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Catastrophes

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal montre l’exemple d’une gestion concertée d’un bassin de fleuve transfrontalier

Kabine Komara's picture

Le fleuve Sénégal est le troisième fleuve le plus long d’Afrique. Il prend sa naissance en Guinée et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Louis au Sénégal, après un parcours de près de 1 800 kilomètres à travers la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
 

Agir pour le climat maintenant, grâce à des solutions évolutives

Rachel Kyte's picture

Au Viet Nam, Hai Huynh Van travaille avec des centres de recherche agronomique internationaux, dont des membres du consortium CGIAR, pour tester des variétés de riz résistant aux sécheresses et aux inondations. G.Smith/CIATÉlévation du niveau de la mer, amenuisement des stocks de poissons, insécurité alimentaire ou dépérissement des forêts sous l’effet du réchauffement : le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dresse un bilan des risques accrus liés au changement climatique et propose un tableau complexe de l’avenir qui nous attend. Comme le dit si bien Fred Pearce, nous devons nous « préparer au pire » (a), car personne ne sera épargné et les vulnérabilités existantes seront exacerbées.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Ce que j'ai appris en construisant des logements collectifs à Port-au-Prince

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Cosntruire des logements collectifs à Port-au-PrinceDelmas 32 est un réseau complexe d'allées étroites, qui se caractérise par des logements épars et des constructions de fortune. Cette collectivité se remet, lentement mais sûrement, du tremblement de terre de 2010, et les gros tas de sable, de gravas, de briques et de fers à béton qu'on voit pousser un peu partout rappellent constamment toute l'étendue de la tâche restant à accomplir.

Pour nous, reconstruire Delmas 32 constitue une opportunité de montrer qu'il est possible de transformer un taudis situé au cœur de l'une des villes les plus pauvres du monde en quelque chose de sensiblement différent : une collectivité prospère et durable. Pour ce projet, la solution que nous avons retenue a été de construire des bâtiments à plusieurs étages destinés à accueillir des logements collectifs, partagés entre plusieurs propriétaires.

Consolider la paix et le développement, faire ses adieux à un grand homme

Makhtar Diop's picture
 À l’heure où nous songeons à ce que l’année nouvelle réserve à l’Afrique, le lien indissociable entre paix et développement me semble plus que jamais évident.
 
Début décembre, j’ai assisté au sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique qui réunissait 53 dirigeants de pays africains,  les représentants des Nations-Unies, de l’Union africaine et l’Union européenne. Nous avons évoqué avec franchise les moyens de maintenir et favoriser la paix sur le continent.
 

Mobiliser les financements en faveur du climat pour construire un avenir résilient et sobre en carbone

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Ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie. © UNClimateChangeLe super-typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines, détruisant tout sur son passage et faisant des milliers de victimes, nous a donné un aperçu de ce qui nous attend dans un monde soumis à des phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes.

Les scientifiques nous alertent depuis des années sur les conséquences du réchauffement planétaire, responsable de conditions climatiques de plus en plus dévastatrices. Leurs preuves ont fait entrer le changement climatique dans notre horizon de planification et nous sommes les témoins directs de ses répercussions. Et, à moins de réagir vite, nous devons nous attendre à une multiplication de ce type d’événements violents qui perturbent la vie de millions de personnes.

Varsovie accueille en ce moment la conférence des Nations Unies sur le climat et les négociateurs qui y participent s’emploient précisément à accélérer cette réaction à l’échelle mondiale.

L’équation est plus simple qu’il n’y paraît : nous devons fixer le juste prix pour les émissions de gaz à effet de serre, assurer l’arrivée des financements nécessaires et intervenir là où les besoins sont les plus impérieux. Mais pour dimensionner correctement cette ambition collective, nous avons besoin de volonté politique — pour nous-mêmes et pour les populations des Philippines, des îles du Pacifique et des régions littorales d’Afrique et des Caraïbes, très vulnérables.

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

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Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Au Sahel, paix et développement économique vont de pair

Makhtar Diop's picture

Je viens d’arriver à Paris après deux semaines de voyage en Afrique. La semaine dernière, j’ai participé à une tournée dans la région du Sahel avec Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU,  la présidente de la Commission de l’Union africaine, le président de la Banque africaine de développement et le commissaire européen au développement. Il s’agissait d’un voyage extraordinaire. Regardez cette vidéo pour en savoir plus.

VP Diop: Ce voyage au Sahel illustre la nécessité de concilier les efforts de paix et de développement

Le changement climatique ne ralentit pas : des preuves au service des politiques

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 Physical Science BasisEn cette « semaine du climat », il a beaucoup été question de pourcentages (quel est l’impact de l’activité anthropique sur le changement climatique), de conjectures (le réchauffement s’est-il ralenti) et de pistes pour l’action publique et les décideurs (quelles solutions pour endiguer le phénomène).

Qu’en est-il ressorti, concrètement ? Que nous, les êtres humains, sommes responsables des bouleversements climatiques sans précédent que subit notre planète.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en atteste et ses arguments sont convaincants. Pour commencer, il met fin aux débats byzantins sur la réalité du phénomène : pour le GIEC, il est hautement probable (à 95 %) que l’essentiel du réchauffement observé depuis 1950 soit dû à l’homme.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.