passant par Ramallah (a), Gaza (a) ou le Caire (a), acquièrent une reconnaissance au-delà des frontières régionales. Grâce à la plateforme pour la jeunesse de la région MENA, notre équipe observe les nouvelles tendances — et une chose est claire : pour la prochaine révolution, qui n’aura rien à voir avec les précédentes, les femmes seront à la pointe de l’innovation, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle (a). https://gazaskygeeks.comhttp://startup-meter.org/#/

Joignons nos forces pour éviter les conflits et protéger les populations les plus vulnérables

Franck Bousquet's picture
Des participants de 90 pays et de 400 organisations se sont joints au Forum sur la fragilité 2018 afin d'explorer les approches de développement, d'aide humanitaire et de sécurité afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde. © Banque mondiale


En Syrie, au Myanmar, au Yémen ou encore au Soudan du Sud, des centaines de milliers de personnes perdent leur vie, leur dignité ou leurs moyens de subsistance. La lutte contre la pauvreté passera obligatoirement par la promotion de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans ces régions dévastées par les crises et les conflits. Et ce, d’autant plus que d’ici 2030, plus de la moitié des pauvres vivront, selon les prévisions, dans des pays en situation de fragilité.

La semaine dernière, les représentants de plusieurs États et organisations internationales se sont réunis pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité, organisé par la Banque mondiale : un grand pas en avant pour la communauté internationale. En effet, grâce aux témoignages directs des principaux concernés, nous avons affiné notre compréhension des enjeux de la fragilité et réfléchi, ensemble, à ce qu’il est impératif de mettre en place pour y faire face.

Nous avons compris, au travers de l’éclairage apporté par les intervenants du Forum que, pour désamorcer des situations de crises, nous devions intensifier nos interventions en faveur des économies de ces pays avant qu’ils ne basculent dans le conflit. Quatre axes d’action urgente ont notamment été identifiés.

Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

Franck Bousquet's picture
© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

Printemps arabe : des processus inachevés

Juliana J Biondo's picture
Helen Zughaib, The Places They Will Go, 2015-2016, dimensions variable, individual children’s shoes, painted in acrylic gouache on adhesive photo installation. © Helen Zughaib
Oh, The Places They Will Go, 2015-2016, chaussures d’enfant dépareillées, peintes à la peinture acrylique, sur un support photo adhésif. © Helen Zughaib 


Chacune est différente. Ici, un liseré rose avec un assortiment de pois orange, fuchsia et opaline. À côté, des rayures rouge et orange, avec des bordures turquoise. Plus loin, des damiers violet, bleu et rouge, avec une pointe de lavande. En tout, ce sont 22 baskets en toile pour enfant, peintes à la main par l’artiste Helen Zughaib. Cette œuvre, baptisée Oh, The Places They Will Go, faisait partie d’une exposition monographique présentée au siège de la Banque mondiale, à Washington, du 28 janvier au 16 février 2018, et intitulée The Arab Spring – Unfinished Journeys. Une manifestation née de la collaboration entre le Programme artistique de la Banque mondiale, qui organise des expositions nationales et internationales régulières pour mettre en lumière les grands enjeux du développement, et le vice-président régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Hafez Ghanem.

L’exposition The Arab Spring – Unfinished Journeys trace un trait d’union important entre la crise des réfugiés et des déplacés qui s’aggrave chaque jour un peu plus et les efforts continus de la Banque mondiale pour soutenir la reconstruction et le redressement et remédier aux causes profondes des conflits et des violences — de la création de nouveaux dispositifs de financement destinés à la Jordanie et au Liban à la mise en place de programmes de transferts monétaires au Yémen pour permettre aux populations de s’alimenter.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Pourquoi les investisseurs doivent s’intéresser aux pays les plus fragiles

Stephanie von Friedeburg's picture
Microfinance in DRC. © Anna Koblanck/IFC
Microfinance en RDC. © Anna Koblanck/IFC


La fragilité, les conflits et la violence touchent plus de 2 milliards de personnes dans le monde. Alors que la pauvreté recule à l’échelle de la planète, les pays en conflit ne profitent pas de cette évolution (a).

Or, ce sont justement ces pays, minés par une instabilité politique et économique quasi permanente, qui ont en général le plus besoin d’investissements privés. Mais les opérateurs privés rechignent en général à s’y aventurer, convaincus que les avantages potentiels ne compenseront pas les risques.

Les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies veulent extraire des millions de personnes de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030  — une entreprise doublement extraordinaire, par son ambition et par son coût.

Les gouvernements nationaux et l’aide publique au développement ne peuvent pas assumer seuls la facture des ODD, estimée à plus de 4 000 milliards de dollars par an.  Avec ses milliers de milliards de dollars de réserve en quête de rendements lucratifs, le secteur privé s’impose comme une solution évidente pour combler ce déficit de financement.

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

World Bank Data Team's picture

Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...


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